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Assises IRVE 2015 : Point sur le financement Ademe


Assises IRVE 2015 : Point sur le financement Ademe

« Grâce à la confiance de notre partenaire historique qu’est l’Ademe, cette année encore, les participants aux Assises IRVE ont découvert ces cartographies largement commentées dans les médias », précise Isabelle Rivière.

Les financements Ademe IRVE multipliés par 5

Les 1ères cartographies illustrant l’utilisation des fonds opérés par l’Ademe au service des territoires pour le déploiement de bornes publiques, en février 2014, présentaient 4 dossiers validés. Un an s’était écoulé depuis le lancement du dispositif financier, le 10 janvier 2013, des 50 millions d’euros dédiés à l’installation des points de charge par les collectivités et syndicats d’énergie.
A l’époque, la conclusion de l’Ademe passait le message suivant : « Si les entités publiques ont mis un certain temps à se saisir des dossiers, on sent un réel intérêt ces dernières semaines… ».
Un an plus tard, les chiffres donnent raison à l’analyse de Jérôme Lammens car l’illustration ci-dessous, en date de mi-février 2015, présente 22 dossiers validés, soit un coefficient multiplicateur de 5.
Pour avoir un ordre d’idées, 1/4 des départements français ont demandé un financement de bornes via l’Ademe.

(carte 2)

Si 10.583 points de charge sont planifiés…

…aujourd’hui, nombre de ces déploiements sont encore à l’état de projets, ce qui leur permettra de se mettre en cohérence avec le programme « Bluestations », reconnu de dimension nationale depuis le 6 février dernier, sans oublier les nouveaux à venir…
CORRI-DOOR, porté par EDF, étant, de son côté, focalisé sur une recharge rapide le long des grands axes routiers, comme l’a présenté Patrick Gagnol en primeur aux Assises, il aura une plus faible incidence sur le positionnement des points installés par les collectivités et syndicats d’énergie.
Afin que tout cela se complète et s’interopère, il est nécessaire d’avoir une concertation efficace entre les acteurs engagés dans tous les projets qui continueront de valoriser l’électro-mobilité sur l’hexagone et, avec 7 millions de points de charge annoncés pour 2030…, la porte est ouverte aux nouveaux entrants !
Nous le savons pour les acteurs aujourd’hui, le sujet n’est ni le point de charge, ni le nombre de bornes, mais l’usage, l’utilisateur, et les services associés à la recharge qui devraient dessiner une rentabilité à notre irréversible besoin d’électro-mobilité pour améliorer la qualité de l’air.

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Ellectra Kimsi : Un véhicule électrique qui s’adapte au handicap


Ellectra Kimsi : Un véhicule électrique qui s’adapte au handicap

Repéré par Pascal Houssard, directeur général du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée (SyDEV), membre de l’Avem, le Kimsi, produit à Fontenay-le-Comte (85) par Ellectra, est un véhicule électrique de type quadricycle qui a été pensé pour s’adapter au handicap des personnes transportées, qu’elles soient ou non aux commandes. Mieux, l’engin, qui a reçu l’homologation européenne et peut être piloté dès 16 ans, a été réalisé autour du fauteuil roulant ! En témoigne le système d’abaissement qui facilité l’accès à bord. Un concept de petit monospace spécialisé présenté comme « une première » par Franck Thomas, à la tête de l’entreprise vendéenne.

Modulable

« Il s’agit d’un véhicule complètement modulable », explique à l’Avem le président de Ellectra. Avec un poste de pilotage central, comme sur la Mia, deux adultes prennent place à bord, l’un derrière l’autre. Le Kimsi peut, après éventuels aménagements, accueillir : 2 personnes en fauteuil roulant ou 2 valides, un passager handicapé au volant avec un accompagnant à l’arrière ou l’inverse.

