Publié par Laisser un commentaire

Un Mondial de l’Automobile sous le signe de l’électrique


Un Mondial de l’Automobile sous le signe de l’électrique

S’il était prévisible, au vu de la place de plus en plus importante qu’elle occupe dans la stratégie de la plupart des constructeurs automobiles de la planète, que la mobilité électrique constitue l’une des attractions du Mondial de l’Automobile, la réalité va bien au-delà de nos attentes puisque pratiquement tous les constructeurs ont placé hier les véhicules électriques au centre de leurs conférences de presse dans lesquelles ils présentent traditionnellement, à la veille de l’ouverture au public du salon, les quelques voitures qu’ils souhaitent mettre en avant. Aujourd’hui, une étape décisive a indéniablement été franchie par l’électromobilité qui sera incontournable dans les années à venir, même si les voitures fonctionnant à l’essence ou au diesel ne disparaîtront pas du jour au lendemain.

La belle I.D. de Volkswagen

C’est Volkswagen qui, dès 8h du matin, a donné le ton de l’omniprésence des voitures électriques dans les conférences de presse. Après le scandale du diesel, la firme de Wolfsburg a clairement choisi de se tourner vers l’électrique pour redorer son image. Une stratégie en deux temps puisque Volkswagen souhaite dès aujourd’hui améliorer ses véhicules électriques déjà disponibles sur le marché. C’est le sens de la présentation hier de la nouvelle e-Golf qui affiche désormais une autonomie de 300 km. Mais le patron de Volkswagen, Matthias Müller, voit plus loin et il a dévoilé sur le stand de la marque le premier d’une série de modèles électriques, conçus sur la même plateforme, qui verront le jour à partir de 2020. Et l’I.D. Concept du constructeur allemand a de quoi séduire avec sa belle ligne et surtout ses performances haut de gamme puisqu’elle ambitionne de parcourir près de 600 km avec une seule charge de sa batterie qui alimente un moteur d’une puissance de 125 kW.

Le Trezor, la GT électrique de Renault

Après Volkswagen, Renault a poursuivi dans la même voie. C’est tout d’abord son PDG Carlos Goshn qui est arrivé fièrement sur le stand à bord d’une nouvelle version de la Renault Zoé dotée d’une batterie de 41 kWh lui permettant d’afficher une autonomie de 400 km en cycle NEDC, soit 300 km en conditions normales d’utilisation. Un progrès important qui devrait permettre de doper les ventes de la voiture électrique la plus vendue en France. Après avoir presque expédié la présentation de ses nouveautés de l’année, le constructeur français a donné la vedette à son nouveau concept-car le Trezor. Une GT électrique qui incarne la vision de la mobilité du futur et la passion de l’automobile qui animent Renault. Son moteur est dérivé de celui qui équipe l’écurie Renault e.dams, double championne du monde de Formule E.

L’Opel Ampera-e tient ses promesses

L’autre grand constructeur français est moins en avance sur la mobilité électrique, même si son Président, Carlos Tavares a confirmé qu’elle occupait une place essentielle dans le plan « Push to Pass » que le groupe PSA a commencé à mettre en œuvre. La conférence de presse de Citroën fit plutôt la part belle à la nouvelle C3, ainsi que sa déclinaison WRC pour le championnat du monde des rallyes, mais elle se termina tout de même par la présentation très attendue de la CXperience, un concept-car hybride rechargeable. Par contre, chez Opel, il ne fût question que d’une voiture électrique, la fameuse Opel Ampera-e qui semble tenir toutes ses promesses en termes d’autonomie (500 km en cycle NEDC) que le constructeur testa sur le salon en faisant venir la voiture de Londres sans aucune recharge.

Mercedes, BMW et Mitsubishi à fond sur l’électrique

Si Opel se targue d’avoir un temps d’avance sur l’arrivée sur le marché de la Tesla Model 3 qui a un profil similaire à celui de l’Opel Ampera-e, deux autres constructeurs allemands entendent bien également contrer la société californienne en misant fortement sur l’électrique. Avec son grand SUV électrique Generation EQ, Mercedes pense avoir une arme pour rivaliser bientôt avec la Tesla Model X. En attendant, la firme à l’étoile veut aussi avoir un rôle à jouer dans les petites voitures électriques avec ses Smart qu’elle a largement mis en avant hier. BMW a de son côté choisi de mettre sur le devant de la scène ses deux atouts actuels, la BMW i8 et surtout la BMW i3 avec une nouvelle version dotée d’une batterie de 33 kWh autorisant un gain d’autonomie de 50%. Enfin, dans l’une des dernières conférences de presse de la journée, Mitsubishi a aussi joué à fond la carte de l’électrique en présentant son Mistsubishi ex Concept et surtout en donnant la vedette à son Ground Tourer GT-PHEV, son SUV hybride rechargeable alimenté par 3 moteurs électriques et affichant une autonomie électrique de 120 km.

Publié par Laisser un commentaire

Mondial de l’Auto : DBT dévoile un chargeur universel de 150 kW


Mondial de l’Auto : DBT dévoile un chargeur universel de 150 kW

DBT-CEV, leader européen des systèmes de recharge pour véhicules électrique présente en exclusivité au Mondial de l’Automobile le 1er chargeur universel utra-rapide de 150 kW. Le développement et la mise en service de cette nouvelle génération de chargeur va de paire avec le nombre grandissant de ventes de véhicules électriques et les nouveaux modèles qui sont ou arrivent sur le marché. Les premières livraisons de ce superchargeur dénommé NG150 sont prévues pour le printemps prochain.

Recharge en 150 kW ou 3 x 50 kW

Pour Hervé Borgoltz, PDG de DBT-CEV, « Le déploiement de bornes de recharge toujours plus rapides, capables de recharger une batterie en moins de 20 minutes, est crucial pour le développement de la voiture électrique ». Le PDG précise « avec cette nouvelle gamme de produits, DBT permet d’anticiper l’arrivée de la nouvelle génération de voitures électriques à batteries de grande capacité, en garantissant plus de kilomètres d’autonomie en moins de temps de charge ». Le superchargeur permet en effet de délivrer jusqu’à 150 kW par véhicule ou de charger simultanément 3 véhicules en charge rapide 50 kW.

