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Les vacances en voiture électrique vues avec les yeux d’une petite fille de 8 ans


Les vacances en voiture électrique vues avec les yeux d’une petite fille de 8 ans

Dernier article avant trois semaines de vacances pour l’Avem. C’est l’occasion de partager avec vous une petite histoire d’un périple familial, touristique et culturel, réalisé en 2010. Ma fille, alors âgée de 8 ans, m’avait sollicité pour en écrire ensemble les étapes les plus intéressantes, afin d’exploiter le support (en document annexe) en classe. A l’époque, nous habitions en Meuse. Notre Kangoo électrique de 2003 nous avait amenés jusqu’en Alsace, à un peu plus de 200 kilomètres de la maison. Certes, pas un très long voyage, mais une bonne semaine et mille kilomètres de routes, à Pâques, pour découvrir les Vosges que nous connaissions finalement assez peu.

Le camping : une base de choix

Le choix avait été fait de nous baser dans un camping équipé de chalets et cottages familiaux. A Pâques, dans ce coin des Vosges, les températures flirtent encore avec les gelées au petit matin. Le Kangoo était branché le soir. Et s’il le fallait, nous faisions des charges intermédiaires, comme ce fut le cas, par exemple, au parc d’attraction de Fraispertuis, dans quelques restaurants, au parking Effia d’Epinal, dans la famille, chez des amis, etc. A l’époque, il fallait parfois négocier plusieurs dizaines de minutes et trouver une compensation pour le professionnel. Chez un restaurateur, indiquer que nous allions prendre 4 menus complets aidait à obtenir l’accord pour se brancher sur une prise. Nous étions des Martiens, en quelque sorte. Les témoins de notre périple pensaient que nous avions transformé nous-mêmes un Kangoo thermique en Kangoo électrique. Il y avait parfois de la méfiance ou de l’incrédulité lorsque nous demandions à pouvoir recharger sur place, qu’heureusement la bonne bouille de nos enfants dissipait rapidement.

Prolongateur d’autonomie

L’histoire ne le dit pas, mais notre Kangoo était équipé d’un prolongateur d’autonomie que nous souhaitions très peu utiliser, afin de nous mettre dans les conditions d’une véritable aventure en véhicule 100% électrique. Sa présence a cependant été très rassurante, car nous savions que si nous ne trouvions pas de moyen de recharger les batteries, nous pouvions exploiter le petit moteur thermique très bruyant, qui, pour le coup, étonnait de férocité sur notre passage. Il faut imaginer un moteur à plein régime pour une voiture roulant à 80 km/h sur les départementales. Un peu comme si nous étions en 3e vitesse sur un modèle à essence à boîte mécanique. Par ailleurs, la sortie de l’échappement était mal située, sous la voiture, au niveau du milieu du tableau de bord, presque collée à des protections en plastique. Il fallait l’éteindre à la moindre odeur suspecte de brûlé : l’air qui passait à bonne vitesse sur un point incandescent pouvant favoriser le départ d’un incendie.

Les pauvres !

Peut-être qu’en découvrant ce récit, quelques lecteurs imagineront que nous vivions l’enfer en ayant choisi un Kangoo électrique pour partir en vacances. Pas du tout ! C’était une véritable aventure assumée et réjouissante, que nous avions d’ailleurs partagée avec une bande de bikers en Harley qui logeait au même camping et cherchait en fait un peu la même chose. Nous concernant, ça ne nous changeait finalement pas beaucoup des vacances des années précédentes, que nous vivions alors parfois en anciennes voitures : Citroën Traction, DS, Ami 6 break et Peugeot 204. L’esprit était un peu le même : adapter les trajets aux capacités du véhicule. D’ailleurs, question évolution sur les départementales, il fallait avoir des pratiques similaires à l’Ami 6 en Kangoo électrique : prendre de l’élan dans les descentes pour bien passer les côtes. Ce que nous avions gagné sur le budget « Energie », nous pouvions le consacrer à plus de visites de sites intéressants, depuis la maison natale de Jeanne d’Arc, à Domrémy, jusqu’au Centre de la Préhistoire de Darney. L’enthousiasme des enfants avait été si constant, que nous avons refait un séjour dans les Vosges l’année suivante, cette fois-ci en choisissant un gîte pour l’hébergement.

Plus facile aujourd’hui

Aujourd’hui, solliciter un restaurateur ou un hôtelier pour recharger les batteries d’une voiture électrique pose beaucoup moins de problèmes. Ils savent tous que ça existe, et certains ont même déjà fait installer du matériel pour cela. Si le maillage national en bornes de recharge connaît encore quelques déserts, faire du tourisme en VE, tout en restant du domaine de l’aventure, est plus facile désormais… à condition de privilégier certaines régions, certains parcours, et/ou une destination moins éloignée. De plus en plus d’électromobiliens se lancent dans de tels périples, ayant parfois acquis leur confiance en participant à différentes manifestations qui fleurissent en plusieurs coins de France. Si tel est votre cas : l’Avem et moi-même vous souhaitons une bonne route ! A votre retour, peut-être aurez-vous à cœur de témoigner ci-dessous, dans les commentaires, de votre propre aventure.

