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Cityscoot va déployer 1000 scooters électriques en libre-service à Paris dès l’été prochain


Cityscoot va déployer 1000 scooters électriques en libre-service à Paris dès l’été prochain

Depuis le 22 juin, date de l’inauguration de la première phase de test du libre-service de scooters électriques Cityscoot en présence d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris, de nombreux kilomètres 100 % électriques ont été parcourus pour l’entreprise adhérente de l’Avem.

Déploiement de 1 000 scooters l’été prochain

Encore en phase de test jusqu’à fin janvier, Cityscoot entend ouvrir son service au public dès l’été prochain dans Paris. Contacté par l’Avem, Monsieur Bertrand Fleurose, Président Directeur Général de Cityscoot, a indiqué que ce ne sont pas moins de 1 000 scooters équivalent 50cc qui seront disponibles dans Paris. Cette mise en place se fera très certainement en deux phases : une première avec mise en service de 500 scooters en juillet, et la seconde, en septembre, avec 500 nouveaux scooters. La zone de free floating (zone de libre-service) qui est aujourd’hui restreinte, sera étendue jusqu’aux boulevards des maréchaux (les boulevards qui font le tour de Paris, avant le périphérique).

Fonctionnement

Cityscoot ne dispose pas de station, et ne souhaite pas en avoir, comme nous l’a indiqué son PDG. Il est ainsi possible de prendre ou de restituer le scooter, limité à 50 km/h, sur n’importe quel emplacement de stationnement autorisé pour les deux roues, tant que celui-ci se trouve dans la zone de free floating déterminée par la société. Avec un service de géolocalisation, la position du scooter est visible sur l’application de Cityscoot, permettant ainsi une nouvelle location instantanée (voir ci-contre l’image de l’application de Cityscoot indiquant la localisation des scooters mais également leur autonomie).
Quand et comment se rechargent alors les deux roues électriques ? L’idée initialement prévue était que l’entreprise rechargeait les scooters sur des bornes de recharge dès que leur autonomie était trop faible, ce qui est toujours le cas aujourd’hui, durant la phase de test. Pour éviter cela, Cityscoot est en train de faire breveter un prolongateur d’autonomie : les 1 000 scooters qui seront disponibles à l’été 2016 posséderont tous une batterie auxiliaire permettant de garantir une autonomie minimale du scooter de 40 à 50 km. Cette batterie auxiliaire, qui rechargera la batterie du scooter, sera échangée par les employés de la société dès qu’elle sera déchargée. Ainsi, le scooter ne sera plus immobilisé durant la recharge.

En test à Paris jusqu’à fin janvier 2016

Après une première phase de test en juin dernier, où seuls une dizaine de scooters étaient disponibles sur un très petit périmètre, la seconde phase de test est actuellement en cours jusqu’à fin janvier. Ce second test qui a démarré à la mi-octobre, permet aux « bêta testeurs » de se déplacer avec les 50 scooters disposés dans la zone de free floating dédiée. Après la 1000éme location enregistrée le 4 décembre, Cityscoot a étendu la zone de déploiement des scooters. Les milliers de bêta testeurs inscrits pouvaient voter pour la zone d’extension désirée (au nord, à l’est, au sud ou à l’ouest), et c’est la partie nord qui l’a emportée avec 32 % des voies. Ainsi, depuis le 16 décembre dernier, la zone de free floating est étendue (sur la carte ci-dessous, la zone grisée avec la zone rosée).

Comment accéder au service ?

Durant la seconde phase de test actuellement en cours, ce sont plus de 1000 inscrits, ou bêta testeurs, qui utilisent et testent les 50 scooters électriques à disposition. Monsieur Fleurose nous a précisé que, même s’ils n’ont pas pu participer à la phase de test, ceux qui s’inscrivent aujourd’hui seront les premiers servis pour le lancement en juillet.

Tarif

Les tarifs prévus initialement ont quelque peu évolués. La facturation ne se fera plus au quart d’heure, mais à la minute au tarif de 20 cent par minute avec les 10 premières minutes incompressibles, soit 2 €. L’inscription est obligatoire et, selon l’âge, des justificatifs sont demandés pour pouvoir conduire les scooters équivalents 50 cc. Pour ceux qui le souhaitent, une initiation gratuite avec des moniteurs d’auto-école est proposée lors de l’inscription. Elle est réalisée toutes les semaines devant la mairie de Paris.

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Valberg, station de montagne pionnière en électromobilité


Valberg, station de montagne pionnière en électromobilité

Située dans les Alpes du Sud, à une heure de Nice, la station de montagne de Valberg a adopté depuis plusieurs années une politique résolument tournée vers le développement durable, notamment dans le domaine des transports. Une politique distinguée récemment lors d’une cérémonie organisée à Bercy au Ministère de l’Economie où Valberg a reçu le Trophée des Territoires Electromobiles pour les communes de moins de 10 000 habitants. Une récompense attribuée notamment pour sa dernière initiative : la mise à disposition en autopartage d’une douzaine de Renault Twizy. Des véhicules qui propulsent la station dans le tout électrique et favorise le développement durable grâce à la mobilité douce.

La protection de l’environnement dans les gènes de la station

Créée à la fin des années 1930 et nichée aux portes du Parc National du Mercantour, Valberg s’est toujours attachée a adopté un développement harmonieux et respectueux de l’environnement. Tout en modernisant ses installations pour attirer les skieurs l’hiver, mais aussi les touristes l’été, la station a su conserver son caractère de village en évitant le bétonnage outrancier. Valberg a encore accentué cette démarche de protection de l’environnement en signant, en 2007, la charte nationale des stations de montagne en faveur du développement durable. Une charte prévoyant la mise en place d’une série d’actions concrètes, en particulier dans le domaine du transport, responsable de 60% des émissions de gaz à effet de serre, selon le bilan carbone de la commune réalisée en 2009.

