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Bornes de recharge : CNR déploie son corridor en Vallée du Rhône


Bornes de recharge : CNR déploie son corridor en Vallée du Rhône

Alors que, dans le cadre du projet Corri-Door, la Sodetrel continue de déployer son réseau de 200 bornes de recharge sur les autoroutes françaises, la Compagnie Nationale du Rhône est également en train de créer un corridor de bornes de recharge qui sera, d’ici la fin de l’année 2016, constitué de 27 stations de recharge implantées tout au long de la Vallée du Rhône, du Lac Léman à la Méditerranée. Ainsi, début juillet, une nouvelle station a été inaugurée à Saint-Vulbas, au sein du Parc Industriel de la Plaine de l’Ain, une zone d’activité située aux portes de Lyon, en direction de Genève.

Une station au sein du PIPA

Les 141 entreprises implantées au sein du Parc Industriel de la Plaine de l’Ain disposent donc désormais d’une station équipée de 2 bornes de recharge rapide et de 3 standards de connecteurs. La station permet ainsi de recharger 80% des batteries de tous types de véhicules électriques en moins de 30 minutes pour un coût forfaitaire de 5 euros, avec un paiement s’effectuant avec une carte prépayée sur abonnement (KiWhi Pass) ou par carte bancaire via un serveur vocal interactif. Pour le PIPA, qui fonde son attractivité sur des infrastructures de qualité, l’installation de ces bornes permettra de compléter l’offre de services sur le Parc, tout en apportant une solution pour favoriser l’usage des véhicules électriques. Un service qui entre bien dans le cadre d’une politique visant à concilier activité industrielle et responsabilité sociale et environnementale, sur laquelle table le Parc pour pérenniser son développement économique.

Une mobilité électrique 100% renouvelable

La station mise en place par CNR entre d’autant plus dans ce cadre que l’énergie qui l’alimente est certifiée 100% renouvelable, produite sur le Rhône par les centrales hydroélectriques de la Compagnie Nationale du Rhône. Cette nouvelle infrastructure anticipe donc à une nouvelle mobilité durable, ne recourant pas à une énergie nucléaire ou carbonée. Premier producteur français d’électricité d’origine 100% renouvelable (eau, vent, soleil), CNR est un acteur à la pointe des métiers de l’énergie qu’elle fait évoluer en permanence grâce à une démarche d’innovation active. Entreprise au capital majoritairement public (collectivités locales, Caisse des Dépôts), CNR est au service de la transition énergétique et met en œuvre un Plan 2014-2018 de Missions d’Intérêt Général dont le projet de corridor électrique fait partie. D’un montant global de 3 millions d’euros, ce projet qui participe à l’atteinte des objectifs nationaux de lutte contre le réchauffement climatique et favorise le développement de la voiture électrique, a été reconnu par l’Etat de dimension nationale en mars 2015.

Bientôt 27 stations en Vallée du Rhône

Cette dimension nationale parait totalement justifié puisque, lorsqu’il sera totalement opérationnel, ce réseau de 27 stations s’étendra de la frontière suisse, aux abords de Genève, jusqu’à Port Saint-Louis du Rhône sur la Méditerranée. Tout le long de la Vallée du Rhône, un maillage complet sera réalisé avec des stations, équipées pour la plupart de deux bornes, distantes de 30 km maximum. A l’heure actuelle, 9 stations sont déjà en service (Seyssel, Porcieu-Amblagnieu, Plaine de l’Ain, Port de Lyon, Saint-Romain en Gal, Laveyron, Le Pouzin, Tournon, Bourg-lès-Valence) et 3 sont à travaux (Bellegarde, Givors, Soyons). Courant 2016, d’autres stations seront déployées, notamment au sein de l’agglomération lyonnaise, mais aussi dans les départements de la Drôme, l’Ardèche, le Gard et les Bouches-du-Rhône.

Move in Pure avec CNR

L’offre de CNR en termes de bornes de recharge dépasse la seule réalisation du corridor rhodanien. Dénommée « Move in Pure », elle se déploie également sur l’ensemble du territoire français, le plus souvent en partenariat avec des constructeurs automobiles comme Renault et BMW, mais aussi avec des services d’autopartage comme ceux exploités par Bolloré à Lyon et à Bordeaux. Toujours sous le signe de la promotion d’une électricité verte, CNR et Nissan ont scellé fin juin un accord garantissant aux plus de 4 500 clients de gamme 100% électrique de Nissan de recharger leur véhicule avec une électricité issue exclusivement de barrages, d’écluses ou de centrales hydroélectriques. Pas de problème lorsque ces clients utiliseront, en bénéficiant d’un tarif préférentiel, les bornes exploitées par CNR, mais lorsqu’ils rechargeront leurs batteries ailleurs, CNR s’engage à produire et à injecter sur le réseau la même quantité d’électricité consommée. Une énergie dont la traçabilité est certifiée par l’organisme européen Tüv Süd.