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Port de Nice : une dernière installation de vélo-station électrique solaire symbolique


Port de Nice : une dernière installation de vélo-station électrique solaire symbolique

Avec la vélo-station électrique solaire inaugurée à Nice (06) en ce mois de juillet 2016, Clean Energy Planet vient de boucler l’équipement en VAE de l’ensemble des ports relevant de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nice et Côte d’Azur. L’entreprise a choisi de travailler avec notre adhérent Advansolar, spécialisé dans la conception d’ombrières pour véhicules électriques équipées de panneaux photovoltaïques.

Une ombrière avec 5 VAE

Sur le port de Nice, l’ombrière solaire installée par Clean Energy Planet abrite 5 vélos à assistance électrique de marque Gitane. « Avec le solaire, nous essayons de garder une certaine fibre écologique. Surtout, nous voulions quelque chose de complètement autonome capable d’être déplacée facilement compte tenu des travaux en cours au sein du port », a justifié le chef du service Plaisance du port de Nice, Léa Faustinien, auprès du service de communication de Clean Energy Planet. Pour ce dernier, la vélo-station qui vient d’être inaugurée revêt une importance toute particulière : « c’est la première à être équipée d’un toit solaire [composé de 4 panneaux photovoltaïques] qui permet d’assurer son indépendance énergétique, sans raccord au réseau électrique ».

Un service gratuit

L’ombrière et ses vélos à assistance électrique sont mis gratuitement à disposition des plaisanciers afin de faciliter leurs déplacements. Villefranche-sur-Mer, Golfe-Juan, Cannes et Nice sont les 4 ports des Alpes-Maritimes sous le contrôle de la CCI Nice Côte d’Azur. A partir de chacun d’eux, en utilisant les VAE sur place, les croisiéristes peuvent suivre les propositions d’excursions éco-responsables à la découverte de l’histoire et du patrimoine du port et de ses environs. Les quatre sites sont engagés dans une démarche d’amélioration continue, notamment sur le plan environnemental. Ils sont certifiés ISO 14001.

Electricité d’origine renouvelable

Depuis le début de cette année 2016, l’électricité consommée par la CCI Nice Côte d’Azur provient de sources renouvelables. Le choix d’une vélo-station électrique solaire est incontournable, dés lors que l’établissement souhaite afficher ses actions de contribution au développement des énergies renouvelables et de préservation du climat. Par ailleurs, en travaillant avec Advansolar, Clean Energy Planet a initié « un rapprochement qui permettra aux deux sociétés d’offrir une solution multimodale encore plus complète à leurs clients ».

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Sodetrel : Nouveaux tarifs et fonctionnement du réseau Corri-door


Sodetrel : Nouveaux tarifs et fonctionnement du réseau Corri-door

Alors que nous venons de recevoir un communiqué de presse de Sodetrel sur les nouveaux tarifs et les différentes possibilités d’accès à la recharge, aujourd’hui même, Mark Nitters, conseiller technique de l’Avem me demandait de parler du Réseau Sodetrel ! Un de ses ami, actuellement en déplacement pour les vacances en France, et donc qui teste le réseau, souhaitait que nous communiquions sur les différentes possibilités d’accès aux bornes du réseau sans le Pass Sodetrel. Voici donc les différentes informations.

Nouveaux tarifs

Sodetrel a modifié ses offres pour les particuliers, conducteurs de véhicules électriques qui souhaitent se recharger sur son réseau de bornes de recharge depuis lundi. Le badge d’accès aux 500 points de charge gérés par Sodetrel (réseau Corri-door, parkings INDIGO, Agglomération grenobloise et Seine Maritime avec le SDE 76) fonctionne désormais avec deux nouvelles formules d’abonnement :

C’est suite à un retour clients et un suivi des utilisations que les formules ont été modifiées. Sur les nouvelles formules, le prix de la recharge sur le réseau Corri-door ne fonctionne plus par tranche de 15 minutes, mais par tranche de 5 minutes, ce qui permet d’ajuster le prix de la recharge, surtout quand la moyenne des recharges des batteries est d’environ 20 minutes.

En ce qui concerne les nouveaux tarifs, Marie Allibert, de Sodetrel, nous a informé que la formule Zen, avec son abonnement à 3 € par mois, et un prix de 0,7 € / 5 minutes de recharge sur le réseau Corri-door (au lieu de 3,5 € le quart d’heure pour les anciens abonnements « Je teste » et « J’aime » à respectivement 2 et 5 € par mois, et 1,5 € le quart d’heure pour l’abonnement « J’adore » à 10 € par mois) serait intéressante pour 90 % des usagers du réseau. La formule Premium, qui concerne les grands rouleurs, qui rechargent plus de 12 fois par mois sur le réseau Corri-door, est quant à elle, à 30 € par mois. Ce forfait, qu’il est possible de partager car 2 pass sont proposés, inclut 2 heures de recharge gratuite par mois sur le réseau de bornes de charge rapide Corri-door, puis permet une recharge à 0,5 € par tranche de 5 minutes. Les clients des anciennes formules peuvent changer d’offre quand ils le souhaitent. Ils recevront très prochainement par mail une newsletter d’information avec les nouvelles offres.

Les possibilités d’accès aux bornes du réseau Corri-door

Il est possible d’accéder aux bornes sans abonnement de différentes manières :

– Dès le 16 août, par un paiement à l’acte, qui pourra se faire sur les smartphones avec une carte bleue via un site internet spécifique, puis, quelques semaines plus tard, à travers une application dédiée. Ce service sera facturé 1 € par tranche de 5 minutes, soit 6 € la recharge de 30 minutes ou 4 € la recharge de 20 minutes.