Compatible avec la plupart des véhicules

DBT-CEV s’est rapproché des associations des standards de charge CHAdeMO et CharIN (voir notre article) et des constructeurs automobiles afin d’assurer « la compatibilité des véhicules actuels et futurs avec les produits développés » indique le communiqué de presse. Ce superchargeur permet de charger les véhicules via différents standards de recharge : charge rapide en courant continu (DC) en Combo CCS et CHAdeMO ainsi que charge rapide en courant alternatif (AC).

Chargeur « pensé pour les opérateurs et les utilisateurs »

Dans son communiqué, DBT précise que le superchargeur est doté des fonctionnalités les plus avancées avec une interface utilisateur intuitive et facile, un écran tactile, un paiement bancaire sécurisé, une connexion à chaque instant, et une gestion intelligente des systèmes de recharge.

Afin de faciliter l’interactivité entre la borne de recharge et les gestionnaires de réseau, et leur garantir la fiabilité des chargeurs, DBT-CEV a mis en place des programmes de maintenance préventive avec visualisation en temps réel des performances, un pilotage et des mises à jour à distance, une maintenance simplifiée, des services connectés et une assistance technique ainsi que des services de maintenance gérés par le service de la marque.

Il est possible de voir le chargeur NG150 de DBT-CEV durant le Mondial de l’Automobile au Pavillon 3, sur le stand mutualisé de l’AVERE.

Publié par Laisser un commentaire

Projet de loi de finances 2017 : décryptage


Projet de loi de finances 2017 : décryptage

Le projet de loi de finances a été présenté en conseil des ministres mercredi matin par le Ministre de l’Économie, Michel Sapin et le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert. Dans le cadre de sa politique en faveur de la transition énergétique, le Gouvernement a indiqué vouloir « renforcer les instruments incitatifs en faveur de la réduction des émissions de CO2 ». Voici les différentes mesures liées à la mobilité électrique proposées par le projet de loi.

Bonus pour les voitures et deux roues électriques !

Le Gouvernement indique qu’une évolution du bonus est prévue en 2017 afin de « concentrer les aides sur le soutien aux véhicules les moins émetteurs de CO2 ».

Dans le texte du projet de loi de finances actuel, Le superbonus de 10 000 € en cas de mise à la casse d’un véhicule diesel de plus de 10 ans sera reconduit. Est-ce que, dans ce cas du maintient du superbonus, la date du 1er janvier 2006 pourrait alors être remplacée par celle du 1er janvier 2017 ? Nous vous en ferons part lors de la publication du décret à la fin de l’année.

Ce superbonus maintenu, ce sont les aides à l’achat qui ont quelques peu évoluées. Le projet de loi de finances 2017 prévoit qu’à partir du 1er janvier 2017, l’aide à l’achat d’une voiture électrique soit de 6 000 € (contre 6 300 € aujourd’hui) et le bonus supplémentaire pour la mise à la casse de voiture diesel de plus de 10 ans sera alors de 4 000 € (contre 3 700 €). Également, le Gouvernement souhaite introduire un plafond de prix des véhicules pouvant bénéficier du bonus.

Une excellente nouvelle, dans le projet de loi de finances, le Gouvernement indique qu’« un nouveau bonus en faveur des véhicules deux roues motorisés, dont les contours seront précisés dans les semaines à venir, va être mis en place ». Nous communiquerons sur le site de l’AVEM dès que nous en saurons d’avantage !

Les hybrides rechargeables ?

Pour les hybrides rechargeables dont le niveau d’émission de CO2 (en grammes par kilomètre) se trouve entre 21 et 60 g, l’aide à l’achat de 1 000 € est maintenu dans le texte actuel. Cependant, rien n’est précisé sur le maintien ou non de la prime à la conversion de 2 500 € contre la mise au rebut d’une voiture diesel mise en circulation avant le 1er janvier 2006 lors de l’achat d’un véhicule hybride rechargeable, actuellement proposée.

Aides à l’achat pour les hybrides arrêté

Le projet de loi de finances 2017 prévoit un arrêt du bonus en faveur des véhicules hybrides non rechargeables qui est de 750 € aujourd’hui. Ceci « dans la continuité de sa diminution progressive ces dernières années, afin de tenir compte de la maturité de cette technologie ».

Nouveau dispositif pour les véhicules de société

Afin d’encourager l’acquisition et l’utilisation de véhicules électriques faiblement émetteurs de dioxyde de carbone (CO2) par les entreprises, le Gouvernement prévoit « d’augmenter le plafond de déduction fiscale de l’amortissement des véhicules de tourisme qui émettent une quantité de gaz carbonique strictement inférieure à 60 g/km », c’est à dire les véhicules électriques et hybrides rechargeables. Ainsi, en 2017, l’amortissement de ces véhicules « sera déductible pour la fraction de leur prix d’acquisition qui n’excède pas 30 000 € » au lieu de 18 300 € actuellement pour les véhicules émettant au maximum 200 g de CO2/km et dont la date de mise en circulation est postérieure au 1er juin 2004.

En parallèle, « les véhicules les plus polluants définis comme étant ceux qui émettent une quantité de CO2 supérieure à 155 g/km en 2017 puis à 150 g/km en 2018 et à 130 g/km à compter de 2021 », auront un déductibilité des amortissements et des loyers durcie, sans que le projet de loi de finances précise les contours de cette mesure.

Crédit d’impôt pour l’acquisition d’une borne de recharge maintenu

Le projet de loi de finances 2017 prévoit le maintient du crédit d’impôt de 30 % sur l’acquisition d’un système de recharge pour les particuliers (voir notre article sur le sujet avec tous les détails de cette mesure), ce qui est également une très bonne nouvelle. Ce crédit d’impôt est cumulable avec l’aide Advenir lors de l’installation d’un système de recharge dans les habitations collectives (voir notre article sur le sujet).