100 km environ

Alimenté par 8 batteries de 6 V au plomb gel pour une capacité totale de 12 kWh, le Kimsi dispose d’une autonomie de 80-100 kilomètres et d’une vitesse de pointe limitée à 45 km/h, conformément aux exigences de sa catégorie. Ainsi, il permet aux personnes en fauteuil roulant de pouvoir assurer par eux-mêmes leurs déplacements quotidiens, de préférence en environnement urbain.

Production vendéenne

Si le directeur général du SyDEV est si enthousiaste concernant le Kimsi, c’est parce que l’engin réunit autour de lui de nombreux acteurs vendéens. La réalisation des différents éléments a été confiée à des sous-traitants implantés sur le territoire, le tout étant assemblé chez Ellectra, à Fontenay-le-Comte. Le succès du quadricycle se traduira immanquablement par la création de postes chez le constructeur, comme c’est déjà actuellement le cas.

Tout juste commercialisé

Commercialisé depuis peu, les premiers exemplaires du Kimsi devraient être livrés en avril prochain. En France, il est distribué par 3 spécialistes dans l’adaptation des véhicules aux handicaps de leurs clients. « Ce sont eux qui installent les points d’ancrage pour les fauteuils roulants ou modifient certaines commandes pour une activation à la main », cite, en exemples, Franck Thomas. Le réseau de contacts utiles, tissé en France comme à l’étranger (Espagne, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, etc.), devrait permettre de diffuser une centaine de Kimsi dès 2015.

A la carte

Le prix de base du quadricycle est d’environ 20.000 euros, auxquels il faut ajouter le coût des transformations spécifiques aux besoins de leurs futurs propriétaires.

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Libre-service électrique : Wattmobile ouvre en gare TGV d’Avignon


Libre-service électrique : Wattmobile ouvre en gare TGV d’Avignon

Wattmobile enchaîne à bon rythme les ouvertures de stations réservées à la location en libre-service de véhicules électriques pour son « Réseau national Gares ». Après la récente inauguration à Bordeaux Saint-Jean (33), c’est la gare TGV d’Avignon (84) qui reçoit un point Wattmobile, le troisième de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, après Marseille Saint-Charles et Aix-en-Provence TGV, toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône. Le maillage qui s’intensifie compte désormais 9 stations réparties dans l’Hexagone. En plus des 4 déjà citées, Paris (gares de l’Est et de Lyon, 75), Lyon (Part-Dieu, 69), Grenoble (38), et Lille (Flandres, 59) complètent la liste.

Place de l’Europe

Située au sein de l’espace Premium du parking Effia P2 de la gare d’Avignon TGV, la nouvelle station entièrement automatisée permet de rejoindre les zones d’activités, entreprises et pépinières des alentours. Elle dispose de 4 Renault Twizy. Du lundi au samedi, le site ouvre ses portes à 05h30 pour les refermer à 23h30, sauf les vendredis et samedis, avec un arrêt plus tardif du service, respectivement programmé à 00h15 et 23h45. Les dimanches et jours fériés, les horaires sont également différents, avec une ouverture du parc qui s’étend de 06h15 et 00h15.

Réservation

Pour utiliser un des quadricycles du losange en station d’Avignon, il faut s’inscrire au préalable au service, soit en qualité de particulier, soit pour le compte d’une entreprise. La réservation du véhicule s’effectue ensuite au moyen d’une plateforme en ligne accessible aussi depuis un smartphone et les bornes tactiles installées sur place. Grâce à un badge individuel de démarrage, le véhicule retenu est disponible dès la descente du train. Wattmobile facture la location par quart d’heure d’utilisation : 2,25 euros, soit un coût horaire de 9 euros.

Prochaines ouvertures

Prochaines mises en service de stations prévues à Toulouse Matabiau (31) et Paris Montparnasse (75), puis Rennes (35), Valence TGV (26), Nantes (44), Strasbourg (67), etc.

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Indre-et-Loire : Des bornes de recharge pour la foire !?