La ville donne l’exemple

Sous l’impulsion de son Député-Maire, Charles-Ange Ginésy, la commune de Péone-Valberg n’a pas hésité à donner l’exemple en faisant l’acquisition de nombreux véhicules électriques utilisés par les différents services de la station : entretien, espaces verts, police rurale, Office du Tourisme et Valberg Golf Club. Une politique de transport complétée à destination du grand public par la mise en place en saison d’été et d’hiver, d’un service de navettes permettant de se déplacer gratuitement au sein de la station, mais aussi de relier les villages alentour de Beuil, Péone et Guillaumes. Toujours pour favoriser la mobilité douce, des pistes cyclables ont été aménagées sur la route reliant Beuil à Valberg, tandis que la pratique du VTT à assistance électrique a été développée durant la saison d’été.

Des Twizy en autopartage

L’électromobilité dans la station a fortement progressé l’an dernier avec le lancement en décembre, à l’ouverture de la saison d’hiver, d’un service d’autopartage dont l’objectif était de réduire les émissions de CO2 avec l’utilisation de véhicules électriques, mais également d’améliorer la circulation dans la station. Equipés de pneus neige et de porte-skis, une douzaine de Renault Twizy ont été mis à la disposition des vacanciers, des saisonniers et des habitants du village. Disponibles 7 jours/7 avec une autonomie d’environ 50 km, ces Twizy, positionnés aux endroits stratégiques de la station et localisables via une application mobile, disposent également d’emplacements privilégiés de stationnement, réservés au plus près du pied des pistes. Efficaces sur la neige, les Twizy se sont révélés particulièrement utiles pour les petits déplacements et pour résoudre les problèmes de stationnement au cœur du village.

Un service étendu avec Valberg Auto Blanche

L’expérimentation menée avec le groupe i-Moov a donc été jugée plutôt probante et le service d’autopartage a été reconduit et étendu en 2015/2016. Exploité par le Syndicat mixte de Valberg, le service a pris le nom de « Valberg Auto Blanche ». Les Twizy sont maintenant disponibles tout au long de l’année et plus seulement durant la saison d’hiver. Entièrement adapté aux besoins de Valberg, le service est désormais exploité avec la solution logicielle e-colibri de Mobility Tech Green, qui couvre l’ensemble du processus de location : enregistrement, réservation, géolocalisation, accès au véhicule… Cette solution intègre le principe du « free-floating» qui consiste à prendre un véhicule en libre-service et à le restituer sur l’ensemble du stationnement public de la station. Toutefois, des parkings réservés avec des bornes de recharge, sont disponibles devant le front de neige, à l’office du tourisme et au parc des sports. Après inscription au service, la location peut se faire à la journée (20€), au week-end (30€), à la semaine (60€) ou au mois (120€). Les promoteurs de « Valberg Auto Blanche » escomptent bien que ce service fasse, dans les prochaines années, de nombreux émules dans les stations de montagne françaises.

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Un nouveau souffle pour Pariss Electric


Un nouveau souffle pour Pariss Electric

Après avoir reçu le soutien financier de l’ADEME, de la Banque Publique d’Investissement et de la Région Nord Pas de Calais, la société Pariss Electric vient de réussir une levée de fonds sur la plateforme de crowdfunding Smartangels. De quoi donner un nouveau souffle au développement de son roadster 100% électrique dont la première version du prototype est apparue en 2012 à Paris lors du Mondial de l’Automobile. Depuis, la Pariss Electric Roadster a beaucoup progressé et Damien Biro et son équipe espèrent bien pouvoir présenter leur dernière version lors du grand prix de Formula E qui se déroulera à Paris le 23 avril prochain.

Un roadster léger et puissant

La Pariss Electric Roadster est un cabriolet deux places au design inspiré de la production britannique des années 60. Grâce à son châssis monocoque en carbone et à ses composants ultralégers, elle ne pèse qu’un peu plus de 800 kilos pour 3m60 de long et 1m80 de large. La faiblesse de ce poids lui permet d’embarquer des batteries, à haut rendement et à forte capacité, qui ne soient pas trop volumineuses ni trop coûteuses, sans nuire à sa puissance. Au contraire, propulsée par deux moteurs électriques (un à l’avant, l’autre à l’arrière) d’une puissance totale de 180 kW, la Pariss affiche une accélération stupéfiante en étant capable de passer de 0 à 100 km/h en 3’’7. Cette puissance, couplée à une répartition des masses optimale, lui permet d’offrir des sensations et un comportement routier exceptionnels, sur route comme sur circuit.

Une voiture conçue d’abord pour les circuits

La Pariss est d’ailleurs d’abord conçue pour les circuits. La première cible commerciale visée est celle des « Gentlemen Drivers », ces amateurs (ils sont entre 80 à 100 000 en France) qui pratiquent la course automobile sur circuit. Un public exigeant qui aura la possibilité de personnaliser à l’extrême l’intérieur de son roadster, assemblé de manière artisanale, et de faire ainsi de chaque exemplaire un modèle unique. L’entreprise calaisienne compte également séduire les promoteurs et organisateurs de courses sur circuit, ainsi que les écoles de pilotage. Après avoir construit et imposé sur les circuits une image de marque mondiale de sportive électrique d’exception, Pariss Electric envisage, dans un second temps, de réaliser une version de son roadster adaptée à la route. Pour convaincre le grand public (il faudra tout de même débourser de 50 à 100 000 euros), elle compte sur un atout important avec le prolongateur d’autonomie, proposé en option, qui fait passer l’autonomie de la voiture de 200 à 700 km, ce qui l’affranchit presque totalement de l’un des principaux freins à l’acquisition d’un véhicule électrique.