Pour les véhicules polluants, Malus plus important

Dans le projet de loi de finances est prévu un abaissement du seuil d’application du malus à 127 grammes d’émission de dioxyde de carbone par kilomètre au lieu des 131 g CO2/km actuels. De plus, afin d’éviter les effets de seuils du précédent barème, les seuils du malus, dans l’état actuel du texte, seront lissé de 50 € pour les modèles de véhicules émettant plus de 127 g CO2 /km, jusqu’à 10 000 € pour les véhicules émettant plus de 191 g CO2 /km (actuellement, le malus maximal étant de 8 000 € pour les véhicules émettant plus de 200 g CO2/km). Le Gouvernement indique que « ce nouveau barème de malus proposé permet d’équilibrer budgétairement le dispositif de bonus/malus, tout en garantissant l’incitation économique à la baisse des émissions de CO2 des véhicules neufs vendus pour se rapprocher progressivement de l’objectif de 95 grammes d’ici 2020 ».

Publié par Laisser un commentaire

Quelle place pour les déplacements alternatifs à la voiture individuelle en 2016 ?


Quelle place pour les déplacements alternatifs à la voiture individuelle en 2016 ?

Le ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer vient de publier un état des lieux concernant les moyens de transports que les Français exploitent en 2016 en remplacement de la voiture individuelle. Sa lecture confirme que les nouvelles tendances arrivent avec les jeunes générations, plus particulièrement par les villes, avant que ne se forment les couples et familles. L’automobile est perçue comme incontournable par la majorité. Et si l’on compte de plus en plus de cyclistes, ce n’est pas forcément pour utiliser au quotidien un vélo dans les déplacements domicile-travail.

Prépondérance de la voiture

Le document intitulé « Les Français et la mobilité durable : quelle place pour les déplacements alternatifs à la voiture individuelle en 2016 ? » est le résultat du volet « Mobilité » d’une enquête consacrée aux pratiques environnementales des ménages, menée au printemps 2016 auprès d’un échantillon représentatif de 4.258 personnes majeures. En résumé, l’étude confirme « la prépondérance de la voiture, même si de fortes disparités géographiques, économiques et générationnelles existent ». La démarche a mis au jour que réduire l’usage de la voiture semble être conditionné par l’offre en transports en commun, que la pratique du vélo reste occasionnelle et particulièrement dépendante de la qualité du réseau cyclable, et que le covoiturage reste relativement marginal.

2 ou 4 roues motorisés au quotidien : 57%

Ce n’est sans doute pas une surprise : la majorité des personnes majeures (57%) qui doivent se déplacer pour se rendre au bureau, à l’usine ou dans les établissements scolaires utilise exclusivement une voiture ou un deux-roues motorisés au quotidien. Pour comparaison, les transports en commun sont exploités par 28% des travailleurs et étudiants : 10% en exclusivité, 16% en combinaison avec un engin motorisé, et 2% avec un vélo. La durée du trajet et la présence d’un arrêt de TEC décident de l’usage des modes de déplacement les plus doux non multimodaux : 2% pour le vélo, et 8% pour la marche.

40% en manque de TEC

Pour justifier l’usage de la voiture pour se rendre au travail, 40% des Français pointent un manque de service concernant les transports en commun, soit par manque d’arrêt sur leurs lieux de résidence ou de travail, soit au niveau des horaires qui ne sont pas adaptés. Un chiffre qui s’élève en milieu rural, compensant les meilleurs résultats enregistrés en région parisienne. Voilà pourquoi, la voiture principale des enquêtés totalise, en moyenne, 13.700 kilomètres. Quelles améliorations apporter aux TEC pour en augmenter la fréquentation ? « Meilleurs proximité, fréquence, sécurité, confort et grille tarifaire », répondent les personnes intérrogées. Au sujet de cette dernière, ce sont surtout les plus jeunes et les enquêtés résidant dans les grandes agglomérations qui lui accordent le plus d’importance.

23 minutes pour se rendre au travail

Si les TEC, le vélo et la marche, combinés ou non, représentent 22% des déplacements domicile-travail ou domicile-école, le pourcentage tombe à 18% lorsqu’il s’agit de faire des courses. Par le principe des vases communicants, 62% des ménages choisissent alors la voiture pour cette activité. Autre constat évident : si un tiers des enquêtés ont recours à un véhicule motorisé pour aller au travail lorsqu’ils habitent dans la région parisienne, ils sont deux fois plus à le faire en milieu rural ou dans les petites agglomérations. En moyenne, un Français a besoin de 23 minutes pour se rendre sur son lieu de travail ou d’étude, avec, on s’en doute, de grandes disparités : 17% y consacrent plus de 40 minutes et 14% moins de 10.

808 kilomètres avec les 2 ou 4 roues motorisés pour les vacances

Cette moyenne de 808 kilomètres effectués avec un engin motorisé à 2 ou 4 roues recouvre également des réalités très différentes, qui dépendent pour beaucoup du niveau social des ménages. Plus le niveau est élevé, plus une famille sera susceptible de parcourir une plus grande distance en voiture, mais aussi de prendre l’avion.

L’impact sur l’environnement !? Secondaire !

L’étude rédigée sous la direction de Sylvain Moreau, chef du service Observation et statistique de l’Insee, met au jour que les préoccupations environnementales apparaissent comme secondaires, face au prix d’achat et à la consommation de carburant des véhicules motorisés utilisés ou à renouveler. Tout de même 28% des ménages citent « très important » le critère du rejet en CO2. « Rares sont les ménages qui déclarent posséder une voiture hybride, GPL ou électrique », modère toutefois les auteurs du document. Les VE « représentent à peine plus de 3% des véhicules possédés par les enquêtés (et 1,4% du parc automobile national) », poursuivent-ils.