Indre-et-Loire : Des bornes de recharge pour la foire !?

En date d’hier, 25 février 2015, La Nouvelle République a publié sur son site Web un article informant qu’en Indre-et-Loire les bornes de recharge pour faire le plein des batteries des véhicules branchés pourraient être utilisées pour alimenter en électricité certains événements bien éloignés de la mobilité durable. S’interrogeant sur la légitimité d’employer le mot « détournement », le quotidien cite Pascal Balpe, directeur des services techniques du Syndicat intercommunal d’énergie d’Indre-et-Loire : « Les communes demandent une borne pour avoir de l’électricité pour les foires et les manifestations publiques ».

Complémentarité d’usage

Pour le Siel, qui avait présenté aux Assises IRVE 2013 son programme de déploiement en 3 tranches (100 bornes pour fin 2013 + 69 à implanter dans les zones industrielles et d’activités + 112 dans les espaces publics communaux), il s’agit d’une « complémentarité d’usage » évitant de recourir à des groupes électrogènes. Un discours partagé par Ensto, adhérent à l’Avem, et fournisseur des bornes qui sont progressivement mises en service en Indre-et-Loire. L’entreprise, basée dans les Pyrénées-Orientales, a réalisé les coffrets qui permettent d’exploiter les stations pour d’autres usages que la recharge des batteries de traction.

Une réelle demande

« Il y a une réelle demande des communes pour ce type d’applications car il est souvent compliqué pour elles d’amener l’énergie nécessaire aux manifestations événementielles », explique, à l’Avem, Laurent Prades, directeurs du Marketing d’Ensto. « Ces « coffrets marché » permettent d’amener l’électricité en toute sécurité pour les branchements des exposants. C’est également une économie pour la commune qui évite ainsi l’implantation de coffrets électriques (apparents ou escamotables) sur les places et les parkings accueillant les marchés ».

Des besoins simultanés…

Que penser de l’introduction d’un autre usage que la recharge des véhicules électriques dans le maillage qui est en train de se constituer au sein de l’espace public français ? La fragilité du système réside apparemment dans l’entrée en conflit de besoins simultanés. On mesure le succès d’un salon à ses visiteurs. Ceux-ci se déplacent principalement en voitures, parmi lesquelles on comptera de plus en plus de modèles électriques et hybrides rechargeables. Comment assurer sereinement la régénération des batteries pour ceux qui se déplaceront de loin, alors que les bornes dédiées seront mobilisées à l’alimentation des stands ?

…pas nécessairement en conflit

Laurent Prades, qui a bien perçu la demande du Siel, a une tout autre approche. Pour lui, la demande des collectivités est légitime et très positive pour le maillage, « car elle offre une fonction supplémentaire aux bornes de recharge pour VE ». Afin d’illustrer son propos, il retient un exemple convaincant : « Lorsqu’un marché a lieu sur la place d’une commune, les véhicules ne peuvent pas y stationner ; par conséquent, les bornes ne sont pas accessibles aux VE pendant cette période ». En conclusion : pas de conflit d’usage lorsque le programme d’installation des stations est parfaitement réfléchi ; juste un avantage permis par le coffret développé par Ensto : « Avec cette adaptation, la borne permet encore de distribuer de l’énergie et évite les branchements sur des sources inadaptées ». Pour que le système ne souffre d’aucune critique, il convient juste d’équiper également en points de recharge les parkings de substitution.

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Genève : Mitsubishi présentera son XR-PHEV II


Genève : Mitsubishi présentera son XR-PHEV II

A l’approche du Salon automobile de Genève 2015 qui ouvrira ses portes au public du 5 au 15 mars, les constructeurs cherchent à attirer l’intérêt sur les nouveautés qu’ils présenteront. Concernant les engins électrifiés, Mitsubishi exposera en première mondiale son concept XR-PHEV II, en justifiant ainsi le monogramme « XR » : « X (cross)over Runner ». Il s’agit d’un petit SUV urbain (L x l x h = 4,49 × 1,89 x 1,62 m) 5 places à roues motrices avant. Sous la dénomination « ASX », il devrait prendre, fin 2016, la deuxième place dans la gamme des modèles hybrides rechargeables de la marque, déjà représentée par l’Outlander PHEV lancé en janvier 2013.