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BMW, partenaire électrifiant de Formule E


BMW, partenaire électrifiant de Formule E

Le partenariat entre la Fédération internationale de l’automobile et BMW est reconduit pour la prochaine saison de Formule E. Le constructeur allemand, fier d’embarquer à nouveau dans un championnat promis à un bel avenir, fournira plusieurs modèles de sa gamme branchée à 2 ou 4 roues, dont le SUV X5 xDrive40e plug-in hybrid prochainement disponible.

Déjà pour la saison inaugurale

Il y a un an, quasiment jour pour jour, BMW diffusait un communiqué de presse dans lequel les destinataires apprenaient que le constructeur à l’hélice livrerait 4 voitures branchées, 2 i3 comme véhicules médicaux, et 2 i8 en safety cars. « BMW i et la Formule E font un grand match », commente Jörg Reimann, vice-président de la division Brand Experience. Il poursuit : « L’instance dirigeante mondiale du sport automobile, la FIA, s’est lancée dans une nouvelle direction extrêmement intéressante avec la Formule E, et nous avons embarqué dès le départ. Le championnat a connu une saison inaugurale très réussie avec ses voitures de course totalement électriques, ses circuits urbains serrés au cœur des plus grandes villes du monde, et des idées novatrices suivies par les fans via les réseaux sociaux ». Pour la saison 2015-2016, qui débutera à Pékin le 17 octobre prochain, BMW fournira aussi un SUV X5 PHEV et 2 scooters C Evolution, dévoilant ainsi à peu près tout son catalogue 2016 de véhicules branchés. « En 2014/2015, nous avons jeté les bases d’un partenariat réussi », ajoute Jörg Reimann, avant de se réjouir : « C’est l’un de ceux qui vont se poursuivre au cours de la deuxième saison du championnat ».

Sportive i8 – Safety car

Sur les circuits de Formule E, les spectateurs et équipages enregistrés dans le championnat retrouveront deux exemplaires de la sportive hybride rechargeable i8, à nouveau exploitée comme véhicule de sécurité. Pour jouer ce rôle efficacement, de nombreuses modifications lui ont été apportées, aussi bien au niveau du châssis, de la carrosserie que des technologies embarquées. L’accent a été mis sur la performance et tient compte du nouveau cahier des charges imposé par la FIA. Grâce à Qualcomm, la i8 devient la première voiture de service à être équipée pour la recharge inductive à 7,2 kW. En une heure, ses batteries sont pleines. Leur capacité n’impose aucunes limites pour des interventions rapides, puisque le moteur à essence est là pour délivrer le surplus de puissance nécessaire ou s’activer lorsque les accumulateurs sont vides. La liste des adaptations apportées est longue, parmi lesquelles : cellule de sécurité boulonnée et collée aux éléments porteurs, nouvelle signalisation Led et stroboscopique, équipement radio FIA et transpondeur intégrés dans l’électronique du véhicule, 2 prises 12 V supplémentaires avec fusible 25 A, sièges course et console centrale en fibre de carbone, ceintures de sécurité six points repositionnées, dépôt de la garniture intérieure, des airbags et des éléments d’insonorisation, modifications des points du montage du châssis et des triangles supérieurs, caisse abaissée de 15 mm avec ressorts d’amortisseurs réalisés sur mesure par Bilstein, disques et étriers de frein Motorsports à six pistons à l’avant et quatre à l’arrière, révision du passage de l’air sous toutes les coutures, lunette arrière remplacée par un couvercle en plastique, etc.

Citadine i3 – Véhicule médical

Avec une chaîne de propulsion entièrement électrique, sauf lorsqu’elle dispose du prolongateur d’autonomie à essence, la vive citadine i3 jouera pour la deuxième année consécutive le rôle de véhicule médical pour des interventions urgentes. Deux exemplaires seront fournis par BMW, après, là aussi, quelques adaptations nécessaires pour être en parfaite adéquation avec leur fonction et satisfaire aux exigences de l’organisation. Ainsi, la signalisation Led, une peinture et des stickers spécifiques, un équipement radio FIA et un transpondeur intégrés dans l’électronique du véhicule, et des points de raccordement pour les équipements médicaux.