Et le vélo

Si 38% des sondés affirment ne pas vouloir ou pouvoir utiliser davantage le vélo pour leurs déplacements, d’autres espèrent plus de pistes cyclables et sécurisées (25%), de pouvoir acquérir à bas prix un VAE (16%), de disposer de lieux de stationnement protégés (11%), de bénéficier d’une prime kilométrique pour les trajets domicile-travail (7%), d’avoir à côté de chez soi un système de location de vélo (4%).

Publié par Laisser un commentaire

Nissan : Quand un système de pilotage autonome anime des chaises en fil d’attente


Nissan : Quand un système de pilotage autonome anime des chaises en fil d’attente

Lancé au Japon sur le Nissan Serena, le système ProPilot permet au monospace d’évoluer seul sur l’autoroute en respectant une certaine distance de sécurité. Ce dispositif, à découvrir dans la vidéo proposée dans l’encadré ci-contre, Nissan l’a adapté à des chaises à traction électrique qui viennent soulager la peine de personnes patientant au sein d’une file d’attente avant de pouvoir pénétrer dans une boutique ou n’importe quel autre lieu.

ProPilot

En exploitant des capteurs, caméras et un système de traitement des images, ProPilot sert à faciliter la conduite d’un véhicule, notamment sur les routes à voies multiples congestionnées. Le dispositif, actif potentiellement entre 30 et 100 km/h, est aujourd’hui capable de gérer en autonomie l’accélération, le freinage et la direction, respectant une certaine distance avec le véhicule qui le précède. Le marquage au sol est essentiel, qui permet à ProPilot de conserver dans son couloir la trajectoire de l’engin équipé de l’automatisme. Pour le changement de file et le passage d’intersections en milieu urbain, il faudra encore attendre quelques années et différentes versions du système. Si ProPilot peut déjà équiper au Japon le monospace Serena, en Europe, il débarquerait l’année prochaine sur le Qashqai, puis ensuite un peu partout dans le monde avec d’autres modèles.

ProPilot dans des chaises à traction électrique

Clin d’œil humoristique ? Support de communication fun ? Véritable scénario d’avenir ? Comment imaginer que se développe sur nos trottoirs la gestion des files d’attente par une succession de chaises à traction électrique programmées pour conserver une certaine distance avec celle qui précède ? Imaginez plutôt ! Devant une boulangerie, les clients attendent leur tour pour pénétrer dans la boutique, chacun assis sur une chaise, lisant un magazine ou consultant ses messages sur son smartphone. Le plus proche entre enfin dans le commerce. La chaise sur laquelle il avait pris place, informée qu’elle vient d’être libérée grâce à un capteur qui communique le poids de la charge sur l’assise, sort de la file et vient se ranger derrière la dernière, prête à accueillir quelqu’un d’autre. Un jeu de caméras reliées à un système d’analyse permet au tout léger véhicule d’éviter les obstacles et de détecter le point précis à regagner. D’autres applications sont envisageables avec un tel équipement, en modifiant quelques paramètres, parmi lesquelles la visite d’un musée ou d’un site en extérieur, l’attente à un guichet ou chez le médecin, le rangement automatique sous une table à la fin d’une réunion, etc.

Mobilité intelligente

Avec le prétexte de présenter un système qui éliminerait l’ennui et la fatigue que l’on peut ressentir à rester de longues minutes dans un file d’attente, Nissan vient de produire un nouveau démonstrateur autour de la mobilité intelligente telle qu’elle sera intégrée dans nos futures voitures. C’est même une réalité déjà dans quelques modèles produits aujourd’hui par les constructeurs les plus avancés sur le sujet. Et puisqu’au Japon, faire la queue devant un restaurant n’est pas de l’ordre de la fiction, Nissan fait appel à ce type d’établissements pour mener en 2017 une expérimentation en réel devant ceux qui auront été sélectionnés. En attendant, un jeu de 6 chaises ainsi animées sera exposé et mis en service dans la galerie publique du siège mondial de Nissan, à Yokohama.

Publié par Laisser un commentaire

Le fourgon Nissan e-NV200 bientôt garanti 5 ans


Le fourgon Nissan e-NV200 bientôt garanti 5 ans

En marge du salon de Hanovre, en Allemagne où le e-NV200 a reçu le prix du « Meilleur utilitaire de l’année 2016 » dans la catégorie « Véhicule de livraison urbain électrique », Nissan a décidé d’aligner pour l’Europe la garantie de son fourgon branché sur celle des modèles thermiques.

De 3 à 5 ans

Jusqu’à présent, le fourgon Nissan e-NV200 bénéficie en Europe de 5 ans de garantie ou 100.000 kilomètres « pour la chaîne cinématique électrique batterie incluse », mais de seulement 3 ans, et le même kilométrage, sur le reste de l’engin. Pour tous les nouveaux exemplaires commercialisés à partir de novembre 2016, « l’ensemble du véhicule ainsi que sa motorisation 100% électrique seront sous garantie pour cinq ans ou jusqu’à 100.000 km, premier des deux termes échus ». En conséquence, dans une trentaine de jours, tous les utilitaires Nissan, qu’ils soient thermiques ou électriques, seront protégés par une même garantie. Celle-ci « couvre les composants mécaniques et électriques du véhicule, la capacité de la batterie, la corrosion (jusqu’à 12 ans), et inclut une assistance routière ». Toutefois, la version électrique du fourgon e-NV200 dispose d’une couverture de trois ans sur la peinture et les pièces de carrosserie.

Charge rapide CHAdeMO

« Le Nissan e-NV200 est à la fois pratique et accessible. Ce fourgon compact ne fait aucun compromis en matière de qualité. Il propose à présent une nouvelle garantie de cinq ans ou 100.000 km. Nous souhaitons ainsi que nos clients soient encore plus sereins concernant la fiabilité et la polyvalence de notre e-NV200. L’introduction de cette nouvelle offre est une preuve évidente de cette confiance. Nous espérons que cette annonce fournira une raison supplémentaire à nos clients de choisir la mobilité zéro émission lors d’un achat de véhicule professionnel », commente Gareth Dunsmore, Director of Electric Vehicles de Nissan Europe. Ajoutons que l’engin dispose de série de la charge rapide CHAdeMO, accessible gratuitement depuis 250 bornes déployées par Nissan et ses partenaires dans toute la France. Pour rappel : à l’achat de l’utilitaire branché, le badge « Nissan Zero Emission Charge Pass » qui débloque l’opération est fourni.