Un seul moteur électrique

Mitsubishi annonce une chaîne de traction revisitée. Tout le groupe motopropulseur est installé à l’avant. A la différence de l’Outlander qui embarque, en plus du bloc thermique, deux moteurs électriques de 60 kW chacun, dont un à l’arrière, le concept XR-PHEV II n’en possède qu’un seul, pour la même puissance globale de 120 kW. Associée à une batterie d’une capacité de 12 kWh, similaire à celle installée dans le premier PHEV commercialisé par la marque, cette architecture devrait permettre au nouvel engin, plus léger, de gagner en autonomie électrique, ou tout au moins de l’aider à atteindre la cinquantaine de kilomètres annoncée en 2013.

Traction électrique privilégiée

Comme sur l’Outlander, la gestion de la motorisation est étudiée pour un fonctionnement essentiellement 100% électrique, le bloc thermique faisant office de générateur (hybride série) ou fournissant au besoin une puissance de traction supplémentaire (hybride parallèle). Selon les conditions de conduite et la charge résiduelle de la batterie, le système commute automatiquement entre les différents modes. Le conducteur peut toutefois activer les fonctions « Battery Save » ou « Battery Charge » qui permettent respectivement de conserver l’énergie emmagasinée dans les accumulateurs ou d’en forcer la recharge. Le dispositif aide à prévoir une prochaine utilisation à la seule énergie électrique disponible, pour, par exemple, traverser la prochaine ville.

40 gramme de CO2 au kilomètre

« Tout en offrant puissance et sportivité, ce groupe motopropulseur permet une conduite souple et raffinée, extrêmement silencieuse et dépourvue d’à-coups de transmission, pour un plus grand plaisir de conduite » : ainsi le service de communication Mitsubishi présente-t-il l’architecture technique à l’œuvre dans le concept XR-PHEV II. Grâce à elle, les performances environnementales de l’engin se classent, avec moins de 40 grammes de CO2 libérés au kilomètre, parmi les meilleures de la catégorie des hybrides rechargeables.

Cocon

Si les lignes tendues de l’engin lui donnent une silhouette agressive et prête à bondir finalement assez commune aux petits SUV actuels et à venir, l’intérieur mérite qu’on s’y arrête un peu plus. Certes, la couleur orange très présente à bord du prototype exhibé ne sera pas du goût de tout le monde. Mais les matériaux employés respirent la qualité, et l’ergonomie enveloppante forme comme une sorte de cocon protecteur. Les incrustations en aluminium supportent le tableau de bord épuré, élèvent la console centrale, et délimitent latéralement l’espace habitable. Selon le constructeur, « le poste de conduite a été conçu pour améliorer la concentration du conducteur ». Cette impression est transmise par le regroupement des commandes sur le volant et la console transversale.

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250 bornes pour la Haute-Savoie


250 bornes pour la Haute-Savoie

Le Syndicat des énergies et de l’aménagement numérique de la Haute-Savoie a engagé fin de l’année dernière un projet de déploiement sur son territoire de 250 bornes pour véhicules électriques et hybrides rechargeables. Accessible à tous et interconnecté, ce maillage devrait prendre 3 ans avant d’être finalisé. Pour porter ce programme, le Comité du Syane a dû procéder à la réforme des statuts de l’organisme. Approuvé le 10 février dernier, cette formalité lui octroie la compétence IRVE qui lui manquait afin de créer, entretenir et exploiter un réseau en infrastructures dédiées à faire le plein des batteries de traction.

