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Charge rapide – ABB inaugure le plus grand réseau d’Europe en Estonie


Charge rapide – ABB inaugure le plus grand réseau d’Europe en Estonie

En Estonie, ABB vient d’inaugurer le plus grand réseau de bornes de charge rapide d’Europe avec la mise en place d’un réseau national de pas moins de 165 chargeurs rapides DC pour véhicules électriques.

Les chargeurs sont installés en zones urbaines de plus de 5.000 habitants ainsi que sur les principales voies de circulation du pays. Sur les autoroutes, la distance entre deux stations n’est jamais supérieure à 60 km, ce qui permet aux véhicules électriques de voyager en toute tranquillité, sans risquer de tomber en panne.

Contrairement aux prises de courant conventionnelles, qui nécessitent jusqu’à huit heures pour charger un véhicule électrique, les chargeurs rapides CC Terra 51 d’ABB installés en Estonie n’ont besoin que de 15 à 30 minutes pour réaliser la charge. Les stations de charge rapide respectent la norme de charge CHAdeMO et peuvent être utilisées pour charger des véhicules en courant continu jusqu’à 50 kilowatts (kW), ainsi qu’en courant alternatif jusqu’à 22 kW.

« La société ABB est très heureuse d’avoir créé le premier réseau national de charge rapide en Estonie, » a déclaré Ulrich Spiesshofer, directeur de la division Discrete Automation and Motion d’ABB. « L’existence de ce réseau encouragera les automobilistes à adopter les véhicules électriques et motivera les autres pays à investir dans leurs propres infrastructures de charge. »

Différentes formules d’abonnement

En termes de coûts, l’utilisateur peut choisir parmi différentes formules avec des tarifs variant de 2.5 à 5 euros par charge. Un abonnement est également proposé pour 30 €/mois et donne accès, de façon illimitée, à l’ensemble des bornes du réseau. Et pour aider l’utilisateur à localiser les bornes à proximité, des outils Smartphone sont également proposés.

Quant à l’exploitation commerciale des chargeurs, elle est assurée par des prestataires locaux mais reste basée sur une plateforme de paiement unique inspirée de l’industrie du stationnement permettant d’accéder à l’ensemble du réseau avec une seule et même carte d’accès. En cas de problème, une assistance téléphonique est disponible 24h/24.

« Cette facilité de recharge est l’une des raisons pour lesquelles de plus en plus d’Estoniens choisiront la voiture électrique, » explique le ministre estonien de l’Environnement, Keit Pentus-Rosimannus.

Jusqu’à 50% d’aide à l’acquisition d’un VE

Au-delà de la création de ce réseau de bornes de charge rapide, le gouvernement estonien a également mis en place des subventions à l’acquisition pouvant aller jusqu’à 50 % du prix d’achat d’un véhicule électrique. Par ailleurs, les nouveaux propriétaires de VE sont éligibles à une aide supplémentaire de 1000 € pour l’installation d’un chargeur à domicile.

Actuellement, l’Estonie compte 619 véhicules électriques en circulation. Suite à un accord conclut entre Mitsubishi et le gouvernement Estonien en 2011 (voir actualité précédente), ce sont majoritairement des Mitsubishi i-MiEV qui sont utilisées par les différents services de l’Etat.

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Banque Européenne d’Investissement – Le financement des infrastructures de charge à l’étude pour les collectivités


Banque Européenne d’Investissement – Le financement des infrastructures de charge à l’étude pour les collectivités

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) participe depuis plusieurs années au financement de l’électromobilité en Europe et étudie aujourd’hui la possibilité de financer le déploiement des infrastructures de charge.

Entretien avec Stéphane Viallon, fondé de pouvoir à la BEI et intervenant des 2èmes Assises Nationales des Infrastructures de Charge lors d’une table-ronde sur le financement.

La BEI a déjà accordé des prêts importants à l’électromobilité ? Notamment au groupe Bolloré et à Renault ?

Exactement, c’est un secteur qui par définition entre dans les priorités de la Banque Européenne d’Investissement.

Pour l’instant, nous avons surtout financé des grands programmes d’investissement et de recherche & développement innovation de grands groupes comme les deux que vous venez de citer et notamment, plus récemment, celui de Bolloré pour le projet Autolib’ à Paris.

Depuis l’été dernier, et les annonces qui ont été faites par le Ministre du Redressement Productif, nous regardons aussi la possibilité de financer le déploiement des infrastructures, et notamment des infrastructures de recharge des véhicules électriques.