– Via une carte prépayée, vendue dans les stations-service où sont installées les bornes du réseau Corri-door. Au prix de 20 €, elles permettent deux recharges de 30 minutes maximum (soit 10 € la recharge). Une fois les recharges utilisées, la carte peut être conservée pour la souscription d’un abonnement sur le site sodetrel-mobilite.fr.

– Via un service SMS sur les bornes qui proposent cette fonctionnalité. « actuellement en cours de mise en place, pour, a terme, être disponible sur tout le réseau » nous indique Marie Allibert. Ce service sms facture 9 € la recharge de 30 minutes maximum.

Réseau actuel

Marie Allibert nous a précisé qu’aujourd’hui, le réseau Corri-door comporte 150 bornes en fonctionnement. Sur les 50 bornes restantes du projet, 35 sont installées mais non opérationnelles, et 15 sont programmées à l’installation ; aucune date n’est dévoilée.

Avec un réseau de recharge interopérable avec d’autres opérateurs au travers de la plateforme Gireve, Sodetrel, via son pass, qui aujourd’hui donne accès à plus de 5000 points de charge en France, pourra permettre l’accès à un réseau encore plus dense de bornes de recharge. Entre autres, « une interopérabilité avec les bornes de recharge de CNR (la Compagnie Nationale du Rhône) devrait bientôt être mise en place » nous a indiqué Marie Allibert.

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Home Regal livre de bons petits plats en véhicules électriques


Home Regal livre de bons petits plats en véhicules électriques

Dans les grandes villes, on estime que la livraison des commandes aux particuliers et professionnels gagnerait à être effectuée avec des véhicules électriques. A Rennes (35), la société Home Regal propose le service Home Resto de remise de plats préparés à la demande depuis l’un des actuels restaurants partenaires. Ses livreurs se déplacent pour cela, dans un rayon de 12 kilomètres, avec des Renault Twizy.

16 restaurants

L’entreprise Home Regal, créée en 2015, n’est pas un restaurant qui propose la livraison des menus qu’elle aurait préparés dans son propre établissement. C’est une société de service qui assure la remise à des clients, à domicile ou sur leur lieu de travail, des plats qu’ils ont commandés à des restaurateurs rennais partenaires dans lesquels ils se rendent parfois déjà, à l’occasion, pour manger sur place. Ils sont déjà 16 à faire appel à Home Regal, avec des cartes très différentes, aux arômes italiens, alsaciens, asiatiques, turcs, méditerranéens, indiens, ou de la tradition française et de la mer. Sélectionnés selon 2 critères, – qualité des produits et tarifs similaires à ceux pratiqués sur place -, ils présentent des mets dans une fourchette de 4 à 25 euros, et des menus complets.

Plats préparés à la commande

Les clients intéressés passent leur commande sur la plateforme Web disponible sur le site www.homeregal.fr ou par téléphone, 7 jours sur 7, entre 11h30 et 14h30 pour le déjeuner, et de 18h30 à 23h30 pour le dîner. A partir de là, le délai moyen pour recevoir les plats demandés, qui inclut leur réalisation, est d’environ 45 minutes. La livraison peut être effectuée au bureau ou à domicile, dans un rayon de 12 kilomètres, qui comprend quelques communes autour de Rennes. Le service est facturé selon une grille à 2 variables : la distance majore le prix, le montant de la commande le minore. Actuellement, il s’affranchit de cette règle, en étant exceptionnellement fixé forfaitairement à 2,99 euros. Bénéfice du coût modéré de l’énergie électrique qui propulse les véhicules de l’entreprise ?

Véhicules aménagés pour conserver les plats au chaud

A l’heure de mettre en ligne notre article, il n’a pas été possible de joindre un responsable de Home Regal, mais un message a été laissé. Nous indiquerons en commentaire les précisions qui auront été éventuellement apportées. L’entreprise communique sur son service de livraison qui exploite des véhicules électriques, à chaque fois avec des photos du quadricycle branché de Renault. En outre, le site précise que les engins sont aménagés pour conserver les plats au chaud. Les Twizy employés seraient-ils des modèles Cargo avec un équipement spécifique ? Quoi qu’il en soit, à travers cet exemple, on ne peut que féliciter une tendance dans les jeunes entreprises à exploiter de manière adéquate les véhicules électriques. En plus de favoriser une communication « développement durable », ils peuvent intervenir sur tout leur territoire d’évolution, même si, lors des pics de pollution, la ville dans laquelle ils circulent souhaitait mettre en place des restrictions de circulation.

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Solar Impulse 2 a ouvert la voie des airs à l’énergie solaire


Solar Impulse 2 a ouvert la voie des airs à l’énergie solaire

En posant son avion solaire hier, mardi 26 juillet 2016, à Abou Dabi (Emirats arabes unis), Bertrand Piccard n’a pas fait qu’enregistrer une victoire personnelle à partager avec son copilote André Borschberg. A eux deux, ils ont ouvert la voie à l’utilisation de l’énergie solaire pour voler. Leur tour du monde, réalisé en 1 an et 4 mois, démontre que la mobilité électrique dans les airs est aussi possible, à condition de se pencher sérieusement sur le sujet en exploitant leurs observations.