SUV X5 xDrive40e plug-in hybrid – Véhicule de secours

Le SUV X5 xDrive40e plug-in hybrid va faire son entrée dans la toute prochaine saison du championnat de Formule E comme véhicule de secours. Une belle vitrine pour un engin dont la sortie officielle est annoncée à partir de l’automne 2015. Intégré à la marque BMW et non à BMW i, l’engin d’une puissance de 313 chevaux, pour un couple maximum de 450 Nm, dispose officiellement d’une autonomie électrique d’environ 30 kilomètres, étendue à plus de 800 avec le plein en carburant. Sa chaîne de traction lui permet d’atteindre les 120 km/h en mode branché, et le 210 en fonctionnement hybride. Ce SUV rappelle que la technologie eDrive introduite par BMW i en 2013 sera progressivement implantée dans les modèles un peu plus classiques de la marque BMW. Les modifications apportées au X5 xDrive40e plug-in hybrid pour circuler sur le circuit se limitent à la signalisation Led et stroboscopique, ainsi qu’à l’intégration dans l’électronique du véhicule de l’équipement radio FIA et du transpondeur.

Scooter C Evolution – Navette

Intégré à la famille eDrive du groupe BMW, le scooter C Evolution fera lui aussi son entrée en octobre prochain au sein du championnat de Formule E. Deux exemplaires serviront à réaliser des navettes silencieuses et sans émissions locales. Ils bénéficieront des innovations suivantes : aide à la marche arrière, commande d’assistance de couple, 4 modes de conduite, freinage ABS, éclairage diurne et feux de position Led, sécurité électrique élevée au niveau de la norme réservée aux voitures de tourisme, etc.

Et les monoplaces ?

Le changement ne se verra pas que sur les engins fournis par BMW. Les monoplaces, elles aussi, sont concernées. La saison 2015/2016 autorise les écuries à la réalisation de leurs propres bolides. Elles seraient 8, sur les 10 engagées, à prétendre exploiter leurs propres technologies. Selon BMW, « les modifications techniques seront concentrées sur le groupe motopropulseur – plus particulièrement le moteur électrique, l’onduleur, la transmission et le système de refroidissement ». Ce qui promet de percevoir des bruits, des comportements et des niveaux d’efficacité différents. Tout comme le calendrier de la saison inaugurale, refermé sur la victoire de Nelson Piquet Junior, celui qui débutera à Pékin, le 17 octobre prochain, affichera 11 dates à courir dans 10 pays répartis sur 3 continents.

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Entre énergie renouvelable et voiture électrique : Keba et Loxone


Entre énergie renouvelable et voiture électrique : Keba et Loxone

Pour nombre d’électromobiliens, la question est centrale : comment rendre encore plus vertueuse l’utilisation quotidienne des voitures branchées ? La collaboration entre Keba et Loxone fournit une réponse intéressante qui place la maison au cœur d’un système piloté par un serveur en charge de gérer la distribution de l’énergie photovoltaïque à tous les consommateurs, dont une borne de recharge.

Quand Keba et Loxone associent leurs technologies

D’un côté notre adhérent Keba, une société autrichienne fondée en 1968 qui développe et produit des solutions innovantes en process d’automatisation exploitables dans des secteurs très divers, dont celui de la gestion de l’énergie. Depuis environ 4 ans, Keba s’implique aussi dans celui de l’électromobilité. A son actif, plus de 12.000 stations de recharge vendues à travers le monde. Et déjà un best-seller : le modèle KeContact P20. De l’autre, Loxone, start-up de même nationalité, créée en 2009 pour proposer toute une palette de facilités domotiques. Son miniserveur est la pièce maîtresse d’une chaîne de distribution énergétique qui associe autour d’une maison intelligente la force du Soleil et la mobilité électrique.