Notre Vice-président, Philippe de Fontaine Vive, nous a demandé de regarder très précisément avec M. Hirztmann, présent aujourd’hui, avec l’ADEME, l’AVEM qui organise ces Assises depuis deux ans maintenant, comment la BEI pourrait intervenir dans ce cadre-là.

Vous avez déterminé quatre grands domaines d’investissement ?

Nous avons quatre grands types de prêts (nous subventionnons sous forme de prêts, nous n’avons pas d’instruments subventions) :

prêts aux collectivités,
prêts au secteur privé,
prêts intermédiés par des banques pour des petits projets que ce soit collectivités ou aux PME,
des partenariats publics-privés.

Dans ce cadre, nous essaierons de trouver le meilleur instrument. Très probablement s’il s’agit d’un grand nombre de petits projets financés par des collectivités, ce sera un prêt intermédié par des banques de réseau, car nous n’avons pas de réseau en France, pour toucher le plus grand nombre de collectivités.

Votre intervention va permettre aux collectivités d’avoir une source de financement complémentaire ?

Exactement, c’est le but. On sait aujourd’hui que les collectivités sont dans une situation d’insuffisance de crédits. Le gouvernement français a demandé dans le cadre du plan de relance européen, qui a été approuvé par les états membres le 28 juin dernier, d’augmenter le capital de la BEI de 10 milliards d’euros pour augmenter ses interventions.

Avec l’effet de levier, la BEI pourra prêter jusqu’à 60 milliards supplémentaires sur les trois prochaines années. Comme on finance généralement en moyenne un tiers des investissements qui sont réalisés, en termes d’effet de levier, cela représente un volume d’investissements de 180 milliards.

Pour la France ou pour toute l’Europe ?

Pour l’ensemble de l’Europe, la France aura bien entendu une partie importante, en particulier les collectivités puisque l’on a conscience de ce problème d’insuffisance de financement.

Nous sommes en lien avec l’État français, notre administrateur et notre actionnaire qui est le Ministère des Finances, pour orienter au mieux ces interventions en France.

Si la BEI a souhaité investir dans le véhicule électrique, c’est qu’elle pense que les nouvelles technologies peuvent être le fer de lance dans le développement durable et la compétitivité ?

Très clairement, la Banque Européenne d’Investissement est une institution européenne. Ses priorités sont définies par les états membres et la commission européenne.

Dans ces priorités, il y a la transition énergétique d’un côté et l’innovation de l’autre. On voit bien sur ce secteur précisément que les deux priorités sont réunies.
Même si nous n’avons pas encore défini la façon de le faire, nous allons y travailler – c’est la raison pour laquelle il est intéressant de participer à ces Assises où tous les interlocuteurs du secteur sont présents – pour essayer de trouver des moyens, des canaux pour pouvoir financer ce type de projet.

Au vu des travaux de ces Assises, vous avez vraiment l’impression que 2013 va être l’année de l’envol du véhicule électrique ?

L’envol, ce sera difficile à dire. Nous avons entendu à plusieurs reprises parler d’arlésienne, etc…

Peut-être que l’envol ne se fera pas dès 2013, mais en tout cas nous avons vraiment le sentiment que depuis plus d’un an, tout le dispositif qui a été mis en oeuvre permettra d’avancer.

Après, cela se fera sur 1, 2, 5 ou 10 ans… mais on voit bien qu’il y a tout une problématique d’infrastructures qui est compliquée et difficile à mettre en œuvre. Néanmoins, on sent qu’il y a une dynamique, y compris d’ailleurs par ces Assises. Ce ne sont que les deuxièmes qui réunissent les interlocuteurs et permettent d’avancer sur des propositions.

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Borne de recharge à domicile – L’homme du tour du monde se branche chez Borne Recharge Service


Borne de recharge à domicile – L’homme du tour du monde se branche chez Borne Recharge Service

Antonin Guy, l’un des deux aventuriers ayant réalisé l’an dernier un tour du monde en Citroën C-Zero, a choisi la start-up Borne Recharge Service pour installer un dispositif de charge à son domicile.

Installée le 6 février dernier sur son emplacement de parking, la borne de charge fournie à Antonin Guy offre un système d’identification individuel lors de chaque recharge et peut être pilotée à distance ce qui permet une programmation des horaires de recharge, par exemple lorsque l’électricité est la moins chère.