Depuis 2003

Dans l’esprit des protagonistes, et en particulier de Bertrand Piccard issu d’une famille de « savanturier », les premières réflexions autour d’un avion capable de voler à l’énergie solaire remontent à 2003. A l’époque, il semblait impossible de résoudre l’équation qui permettrait de faire décoller et voler des heures un appareil couvert de panneaux solaires. Il fallait que l’aéronef soit des plus légers, mais les technologies abouties et applicables en matière de batteries et de cellules photovoltaïques ne savaient pas encore répondre à cette exigence. C’est là que les plus sceptiques ont définitivement jugé l’idée irréalisable et sans avenir.

10 ans après

Un premier prototype d’avion électrique et solaire, déjà baptisé « Solar Impulse », quitte le sol suisse en avril 2010 pour s’élever dans les airs. Avec 400 kilos de batteries à bord et une structure recouverte de cellules photovoltaïques, il lui faut des ailes aussi larges que celles d’un avion de ligne pour assurer sa portance dans l’air. Trois mois plus tard, l’appareil montre qu’il est capable de voler toute une journée, même une fois le Soleil couché. Grâce à ses accumulateurs, il effectue un vol de 26 heures à porter au crédit de l’histoire de l’aviation. Pour Bertrand Piccard, l’homme qui a bouclé un tour du monde en ballon l’année 1999, l’événement constitue une étape capitale vers un nouveau périple similaire, cette fois-ci à bord d’un avion électrique. Son expérience de la navigation en aérostat va lui servir pour piloter un Solar Impulse sensible au moindre souffle d’air. Avec lui aussi, par exemple, il devra privilégier l’aube et le crépuscule, plus calme et stable, pour décoller et atterrir.

2012 : Solar Impulse 2

Solar Impulse a permis aux navigateurs d’évaluer leur projet de tour du monde en avion électrique et de mettre en évidence les points à améliorer avec une nouvelle version. En parallèle, la technologie évolue. Et si l’on n’en n’est pas encore à avoir trouvé la recette de la peinture photovoltaïque, comme imaginée dans l’excellent roman « De glace et de lumière » de Thierry Vigoureux et Anne Réale, les cellules photovoltaïques se font de plus en plus minces et de plus en plus souples. Elles passent au nombre de 17.248 sur les ailes d’une envergure de 72 mètres de Solar Impulse 2, contre 11.628 sur un peu plus des 63 mètres de largeur de celles du prototype. Pour emporter dans les airs ses 2,3 tonnes ainsi que le poids du pilote et de son chiche équipement, l’appareil dispose de 4 moteurs désormais plus puissants, de 13 kW chacun, contre 7,5 précédemment.

Tour du monde en avion électrique

Initialement, le tour du monde avec Solar Impulse 2 ne devait pas dépasser les 6 mois. Au final, il se sera déroulé sur presque une année de plus. Pourtant, si l’on fait un rapide calcul en prenant une vitesse moyenne de 80 km/h, il n’aurait pas fallu beaucoup plus de 22 jours, sur le papier, pour venir à bout du périple. Les conditions de vol, très éprouvantes pour André Borschberg et Bertrand Piccard, imposent des plages de repos suffisantes avant de décoller à nouveau. Solar Impulse, très léger pour son envergure, exige des conditions météorologiques minimum pour s’élever dans les airs, naviguer en altitude et atterrir. L’appareil fait l’objet de contrôles minutieux. Des réparations et améliorations s’imposent. Et quand un problème bloquant se présente entre 2 escales, ce sont des mois de retard sur le planning qu’il faut encaisser. Ainsi, lors du huitième vol reliant Nagoya (Japon) à Hawaï (Etats-Unis), lorsque les batteries ont été irrémédiablement altérées par la chaleur, obligeant à réfléchir à leur refroidissement. C’était mi-juillet 2015. Solar Impulse 2 ne repartira qu’en mars 2016.

Abou Dabi

C’est André Borschberg qui décolle avec Solar Impulse 2 le 9 mars 2015 en direction de Muscat (sultanat d’Oman), et Bertrand Piccard qui l’y repose, venant du Caire (Egypte), le 26 juillet dernier. Un vol de 13 heures et une minute sur une distance de 772 kilomètres à une altitude maximale de 6.383 mètres pour le premier, et de 2 jours et 37 minutes sur 2.694 km à 8.534 m au plus haut. Des chiffres plus impressionnants encore seront enregistrés tout au long du périple réalisé avec 17 escales. Ainsi, le vol à plus haute altitude (8.874 m) a été réalisé après le deuxième décollage (Muscat – Ahmedabad / Inde), celui à plus basse (915 m) au 14e trajet (Lehigh Valley – New York / Etats-Unis) survolant symboliquement la statue de la Liberté. Cette même étape est aussi la plus courte, avec seulement 265 kilomètres effectués en 4 heures et 41 minutes. La plus longue, de 8.924 km au total, sur 4 jours et presque 22 heures, est celle qui a révélé le problème de chauffe des batteries, entre Nagoya et Hawaï.