L’équipe et ses partenaires

Pariss Electric a été fondée par Damien Biro, un passionné d’automobiles sportives, issu d’une famille d’inventeurs comme László Biró, l’inventeur du stylo à bille à qui le Baron Bich racheta le brevet avant de créer la société BIC. Damien Biro a su constituer autour de lui une équipe expérimentée au sein de laquelle figure notamment Jean-Marie Hurtiger, l’un des pères de la Logan, qui fut durant 6 ans aux commandes de Renault Samsung Motors en Corée, mais aussi Jean-Christophe Bajoit qui a dirigé des filiales industrielles chez Thomson ou Schneider Electric, ou Jérôme Fauchet qui travailla durant 10 ans dans les filiales Sport, puis Véhicules électriques du groupe Renault. Cette équipe solide est parfaitement capable de piloter le développement des prochaines versions de la Pariss, d’autant plus que ce développement s’appuie également sur le savoir-faire de professionnels aux compétences reconnues mondialement. Pariss Electric est en effet un adepte du « Carry-over », un principe qui consiste à incorporer dans son roadster un maximum de modules de pièces et de composants existants, produits et validés par des partenaires comme Welter Racing pour la conception et l’industrialisation du châssis en carbone ; Bosch Engineering pour l’intégration du groupe motopropulseur ou Forsee Power pour les batteries.

Les objectifs de Pariss Electric

Après sa dernière levée de fonds, le premier objectif de Pariss Electric en 2016 est de finaliser un nouveau prototype de son roadster afin de le présenter et le faire tester par de nombreux invités lors du premier grand prix de Formula E qui se déroulera à Paris, le 23 avril aux abords de l’esplanade des Invalides. Toujours en 2016, elle compte réaliser une série de 10 véhicules destinés à assurer la promotion de la Pariss dont la commercialisation devrait débuter en 2017 avec la production d’une trentaine d’exemplaires destinés à un usage « piste ». Par la suite, la production d’une centaine de voitures par an est envisagée dans l’usine de Calais avant d’offrir, à l’horizon 2020, une déclinaison de plusieurs modèles « taillés pour la route » et accessibles à partir de 50 000 euros. Si, compte tenu de l’adoption du principe du « Carry-over » et du caractère artisanal de la production, le point mort de l’entreprise est estimé à 100 voitures/an, les objectifs de Pariss Electric sont beaucoup plus ambitieux et Damien Biro escompte bien pouvoir produire à terme près de 10 000 voitures/an.

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Cristal, la navette du futur pour la desserte du dernier kilomètre


Cristal, la navette du futur pour la desserte du dernier kilomètre

Au moment où de plus en plus de grandes agglomérations envisagent de restreindre drastiquement l’accès à leur centre-ville, la problématique de la desserte du dernier kilomètre revêt une grande importance, d’autant plus que les transports collectifs ne peuvent toujours y répondre parfaitement. Avec sa navette futuriste dénommée Cristal, le groupe alsacien Lohr entend apporter une solution innovante et écologique à ce problème. La présentation de ce « micro-bus » électrique disposant d’une bonne autonomie et ayant une durée de vie de 15 ans, soit 600 000 kilomètres roulés, vient d’ailleurs d’être particulièrement remarquée lors de la COP21 où il a reçu le label Solutions COP21 qui met en exergue les innovations majeures qui œuvrent pour un monde plus durable.

Une complémentarité avec les transports collectifs

Leader mondial des véhicules de porte-voitures et spécialisé également dans les wagons transportant les semi-remorques via le ferroutage, le groupe Lohr dispose d’un pôle de développement de 80 ingénieurs et techniciens qui ont travaillé, avec le soutien du pôle de compétitivité « Véhicule du futur », sur le projet Cristal. Un véhicule conçu pour être complémentaire des transports collectifs de masse (métro, tramway, autobus), afin d’assurer avec une grande souplesse la desserte du dernier kilomètre. Ce véhicule bimodal s’adresse principalement aux agglomérations européennes de plus de 100 000 habitants, qui souhaitent optimiser leur offre de transport avec un système connecté, partagé et propre, qui intervient en bout de chaîne des transports collectifs et qui peut être géré par le même exploitant que celui de l’ensemble du réseau de transports public existant.

Un véhicule compact et capacitaire

Avec ses 3m90 de long et ses 1m80 de large, Cristal est d’une taille semblable à celle d’une Renault Zoé, mais avec un accès debout et de plain-pied grâce à sa hauteur de 2m50 qui le rapproche d’un bus. Ce véhicule très compact peut toutefois se transformer en un ensemble de grande capacité susceptible de transporter simultanément de nombreuses personnes. En effet, l’originalité du système réside dans le fait qu’il est possible d’accoupler de 2 à 4 modules, transformant ainsi Cristal en une navette capable d’accueillir jusqu’à 58 personnes grâce à son très grand volume intérieur. L’opération d’accouplage des modules est automatisée suivant une trajectoire monotrace et peut être réalisée rapidement depuis la cabine de pilotage par un chauffeur professionnel qui prend alors le contrôle de l’ensemble des modules. Fonctionnant grâce à une batterie embarquée d’une puissance de 30 kW, le véhicule dispose d’une autonomie d’environ 150 km ce qui devrait être suffisant pour une journée vu son utilisation. Une utilisation qui a la particularité d’offrir deux visages.

Un véhicule à double usage

Le Cristal peut en effet être utilisé à titre individuel, en libre-service, ou collectif en mode navette. Dans le premier cas, le système fonctionne un peu à la manière d’Autolib’ avec une flotte de véhicules que les usagers (titulaires d’un permis B) peuvent localiser et réserver via leur smartphone, puis les utiliser librement avant de les ramener dans l’une des stations. La vitesse maximale du Cristal est alors de 70 km/h et sa capacité est limitée à 5 personnes assises. En mode navette, les véhicules sont attelés et conduits par un chauffeur professionnel rattaché à l’exploitant. Le système répond alors à une demande de déplacement planifiée ponctuellement, concentrée dans le temps et dans l’espace comme une desserte scolaire, une navette pour un marché ou la mise en place d’une ligne de rabattement sur un parking-relais. Il offre la possibilité d’adapter la capacité, de 2 à 4 modules, en fonction de la demande réelle. Le chauffeur prend place dans la voiture de tête et la vitesse maximale est ramenée à 40 km/h.