Constamment connectée à une plate-forme de gestion sur internet, la borne assure également un relevé de l’électricité consommée par chaque utilisateur. De quoi permettre une répartition simple et efficace dans le cas d’une copropriété…

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Une navette électrique BE Green pour les salariés de Safran


Une navette électrique BE Green pour les salariés de Safran

Sur son site d’Issy Les Moulineaux, l’équipementier Safran vient d’inaugurer la mise en service d’une navette électrique à ses couleurs et destinée au transport de ses salariés. Une navette d’une capacité de 22 places opérée par BE Green, filiale verte du transporteur privé Autocars Dominique.

Avec les deux navettes électriques déjà exploitées par BE Green pour le compte de Microsoft France depuis 2010 (voir news précédente), ce sont désormais trois navettes qui assurent la liaison entre l’arrêt du Tramway T3, le RER Val de Seine et le siège des différentes entreprises. Au total, plus de 700 salariés bénéficient quotidiennement de ce dispositif.

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Bilan des 2èmes Assises Nationales des Infrastructures de Charge – Entretien avec Isabelle Rivière, Présidente de l’AVEM


Bilan des 2èmes Assises Nationales des Infrastructures de Charge – Entretien avec Isabelle Rivière, Présidente de l’AVEM

La seconde édition des Assises Nationales des Infrastructures de Charge, qui s’est déroulée les 14 & 15 février à Nice, vient de s’achever.

Entretien avec Isabelle Rivière, Présidente de l’AVEM, avec laquelle nous dressons un bilan de cette 2ème édition qui a rassemblé près de 200 participants.

Avant d’en dresser un premier bilan, pouvez-vous nous rappeler les axes de travail que vous avez souhaité aborder cette année ?

Pour cette 2ème édition, nous avons choisi de mettre en avant les territoires qui se sont lancés dans des appels à projets d’envergure.

Il y a un an, on parlait d’expérimentation, aujourd’hui on parle d’appels à projets, d’Appels à Manifestation d’Intérêt. Il y avait la région Nord-Pas-de-Calais, des syndicats d’énergie – nouveaux entrants sur le marché du déploiement des infrastructures de charge avec un savoir-faire métier lié à l’énergie.

La phase amont – Une étape primordiale au déploiement

Avec la sortie de l’AMI de l’ADEME, il s’est justement posé une véritable question pour les collectivités locales. Celle-ci a émergé tout au long de cette préparation des Assises : Comment construire un « bon » cahier des charges qui permettrait le déploiement des infrastructures de charge ? Ce sujet a été mis à l’honneur lors d’une table ronde.

La dimension européenne

Le jeudi après-midi, nous avons vraiment axé les débats sur la dimension européenne avec notamment la proposition Directive sur les infrastructures de charge sortie à Bruxelles (en janvier ndlr) et qui sera certainement votée en juin. Nous avons eu la chance d’avoir le Directeur de la mobilité innovante de la DG Move (Olivier Onidi, voir son interview, ndlr) qui est venu s’expliquer – et c’était courageux – sur la proposition de choix de cette Directive de retenir la prise de type 2, alors qu’un constructeur français tel que Renault a retenu la prise de type 3. Donc, la France est un peu le bastion gaulois de l’Europe avec ce choix de type de prise.

Ainsi, il était très intéressant de confronter à la fois les projets européens sur l’interopérabilité et le choix de la Commission Européenne, via son directeur qui était présent ici pour échanger et pour répondre au questionnement des industriels français.

L’importance de l’écosystème

Tout cela n’a de sens que pour l’écosystème. Comment créer un écosystème électromobile ? Ce fut vraiment la question de l’après-midi avec les smart grids, mais aussi de savoir comment passer de la maison au supermarché en traversant tout un territoire. Comment ces infrastructures de charge doivent-elles être dans les lieux qui ponctuent la vie au quotidien d’un usager, que je suis personnellement, et que nous sommes beaucoup à être appelés à devenir ?

Le financement et ses outils

Le lendemain, la matinée a été très dense sur le financement et les outils du financement (et la bonne nouvelle est qu’il y a de l’argent) avec la présence d’un représentant de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la présentation par un loueur d’offres de location de voitures électriques, un point sur le projet de recherche financé par l’ADEME « Infini Drive » porté par le Groupe La Poste qui vise à créer un Livre Blanc dédié aux infrastructures de charge pour les entreprises etc…

« On pense territoire »

Cette année, il y a vraiment eu un tour d’horizon différent de l’an dernier. Aujourd’hui, on pense territoire. Nous avions le témoignage d’une région, d’un département entier qui s’équipe. Egalement beaucoup d’industriels dans la salle qui sont venus défendre leurs avancées.