Publié par Laisser un commentaire

GoElectrix, le spécialiste Mia… Pas que !


GoElectrix, le spécialiste Mia… Pas que !

Spécialiste du véhicule électrique depuis de nombreuses années déjà, GoElectrix, basé à Valbonne (06), a racheté en septembre 2014, les véhicules et pièces détachées Mia electric lors de la vente aux enchères des actifs du constructeur en liquidation judiciaire, faisant de l’entreprise le spécialiste de la Mia electric.

Mia electric

Georges Dao, nouveau Président de GoElectrix depuis janvier, nous l’informait lors de notre visite dans leurs locaux ; ils sont devenus « la référence » pour l’achat et la maintenance de Mia, qui compte 1200 véhicules en circulation en France. GoElectrix travaille d’ailleurs avec le soutien du collectif M.I.A (pour Miaistes, Inspirons l’Avenir), l’association qui fédère les utilisateurs de Mia, afin de diagnostiquer et/ou réparer les pannes des véhicules circulant en France. Cette renommée fait, qu’en plus des envois de pièces détachées ou de réparations à distance quand cela est possible, tous les deux mois, Christophe Missenti, le Directeur Technique de l’entreprise, réalise un « Tour de France de la réparation » durant une semaine, pour remettre en état les véhicules de la marque qui se trouvent éloignés de garages habilités à réparer le véhicule. Le dernier en date ? La semaine dernière.

Réparation et revente de nombreux véhicules électriques

Avec son savoir faire acquit depuis plus de 6 ans, la société propose de réaliser des diagnostics et réparation d’un nombre grandissant de véhicules électriques. Georges Dao nous l’indiquait, au fur et à mesure des années, GoElectrix se référence comme un réparateur de presque toutes les marques de la mobilité électrique, du véhicule électrique au vélo à assistance électrique, en passant par le scooter et le quadricycle. Ils proposent également de garantir les véhicules 1 an pour permettre des reventes plus aisées.
L’entreprise réalise également le remplacement les batteries au plomb de scooters ou vélos à assistance électrique par des batteries lithium ion (qui sont identiques à celles utilisées dans les Nissan Leaf nous a précisé Christophe Missenti) de capacité désirée. D’ailleurs, la société a récemment changé les batteries plomb d’un ancien scooter Vetrix par des batteries lithium-ion pour un usager suisse.

Ventes et location longue durée de véhicules neufs

Go Electrix est importateur officiel France du scooter Vetrix (Vetric VX-1 et Vetrix VX-2), et distributeur local de véhicules de marque Liger (Ligier Be Sun L1 et Ligier B Sun L3), E-Moke (E Moke e-Power Army, E Moke rouge ou sable), Estrima Biro sans permis, vélos à assistance électrique de marque KalKhoff, Easybike, Matra et Haibike ainsi que les scooters et vélos à assistance électriques de notre adhérent Torrot (Torrot Muvi City, Torrot Muvi Executive). Il est possible de réaliser des essais des véhicules sur le centre technique GoElectrix, à la cité de l’artisanat à Valbonne (06560) ainsi que sur leur nouveau showroom, avant l’entrée de l’autoroute A8 à Cannes, au 1018, avenue de Campon 06030 Le Cannet. Pour un très grand nombre de véhicules précités, GoElectrix propose de l’achat ou de la location longue durée. Et pour ceux qui hésitent avant d’acheter, l’entreprise a mis en place un système de location à la semaine, afin que les futurs acheteurs puissent essayer les véhicules en conditions réelles d’utilisation avant l’achat potentiel. Bien entendu, si l’acheteur est conquit et souhaite acquérir le véhicule, il ne paiera pas la semaine de location nous précise Georges Dao.

Publié par Laisser un commentaire

Le programme E-Car de SAP Labs France pour électrifier son parc automobile


Le programme E-Car de SAP Labs France pour électrifier son parc automobile

Sophia Antipolis (06) compte environ 1.450 sociétés qui emploient plus de 35.000 salariés, dont presque la moitié dans les sciences et technologies de l’information et de la communication. SAP Labs France entre dans cette catégorie, avec 350 collaborateurs répartis sur 3 sites dans l’Hexagone (Mougins : 200 ; Caen : 40 ; Paris : 110). L’entreprise se présente comme premier éditeur de logiciels en Europe, et dans le Top 3 mondial. Le Groupe SAP s’est lancé en juin 2015 dans un important programme de conversion à l’électrique de son parc automobile, visant un taux de 20% de VE à horizon 2020. SAP Labs France s’engage aussi à atteindre cet objectif en 2018 grâce à son « E-Car Programme ».

Voitures de fonction

Programme Management Officer en charge des questions environnementales chez SAP Labs France, Marie de Parseval explique : « Tout employé de plus de 3 ans d’ancienneté peut bénéficier d’une voiture de fonction à usage professionnel et privé avec des critères limitants en termes de prix et malus écologique ». Déjà, « la flotte de plus de 200 véhicules compte 12% de voitures électriques, soit une trentaine d’unités environ », chiffre-t-elle. Elles sont ainsi réparties : 15 Renault Zoé, 6 Nissan Leaf, 3 Tesla Model S, 1 Renault Twizy, 1 Mercedes Classe B, 1 Kia Soul EV et 1 BMW i3. Président de SAP Labs France, Hanno Klausmeier appuie fortement la conversion du parc de l’entreprise, visant au minimum 20% pour 2018. Pour y arriver, le palier de prise en charge du coût d’achat du véhicule a été relevé afin de compenser le surcoût de l’achat d’un véhicule électrique.