3,8 millions d’euros

Avec une réponse favorable au dossier de candidature déposé fin 2014 par le Syane dans le cadre du programme des investissements d’avenir lancé par l’Etat, le coût de l’opération serait pris en charge par l’Ademe à hauteur de 50%, sur une enveloppe budgétaire totale estimée à 3,8 millions d’euros.

Dès fin 2015

Les premières bornes pourraient êtres mises en place fin 2015. Elles n’alimenteront pas que les 350 véhicules électriques aujourd’hui en circulation dans le département. Réparties sur toute la Haute-Savoie, elles devront répondre au principe d’interopérabilité qui permet à tout électromobilien d’y accéder indépendamment du modèle de sa voiture et de l’opérateur qu’il aura choisi. Les usagers habituels ou occasionnels disposeront d’une information concernant la répartition des stations, leur disponibilité et leur état de fonctionnement.

Interconnexion avec la Suisse

En raison de la proximité de son territoire avec la Suisse, le Syane a rencontré les élus en charge du Canton de Genève « afin de mettre en place des projets compatibles qui permettront d’assurer cette interconnexion au-delà de la frontière ».

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Une Nissan Leaf brille dans la nuit


Une Nissan Leaf brille dans la nuit

Comptant dans sa gamme de véhicules la compacte électrique la plus vendue au monde, Nissan ne manque pas une occasion de recourir à elle pour rappeler que le constructeur exploite toujours davantage les nouvelles technologies et innovations applicables à l’automobile. Une Leaf vient ainsi de recevoir une peinture luminescente qui lui permet de briller dans la nuit.

Une création Hamish Scott

Nissan serait-il le premier constructeur à recouvrir une de ses voitures d’une peinture automobile luminescente qui lui permet d’être distinguée la nuit sans éclairage portée sur la carrosserie ? C’est en tout cas ce que prétend son service de communication. Créé en exclusivité par Hamish Scott, le revêtement restitue, dès le soir, sous forme de luminosité, les ultraviolets absorbés le jour.

Aluminate de strontium

Réalisée à base de matières organiques, cette peinture contient notamment une substance naturelle très rare : l’aluminate de strontium. Cette matière se présente sous la forme d’une poudre inodore, chimiquement et biologiquement inerte. Selon Nissan, le traitement serait actif environ 25 ans s’il servait à recouvrir la carrosserie d’une voiture.

Solaire

S’il ne s’agit que d’un essai qui n’aura probablement pas d’application commerciale, l’idée de revêtir une voiture électrique d’une peinture luminescente aurait pourtant l’avantage de la rendre bien visible la nuit, à la fois pour promouvoir l’électromobilité qu’elle pourrait symboliser, mais aussi pour renforcer la perception qu’un véhicule relativement silencieux arrive. Pour l’instant, l’opération vise surtout à séduire et faire un clin d’œil aux clients branchés de la marque « qui se tournent de plus en plus vers l’énergie solaire pour leurs besoins personnels ».

Retrouvez le film dans l’encadré « Vidéo associée à cette actualité », à droite de la photo d’illustration de l’article.

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Le préfet Vuibert aux Assises IRVE 2015


Le préfet Vuibert aux Assises IRVE 2015

« Ce qui s’est dit pendant ces 2 jours devrait servir de base aux travaux de l’écosystème français pour les mois à venir ! », telle est la conclusion formulée par le préfet Francis Vuibert à l’issue des Assises IRVE qui ont refermé leurs portes le 12 février dernier. Chef de projet du plan industriel Bornes électriques de recharge, il a, lors de son discours prononcé en matinée de la première journée des Assises, dressé la liste des travaux qu’il reste à faire pour assurer à la mobilité électrique la place qu’elle doit prendre dans la transition énergétique.