Une première présentation lors de la COP21

Encore au stade de prototype, le Cristal a fait l’objet d’une présentation très remarquée lors de l’exposition « Solutions pour le climat » organisée à Paris au Grand Palais en marge de la COP21. Son allure futuriste a séduit le grand public, tandis que ses capacités techniques ont suscité l’intérêt de nombreux responsables de transport d’agglomération. Ce système de transport bimodal fera d’ailleurs l’objet en 2016 d’une expérimentation sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg qui dispose déjà d’un réseau de transport en commun très maillé. Dans un premier temps, 4 véhicules Cristal devraient circuler entre au moins 3 stations durant 3 mois, avant de mener l’expérimentation à une plus grande échelle. Toujours courant 2016, Cristal sera également testé à Montélimar, une collectivité d’un peu plus de 35 000 habitants où le réseau de transport est moins développé. Les navettes Cristal pourraient alors constituer un complément aux lignes de bus actuelles, voire se substituer à certaines d’entre elles dont la rentabilité n’est pas assurée. Si ces tests sont positifs, le groupe Lohr envisage de commercialiser son véhicule à travers l’Europe à partir de 2017.

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Claude Muller prend la direction d’Easytrip


Claude Muller prend la direction d’Easytrip

Claude Muller, anciennement directeur véhicules électriques et infrastructure de recharge pour Nissan West Europe, vient de prendre la direction de la société Easytrip, qui possède notamment la solution KiWhi Pass, carte d’accès aux bornes de recharge électrique. Interrogé sur la stratégie de déploiement de KiWhi Pass, Claude Muller a répondu aux questions d’Autoactu.

Interopérable avec 85 % des bornes communiquantes en France

D’après Autoactu, la carte KiWhi est interopérable sur 85 % du réseau français de bornes de recharge communicantes. Monsieur Muller précise que « seules les bornes non communicantes, installées avant 2014, et les bornes de Bolloré pour ses services d’auto-partage ne reconnaissent pas la carte KiWhi Pass ». Monsieur Muller a rajouté « il y a de nombreux autres projets de création de bornes par les syndicats d’énergie qui ont compris l’intérêt de les rendre interopérables plutôt que d’opter pour une solution propriétaire : c’est le cas par exemple du syndicat d’énergie d’Eure-et-Loir avec lequel nous avons récemment signé un accord pour leurs futures 200 bornes ».

Carte multi-usages

« Nous souhaitons faire de KiWhi Pass, comme de nos autres offres, des cartes multi-usages à fortes valeur ajoutée en les rendant incontournables » a détaillé Claude Muller. Cela semble bien parti car, en plus d’une distribution systématique par les constructeurs tels que Nissan et Renault lors de l’achat d’un véhicule électrique, l’entrée d’Egis au capital de The New Motion le mois dernier, permet aux possesseurs de la carte KiWhi Pass d’accéder à un réseau de 25000 points de recharge dans 9 pays européens (Finlande, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Luxembourg, Autriche, France et Suisse) – voir notre article sur le sujet.

Le nouveau directeur d’Easytrip rajoute « Nous voulons que cette carte permette à ses porteurs de bénéficier de nouveaux services et d’offres exclusives » sans pour autant dévoiler les détails des futures prestations qui devraient être proposées au premier semestre 2016.

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SAP Labs France lance son programme d’E-mobility


SAP Labs France lance son programme d’E-mobility

SAP Labs France a lancé, jeudi à Sophia Antipolis, son programme d’E-mobility pour l’année 2016. Filiale française, spécialisée dans la Recherche et le Développement, du leader mondial du logiciel pour les entreprises, SAP Labs France a fait du domaine du transport l’axe essentiel de sa politique en faveur de la protection de l’environnement. A travers son programme d’E-mobility, elle entend inciter ses salariés à choisir un véhicule 100% électrique comme voiture de fonction à laquelle ils ont droit dès qu’ils ont 3 ans d’ancienneté. Une voiture qu’ils pourront utiliser à titre privé et recharger gratuitement en utilisant les bornes implantées au siège de l’entreprise. Une initiative d’autant plus exemplaire qu’elle concerne près de 400 salariés et qu’elle fait déjà tache d’huile au sein du groupe.

Les raisons d’un engagement

Si SAP Labs France a décidé de se lancer dans la mise en œuvre d’un tel programme sous l’impulsion de son Président Hanno Klausmeier qui s’est totalement impliqué dans l’opération, c’est d’abord parce que la maison-mère, la firme allemande SAP, a initiée le mouvement en se fixant pour objectif d’avoir 5 000 voitures de fonction 100% électrique à l’horizon 2020. L’émulation jouant, la filiale française entend faire encore mieux et atteindre un objectif de 20% de voitures de fonction électriques dès 2018. Un autre facteur de déclenchement de cette politique a été la signature, dans le cadre du plan de protection de l’atmosphère, d’un décret préfectoral obligeant les entreprises disposant d’un parc de plus de 50 voitures de fonction, à s’équiper d’au moins 5 véhicules électriques. Une disposition qui n’a pas était ressentie comme une contrainte chez SAP Labs France, mais plutôt comme une opportunité.