Jeu de cartes et bornes

SAP Labs France a mis et continue à mettre le paquet afin de réussir son programme E-Car : badges d’accès aux différents maillages nationaux, prêts de véhicules thermiques pour les vacances et/ou le week-end, aide à l’achat d’une wallbox pour le domicile, installation de bornes de recharge, etc. « Le parking de l’entreprise dispose de 16 points de charge actuellement », révèle Marie de Parseval. Ceci, grâce à de nouvelles implantations. Jusqu’à tout récemment, 3 bornes étaient disponibles : 1 pour la recharge accélérée en 22 kW, et 2 en semi-accélérée 7 kW. Cinq nouvelles viennent d’être mises en service : 1 de 7 kW et 4 de 22 kW. « Chaque borne propose 2 points de charge », commente notre interviewée. Elle précise : « Nous disposons des câbles pour recharger toutes les voitures du parc, et un transformateur AC/DC fabriqué par une entreprise suisse a été acheté pour recharger en accéléré les véhicules électriques de type CHAdeMO ou CCS Combo tels que les Nissan Leaf, les Kia Soul EV et BMW i3 ». Pour le matériel, SAP Labs France a décidé de faire confiance à Schneider Electric et à sa gamme EVlink. Marie de Parseval relate : « Nous avons rencontré des difficultés pour trouver un prestataire qui installe rapidement les bornes : il s’est passé 6 mois entre le début de nos recherche et la fin des travaux ».

Sur le parking

Encore à la recherche d’un outil de supervision pour ses bornes, SAP Labs France doit aussi réfléchir à une solution de rotation des véhicules en charge. « Jusqu’à présent, les collaborateurs viennent déplacer leurs voitures dans l’heure qui suit la fin de la recharge », explique Marie de Parseval. Ils sont plusieurs à utiliser une application smartphone des constructeurs pour cela. Mais se pose le problème de la multiplication des voitures électriques avec quelques-uns de leurs propriétaires qui seraient occasionnellement bloqués en réunion. Les salariés de SAP Labs France ne sont pas les seuls à exploiter les bornes du parking : Enedis, la société de nettoiement GSF avec un Renault Twizy, Vinci, etc., demandent parfois un badge à l’accueil pour débloquer la recharge. Si le mini-réseau a été mis en place pour un usage privé, SAP Labs France sait aussi dépanner exceptionnellement un électromobilien en besoin d’énergie pour sa voiture. Ainsi, cette précision de Hanno Klausmeier trouvé sur ChargeMap : « les bornes sont pour les employés mais nous sommes prêts à dépanner d’autres voitures électriques à condition qu’il y ait des bornes disponibles ». Une possibilité exploitée et commentée le 16 juin dernier par JackyTesla01 : « Ca dépanne ! Merci encore à SAP Labs France de Mougins et à son directeur qui a bien voulu les rendre visibles dans Chargemap ».

Pourquoi un tel programme ?

SAP Labs France compte réduire au maximum son impact carbone sur l’environnement. L’exploitation des serveurs informatiques et le parc automobile sont les 2 plus gros postes émetteurs de CO2 de cette l’entreprise. Concernant les premiers, le recours aux énergies renouvelables est prévu. Et pour le parc automobile, il y a le programme E-Car. « En outre, le plan de protection de l’atmosphère nous impose d’avoir au moins 5 véhicules électriques dans notre flotte », souligne Marie de Parseval. De fait, en page 86 du document que nous avons retrouvé sur le Web, on peut lire l’obligation faite aux « entreprises publiques et privées dont le parc de véhicules est supérieur ou égal à 50 unités de disposer d’un parc de 30% de véhicules basses émissions dans leur flotte, dont au minimum 5 véhicules électriques (2, 3 ou 4 roues) en remplacement de véhicules thermiques ». Cerise sur le gâteau, la conversion de la flotte assure une grosse visibilité à SAP Labs France sur Sophia Antipolis et ailleurs.

Gros travail de communication en interne

« Nous avons réalisé un gros travail de communication en interne pour casser les préjugés à l’utilisation des véhicules électriques », résume Marie de Parseval. « Sur place, 3 personnes se sont documentées et se sont formées à l’utilisation des engins branchés pour transmettre les informations nécessaires aux salariés », poursuit-elle. Une démarche qui inclut des conseils en matière de modèles à choisir ou à délaisser. Ainsi, chez SAP Labs France, on recommande d’éviter la Citroën E-Méhari en raison de sa batterie à maintenir à température. Egalement les allemandes (BMW i3, Mercedes Classe B, Volkswagen e-Golf), en raison des difficultés que pourraient rencontrer leurs utilisateurs à effectuer des recharges lors de leurs déplacements. En revanche, et le parc témoigne de cette politique, les Renault Zoé, Nissan Leaf et Tesla Model S sont mises en avant. « Les 5 premières voitures électriques choisies étaient des Zoé ; leurs utilisateurs en ont tellement été satisfaits qu’ils ont réussi à convaincre un bon nombre de collaborateurs de SAP Labs France à passer à l’électromobilité », témoigne Marie de Parseval.

Bientôt de nouveaux modèles

« A l’été 2017, les 5 premières Zoé arrivées dans l’entreprise seront à changer », indique notre interviewée. « Pour les véhicules thermiques, SAP Labs France a recours à une formule de leasing sur 4 ans ; mais pour les électriques, la durée est réduite à 3 voire 2 ans », complète-t-elle. Pourquoi cette différence ? « Tout simplement pour permettre aux salariés de bénéficier des progrès techniques rapides », répond-elle. L’autonomie des engins est bien sûr visée, mais aussi une meilleure diversité des modèles, notamment pour une utilisation familiale. « Nous avons 10 Tesla Model 3 en précommande », se réjouit-elle, citant également les Hyundai Ioniq, Opel Ampera et Chevrolet Bolt, comme ayant retenu l’attention de quelques collaborateurs.