Promotion des énergies renouvelables

A travers ce périple d’environ 43.000 kilomètres, les 2 pilotes ont cherché à faire la promotion des énergies renouvelables. Comme il fallait s’y attendre, le scepticisme n’a pas pour autant été éliminé. A consulter les différents articles publiés dans les grands quotidiens, on retrouve encore cette tiédeur à imaginer ce que l’exploit ouvre comme perspectives. On y parle, de manière assez déplacée, d’un mauvais bilan carbone du fait de tous les déplacements causés autour de cette aventure, du coût de réalisation du projet Solar Impulse pour quelques dizaines de milliers de kilomètres effectués. C’est conclure bien trop vite, et sans se projeter dans quelques années, avec le bénéfice de l’évolution technologique ! Les pionniers de l’aviation, comme Clément Ader, les frères Wright, et ceux de l’Aéropostale, tels Jean Mermoz, Henri Guillaumet et Antoine de Saint-Exupéry, ont peut-être et sans doute imaginé qu’un jour tout le monde pourrait prendre l’avion pour se déplacer, devant un parterre de gens incrédules. A l’instar du développement vers une exploitation commerciale des engins aériens, il faudra bien sûr des années avant que la voie ouverte par Bertrand Piccard et André Borschberg trouve des applications dans notre quotidien. Déjà, l’on parle d’exploiter certaines des technologies embarquées dans Solar Impulse 2 pour prolonger les vols de drones…

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Le Racinger City Tour se dévoile au salon du véhicule électrique de Val d’Isère


Le Racinger City Tour se dévoile au salon du véhicule électrique de Val d’Isère

Symbole de la montée en puissance de la moto électrique qui fait de plus en plus d’adeptes au fur et à mesure que les constructeurs sortent de nouveaux modèles, le salon du véhicule électrique de Val d’Isère a été le théâtre de la présentation d’un nouveau championnat de supermotard électrique. Organisé par Jean-Paul Lévy et placé sous l’égide de la Fédération Française de Motocyclisme, le Racinger City Tour comportera 6 manches pour sa première édition, qui débutera à Nice aux abords de la Promenade des Anglais pour se terminer sur l’esplanade du Vieux Port à Marseille, capitale européenne du sport en cette année 2017. Les autres villes qui accueilleront l’épreuve sont en cours de sélection finale et les candidatures sont tellement nombreuses (Strasbourg, Lille, Paris, Montpellier, Cannes, Saint-Malo,…) que le championnat devrait rapidement compter 10 manches par saison.

Une compétition au cœur des villes

Si les villes se pressent au portillon pour accueillir le Racinger City Tour, c’est parce que ce championnat a la particularité de se dérouler au cœur des villes participantes auxquelles il offrira une belle occasion de promouvoir leur centre-ville avec une discipline écologique. La compétition aura d’ailleurs un côté festif avec une première partie se déroulant en nocturne avec de nombreuses animations et spectacles, ainsi que les essais qualificatifs pour la course qui se déroulera le lendemain dans la journée sur un circuit d’une longueur de 400 à 800 mètres et d’une largeur de 5 à 6 mètres, avec une partie terre de 10% et une partie bitume de 90%. Des circuits sur lesquels les pilotes se livreront une féroce bataille pour conquérir un titre de champion de France dans plusieurs catégories dont une réservée aux enfants.

Les constructeurs au rendez-vous

C’est d’ailleurs sans doute le haut niveau de compétition de ce nouveau championnat qui a suscité l’intérêt de nombreux constructeurs. D’ores et déjà, ils sont sept, parmi lesquels KTM, Zero Motorcycles, Electric Motion, Kuberg ou Tacita, à avoir confirmé leur engagement pour cette première édition. D’autres constructeurs, notamment japonais, devraient bientôt les rejoindre ce qui augmentera encore la visibilité médiatique du championnat auprès du grand public. Un championnat qui permettra de mettre en lumière les qualités de leurs nouveaux modèles électriques, mais également de faire progresser la technologie dans ce domaine, ce dont bénéficiera à plein ce nouveau marché en forte croissance.

La présence de pilotes de renom

Si de nombreux constructeurs seront donc au rendez-vous dès les premières courses du Racinger City Tour, les pilotes de renom seront également au départ. S’il est encore un peu tôt pour officialiser leur participation, Jean-Paul Lévy a annoncé à Val d’Isère que plusieurs champions du monde seront de la partie à l’instar de Jérôme Giraudeau, champion du monde de supermoto, mais aussi des pilotes qui se sont illustrés en championnat de France ou lors du trophée Andros comme Sylvain Dabert, encore lauréat en 2016 de ce championnat de moto sur glace disputé sur des machines de cross ou d’enduro. Plusieurs stars de la moto ont d’ailleurs donné un avant-goût du Racinger City Tour en effectuant une démonstration sur le circuit du salon à l’issue de la présentation de la manifestation.

Des actions en direction de la jeunesse

Outre son aspect sportif, le Racinger City Tour a également une vocation sociale avec de nombreuses actions en direction de la jeunesse. En liaison avec des associations de quartier, la manifestation souhaite inciter les jeunes à pratiquer la moto de manière encadrée en les incitant à bâtir un projet pour pouvoir participer à la compétition. Dans leur entreprise, ils seront assistés par des jeunes de grandes écoles (Sciences Po, Centrale, HEC, ESSEC) qui les aideront notamment dans leur recherche de financement auprès des sponsors. A noter que cette initiative qui favorise l’ascension sociale des jeunes de quartiers bénéficie du soutien de trois ministères (Ville, Ecologie et Intérieur). Une implication finalement assez logique puisque la manifestation est un facteur de cohésion sociale, qu’elle fait la promotion d’un mode de transport écologique et qu’elle a également un impact sur la sécurité routière en prônant une pratique de la moto respectueuse de certaines règles.