Une extension à toute la gamme des véhicules électriques

Une première action a été entamée dès 2015 en partenariat avec Renault pour inciter les salariés à opter pour une Renault Zoé comme voiture de fonction. 6 Renault Zoé ont ainsi déjà fait l’objet d’une acquisition. Les premiers retours d’expérience étant très positifs, il a été décidé d’étendre le choix de la voiture de fonction à pratiquement toute la gamme de véhicules électriques disponibles, de la Renault Zoé à la Tesla Model S, en passant par les Nissan Leaf, les BMW i3, les Volkswagen e-Golf, les Kia Soul ou les Mercedes Classe B 250 e. Des modèles qui étaient tous présents et disponibles pour des essais lors du lancement officiel du programme 2016 d’E-mobility. D’ores et déjà, plusieurs nouveaux véhicules ont été commandés dont une Mercedes Classe B 250 e, et même deux Tesla Model S. Bien sûr, la participation financière demandée aux salariés n’est pas la même suivant la voiture choisie, mais la durée du contrat de location passé avec la société de Leasing Parcours peut s’adapter en fonction du véhicule et va ainsi de deux ans pour une Renault Zoé à 5 ans pour une Tesla Model S.

De fortes incitations au choix de la voiture électrique

Outre cette souplesse dans la durée du contrat de leasing qui n’existe pas pour les voitures thermiques, SAP Labs France a pris plusieurs mesures pour inciter ses salariés à opter pour une voiture électrique. La principale est financière avec une amplification de l’aide de l’entreprise pour l’acquisition d’une voiture ne rejetant pas de CO2, tandis que les aides relatives aux voitures thermiques ont été diminuées. Ainsi, la participation financière demandée à un salarié pour une Renault Zoé est symbolique puisqu’elle ne s’élève qu’à un euro/mois. Une autre incitation réside dans la possibilité pour les utilisateurs de recharger leur véhicule gratuitement au siège de l’entreprise où trois bornes (deux d’une puissance de 7 KW et une de 22 KW), avec chacune deux points de charge, ont déjà été installées, tandis qu’un engagement a déjà été pris avec Schneider Electric pour doubler ce nombre en 2016. Dans la pratique, l’autonomie, qui constitue encore un frein psychologique à l’adoption d’une voiture électrique, ne pose guère de problèmes pour les déplacements quotidiens de ces salariés qui rechargent leurs véhicules 2 à 3 fois par semaine. D’ailleurs tout est fait pour qu’ils soient gagnants dans tous les cas puisque, lorsqu’ils doivent effectuer un long déplacement le week-end, ils peuvent alors disposer d’un véhicule thermique.

Un exemple à suivre

Avec de telles incitations, il n’est pas trop étonnant de voir que ce programme d’E-mobility fasse de plus en plus d’adeptes au sein de l’entreprise. Lors de son lancement, Jérôme Cicille de l’ADEME a salué cette initiative qu’il juge d’autant plus exemplaire que la mobilité constitue l’un des enjeux majeurs de la transition énergétique. Fondatrice des Assisses Nationales IRVE, Isabelle Rivière s’est félicitée qu’une entreprise de la région PACA se soit lancée dans une telle démarche et souhaite que son exemple soit suivi par d’autres sociétés, notamment sur la technopole de Sophia Antipolis. En attendant, SAP Labs France semble bien partie pour réussir son pari de convertir très vite à l’électrique 20% de sa flotte de voitures de fonction. En tout cas, elle fait déjà des émules sur les autres sites français du groupe, à Paris et en Normandie, qui adhèrent désormais au programme lancé sur la Côte d’Azur.

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SyDEV : Un prix et un rallye 2016 plus grandiose


SyDEV : Un prix et un rallye 2016 plus grandiose

Avec toute l’énergie que le SyDEV déploie pour réussir la transition énergétique et promouvoir la mobilité électrique en Vendée, le trophée des Territoires électromobiles de l’Avere-France, remis hier, jeudi 17 décembre 2015, est une juste récompense. Nous avons, pour l’occasion, contacté Pascal Houssard, directeur général du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée, qui a bien voulu commenter l’événement, mais aussi brosser les grandes lignes d’un Vendée énergie Tour 2016, plus grandiose que jamais.

Catégorie : Syndicats de l’énergie

Organisée en partenariat avec la Caisse des dépôts, EDF, Greenovia, La Poste, Mobivia, Nissan, Renault et l’UGAP, la sixième édition des Trophées des Territoires électromobiles inaugure une toute nouvelle catégorie, réservée aux syndicats de l’énergie. Hier, jeudi 17 décembre 2015, Alain Leboeuf, président du SyDEV, et Pascal Houssard, sont venus chercher le prix qui distingue le syndicat vendéen comme le plus engagé dans la mobilité électrique, pour sa catégorie. Les deux hommes, qui participent régulièrement aux Assises IRVE, étaient particulièrement fiers de recevoir une distinction qui ne pourra qu’encourager toute l’équipe du SyDEV pour le formidable travail accompli en 2015, et avant.

Avec les félicitations d’Isabelle Rivière

« Merci pour cet élargissement des Trophées des villes électromobiles aux territoires. Je salue la récompense de la Vendée pour les syndicats d’énergie, qui confirme que les Assises IRVE, en février à Nice, sont de vrais découvreurs de talents. Le SyDEV est un territoire pionnier dont nous reparlerons lors du 5e anniversaire, les 11 et 12 février 2016. Ce trophée Avere conforte l’entrepreneur que je suis car il valorise le travail effectué par chacun de nous, depuis 2012, pour favoriser l’émergence d’un marché rentable, durable et fiable pour l’électromobilité et pas seulement… », a réagi Isabelle Rivière, fondatrice des Assises IRVE et présidente de l’Avem, en apprenant la distinction reçue par le SyDEV.

1 VE acheté par jour en Vendée

Pour Pascal Houssard, « le choix du jury a dû tenir compte des infrastructures de recharge déjà opérationnelles sur notre territoire, du Vendée électrique Tour comme opération majeure de promotion et de communication autour du véhicule électrique, et de l’impact de la politique du SyDEV en la matière sur les ventes de VE dans notre département ». En France, du 1er janvier au 30 novembre 2015, la part des véhicules ZE sur les achats de Renault neuves, est de 3,2%. Les concessions des Herbiers, de La Roche-sur-Yon et de Challans, dans le Top4 de la direction régionale ouest, explosent cette moyenne, avec des pourcentages qui s’élèvent respectivement à 8,2%, 6,8% et 6,3%. A quelque chose près, il se vend en Vendée une voiture électrique par jour ouvré. Deux Renault Zoé sur 100 achetées en France, le sont sur ce territoire. Fin 2015, on comptera environ 500 VE immatriculés dans le 85.