Ces Assises étaient vraiment placées au cœur d’une actualité très riche cette année ?

Oui, par chance, les Assises sont arrivées 15 jours après la diffusion par la Commission Européenne de cette proposition de Directive sur les infrastructures de charge (voir actualité précédente, ndlr). Nous étions au cœur brûlant de l’actualité des infrastructures de charge.

Evidemment, les professionnels ont répondu positivement au rendez-vous, puisque les Assises sont un lieu de partage avant tout. Tout le monde nous dit que c’est un lieu où l’on fait du business, où les gens s’écoutent. Les gens ne viennent pas pour montrer des choses qui n’existent pas, mais pour parler des difficultés rencontrées et nouer des partenariats.

En un an, le monde de l’électromobilité a beaucoup évolué, et on s’attend encore en cette année 2013 à un véritable envol ?

Durant cette matinée, on a eu de cesse de me parler du programme 2014. En tant que Présidente de l’AVEM, j’essayais vraiment déjà de me concentrer sur le fait de terminer celui de 2013.

Effectivement, il y a beaucoup d’attente pour la prochaine édition. Il ne faut pas prendre la grosse tête mais rester sur notre démarche tournée vers le business : le lien entre les industriels, les collectivités, les décideurs et les élus qui étaient quand même tristement absents cette année.

Quels sont les autres enseignements que vous tirez de ces Assises ? Les participants avaient l’air d’être assez satisfaits dans leur ensemble ?

Effectivement, les participants sont vraiment extrêmement satisfaits. Forcément, je suis très heureuse pour l’AVEM, pour notre nouveau Bureau, pour la dimension européenne que prend l’association.

L’enseignement que je tirerai est qu’aujourd’hui, pour faire avancer les choses, il faut prendre du recul, anticiper et ne pas rester dans des problématiques de prises. J’avais refusé de mettre au programme une table ronde sur les prises, une table ronde sur les constructeurs. Aujourd’hui, il faut penser transversal.

J’ai retenu une expression d’une partenaire, Christelle Chabredier du Groupe La Poste : « On a beaucoup entendu parler de smart grids, j’aimerais bientôt qu’on parle de smart people ». Je l’ai reprise en conclusion, car je crois que cela résume très bien la conclusion que je souhaiterais tenir.

Aujourd’hui, il y a de l’argent – nous l’avons vu avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI), l’ADEME, la Banque Postale qui va lancer une offre pour les collectivités. Il y a aussi des voitures : nous avons eu en exclusivité le constructeur Renault qui nous a donné des images, que nous ne pouvons pas encore diffuser, de la campagne de communication de la Zoé.

Donc, il y a de l’argent, il y a des voitures, il y a des industriels, il y a du savoir-faire et il y a une bonne volonté.

Aujourd’hui, peut-être que le message sera : « Portons la bonne nouvelle auprès du grand public ! ».


Autre bonne nouvelle, il y aura des Assises l’an prochain ?

Absolument, rendez-vous en 2014, sans aucun problème.

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Nice – « Une Métropole pionnière dans la santé publique et l’environnement » – Entretien avec Louis Nègre


Nice – « Une Métropole pionnière dans la santé publique et l’environnement » – Entretien avec Louis Nègre

Sénateur-Maire de Cagnes-sur-Mer et 1er Vice-président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Louis Nègre a prononcé le discours des 2èmes Assises Nationales des Infrastructures de Charge qui se sont déroulées à Nice les 14 & 15 février.

Retour sur les engagements de la Métropole dans le développement durable et la mobilité notamment à travers le dispositif d’autopartage électrique Auto Bleue…

C’est la seconde fois que les Assises Nationales des Infrastructures de Charge se déroulent à Nice. Est-ce important pour la Métropole Nice Côte d’Azur ?

C’est très important car avec Christian Estrosi et l’ensemble des élus – il y a eu unanimité sur ce point-là – nous souhaitons être une Métropole pionnière dans les énergies vertes et donc dans le développement du véhicule électrique et des bornes de recharge.

Dans ce domaine, nous avons déjà sur le territoire de la Métropole, et dans plusieurs communes autres que Nice, 84 points de charge afin que les gens qui possèdent aujourd’hui un véhicule électrique puissent recharger gratuitement.