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Une première borne rapide dans les Hautes-Alpes avec DBT


Une première borne rapide dans les Hautes-Alpes avec DBT

Notre adhérent DBT, leader européen en bornes de recharge rapide pour véhicules électriques et hybrides rechargeables, vient d’inaugurer le premier modèle du genre implanté dans les Hautes-Alpes. Indépendante du réseau de 80 installations porté par le SyME05, elle attend les électromobiliens sur le parking Desmichels, en plein centre de Gap. Son accès est libre jusque fin septembre.

Accès gratuit tout l’été

Installé en partenariat avec Enedis (anciennement ErDF) et le superviseur Plus de bornes, le matériel tri-standard fourni par DBT est déjà référencé sur le site chademo-map.com. Parmi les commentaires, celui d’un utilisateur, déjà régulier, de passage, qui « félicite la ville de Gap pour cette installation » et l’encourage à déployer d’autres bornes : « Très belle station de charge, surperbien situėe, j’attendais le déploiement du réseau SyME05 pour enfin pouvoir monter de Marseille a Vallouise avec ma Leaf. Gap a été plus rapide, bravo ! La situation de la borne est d’ailleurs propice à faire une halte café ou shopping, tout le monde y trouve son compte, nickel ». D’autres messages confirment l’accès gratuit actuel sans carte, le stationnement ne devenant payant qu’après 30 minutes sur le site (1 euro de 30 à 45 minutes ; 1,40 euros au-delà jusqu’à 1 heure de présence).

AC, Combo, CHAdeMO

Exploitable depuis 2 places du parking, la borne inaugurée mercredi 29 juin dernier, « sous un soleil radieux », et en présence du conseil municipal de Gap et des différents porteurs du projet, permet de recharger simultanément 2 voitures, l’une en AC (22 ou 43 kW, recharge en mode 3), l’autre en DC (50 kW, mode 4, prise Combo CCS ou CHAdeMO). Remerciant Hervé Borgoltz, PDG de DBT, « pour la qualité du matériel livré et le professionnalisme de ses équipes pendant toute la phase de travaux », Roger Didier, maire de la ville, a prononcé une allocution à l’occasion de l’événement, au cours de laquelle il a insisté « sur la volonté de sa ville et plus largement des communes alentour d’être des acteurs engagés dans le développement durable » et a rappelé que « Gap est résolument tourné vers l’avenir, en développant les initiatives ‘smart city’ ».

Indépendant du maillage du SyME05

La borne rapide installée par DBT à Gap ne fait pas partie du réseau de 80 bornes, dont 11 rapides, qui sera déployé dans les Hautes-Alpes entre octobre 2016 et fin février 2018. Bien que le projet s’attache à mailler au mieux le territoire départemental, en particulier le long des principaux axes routiers, dans les communes touristiques et les stations de ski, il ne prend pas en charge les communes de Briançon, Gap et Saint-Martin-de-Queyrières, autonomes dans leurs propres démarches.

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Lafon accompagne le maillage espagnol en bornes de recharge


Lafon accompagne le maillage espagnol en bornes de recharge

Pulse by Lafon, marque de Lafon Technologies dédiée à l’électromobilité, sort des frontières de l’Hexagone pour accompagner le déploiement des infrastructures de ravitaillement pour véhicules électriques et hybrides rechargeables. Ainsi en Espagne, via un partenariat local avec la société Etecnic, experte en installation de bornes sur le territoire ibérique.

La Catalogne est branchée

« La région de Catalogne est aujourd’hui une des régions espagnoles les plus impliquées dans le déploiement d’infrastructures de charge pour VE, via des subventions qui incitent les villes à s’équiper d’IRVE et à des mesures en faveur du développement du véhicule électrique (ex. autoroutes gratuites pour les VE en Catalogne) », explique le communiqué de presse transmis par Lafon Technologies à l’Avem. Située au nord-est de la péninsule ibérique, la Catalogne centralise son administration et ses affaires à Barcelone, ouverte sur la mer des Baléares. Nous sommes en juillet : le coin évoque parfaitement les vacances estivales. Comme Lafon Technologies le signale dans son CP, la mobilité électrique est là-bas prise très au sérieux. Nissan fabrique à Barcelone ses utilitaires et ludospaces e-NV200 dont quelques unités circulent sur place sous la livrée jaune et noire des taxis locaux. Non loin de là, un autre fabricant, – Scutum -, assemble ses scooters branchés. D’autres, mis à disposition en libre-service par Motit depuis 2013, circulent sur le même territoire.

Une dizaine de bornes rapides à venir

« L’Espagne prend désormais la route vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement et choisit Lafon Technologies pour accompagner ce nouveau mouvement », se réjouit-on chez notre adhérent. En Catalogne, une première borne rapide Pulse QC50 a été installée à Amposta, « permettant ainsi de recharger les véhicules électriques en moins de 30 minutes, que ce soit en Combo, CHAdeMO ou 43 kW AC ». Son implantation a été suivie par celle de Cabrera Del Mar, créant l’ébauche d’un réseau qui comptera dans les mois à venir une dizaine de stations similaires. « Toutes ces bornes sont opérées par la plateforme supervision web Lafon, ChargePulse.com, et sont géolocalisables sur ce site », précise le communiqué de Lafon Technologies.