La reconnaissance de l’audace

Comme pour beaucoup de projets, l’histoire électromobile du SyDEV a débuté à l’été 2012, lors d’une fête familiale. Le hasard a voulu que Pascal Houssard, qui aime l’automobile, soit assis à côté d’une personne clé des véhicules électriques chez Renault. Les deux convives parlent voitures, et plus particulièrement de voitures branchées. Une discussion qui a mis quelque chose en route dans la tête du directeur du SyDEV. Il évoque le sujet avec Jean-Claude Merceron, alors président du syndicat vendéen de l’énergie. Qui des 2 a dit le premier : « Le véhicule électrique sans systèmes de recharge, ça ne va pas marcher ? ». Peu importe ! L’essentiel à retenir, c’est qu’en 10 minutes le feu vert a été donné pour que le SyDEV s’approprie la question. Le syndicat vendéen se devait-il de se jeter dans l’aventure ? Etait-ce le bon moment ? Secondaire ! L’audace, ici, est née à cet instant très précis !

Première borne en 2014

« La première borne du SyDEV pour la recharge des batteries des véhicules électriques a été inaugurée le 20 mai 2014, juste avant le départ de Jean-Claude Merceron », se rappelle Pascal Houssard. « L’univers réseau, le SyDEV connaissait déjà ; la production d’énergie renouvelable d’origine photovoltaïque ou éolienne aussi, depuis 15 ans ! Le syndicat assure même la coordination du réseau intelligent Smart Grid Vendée », ajoute-t-il pour justifier le rôle incontournable de son établissement dans le déploiement d’un maillage efficace en infrastructures dédiées VE. Si le service de Béatrice Foucher, directrice du programme électrique de Renault, a aidé gracieusement le SyDEV en lui proposant son expertise et son savoir-faire, le réseau installé dans le département a été conçu afin d’être exploitable au mieux pour les utilisateurs des véhicules électriques de toutes les marques. Grâce à ce partenariat, la première Zoé est arrivée au syndicat vendéen en juin 2013. Nissan est aussi de l’aventure, avec une installation effective de 6 bornes rapides tri-standard, et 4 autres en projets, dans le cadre du plan européen développé par le constructeur.

Maturité

Tout, dans son histoire, souligne la maturité intellectuelle du SyDEV pour comprendre la réalité des véhicules électriques. Dès que ses acteurs, en particuliers les élus vendéens, se sont lancés dans l’aventure de l’électromobilité par le déploiement d’infrastructures de ravitaillement suffisantes, ils ont été convaincus qu’ils ouvraient une nouvelle voie. Ainsi en donnant un signal fort aux syndicats de l’énergie du Morbihan, et du Calvados. Mais aussi en faisant réfléchir les plus réticents.

Encore plus loin

Pascal Houssard prévient : « Avec le trophée reçu hier, nous sommes confortés dans nos choix et dans nos actions. Mais nous n’allons pas nous reposer sur nos lauriers, et irons encore plus loin. Pour autant, nous nous devons de rester modestes. Disons que le succès du véhicule électrique en Vendée mérite d’être observé ». Dans l’émission « Le week-end des experts », qu’il co-anime avec François Sorel sur RMC, Jean-Luc Moreau a évoqué les bons résultats des véhicules électriques dans les départements ruraux, citant la Haute-Loire et la Vendée. Pour le directeur général du SyDEV, « le succès des véhicules électriques, c’est quand les civils et les commerciaux prennent naturellement le relais ».

Du Vendée électrique Tour au Vendée énergies Tour

Le SyDEV dispose aujourd’hui pour ses propres besoins de 22 véhicules de fonction, dont 7 sont électriques… et 1 carbure au GNV. Une Nissan Leaf 30 kWh va bientôt rejoindre la Volkswagen e-up! et les Renault Zoé. Pour ravitailler les 8 plus vertueux : 12 points de charge internes et une station de gaz. Un investissement cohérent avec la politique de développement des engins à énergie verte poussée par le syndicat vendéen, qui a dû aussi compter dans l’attribution du trophée reçu hier. « Le GNV, et plus précisément le BioGNV, mais aussi l’hydrogène, contribuent au développement de la mobilité durable, en particulier pour les longues distances et le transport des marchandises », explique Pascal Houssard. « Voilà pourquoi le SyDEV soutient leurs filières », ajoute-t-il. Ce qui passe par la future ouverture d’une unité de production de GNV, et le lancement d’une étude sur le potentiel hydrogène de la Vendée. C’est donc tout naturellement que la manifestation programmée en juin 2016 par le SyDEV s’ouvrira aux engins à gaz, avec un important village d’exposition à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, et un grand rallye touristique. Jean-François Villeret et son équipe de Tour véhicules électriques ont été contactés pour proposer un programme itinérant new look !

Le grand public ciblé

Qu’on se le dise : Le Vendée énergies Tour devrait accueillir plus de participants, serait davantage encore tourné vers la promotion des solutions durables, et ouvert au grand public ! « Il faut que ce soit festif, que le monde vienne, et que toutes les marques soient représentées ! », s’emporte le directeur général du SyDEV, qui rappelle que cette année, en marge de la grande parade qui clôturait le Vendée électrique Tour, la concession Renault de la Roche-sur-Yon a vendu 4 Zoé. Pascal Houssard insiste sur la nécessité de montrer des concepts et des engins innovants. Voilà pourquoi il espère que Colas répondra favorablement à sa demande de présentation de sa route solaire, pour laquelle la Vendée est « département démonstrateur ». De grands acteurs de l’électromobilité ont aussi été contactés pour témoigner. En attente de réponse : Zavier Degon, de l’Odyssée électrique en Citroën C-Zéro ; Robert Morandeira, pour ses différents rallyes en Zoé ; Sandra, co-réalisatrice du documentaire « Le peuple électrique » ; et les aventuriers de « Bangkok à Lourdes en tuk-tuk électrique ».