Vous êtes un spécialiste du sujet puisque vous êtes l’auteur du Livret vert sur les infrastructures de charge ?

Le gouvernement précédent m’avait demandé de faire dans le cadre d’une mission que m’avait confiée le Premier Ministre, François Fillon à l’époque, un Livre vert, c’est-à-dire de réaliser un état des lieux et de préconiser toute une série d’actions.

Ces actions sont en train d’être mises en place. On peut constater ici que le Livre-Vert s’est beaucoup développé. C’est une excellente chose dans la mesure où la plupart des territoires en France se sont désormais adaptés aux véhicules verts et font aujourd’hui de la mobilité électrique un axe de leur développement.

Le véhicule électrique est un monde en pleine évolution, quelles avancées attendez-vous des travaux de ces assises ?

Nous attendons une poursuite de cette action.

Le premier étage de la fusée avec le Livre-Vert s’est bien passé, le deuxième étage est en cours et nous visons un troisième étage consistant à développer, sur l’ensemble de la France, des bornes de recharge qui permettront à chacun d’entre nous, possédant un véhicule électrique ou hybride rechargeable, de pouvoir recharger sans aucun problème.

Si la métropole Nice Côte d’Azur est pionnière dans le domaine, c’est en grande partie avec son service d’autopartage Auto Bleue. Où en est-on aujourd’hui ?

Le service d’autopartage Auto Bleue a été une première en France avant les véhicules électriques en autopartage de Bolloré à Paris. Nous en sommes très fiers.

Cela se passe bien et nous enregistrons une montée en puissance significative avec actuellement 42 stations ouvertes. D’ici la fin de l’année, nous envisageons d’atteindre 70 stations et 210 véhicules. Nous avons plusieurs milliers d’adhérents. Cela est tout à fait conforme et va même au-delà de nos espérances.

Ce système participe à la défense de l’environnement car je vous rappelle qu’un véhicule électrique ne produit aucun gaz à effet de serre et aucune particule, contrairement aux véhicules thermiques. C’est excellent pour la santé publique. Cela ne fait aucun bruit, et la nuisance numéro un des Français, c’est le bruit.

En résumé, nous avons une Métropole pionnière à la fois dans la santé publique et dans l’environnement.

Particularité du service, les bornes de recharge sont ouvertes aux particuliers ?

Absolument, nous avons donc sur les stations Auto Bleue une borne de recharge double permettant de pouvoir recharger gratuitement deux véhicules totalement privés.

Le dispositif va-t-il s’étendre à d’autres lieux que ces bornes d’Auto Bleue ?

Effectivement, nous développons le réseau avec, par exemple, les concessionnaires de parkings ou les grandes enseignes de supermarchés pour que tout citoyen qui disposerait d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable puisse très facilement se recharger.

La Métropole a des objectifs précis en termes d’évolution du nombre de véhicules électriques ?

Oui, au sein de la Métropole nous avons aujourd’hui 70 véhicules électriques. En dehors de Paris bien sûr, c’est la ville qui doit avoir le plus de véhicules électriques en France.

Nous envisageons d’atteindre les 100 véhicules électriques dans le parc automobile de la métropole dès la fin 2013, ce qui nous permettra d’avoir un taux supérieur à 20 % de véhicules propres.

Et pour les particuliers, les nouveaux modèles qui sortent devrait vraiment favoriser une explosion du nombre de véhicules achetés ?

Chaque jour, nous avons de nouveaux modèles de véhicules qui arrivent. Vous avez pu le constater au Salon de l’Automobile qui a eu lieu à l’automne à Paris. Même les plus grands, comme les marques allemandes, développent aujourd’hui des modèles électriques.

Les infrastructures de charge sont l’élément clé du développement ?

Oui et c’est pourquoi, pour la deuxième fois, ces Assises ont lieu ici à Nice. C’est une Métropole d’exception !

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Bretagne – Lanion-Trégor Agglomération déploie un réseau de bornes de charge


Bretagne – Lanion-Trégor Agglomération déploie un réseau de bornes de charge

En Bretagne, Lanion-Trégor Agglomération souhaite accélérer le développement des véhicules électriques sur son territoire avec la mise en place d’un plan de déploiement d’infrastructures de charge. Les premières installations sont prévues fin mars et c’est la société DBT-CEV qui fournira les bornes.

Au total, sept bornes de recharge vont ainsi être installées sur le territoire en compléments de celles déjà en place au siège de l’Agglomération et dans ses ateliers. Les quatre premières seront installées dès fin mars sur les parkings de la ville mais aussi dans deux supermarchés qui proposeront un système de charge rapide en complément de la charge classique.