Un pied en Espagne avec Etecnic

Pour rappel, Lafon Technologies est déjà bien connu sur le territoire ibérique, depuis de nombreuses années, grâce à son offre en solutions de stockage et de distribution de carburant. « En Espagne, Lafon est un acteur majeur chez tous les pétroliers et connait très bien le marché de la distribution d’énergie », confirme le document proposé en annexe. Concernant la mobilité électrique, il précise : « C’est grâce à notre partenariat local avec la société Etecnic, experte en installation de bornes de charge sur l’Espagne, que la gamme Pulse by Lafon, et plus particulièrement le chargeur rapide Pulse QC50 tri-standard, s’implante sur le territoire ibérique ». Entre Toulouse et Barcelone : Andorre, où Lafon a déjà déployé plus d’une vingtaine de bornes, avant de franchir la chaîne pyrénéenne.

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Renault se prépare à lancer son service d’autopartage


Renault se prépare à lancer son service d’autopartage

Le Groupe Renault vient d’annoncer sa volonté de se lancer dans l’autopartage avec Renault Mobility, un service de location en libre-service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 qu’il lancera officiellement lors du prochain Mondial de l’Automobile qui se déroulera en octobre à Paris. L’objectif de Renault Mobility est de répondre à tous les besoins de déplacement avec des solutions souples, adaptées et au meilleur coût. Des solutions, faisant la part belle au véhicule électrique, que le constructeur entend développer aussi bien dans les zones urbaines que dans les zones rurales afin d’offrir un véritable service de proximité. En attendant le lancement officiel, plusieurs expérimentations ont été lancées en ce mois de juillet dans le quartier d’affaires de La Défense, mais aussi en secteur rural à la Queue en Brie au sein d’une résidence d’habitat social.

La Renault Zoé privilégiée

Au démarrage du service Renault Mobility, 3 modèles seront disponibles à la location : des Renault Captur, des Clio et des Zoé. La Renault Zoé semble d’ailleurs privilégiée par rapport aux deux véhicules thermiques puisque si le tarif horaire de location est identique (8€/H de 7H à 20H, 5 €/H de 20H à 7H), le forfait jour n’est que de 40€ contre 70€ pour la Renault Captur et la Clio et le forfait Week-end de 79€ contre 119€. Autre avantage de la Zoé, le forfait kilométrique inclus est illimité alors qu’il est limité à 100 km/jour pour les deux autres voitures. Pour les 3 modèles, le service fonctionne de la même manière. Après s’être inscrit gratuitement sur le site internet de Renault Mobility et avoir téléchargé l’application mobile grâce à laquelle vous pourrez déverrouiller les portes, vous pourrez réserver le véhicule de votre choix que vous restituerez à son emplacement de départ.

Renault Mobility en test à La Défense

Depuis le mois de juin, le dispositif Renault Mobility est en phase pilote sur le site de La Défense, en partenariat avec la concession Renault Bellini du groupe Schumacher. En testant son service dans ce quartier d’affaires, Renault peut s’adresser aussi bien au grand public qu’aux entreprises. L’utilisation peut même être couplée et un collaborateur d’une entreprise peut utiliser un véhicule en autopartage à la fois pour ses déplacements professionnels et privés. Le coût du service sera alors supporté par l’entreprise pour les usages professionnels et facturé au salarié pour ses usages privés. Pour l’offre destinée au grand public, une flotte de 7 véhicules est d’ores et déjà disponible à tout moment sur le site Renault Rent de La Défense, pour des locations qui peuvent ne durer qu’une heure. Le groupe Schumacher est également à même de proposer des offres pointues et sur-mesure pour les entreprises et administrations du quartier de La Défense.

L’habitat social est aussi concerné

Renault n’entend pas limiter son service d’autopartage aux zones urbaines. Pour Eric Feunteun, Directeur de la Division Electrique du Groupe Renault, l’autopartage, comme le véhicule électrique, ne sont pas uniquement destinés aux centres-villes mais représentent des solutions parfaitement adaptées aux déplacements dans des zones plus rurales. Ils peuvent aussi constituer des solutions innovantes pour faciliter l’accès à la mobilité des personnes en difficulté. C’est le sens du programme Renault Mobiliz qui a inauguré le 8 juillet avec MOPeasy et Coopimmo, un service d’autopartage mis à disposition des habitants d’une résidence d’accession sociale de 20 logements à la Queue en Brie dans le Val de Marne. La résidence de l’Arc Boisé est ainsi équipée d’une Renault Zoé et d’une borne de recharge, offrant aux locataires – accédants une solution de mobilité écologique et économique, adaptée à des déplacements ponctuels.

450 Renault Zoé en autopartage au Danemark

Renault compte également développer un service d’autopartage de véhicules électriques hors de nos frontières. Avec l’opérateur danois Green Mobility, le constructeur français lancera en effet à l’automne prochain un service d’autopartage 100% électrique à Copenhague où 450 Renault Zoé seront déployées sur l’ensemble de la capitale danoise. Une ville dans laquelle se concentrent plusieurs services d’autopartage, en particulier celui de l’opérateur allemand DriveNow qui propose 400 BMW i3 en libre-service. Renault arrive donc au Danemark sur un marché concurrentiel, mais sur lequel il fonde pas mal d’espoir et, si le succès est au rendez-vous, le projet pourrait bien s’étendre à la Norvège et à la Suède.