Une gestion sous arbitrage

Le miniserveur, développé au départ par Loxone pour de stricts besoins domotiques, communique en permanence avec la borne de recharge KeContact P20 conçu par Keba. Il exploite les données très précises et constamment réactualisées, fournies par le système photovoltaïque de production d’énergie, pour adapter la distribution d’électricité selon les priorités paramétrées et la disponibilité du flux. Ainsi, il peut désactiver quelques consommateurs répartis aux 4 coins de la maison pour privilégier la recharge des batteries de la voiture électrique du foyer. Lorsque l’opération est terminée, les équipements temporairement écartés sont à nouveau alimentés.

Bien plus que la recharge intelligente

A tout moment, il est possible de consulter les informations concernant la consommation d’énergie utilisée pour faire le plein des batteries et l’état de la phase de recharge. Lorsqu’il est nécessaire d’exploiter le réseau public, le démarrage de l’opération peut être programmé dès le passage à un tarif plus avantageux, celui de nuit, par exemple. Loxone fournit aux occupants des maisons équipées de son système une application qui permet d’intervenir sur les priorités de distribution. C’est ainsi que l’on peut privilégier l’alimentation de la borne KeContact P20.

KeContact P20

Munie d’un obturateur pour répondre aux normes nationales françaises, la borne de recharge KeContact P20 type 2 peut fournir une puissance de sortie comprise entre 3,7 et 22 kW, s’accommodant du mono et du triphasée, avec un maximum de 32 A par phase. Keba la décrit comme un matériel « facile à monter, à configurer et à mettre en service ». Conçue pour une manipulation intuitive, elle accepte de fonctionner à l’extérieur sous des conditions sévères, même à -25° C.

Avec toutes les installations photovoltaïques courantes

L’intégration de la borne KeContact P20 de Keba à l’architecture des maisons intelligentes imaginées par Loxone offre une solution convaincante et attendue pour le couplage des installations photovoltaïques domestiques courantes à la mobilité électrique, verte et durable, des occupants qui composent le foyer. En plus d’aider à promouvoir les engins branchés, le système porté par les 2 entreprises autrichiennes, perçues comme leaders dans leurs domaines respectifs en matière d’innovation, vise aussi les économies d’énergie.

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La trottinette électrique s’invite dans un endroit de rêve


La trottinette électrique s’invite dans un endroit de rêve

Tout comme les véhicules électriques ou les Vélos à Assistance Electrique, les trottinettes électriques ont le vent en poupe depuis quelques années en raison des multiples avantages procurés par ce mode de transport écologique. Il faut dire que les trottinettes électriques n’ont plus grand-chose à voir avec les trottinettes de notre enfance et que le moteur dont elles sont équipées permet aujourd’hui de parcourir de grandes distances sans avoir à pousser avec le pied pour avancer. Elles constituent désormais une alternative aux véhicules classiques qui peuvent être pris dans les embouteillages, tout en permettant de s’affranchir également des transports en commun qui sont parfois pénibles, notamment aux heures de pointe. Mais les trottinettes actuelles peuvent également s’inviter dans des endroits de rêve, comme celles fournies à l’Auberge de la Tuilière par l’un des adhérents de l’AVEM : Tomybike.

Des ballades en trottinette autour de l’Auberge de la Tuilière

Implantée à Carnoules dans le Var, l’Auberge de la Tuilière fait partie de ces lieux d’exception qui proposent à leurs clients des expériences de vie hors du commun. Située dans un écrin de verdure, entre vignes et collines, elle leur offre notamment des hébergements insolites et innovants, tout autour d’une bastide provençale construite en 1838. Il est ainsi possible de dormir dans une chambre baroque ou dans une roulotte, mais aussi dans une « Campalune » sur pilotis ; dans une cabane perchée dans les arbres ou encore dans une chambre bulle dénommée Attrap’rêves. De véritables lieux de retour aux sources où l’on peut se sentir seul au monde tout en ayant un contact direct avec la nature. Une nature environnante que l’on peut également découvrir au cours de ballades gourmandes s’effectuant en vélo, à cheval et donc désormais en trottinettes électriques.

Les différents visages des trottinettes électriques

Si les trottinettes électriques ont su aisément trouver leur place dans des ballades en pleine nature, c’est parce qu’elles présentent aujourd’hui plusieurs visages. Certaines, puissantes et robustes, sont plus particulièrement conçues pour une utilisation tout terrain. Dotées d’une selle pour un plus grand confort, elles peuvent être équipées de deux technologies de batterie, soit une batterie plomb au gel favorisant un prix attractif, soit une batterie au lithium leur apportant une meilleure puissance de crête en terrain accidenté et une plus grande autonomie. D’autres modèles, plus légers et d’un faible encombrement, ce qui les rend portables, sont particulièrement adaptés à un usage urbain et autorisent des déplacements fluides et sans effort grâce à l’assistance électrique quand vous avez besoin de gravir des pentes. Homologuées, ces trottinettes permettent d’emprunter les voies cyclables et la chaussée, mais imposent quelques règles comme le port d’un casque ou la souscription d’une assurance.