Créer un mouvement

« SAP Labs France est en train de lancer un groupe de réflexion sur la mobilité électrique à Sophia Antipolis », révèle Marie de Parseval. « Nous voulons faire profiter les autres entreprises de notre parcours et partager nos convictions sur la mobilité électrique, en espérant créer un réseau interopérable sur place composé des différentes bornes qui seront installées sur leurs parkings », poursuit-elle. Des conseils à leur donner ? Ce n’est pas un problème pour cette dynamique chef de projet : « Bien analyser les besoins dans l’entreprise et ceux des collaborateurs ; communiquer pour supprimer les barrières psychologiques à l’utilisation des véhicules électrique ; nommer un spécialiste en interne de la question des VE : il devra se documenter sur le sujet pour informer ses collègues ; disposer d’un soutien fort de la direction ; savoir conseiller les meilleurs modèles et décourager l’achat de ceux dont l’utilisation poserait des problèmes, etc. ».

Publié par Laisser un commentaire

Les temps forts électriques du Mondial de l’Automobile


Les temps forts électriques du Mondial de l’Automobile

Le Mondial de l’Automobile ouvrira ses portes au public samedi, Porte de Versailles à Paris. Organisé tous les deux ans en alternance avec le salon IAA de Francfort, ce grand rendez-vous créé en 1898 est l’occasion pour tous les constructeurs automobiles de présenter, souvent en avant-première, leurs dernières nouveautés. Si les voitures électriques n’occupent encore qu’une part marginale de leurs ventes, elles prennent aujourd’hui de plus en plus d’importance dans leurs stratégies pour les années à venir. L’édition 2016 permettra de s’en rendre compte et nous serons présent au salon dès jeudi pour les journées presse afin de recueillir au plus près le détail de ces innovations que nous vous ferons découvrir chaque jour, en particulier celles présentées par les adhérents de l’AVEM tels que Nissan qui poursuit son but de zéro émission à l’échappement et annonce une révolution à venir ou Mitsubishi qui dévoilera son SUV de dernière génération, le Ground Tourer GT-PHEV, alimenté par un système hybride rechargeable utilisant 3 moteurs électriques, ainsi que le Mitsubishi eX Concept, un SUV compact 100% électrique.

L’Opel Ampera-e en première mondiale

Parmi les nombreuses nouveautés dans le domaine de l’électrique, la principale attraction sera sans doute l’Opel Ampera-e, la version européenne de la Chevrolet Bolt présentée au dernier salon de Detroit. Avec cette citadine 100% électrique, Opel entend révolutionner la mobilité électrique en associant une technologie de batterie novatrice, cumulant 160 kW de puissance et 60 kWh de capacité énergétique, à un moteur électrique d’une puissance de 150 kW et de 204 chevaux avec un couple de 360 Nm autorisant des performances impressionnantes sur le plan des accélérations et des reprises. De quoi, selon le CEO d’Opel Karl-Thomas Neumann, illustrer la façon dont il est possible de réunir dans une seule voiture le respect de l’environnement et le plaisir de conduite. Par ailleurs, l’Opel Ampera-e est une voiture relativement abordable avec un prix qui devrait se situer au-dessous des 35 000 euros avant bonus, mais elle offre surtout une autonomie qui devrait dépasser les 400 km en cycle NEDC, soit plus de 320 km en situation de conduite réelle. De quoi rouler sans souci pour une utilisation urbaine et même au-delà.

Des voitures avec une autonomie de plus en plus grande

La tendance actuelle à la forte augmentation de l’autonomie des voitures électriques sera d’ailleurs confirmée lors de ce Mondial de l’Automobile. Même s’ils ne présenteront pas encore de nouveaux modèles, de nombreux constructeurs viendront avec de nouvelles versions équipées de batteries de dernière génération. A cet égard, l’évolution la plus attendue sera celle de la Renault Zoé, la voiture électrique la plus vendue en France. Au Mondial, le constructeur au losange devrait ainsi dévoiler une Zoé dotée d’une nouvelle batterie composée de cellules plus petites et plus légères permettant d’augmenter la capacité embarquée sans devoir effectuer d’importantes modifications structurelles. Alimentant un nouveau moteur, lui aussi plus petit et plus léger, cette batterie offrirait à la Renault Zoé une autonomie réelle de près de 320 km contre 160 km aujourd’hui. Dans le même registre, BMW compte également présenter au salon une nouvelle batterie, d’une capacité de 33 kWh, qui autorisera une augmentation de 50% de l’autonomie de sa BMW i3.

Des concept-cars en prélude à de nouveaux modèles

Outre la nouvelle Zoé, Renault présentera également sur son stand une GT électrique, un concept-car qui préfigurera les orientations futures de la marque en termes de design et de technologies. Une voiture qui incarnera la vision de la mobilité du futur et la passion de l’automobile. D’autres concept-car seront aussi dévoilés par des constructeurs plus en retard dans leur développement de voitures électriques, mais qui entendent bien rattraper le temps perdu. Parmi ces concept-car, dont certains déboucheront dans les prochaines années sur des modèles produits en série, Citroën créera l’événement avec la CXperience, une voiture hybride rechargeable avec laquelle la marque aux chevrons compte offrir un plaisir de conduite sans limite. Une berline hyperconnectée, équipée d’un moteur essence développant 150 à 200 ch de puissance, combiné à un moteur électrique de 80 kW permettant d’obtenir une puissance cumulée allant jusqu’à 300 chevaux.