Les 250 ans de la traversée du passage du Gois

Selon la tradition orale, la première traversée du passage du Gois aurait été effectuée en 1766, par un certain Gauvrit. D’une longueur d’un peu plus de 4 kilomètres, la route, qui relie l’île de Noirmoutier au continent, est inondée 2 fois par jour avec la marée haute. Deux cent cinquante ans après Gauvrit, Pascal Houssard espère commémorer l’événement le 4 juin avec, par exemple, 200 voitures, 100 vélos et 10 motos électriques. Et sans doute plus fort encore, mais un peu tôt pour en parler ! Nous ne sommes qu’en décembre !

1.000 vélos… et les productions des adhérents à l’Avem

Proposée par Vendée des îles, la Vélocéane est un événement qui à réuni cette année environ 6.000 cyclistes. Pascal Houssard souhaiterait que le syndicat organisateur prépare une randonnée pour un millier de vélos. Avec, peut-être, une boucle de 100 kilomètres pour rassembler exclusivement 100 VAE. Le directeur général du SyDEV lance également un appel aux adhérents de l’Avem qui auraient un concept à montrer et/ou à proposer en situation, afin qu’ils le contactent au plus vite. N’hésitez pas : la manifestation aura des retentissements sans précédents en France dans la mobilité électrique, c’est sûr !

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Des stations Lafon adaptées à tout type de recharge en cours d’installation à Paris.


Des stations Lafon adaptées à tout type de recharge en cours d’installation à Paris.

Présentée à l’occasion de Solutions COP21, la Pulse Urban Line est une station de charge AC/DC qui offre 3 points de charge permettant la recharge simultanée de deux véhicules électriques et un scooter ou vélo à assistance électrique. Sélectionnée par la ville de Paris, cette borne devrait équiper à terme tous les arrondissements de la ville.

Station pour tout type de charge et véhicule

« La force de cette station réside dans sa capacité à offrir le même service à tous les utilisateurs de véhicules électriques, c’est à dire de recharger sa batterie en 22 kW quel que soit le mode de charge (mode 3 ou mode 4). En optimisant ainsi la recharge, nous apportons une vraie réponse à l’itinérance et au développement de l’usage professionnel du véhicule électrique » indique Thierry Troncy, Responsable marché VE et Flottes privées chez Lafon dans un communiqué de presse. La station dispose de 3 modules distincts (voir photo ci-dessous). Le module maître héberge l’interface utilisateur, un point de charge pour les deux roues ainsi que les modules de puissance IES. Quant aux deux modules satellites, ils proposent tous les standards : CHAdeMO et COMBO pour la recharger en courant continu (avec une garantie d’un débit de 22 kW par Lafon), mais également, une prise type 2, une prise type 3 et deux prises domestiques (E/F) pour la recharge en courant alternatif. Pourquoi deux prises domestiques sur chacun des deux modules ? L’une d’elles est dédiée au branchement des véhicules frigorifiques pour maintenir la partie froide sur courant durant une recharge, quelle qu’elle soit.

Accès et utilisation facilités

Son interface a été conçue afin de permettre aux clients un accès facilité précise le communiqué de presse : identification, choix du point de charge, connexion du véhicule et charge. La Pluse Urban Life possède en option (non choisie par la ville de Paris), un lecteur CB permettant le paiement sans contact. Autre précision donnée par Solenne Parain, chargée de communication chez Lafon Technologies, les câbles et prises sont protégés par une trappe qui se referme lors de la recharge, empêchant ainsi tout vol du câble de recharge des usagers ou détérioration des prises. De même, les câbles présents (modes 3 et 4) possèdent des rappels de câble, permettant un rangement facile dans leurs compartiments.

Pour remonter toutes les informations de la borne instantanément, une connexion GRPS a été mise en place sur chaque station. Avec une ouverture possible sur les côtés, les opérations de maintenances, réalisées par INEO sur Paris, seront facilitées.

100 stations devraient être mises en place à Paris pour 2016

Selon le fabricant, ce sont 100 stations qui seraient installées courant 2016. 60 pour le début de l’année, et les 40 autres pour fin 2016. Pour le moment, la ville de Paris ne souhaite pas communiquer sur le fonctionnement du service qui va être associé. Nous en saurons plus en janvier prochain, au moment de son lancement par la ville.

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Le transporteur autonome CityMobil2 sur la CASA (06) début 2016


Le transporteur autonome CityMobil2 sur la CASA (06) début 2016

Citymobil2 est un projet de recherche européen consistant à exploiter un véhicule électrique totalement automatisé et autonome pouvant transporter des personnes dans un environnement urbain.

De nombreuses villes européennes engagées

Ce sont près de 12 villes et régions d’Europe qui ont été retenues pour déployer le projet chez elles. Après La Rochelle sur plusieurs mois en début d’année, et plusieurs présentations sur différentes expositions et conférences, c’est bientôt au tour de la CASA (Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis) dans les Alpes-Maritimes de tester le véhicule.

Expérimentation à Biot

La Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis testera entre mi janvier et le 31 mars 2016 ces véhicules électriques sans chauffeur capables de transporter jusqu’à 9 personnes. Les véhicules circulant à une vitesse de 10 à 15 km/h desserviront 5 arrêts du lundi au vendredi sur un trajet expérimental d’un km le long de l’Avenue Roumanille à Biot. Ce sont, en tout, 3 véhicules qui vont circuler sur l’Avenue la journée, leur recharge se faisant la nuit.