Tomybike : une équipe à votre écoute

Basé à Saint Aygulf à côté de Fréjus, Tomybike proposent tous ces types de trottinettes électriques que l’on peut également acquérir à partir de son site internet : www.tomy-bike.fr. Tom Dumoulin et son équipe sont à votre disposition pour guider votre choix en fonction de l’usage que vous souhaitez faire de votre trottinette. Un choix qui doit tenir compte de plusieurs critères comme l’autonomie, la vitesse maximale, le poids, le confort et la stabilité du modèle. Si les trottinettes électriques représentent un nouveau créneau pour Tomybike, cet établissement reste avant tout un spécialiste du VAE et pourra, là encore, vous conseiller dans votre achat, aussi bien pour un vélo de ville, que pour un Vélo Tout Chemin ou un VTT électrique.

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Pourquoi les constructeurs électrifient-ils leurs gros modèles ?


Pourquoi les constructeurs électrifient-ils leurs gros modèles ?

Que les automobilistes y soient sensibles ou non, toujours plus de modèles de voitures embarquent une batterie ! Plusieurs raisons dictent cette ligne de conduite aux industriels : pression des pouvoirs publics et de l’Europe, attentes des consommateurs, image de l’entreprise, prospection ciblée, etc. Si, dans les précédentes décennies, il paraissait prioritaire de réserver les chaînes de traction électriques aux citadines et petits utilitaires, désormais, ce sont de grosses berlines, des SUV, des sportives et de spacieux ludospaces qui s’affirment branchés.

Le poids des missions en faveur de l’environnement

Si la France reçoit régulièrement, depuis plusieurs années, des menaces de la Commission européenne au sujet de la pollution de l’air constatée sur son territoire, les constructeurs automobiles sont également soumis à des contraintes de l’UE. Pour 2015, selon des exigences en cours mi 2014, il s’agissait de ne pas dépasser les 130 g par kilomètre en rejets carbonés ; un chiffre abaissé à 95 g/km à échéance 2021. En dépit d’une fronde menée par un groupe rassemblant la plupart des marques allemandes, les objectifs pour la présente année étaient déjà globalement atteints dès 2013. Un artifice qui a longtemps permis aux constructeurs de s’insérer dans le mouvement en proposant quelques citadines électriques tout en préservant les motorisations thermiques des grosses cylindrées. Ce n’est plus suffisant aujourd’hui ! Satisfaire aux normes prévues pour 2021 suppose de s’attaquer aux modèles les moins vertueux. Après avoir rué dans les brancards, Mercedes, pour ne citer qu’un des plus actifs frondeurs, multiplie les modèles branchés. A la Classe B Electric Drive se sont ajoutées la limousine S 500 et les break et berline C 350 hybrides rechargeables, ainsi qu’un concept de ludospace luxueux, le V-ision, présenté en mars à Genève et conçu sur la base du Classe V.

Les orientations publiques

A travers le monde, diverses mesures prises par les pouvoirs publics tendent à exclure les modèles les moins vertueux. Autrefois, il suffisait de se fier au volume des engins pour en déduire avec plus ou moins d’exactitude sa consommation, et donc son impact sur l’environnement. Avec les équipements de dépollution, le pronostic est devenu plus difficile à effectuer. Pour autant, seuls les modèles qui permettent d’effectuer un nombre suffisant de kilomètres sans émissions locales pourront prétendre à entrer dans les zones à circulation restreinte. Impossible ici, pour les constructeurs, d’opérer une pirouette en sortant quelques exemplaires électriques à la marge. Il faut désormais permettre au chef d’entreprise, au père d’une famille nombreuse et au jeune cadre dynamique d’accéder au plus près de sa destination avec son véhicule. Ces 3 profils d’automobilistes utilisent principalement des SUV, ludospaces et berlines plus ou moins volumineuses. Bien des industriels ont dû revoir leurs copies et prendre en compte, un peu dans l’urgence d’une évolution sur laquelle ils voulaient d’abord fermer les yeux, les mesures prises par les collectivités. A Paris, dans la recherche d’une certaine forme de cohérence avec la prochaine conférence sur le climat qui s’y tiendra en décembre, les voitures électriques et hybrides rechargeables bénéficient déjà d’avantages pour le stationnement.