Volkswagen laisse encore planer le mystère

Enfin, même si elle laisse encore planer le mystère autour du concept-car qu’elle dévoilera, Volkswagen a bien l’intention d’amorcer au Mondial de l’Automobile, le virage à 180° qu’elle entend prendre après le Dieselgate. Un virage qui doit la mener à la conquête du marché de la voiture électrique. La firme de Wolfsburg a laissé filtrer quelques dessins stylisés qui donnent une première idée de ce modèle qui pour Volkswagen marquera son histoire autant que la « Coccinelle ». Construit sur la plateforme MEB dédiée aux véhicules électriques du groupe, ce modèle devrait être un SUV compact dont les dimensions seraient proches de celles d’une Golf, mais avec une habitabilité proche d’une Passat. Logées à plat sous le plancher, ses batteries devraient autoriser à la voiture une autonomie de plus de 400 km. Un chiffre à vérifier dès jeudi lors de la conférence de presse de Volkswagen, qui accompagnera la présentation de ce concept-car « révolutionnaire ».

Publié par Laisser un commentaire

Le passage du Nord-Ouest en bateau solaire par Anne Quéméré


Le passage du Nord-Ouest en bateau solaire par Anne Quéméré

Anne Quéméré fait partie de ses navigatrices et navigateurs qui mettent à profit leurs exploits pour attirer l’attention sur quelques causes, et en particulier les défis environnementaux à relever d’urgence. Sur son site Web, en annonçant son projet pour 2017 de franchir le passage qui relie le Pacifique à l’Atlantique à travers les îles arctiques du grand Nord Canadien, elle relève que le réchauffement climatique ne semble pas être un problème pour tous. Son embarcation, conçue à partir d’une coque qui a déjà vécu sous ses efforts, sera propulsée par un moteur électrique alimenté par des panneaux photovoltaïques.

Le goût des défis en solitaire

Environ 5.000 kilomètres du 26 décembre 2002 au 21 février 2003 pour traverser l’Atlantique à l’aviron des Canaries aux Antilles, 6.450 km l’année d’après dans l’Atlantique Nord pour rejoindre sa région natale bretonne depuis Cape Cod aux Etats-Unis à nouveau à la force des bras, 6.700 km en 2006 de New-York à Douarnenez (29) en kiteboat tracté par un cerf-volant, 7.000 km encore en 2011 avec le même type d’embarcation pour relier la Polynésie française à Lima (Pérou), deux tentatives de traversée du passage du Nord-Ouest en kayak, et encore bien d’autres aventures en équipes : Anne Quéméré a décidément le goût de multiplier les odysées en testant différents engins. Pour franchir le passage qui relie le Pacifique à l’Atlantique à travers les îles arctiques du grand Nord Canadien, elle a fait son choix : un bateau propulsé à l’énergie solaire.

Le moteur est arrivé

Dans son édition du soir datée du 22 septembre dernier, le quotidien Ouest-France se fait l’écho de la prochaine aventure poursuivie par Anne Quéméré : 3.500 kilomètres en autonomie totale entre les îles arctiques du Canada. La navigatrice commente son futur périple : « le faire à bord d’un bateau qui utilise une énergie renouvelable, cela signifie quelque chose pour moi ». Son embarcation devrait recevoir 12 ou 13 m2 de panneaux solaires, qui fourniront l’énergie au moteur électrique 5 CV Torqueedo tout juste reçu : une puissance jugée suffisante pour « affronter les glaces et autres bancs de sable mouvants du grand Nord ». Une batterie de stockage complète la chaîne de propulsion qui pourra encore évoluer avant le départ. Pour réussir son nouveau défi, Anne Quéméré a choisi de se reposer sur l’expérience du Centre suisse d’électronique et de microtechnique. Pour rappel, le Cesm a travaillé sur l’avion solaire Solar impulse de Bertrand Piccard, avant son tour du monde.

Au cours du bref été Arctique

Sur son site, Anne Quéméré explique son nouveau projet : « Ce périple, impressionnant par son échelle mais minimaliste par ses moyens, ne peut s’entreprendre qu’au cours du bref été arctique, entre les mois de juillet et de septembre, lorsque la fonte des glaces ouvre momentanément une voie entre la Mer de Beaufort et le Détroit de Lancaster. S’il nécessite une préparation minutieuse ainsi qu’une organisation à toute épreuve, le voyage n’en reste pas moins très hasardeux car seules l’embâcle et la débâcle ainsi que les caprices d’une météo très instable cadencent le parcours et décident du chemin à emprunter pendant de longues semaines ». Voyant dans son nouveau périple « une aventure humaine qui navigue entre émerveillements et déconvenues, quiétude et périls », elle précise : « Au départ de Tuktoyaktuk, petit village Inuvialuit installé sur les rives de la Mer de Beaufort, dans les Territoires du Nord-Ouest canadien, le parcours d’environ 3.500 kilomètres (2.00 milles nautiques) est avant tout une expédition ambitieuse et sans concession. Dans ces régions isolées en effet, la moindre erreur peut être fatale. Il faut donc savoir saisir chaque opportunité, analyser méticuleusement chaque fenêtre météo, profiter ce qui se présente tout en acceptant les imprévus qui surviennent immanquablement dans cet univers en perpétuel mouvement ».

Réchauffement climatique

Portant une très grande attention à l’évolution du plancton (« le poumon de la planète »), Anne Quéméré souhaite aussi porter un éclairage particulier sur ceux qui espèrent tirer du profit du réchauffement climatique grâce à la fonte des glaces. Elle accuse : « Le réchauffement climatique n’est pas une catastrophe pour tous, en particulier dans les pays du Grand Nord. Russie, Canada, Etats-Unis, Norvège et Danemark ont déjà commencé à fourbir leurs stratégies de développement et à faire part de leurs prétentions ». Pour exemples, elle cite : « Dès août 2007, deux bathyscaphes russes plantent un drapeau au pôle Nord, à 4.261 mètres sous la banquise, tandis qu’en 2009 le Canada annonce avoir réalisé une cartographie complète des richesses pétrolières, gazières et minières de l’Arctique ». En plus de créer de nouvelles terres potentiellement cultivables, le phénomène ouvre une nouvelle voie au trafic maritime entre l’Asie et l’Europe. « En empruntant ce passage, la distance Londres-Tokyo, par exemple, passe de 23.300 km, via le canal de Panama, ou 21.200 km, via celui de Suez, à 15.700 km ».