Jusqu’à fin 2014, l’accès à ces bornes sera gratuit pour les particuliers possesseurs d’un véhicule électrique. Pour y accéder, les propriétaires devront présenter la carte grise du véhicule pour se voir remettre un badge d’accès.

« Nous sommes en cohérence avec notre plan de déplacement et notre plan climat énergie territorial » explique Joël Le Jeune, Président de Lanion-Trégor Agglomération. « Les freins au développement des véhicules électriques sont le prix, l’autonomie et le réseau d’infrastructures de charge peu important. Cette expérimentation de déploiement de bornes est une première réponse. »

Au total, l’investissement pour ces bornes s’élève à 234.000 € auxquels il convient d’ajouter le prix d’acquisition de trois véhicules acheté par l’Agglo, soit un coût global de 281.100 €. La région et l’Etat subventionnent le projet à hauteur de 53 %…

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Lettre aux collectivités n°16 – Focus sur les Assises IRVE 2013


Lettre aux collectivités n°16 – Focus sur les Assises IRVE 2013

L’AVEM vient de publier le 16ème numéro de sa lettre d’information aux collectivités. Une édition consacrée aux 2èmes Assises Nationales des Infrastructures de Charge, évènement organisé par l’AVEM qui s’est déroulé à Nice les 14 & 15 février 2013.

Au sommaire de ce numéro :

AVEM – Le changement, c’est maintenant !
« Mission Hirtzman » – Point d’étape
Sphère publique, des territoires « électromobilisés »
Flottes captives, comment faciliter le développement ?
Infrastructures de charge et financement

Télécharger la lettre

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Déploiement des bornes de recharge – Entretien avec Philippe Hirtzman – « Une année 2013 décisive »


Déploiement des bornes de recharge – Entretien avec Philippe Hirtzman – « Une année 2013 décisive »

Philippe Hirtzman, Chargé de mission « Déploiement des infrastructures de recharge électrique pour véhicules » auprès du Ministère du Redressement Productif et du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, revient sur sa mission et ses objectifs 2013 pour favoriser le déploiement des infrastructures de charge en France.

Entretien réalisé lors des 2èmes Assises Nationales des Infrastructures de Charge organisées par l’AVEM les 14 & 15 février à Nice.

Peut-on rappeler les grands objectifs de la mission sur les infrastructures de recharge que vous a confiée le gouvernement en octobre dernier ?

L’objectif est très simple : essayer de motiver les acteurs publics et privés pour faire monter en régime l’offre de recharge privée et publique au cours d’une année 2013 décisive où l’offre de véhicules électriques et hybrides rechargeables va s’élargir et se voir dans la rue.

En clair de créer un environnement favorable en termes de charge électrique pour que les gens soient rassurés, motivés et incités à acheter en fonction de leurs besoins des véhicules électriques ou hybrides.

Votre mission se situe dans le prolongement du plan de soutien à la filière automobile présenté en juillet dernier ?

Pas dans le prolongement, je suis un des « tirets » du plan Montebourg « aide au soutien à la filière automobile » du 25 juillet 2012 (voir actualité précédente).

La qualité du réseau de bornes de recharge est un élément clé du développement du véhicule électrique en France ?

C’est un élément clé.

Ma mission, de façon imagée, est d’essayer de créer les conditions pour sortir du cercle infernal : les collectivités ou les acteurs ne mettent pas de bornes car il n’y a pas de clients et pas de voitures tandis qu’inversement les gens ne sont pas tentés d’acheter des véhicules électriques s’il n’y a pas d’infrastructures. C’est la poule et l’oeuf, il faut essayer d’arrêter de se mordre la queue.

L’ordre logique est donc de permettre à l’environnement « d’accueillir » la mobilité électrique en mettant en place les infrastructures nécessaires avec une montée en régime. Au début, il n’y aura pas beaucoup de clients, puis il y en aura de plus en plus.

Il faut ainsi admettre de rompre ce cercle infernal où chacun attend l’autre pour se décider. Ma mission consiste à mobiliser la partie privée (90 % du potentiel) et surtout les 10 % restants que sont les acteurs publics (collectivités locales) pour créer et mettre en place cet environnement de recharge. Pour cela, l’État les aide grâce aux incitations financières.