Une image à soigner

Diverses associations se sont fixé pour objectif de détricoter les messages faussement vertueux que s’attribuent quelques industriels pour continuer à asseoir leurs productions. Plus question de biaiser, jouer avec les mots, ou cacher un sombre projet en Afrique ou en Amérique du Sud : le Jury de déontologie publicitaire veille, pour peu qu’un organisme le saisisse et lui donne du grain à moudre. De fait, faire reposer une stratégie de développement durable sur une seule citadine à batteries ne suffit plus. Il faut s’activer à dépolluer toute la gamme pour convaincre, et en particulier les modèles les plus énergivores. L’opinion publique peut vite lâcher un constructeur si l’on met au jour une tactique un rien frauduleuse censée verdir son image. Les consommateurs attendent désormais que les marques s’engagent, prouvent le bien-fondé de leurs choix, et qu’un panel suffisamment représentatif d’utilisateurs les valide. Toute tentative de s’attaquer aux voitures populaires, pour qu’à l’autre bout les grosses cylindrées puissent continuer à rugir sans contraintes, serait jetée à la vindicte des réseaux sociaux et autres supports de l’information.

Des automobilistes avertis

Jamais auparavant les automobilistes auront été autant avertis. A moins de continuer à faire semblant de ne pas voir, l’acte d’achat d’un véhicule n’est plus, la plupart du temps, simplement guidé par le seul attrait pour une ligne de carrosserie ou la puissance développée sous le capot. Savoir qu’un SUV est éligible au bonus environnemental aide le consommateur à se dire qu’il va effectuer un bon choix. Déjà que le genre est la cible des militants de la décroissance, autant s’équiper d’un engin qui permet de leur opposer quelques arguments qui tiennent la route. Qu’on se le dise : la sobriété et la vertu sont 2 critères qui devront être particulièrement soignés pour séduire le prospect !

Privilégier un public prêt à suivre le mouvement

Enfin, n’oublions pas que le nerf de la guerre est financier. Qui, aujourd’hui, peut le plus facilement investir dans une nouvelle voiture ? Une certaine classe relativement aisée ! En son sein, on y trouve les automobilistes qui signeront un chèque pour un SUV, un concept familial spacieux ou une belle berline. Nombre d’entre eux conjuguent consommation et gestes en faveur de la planète. Il ne serait pas honnête de qualifier négativement leur démarche qui est susceptible d’entraîner l’adhésion d’une foule d’automobilistes désormais prêts à acheter un véhicule en comparant les émissions et consommations. A ce jeu, seules les versions électriques et hybrides rechargeables peuvent revendiquer, parmi l’offre offerte au public, d’être parmi les modèles les moins émissifs.

Chez les adhérents à l’Avem

Comment reconnaître un constructeur qui s’engage vraiment dans la voie des véhicules individuels les plus en adéquation avec le meilleur du développement durable ? Pour un consommateur lambda, la tâche n’est pas aisée. Trois de nos membres s’activent sincèrement dans cette démarche, se plaçant quelque peu sur divers marchés des gros véhicules à destination des particuliers, au sein desquels ils ne sont pas concurrents. Nissan figure au rang des pionniers. Son honnêteté à défendre la traction électrique n’est plus à prouver. Son service de communication réservé au genre n’est pas une coquille vide, mais une cellule très active particulièrement convaincue de la portée de sa tâche. Après la Leaf, qui s’est accaparé le marché des citadines compactes branchées, la marque propose un spacieux ludospace électrique, le e-NV200, qui plaît déjà, et pourrait devenir un autre best-seller mondial. Depuis 2013, Mitsubishi propose son Outlander PHEV, un SUV qui emporte l’adhésion de la très grande majorité de ses utilisateurs. Très équilibré et élégant, l’engin s’est fait sa place dans un marché de niche alors complètement boudé par la concurrence. Plus accessible et populaire que les modèles du genre proposés désormais chez Volvo ou Porsche, par exemple, il bénéficie du bonus et du superbonus de l’Etat, prouvant la relative sobriété de sa chaîne de traction. Dans ce même créneau, Mitsubishi prépare son ASX pour l’année prochaine. De son côté, BMW a ouvert le bal des sportives hybrides rechargeables. Réponse à la Tesla Model S de Tesla pour les uns, jouet énergivore pour d’autres, la i8 doit pourtant forcer le respect parce qu’elle offre une architecture technologique tout de même un minimum vertueuse au désir de se déplacer dans un engin dynamique et peu courant. En mars, le salon de Genève levait le voile sur un bon nombre de gros modèles branchés, souvent présentés comme des concepts à éventuellement produire prochainement. Dans quelques semaines, celui de Francfort devrait confirmer cette tendance.