Observation des aspects techniques et retours d’expérience

Ce projet « vise à définir les adaptations qui doivent être faites en ville pour garantir une sécurité maximale à tous les usagers de la route » nous indique un communiqué de la CASA. Pour circuler en toute sécurité, les EZ10, véhicules conçus par le constructeur français Robosoft, sont équipés d’un système de détection d’obstacles à technologie laser et GPS permettant de les contourner ou de stopper le véhicule. Pour évaluer la perception des utilisateurs en matière de qualité, de sécurité et de performance, le retour d’expérience des utilisateurs est nécessaire. C’est pourquoi, un opérateur sera présent dans chaque navette afin de veiller au bon fonctionnement du véhicule, d’accompagner, et d’obtenir les différents retours des utilisateurs.

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Bolloré va exporter Autolib’ en Italie


Bolloré va exporter Autolib’ en Italie

Avec plus de 260 000 abonnés depuis son lancement il y a 4 ans sur Paris et sa région, Autolib’ a convaincu un grand nombre d’utilisateurs et a démontré la viabilité d’un service d’autopartage dans les métropoles. Alors qu’il n’y avait que 250 Bluecar et 250 stations à son lacement, Autolib’ compte aujourd’hui 3 400 voitures électriques, ainsi que 1 000 stations et 5 500 bornes de recharge en fonctionnement. Un succès qui se décline aussi en province à Lyon avec Bluely et à Bordeaux avec Bluecub. Mais le groupe Bolloré n’entend pas dans ce domaine se limiter à la France et a des visées importantes à l’exportation. Il s’est ainsi déjà lancé à la conquête des Etats-Unis en débutant par la ville d’Indianapolis avec BlueIndy. Nous savions déjà qu’il envisageait également de lancer un service d’autopartage à Londres avec BlueCity dont les premières Bluecar rouleront en janvier. Ce déploiement à l’étranger ne s’arrêtera pas là puisque le groupe Bolloré a annoncé la semaine dernière qu’il allait lancer deux nouveaux services en Italie.

Une présence à Rome et à Turin

Le premier, Blueroma, sera lancé à Rome au cours du second trimestre 2016. Basé sur le modèle d’Autolib’, il fonctionnera au démarrage avec 150 véhicules, 70 stations et 180 bornes de recharge. L’objectif fixé, sur les deux années à venir, étant d’atteindre les 1 000 véhicules, 500 stations et 2 000 bornes de recharge. Après Rome, un nouveau service devrait être lancé en septembre 2016 à Turin. D’ici à 2018, Bluetorino devrait disposer de 400 Bluecar, 200 stations et 700 bornes de charge. Pour Vincent Bolloré : « L’objectif pour Rome et Turin est de proposer un service d’autopartage à la fois pratique, propre et respectueux de l’environnement. Désormais, les habitants et les touristes de ces cités antiques pourront se déplacer en voiture électrique grâce à un moyen de transport flexible et abordable permettant de réduire la présence de véhicules thermiques dans les villes ».

Un retour aux sources pour la Bluecar

Pour la Bluecar, cette implantation en Italie, avec ces deux services d’autopartage à Rome et à Turin, constitue un peu un retour aux sources puisque la voiture 100% électrique du groupe Bolloré a été conçue en collaboration avec le célèbre carrossier italien Pininfarina qui est à l’origine de son design alors que Bolloré apporta plutôt sa technologie basée sur l’utilisation de batteries LMP fonctionnant au Lithium Métal Polymère. D’ailleurs, même si depuis le mois de septembre, la fabrication de la Bluecar a démarré au sein de l’usine Renault de Dieppe, une partie de la production reste assurée dans l’usine Pininfarina de Bairo située à proximité de Turin. La Bluecar sera donc comme chez elle dans les rues de Turin et l’arrivée d’Autolib’ de l’autre côté des Alpes revêt pour le groupe Bolloré une importance toute particulière, qui dépasse sa simple dimension économique.

La conquête des Etats-Unis commence par Indianapolis

Mais outre cet aspect sentimental, l’exportation du modèle Autolib’ répond à une stratégie visant à mieux en assurer sa rentabilité. Le premier pays visé par cette politique a été les Etats-Unis où le groupe a choisi de commencer par s’implanter dans la Mecque de la course automobile à Indianapolis. 41 millions de dollars ont été investis dans projet BlueIndy qui est soutenu par la municipalité et qui est devenu accessible au grand public en septembre dernier. Une mise en service avec 145 Bluecar réparties entre 25 stations situées en ville, plus une à l’Aéroport international où une vingtaine de voitures attendent les voyageurs. Progressivement, BlueIndy disposera de 500 véhicules et de 200 stations équipées de bornes de recharge, ce qui en fera le plus grand service d’autopartage des Etats-Unis.

Une arrivée en douceur à Londres

Bolloré a également choisi de s’implanter en Angleterre, mais avec une stratégie différente puisque le groupe a tout d’abord été choisi par « Transport for London », l’autorité responsable des transports de la capitale britannique, pour développer et harmoniser les infrastructures des bornes de charge de Londres. 6 000 bornes doivent ainsi être déployées dans la ville d’ici à 2018. Elles seront exploitées par Bolloré sous le nom de « Source London ». Pour que ce service, qui nécessite un investissement de près de 120 millions d’euros, devienne rentable, encore faut-il que l’usage du véhicule électrique se développe. D’où l’idée de lancer à Londres un service d’autopartage reprenant le principe de fonctionnement d’Autolib’, même si cette fois il n’est pas soutenu par la municipalité londonienne qui souhaite faire jouer la concurrence entre plusieurs opérateurs. Bolloré se lance donc prudemment sur ce marché et va ouvrir son service BlueCity en janvier avec une dizaine de Bluecar déployée sur les quartiers de Hammersmith et de Fulham, avant de monter à 40 voitures à la mi-février, puis de dépasser la centaine.