Pour constituer ce réseau de bornes de recharge, toutes les cibles sont visées, y compris les parkings de grandes surfaces ou les aires d’autoroutes ?

C’est l’offre services publics qui nous intéresse, c’est-à-dire accessible à tout le monde. Peu importe le mode d’insertion juridique.

Il y a donc naturellement les initiatives des collectivités locales, c’est-à-dire les villes et les agglomérations sur la voirie. Ensuite, sont visés les parkings en concessions (parkings souterrains ou parkings en ouvrage). Enfin, l’État a concédé aussi les autoroutes qui sous-concèdent aux aires de services, donc là on peut être assez directif.

Par ailleurs, c’est également l’offre publique qui peut être faite dans des enceintes privées qui nous intéresse : les parkings de grandes surfaces, les chaînes hôtelières, la restauration rapide etc…. Ce sont des terrains complètement privés mais sur lesquels vous pouvez avoir une offre de recharge complètement accessible à tout le monde, gratuite ou payante (pour l’instant, c’est plutôt gratuit).

Ainsi, tous les endroits où vous laissez votre voiture entre une et trois heures sont intéressants. Pendant que vous faites autre chose, la voiture se recharge : la restauration rapide pendant que vous mangez, les centres commerciaux pendant que vous faites vos courses etc… Il y a donc une connivence intéressante qui a déjà suscité des réflexes de marketing de certains groupes. Leclerc par exemple a bien compris l’intérêt qu’il y avait à jumeler la recharge : un petit coup de « boost » de votre voiture pendant que vous faites vos courses au centre commercial.

Dans quel type d’agglomération le déploiement de ces bornes doit-il s’effectuer en priorité ?

Là aussi, il faut rompre avec la pensée unique. On a trop identifié la mobilité électrique au « phénomène » grandes agglomérations-banlieue.

Évidemment, c’est un modèle qui persiste. Le modèle facile, c’est l’habitant résidant en banlieue, en pavillon individuel, où il est très facile d’installer une borne de charge privative dans le garage ou dans le jardin pour faire ses 10, 20 ou 50 km banlieue/centre-ville pour rejoindre son travail. Parallèlement, dans le cadre de sa responsabilité sociale, l’entreprise investit dans quelques bornes pour ses propres salariés : c’est un schéma conventionnel.

Dans ce schéma conventionnel, il est important de noter les nuisances urbaines (la pollution atmosphérique, le bruit) où l’on voit bien comment la collectivité gagne lors de la montée en régime de la mobilité électrique.

L’autre zone d’action, que nous avons peut-être trop sous-estimée par le passé, et que nous avons complètement intégrée dans notre action et dans notre discours, porte sur le territorial. Des zones rurales ou semi-urbaines, villes moyennes, où les gens ne sont pas très sensibles à la pollution des grandes villes mais plus à la facture de carburant quand ils passent à la pompe.

Des territoires comme le Loir-et-Cher, le Calvados, l’Indre-et-Loire, la Vendée, les Deux-Sèvres sont en train de s’équiper, avec le soutien de l’Etat qui en paie environ la moitié, pour traiter ce phénomène territorial avec des distances qui sont compatibles avec la mobilité électrique, c’est-à-dire moins de 150 km par jour.

C’est là où la France se réveille de façon intéressante à côté de ce qui se passe à Paris, dans le Nord-Pas-de-Calais, sur le Grand Lyon ou bientôt sans doute à Marseille et à Bordeaux.

Globalement, quelle est l’enveloppe financière que l’Etat va consacrer à l’aide au déploiement de ces bornes ?

Pour l’aide au déploiement, l’Etat mobilise le Grand emprunt, le « Programme d’Investissements d’Avenir », avec un volet spécial mobilité durable doté d’une grande enveloppe qui traite de tout : TER, canaux, etc… Dans cette enveloppe, 50 millions d’euros sont dédiés à l’aide à l’infrastructure.

Dans le plan du gouvernement, il y avait eu une aide également à l’achat des véhicules électriques.
Le plan gouvernemental a deux autres dispositions fondamentales : l’une est complètement inédite et l’autre préexistait mais a été renforcée.

Celle qui a été renforcée est le bonus à l’achat. Pour le véhicule électrique, il est passé de 5.000 € à 7.000 € avec une limite de 30 % .C’est un avantage sensible à l’achat qui peut même être complété dans certaines régions, finançant sur leur budget propre, par une aide supplémentaire pouvant aller jusqu’à 5.000 € comme le fait l’Alsace. Cela remet les conditions d’achat du véhicule électrique à parité par rapport au véhicule thermique équivalent, voire moins cher.