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Mill Blackbird : La voiture électrique qui en fait tout un cinéma


Mill Blackbird : La voiture électrique qui en fait tout un cinéma

Créée en 1990, la société The Mill, spécialisée dans les effets spéciaux pour la télévision, le cinéma, la publicité et les jeux vidéos, a mis au point, en collaboration avec JemFX, Performance Filmworks et Keslow Camera, une voiture électrique bien réelle qui remplacera n’importe quel modèle pour le tournage de séquences vidéo à destination des publicitaires ou des cinéastes. Primée fin juin dernier au Cannes Lions, principal festival mondial de la créativité, anciennement connu comme le Festival international du film publicitaire, la Mill Blackbird pourrait bien jouer des rôles auxquels ses concepteurs ne pensent pas encore.

Pourquoi la Mill Blackbird ?

Chez The Mill, on justifie deux ans de recherche et conception pour réaliser la Mill Blackbird (voir encadré « Vidéo associée à cette actualité » ci-contre) par des difficultés récurrentes rencontrées pour tourner des films publicitaires : trouver le bon modèle de voiture, le faire acheminer sur place, l’exploiter sans l’endommager, etc. Dans certains cas, il est même quasiment impossible de disposer du véhicule retenu dans le décor souhaité. Et quand ça ne l’est pas, le coût de la location, de l’assurance et de l’acheminement sécurisé peut être dissuasif. Autre raison de recourir au virtuel dans la publicité automobile : les différences de finition qui existent entre les zones de commercialisation. Et quand le spot ne fait qu’exploiter un engin pour promouvoir un autre produit, sans la Mill Blackbird, il faut parfois transformer, plus ou moins, un modèle existant.

Une voiture réelle ou virtuelle ?

La Mill Blackbird est une voiture bien réelle. Elle a été construite à la main par les meilleurs techniciens du monde de JemFX, dans le même bâtiment que l’avion supersonique Lockheed SR-71 Blackbird. Ne cherchez pas ailleurs l’origine de son nom qui est un clin d’œil au berceau commun des 2 engins. Si la voiture est bien réelle, dans les films auxquels elle participera, cette espèce de croisement entre un buggy, une Lotus Seven et un Rover lunaire ne montrera en vrai que ses roues. La carrosserie qui sera vue à l’écran sera formée d’images de synthèse pilotées par ordinateur. En quelques clicks, elle pourra changer de couleur ou représenter un autre modèle. Bien sûr, la technologie permettrait de créer virtuellement toute la voiture et son décor d’évolution. Mais au crédit d’une véritable structure physique : un rendu exemplaire au niveau du contact et de l’ombre au sol, tout en bénéficiant des véritables éléments caractéristiques du site choisi pour le tournage. Sur place, grâce à une application spécifique, les clients de The Mill peuvent visualiser en direct les effets de leurs choix d’un style et/ou d’une couleur de carrosserie, permettant des ajustements impossibles avec une voiture réelle.

Adaptable

Plusieurs mécanismes autorise le châssis à s’adapter aux longueur (1 mètre de marge) et largeur (25 centimètres) de la voiture que l’on veut faire apparaître à l’écran, qu’elle soit déjà ancienne, actuelle, ou futuriste. Dans le même esprit, la suspension est pilotable afin de retrouver la garde au sol et le comportement, en situation, du véritable véhicule figuré. Tout a été pensé pour obtenir sur les images le rendu le plus réaliste possible. Ainsi, même si la Mill Blackbird est une voiture électrique avec convertisseur, elle peut être programmée pour simuler le passage des vitesses, comme avec une boîte mécanique. Pour cela le système joue à la fois sur une rupture temporaire de l’accélération dont la courbe reproduira celle obtenue avec un moteur thermique, mais aussi sur le comportement de la suspension en pareil cas. Indépendamment du fait qu’il soit plus confortable de tourner en tous lieux, même les plus confinés, avec une voiture sans émission de gaz d’échappement, le choix d’une chaîne de traction électrique s’explique aussi par le fait qu’elle est la seule à pouvoir s’adapter à des concept-cars formidablement puissants comme à des citadines souffreteuses.

Images digitales de haute qualité

Pour les prises de vues depuis l’engin, The Mill a fait appel à Lev Yevstratov, un technicien de chez Filmworks plusieurs fois primé. La Mill Blackbird est capable de capturer des images digitales et différentes données de haute qualité grâce à un matériel embarqué choisi au mieux. Sur l’écran, la combinaison réel/virtuel avec numérisation 3D laser offre un rendu très réaliste de l’environnement synthétisé. De quoi intéressé les concepteurs de véhicules qui pourraient trouver avec la Mill Blackbird un moyen de découvrir en anticipation des images d’un modèle en cours de développement. Selon The Mill, l’engin « inspire et élargit les possibilités créatives, offrant un outil de production véritablement flexible sans sacrifier la qualité ou la direction ».

Des besoins réels selon The Mill

« Nous pouvons dire sans équivoque que la Mill Blackbird est un outil qui résout des problèmes réels de l’industrie de la publicité », explique sur le site de The Mill, son vice-président, Alistair Thompson. Il poursuit : « Ce n’est pas un projet futile. Ce sont les besoins réels de nos clients publicitaires qui ont fait se réaliser la Blackbird, et leurs apports et retours réguliers ont façonné son design ». Le dirigeant estime que le parcours de l’engin « ne fait que commencer », et s’attend à ce que les clients de The Mill imaginent des moyens d’utiliser la Blackbird auxquels son entreprise n’a pas encore pensé.