Conforter et mettre en cohérence le réseau national

Parmi les objectifs à court terme que le préfet Vuibert à évoqué comme suite à la politique de l’Etat en faveur de l’électromobilité, la priorité est de « conforter et mettre en cohérence le réseau national d’infrastructures de recharge qui résulte des initiatives des collectivités locales, des initiatives privées et des projets reconnus de dimension nationale, aux termes de la loi du 4 août 2014 ». Pour le préfet, « ce réseau national doit permettre de répondre à tous les types de sollicitations et d’usage et doit donc offrir toutes les possibilités de recharge, normale ou rapide, judicieusement réparties ».

Interopérabilité et disponibilité

L’interopérabilité est un point que nombre d’intervenants des Assises ont souhaité mettre en avant. Il figure aussi parmi les préoccupations de l’Etat, comme le souligne Francis Vuibert : « la création de l’Association française pour l’itinérance de la recharge électrique des véhicules qui a pour objet de fédérer les initiatives qui concourent au déploiement de l’interopérabilité en France constitue une étape significative en la matière ». Interopérabilité et disponibilité sont intimement liés à un enjeu significatif : faire que le maillage soit efficace et accessible en permanence au plus grand nombre d’électromobiliens. Voilà pourquoi il faut « inciter les exploitants de réseaux à être vigilants sur la maintenance et le dépannage des installations pour lesquelles ils ont investi des crédits significatifs et veiller à la fiabilité des données publiées concernant les infrastructures ».

Recharge en zones résidentielles et d’activités

Afin que la voiture électrique n’apparaisse pas comme un engin accessible seulement à ceux qui possèdent « un pavillon avec un garage », l’Etat souhaite développer les stations de recharge « associées à des places de stationnement de longue durée dans les zones résidentielles ». Et ce, afin de profiter de la nuit pour faire le plein des batteries. De jour, l’opération pourrait être effectuée pendant les heures de travail. Le préfet en charge du Livre vert explique que des bornes devraient être installées dans les zones d’activités « pour permettre aux salariés de recharger la batterie, dans la mesure où chaque entreprise ne dispose pas toujours des espaces nécessaires ».

Directive européenne

Ces diverses actions sont à envisager en transposant en droit français les dispositions de la directive européenne relative au déploiement des infrastructures publiques pour carburant de substitution. Concernant la mobilité électrique, le texte oblige les Etats membres à fixer des objectifs pour les bornes de recharge accessibles au public qui seront installées d’ici à 2020. Il s’agit de faciliter l’usage des véhicules branchés au moins dans les agglomérations urbaines et suburbaines. Afin que l’électromobilité ne s’arrête pas aux frontières des Etats membres, cette même directive impose l’usage d’une prise commune sur tout le territoire.

Utilitaires électriques

Enfin, le préfet Vuibert demande aux constructeurs concernés d’assurer « de façon plus offensive la promotion du véhicule utilitaire électrique ». L’Etat les encourage « à développer des modèles adaptés aux usages les plus courants, jusqu’à 3,5 T et au-delà ». La raison de cette prise de position de l’Etat est que nombre de professionnels n’ont pas connaissance des différents engins qui existent et qui pourraient leur correspondre.

Enjeux environnementaux

En dressant la liste des mesures et/ou incitations à prendre par l’Etat français pour favoriser l’électromobilité, le préfet Vuibert n’a pas manqué de souligner le rôle important joué par nombre d’acteurs privés. Les efforts des constructeurs automobiles, fabricants de bornes, développeurs de systèmes de supervision et de gestion des infrastructures de recharge, collectivités locales et grandes enseignes commerciales, répondent à des enjeux majeurs aussi bien environnementaux, qu’économiques et industriels.

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Un film du SyDEV pour bien se servir de son réseau de recharge


Un film du SyDEV pour bien se servir de son réseau de recharge

« En 2013, le SyDEV annonçait lors des 2es Assises IRVE qu’il venait de débloquer une ligne budgétaire pour le déploiement d’un réseau de bornes. A l’issue de la 3e édition, l’année suivante, le SyDEV annonçait le démarrage des travaux d’installation. Et cette année, son président a fait le point sur les retours d’expérience déjà enregistrés », explique Isabelle Rivière, présidente de l’Avem et organisatrice des Assises IRVE, pour témoigner de l’implication de l’organisme vendéen en faveur du développement de la mobilité électrique sur son territoire.