La deuxième disposition, qui n’est pas dans l’objet des Assises mais qui est fondamentale, porte sur l’Etat exemplaire. Pour la première fois, le bonus est ouvert aux véhicules de service et aux véhicules des administrations d’Etat (Ministères, préfectures, établissements publics).

Le Plan Montebourg du 25 juillet imposait des obligations pour les opérateurs en termes d’équipement en recharge et d’acquisition de véhicules au fur et à mesure du renouvellement.

Une partie de mon travail consiste donc à expliquer aux opérateurs concernés le sens de ces obligations avec des échéances très rapprochées car l’obligation des administrations de s’équiper en infrastructures intervient en juillet 2013.

2013 devrait être l’année du véritable démarrage du véhicule électrique en France, notamment avec la sortie de nouveaux modèles ?

L’offre de véhicules est déjà variée.

Symboliquement, l’événement de l’année 2013 sera la sortie physique dans la rue de Zoé, à côté naturellement des modèles PSA ou de marques étrangères qui circulent déjà.

Zoé est quand même un événement. Copie conforme de la Clio 4, c’est une berline familiale classique à mobilité complètement électrique. Symboliquement, il y a beaucoup d’espoirs dans les premières livraisons de la Zoé.

Au niveau de l’infrastructure et de l’environnement, je constate qu’après une longue période d’observation ou d’hésitation, de nombreuses initiatives au niveau des collectivités et des départements, qui avaient des dossiers prêts et qui attendaient, se lancent à présent.

Un dernier mot sur ces Assises, ce type de réunion vous aide dans l’accomplissement de votre mission ?

Complètement, premièrement car l’objet est spécialement centré sur l’objectif de ma mission : les infrastructures de charge.

Deuxièmement, car même si je connais la moitié des gens qui sont dans la salle dans la mesure où la première partie de mon travail a été de prendre contact avec toutes les parties prenantes (publiques, privées, fabricants d’automobiles, installateurs d’électricité, fabricants de bornes, fabricants d’électronique, collectivités…), j’ai également besoin d’avoir accès aux gens que je ne connais pas pour terminer la sensibilisation et leur donner envie.

Donc, ce genre de rassemblement permet de me les mettre à portée. J’essaie de concentrer le rationnel pour essayer de glaner le plus possible d’information et prolonger ensuite les échanges par des discussions ou des mails. Mon but est de tenter d’initier un processus où les gens estiment que l’heure est venue de se lancer dans l’équipement de la mobilité électrique.

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Compétition – Toyota révèle la nouvelle TS030 Hybrid


Compétition – Toyota révèle la nouvelle TS030 Hybrid

Toyota a dévoilé cette semaine, sur le circuit Paul Ricard dans le var, la nouvelle version de sa TS030 Hybrid qui sera amenée à concourir aux 24 Heures du Mans et au Championnat du Monde d’Endurance (WEC) de la FIA cette saison.

Animée par le groupe motopropulseur Toyota Hybrid System – Racing (THS-R), conçu spécialement pour la compétition par la Division Sports Mécaniques Toyota d’Higashifuji, au Japon, la TS030 combine un moteur V8 essence 3.4 l de 530 chevaux à une machine électrique d’appoint de 300 chevaux.

Par rapport à la version de la saison passée, la TS030 2013 a reçu un certain nombre d’améliorations notamment sur l’aspect aérodynamique pour favoriser les performances tout en limitant l’incidence du nouveau règlement 2013, qui augmente de 15 kg le poids minimal autorisé des protos LMP1. Sur le plan technique, le moteur électrique avant a été retiré.

« L’objectif affiché est de résoudre tous les petits problèmes rencontrés la saison passée. À commencer par le fait que la version 2012 étant une voiture de laboratoire, elle pouvait recevoir un système hybride à l’avant et à l’arrière. Nous avons donc redessiné la structure monocoque pour l’optimiser, en l’absence de moteur électrique avant. Les performances de l’an dernier ont été très satisfaisantes et nous avons le sentiment d’avoir répondu à la plupart des attentes. C’est pourquoi la version 2012 n’a reçu aucun changement de fond, mais de simples ajustements et optimisations » précise Pascal Vasselon, Directeur technique chez Toyota Racing.

La première course de la TS030 est prévue le 14 avril sur le circuit anglais de Silverstone, pour la première manche du WEC 2013.