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Recharger son vélo en 2 heures grâce au chargeur rapide développé par BMZ


Recharger son vélo en 2 heures grâce au chargeur rapide développé par BMZ

A l’occasion du salon Eurobike à Friedrichshafen, sur les bords du lac de Constance en Allemagne, l’entreprise BMZ (Batterien Montage Zentrum) dévoile une toute nouvelle gamme de chargeurs intelligents pour batteries de vélos à assistance électrique (VAE).

Quatre versions

BMZ a développé des chargeurs possédant différentes puissances de charge pour recharger la batterie d’un VAE. Les quatre chargeurs proposés génèrent des courants de respectivement 2 A, 3 A, 4 A et 5 A.
Le chargement rapide d’une batterie de VAE est possible grâce au chargeur 5 A (10S5A). Avec 200W de puissance de sortie, le chargeur recharge un pack batterie de 9,6 Ah en deux heures environ. Dans la version avec prise standard, le chargeur 5 A possède un boîtier de 206 x 94 x 61 mm pour un poids de 770g.
À l’opposé du chargeur rapide, BMZ propose le chargeur de voyage avec un boîtier néoprène de taille réduite (boîtier :149 x 79 x 39 mm pesant 500g) qui envoie un courant de 2 A.
Entre ces deux versions, les chargeurs de 3 ou 4 A ont des tailles de boîtier compacts et des puissances de sorties de 85, 125, 160 ou 200 watts.

Fonctionnement de la recharge

Afin d’assurer un processus de charge rapide de la batterie du VAE en complète sécurité, le chargeur déclenche plusieurs phases de recharge successives. Les batteries profondément déchargées seront doucement pré-chargées jusqu’à une tension de 2,5V dans les cellules. Une fois cette étape passée, le chargeur passera automatiquement en courant continu et chargera la batterie intégralement. La recharge s’arrêtera alors automatiquement. Des indicateurs LED sont installés sur le chargeur afin d’informer en temps réel de l’avancée de la recharge de la batterie.

A savoir 

Intéressant pour les constructeurs de VAE : tous les chargeurs peuvent être équipés de connections spécifiques. De même, le type de détection de la batterie ainsi que la commutation électronique intégrée peuvent être choisis afin de répondre au mieux à la demande. De base, ces chargeurs ont été conçus pour recharger des batteries de 10 cellules. BMZ précise qu’il est possible de réaliser des chargeurs adaptés à des batteries possédant un nombre de cellules différent.

Les utilités

Les applications sont multiples. Nous pouvons supposer que, pour un loueur de VAE, il sera bien plus intéressant de recharger rapidement la batterie d’un VAE, afin que celui-ci soit reloué dans la journée ; de même pour un cycliste qui effectue un long trajet, il peut ainsi recharger plus rapidement une partie, voire toute sa batterie lors de la pause déjeuner, et ainsi parcourir plus de km de façon assistée, etc. Autre application avec le chargeur de voyage, le cycliste partant sur plusieurs jours pourra réduire le poids et le volume de son sac, grâce à un boîtier de recharge plus léger et compact.

Présence au salon

Vous pouvez retrouver l’entreprise BMZ, au salon Eurobike du 26/08 au 29/08, Hall A4, Stand 611, et ainsi leur poser toutes les questions que vous souhaitez sur le sujet.