Bien utiliser le réseau du SyDEV

« Le SyDEV a réalisé une vidéo de présentation de la demande de badge d’accès au service de recharge », indique, en écho aux propos d’Isabelle Rivière, Pascal Houssard, directeur général du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée. Bien plus que ça, le film, accessible depuis le site Internet de l’organisme, « est complété par une démonstration de la recharge d’un véhicule électrique sur une borne 3/22 kW et sur une borne rapide tri-standard ». En se déplaçant vers des destinations encore inconnues à moyennes et longues distances, l’électromobilien a besoin d’être rassuré sur ses possibilités de faire le plein des batteries en cours de route. Grâce à la vidéo proposée par le SyDEV, « les propriétaires de véhicules électriques de Vendée et d’ailleurs (un tiers des demandes) peuvent facilement visualiser la manipulation des bornes de recharge » sur le territoire, conclut Pascal Houssard.

Guide pratique

Concrètement, les images du film réalisé par le SyDEV constituent un véritable guide pratique à destination de ceux qui vont prochainement avoir besoin d’exploiter son réseau réservé à faire le plein des batteries des véhicules électriques. Elles montrent, pas à pas, comment localiser les bornes installées par le syndicat dans le département vendéen, consulter le règlement d’utilisation, s’inscrire au service. Elles présentent ensuite les scénarios à respecter pour démarrer et arrêter la recharge, qui diffèrent selon le matériel.

Quelques chiffres

En 6 mois, le SyDEV a délivré environ 240 badges pour utiliser les 41 stations implantées par le syndicat sur son territoire. Leurs titulaires ont été une quarantaine à les utiliser pour plus de 10 recharges, et 103 pour au moins deux connexions. Environ 28% des 1.200 déclenchements enregistrés à fin janvier 2015 proviennent des 5 bornes rapides. En moyenne, l’opération, toutes puissances confondues, dure 1h02 pour une consommation de 5,7 kWh.

Retrouvez le film dans l’encadré « Vidéo associée à cette actualité », à droite de la photo d’illustration de l’article. Il est également visible sur le site du SyDEV en cliquant ici.

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2 Bluecar pour la gendarmerie de Fouesnant


2 Bluecar pour la gendarmerie de Fouesnant

Dans son édition du week-end dernier, 21 et 22 février 2015, le quotidien Ouest-France indique que le groupe Bolloré vient de prêter aux gendarmes de Fouesnant (29), pour une durée de 3 mois, 2 Bluecar. Ces mêmes voitures électriques ont auparavant été testées à Saint-Tropez dès juillet 2014.

Patrouilles silencieuses

Si la vitesse de pointe des Bluecar ne permet pas de courser les puissantes berlines qui pourraient circuler sur les voies rapides à des allures interdites par le code de la route, leur silence de fonctionnement autorise à effectuer des patrouilles de nuit sans déranger les riverains. A noter qu’avec une puissance immédiatement disponible qu’aucun changement de vitesse ne vient perturber, les citadines branchées de Bolloré en surprendront sans doute plus d’un par leur vivacité en ville.

Fouesnant et ses Bluecar

Ce ne sont pas les premiers exemplaires de Bluecar à sillonner les rues de cette localité du Finistère. En juin 2013, la Communauté de communes du pays fouesnantais recevait la sienne, réservée dès 2009 par son président Roger Le Goff, une deuxième rejoignant les services techniques de Fouesnant. En février 2015, ce même élu était présent pour accueillir les modèles équipés pour la gendarmerie, promettant une coopération qui s’intensifierait avec l’industriel breton.