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Formule E : une saison excitante en préparation


Formule E : une saison excitante en préparation

La dernière des 3 sessions d’essais d’avant-saison de Formule E se déroule aujourd’hui et demain sur le circuit britannique de Donington où les 10 équipes participant au prochain championnat sont réunies pour tester leurs voitures qui comportent de nombreuses innovations. Après une première édition particulièrement réussie, aussi bien en raison du succès public qu’elle a rencontré que de l’incertitude qui a régné sur son dénouement, jusqu’aux derniers virages de l’ultime ePrix disputé à Londres où Nelson Piquet Jr a finalement été sacré champion du monde avec un seul point d’avance sur Sébastien Buemi, la prochaine saison qui débutera le 17 octobre à Pékin s’annonce tout aussi excitante. Elle sera notamment marquée par l’arrivée d’un ancien champion du monde de Formule 1 ; la création d’un ePrix dans les rues de Paris, ainsi que par l’adoption d’un nouveau règlement permettant à chaque équipe d’avoir sa propre chaîne de traction, ce qui risque bien de redistribuer les cartes.

Jacques Villeneuve au volant d’une Formula E

Si le plateau était déjà très relevé la saison dernière avec un grand nombre de pilotes s’étant déjà illustré en Formule 1, le championnat de Formule E va encore plus attirer l’attention avec l’arrivée de Jacques Villeneuve au volant d’une Venturi. Au sein du team du constructeur monégasque, le champion du monde de F1 1997 sera associé à Stéphane Sarrazin qui a été à deux doigts de remporter la dernière course de la saison à Londres, passant en tête la ligne d’arrivée avant d’écoper d’une pénalité pour avoir consommé trop d’énergie. Particularité de la Formule E, la complexité liée à l’énergie n’effraie pas Jacques Villeneuve qui, dès ses premiers tours de piste avec la Venturi, a éprouvé de bonnes sensations et a bien l’ambition d’être devant et de jouer les premiers rôles dans ce championnat qui s’annonce très ouvert.

DS s’associe à Virgin Racing

L’autre événement marquant de l’intersaison a été l’annonce de l’engagement d’un nouveau grand constructeur, en l’occurrence le groupe PSA, qui a choisi de participer à ce championnat sous la marque DS qui est devenue une entité à part entière avec son propre département compétition dont le programme principal sera son implication en Formule E. Les ingénieurs de DS Performance auront notamment pour mission de développer le groupe motopropulseur de la monoplace, tout en travaillant également sur son système de refroidissement, la suspension arrière et la transmission, tandis que l’exploitation en course sera assurée conjointement avec Virgin Racing, une écurie déjà présente lors du dernier championnat. Pour DS, la Formule E doit devenir la vitrine du savoir-faire technologique et de l’esprit d’avant-garde de la marque qui compte bien mettre en œuvre des solutions novatrices. Pour mener cette nouvelle voiture à la victoire, DS Virgin Racing a fait appel au talentueux pilote français Jean-Éric Vergne qui sera épaulé par Sam Bird qui courait déjà pour Virgin la saison dernière.

Une bataille technique plus intense

Si, pour minimiser les coûts et favoriser l’accès des écuries à cette compétition, toutes les équipes disposaient la saison dernière d’une même voiture : une Spark-Renault, cette année elles pourront disposer de leur propre motorisation et de leur propre chaîne de traction. Ce choix, réalisé pour l’instant par 8 équipes sur 10, risque bien de redistribuer les cartes et de donner lieu à une bataille technique plus intense. Ceci a sans doute encore augmenté l’intérêt des grands constructeurs pour la Formule E et les premiers essais de Donington ont montré que Renault e.dams, Audi ABT et DS Virgin semblaient déjà être très à l’aise avec la nouvelle règlementation tandis que l’écurie du champion du monde sortant, Nelson Piquet Jr, était plus à la peine. Une situation qui peut encore bien évoluer d’ici le premier ePrix de Pékin où l’on pourra réellement juger du potentiel de chaque écurie en situation de course.

Un ePrix à Paris

Si le calendrier de la saison débutera comme l’an dernier à Pékin, sur un circuit aux alentours du stade olympique où se déroulent actuellement les championnats du monde d’athlétisme, la grande nouveauté réside dans une course qui sera organisée le 23 avril dans les rues de Paris aux abords des Invalides. Une étape symbolisant bien la volonté des organisateurs du championnat d’opter pour des circuits en ville afin de se rapprocher au plus près du public. Avec Paris et Pékin, 10 étapes sont aujourd’hui inscrites au calendrier de la saison qui comportera des étapes en Malaisie, en Argentine, aux Etats-Unis, mais aussi à Berlin et à Moscou avant de s’achever à Londres où deux courses sont prévues lors du dernier week-end. Petite déception, la disparition de l’étape organisée à Monaco, même si les bolides électriques pourraient faire en 2017 leur réapparition en Principauté pour une course biannuelle.