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Mobilité électrique : Rétrospective 2016


Mobilité électrique : Rétrospective 2016

En ce vendredi 30 décembre 2016, voici le dernier article de l’année à figurer en une de la lettre d’infos hebdomadaire. L’occasion de revenir sur quelques points marquants.

Des immatriculations VE moins nombreuses que prévu

Nous ne disposons pas encore des chiffres de décembre, mais à fin novembre, la progression des immatriculations des voitures particulières électriques neuves, par rapport à 2015, était inférieure à 30%, avec tout de même la satisfaction de passer la barre des 20.000 exemplaires. Certes, nous savons bien que de nombreuses commandes ont été enregistrées au Mondial de l’Automobile, pour des livraisons qui n’interviendront qu’en 2017. Le problème est que la presse généraliste risque bien de communiquer sur des chiffres en-deçà des attentes, sans autres commentaires. Nombre d’automobilistes qui étaient prêts à investir dans une voiture électrique s’interrogeront immanquablement sur la signification de cette observation. En concluant que le marché s’essouffle, combien différeront leur propre achat d’un VE ? Très difficile de dire alors comment la courbe va se compléter l’année prochaine. Sans doute de façon chahutée d’un mois à l’autres, mais globalement modérée sur l’année. Pas de révolution non plus du côté des utilitaires légers branchés. Nous produirons un article spécifique sur le sujet courant janvier prochain.

5 nouveaux VE en France

En 2016, nous avons vu débarquer dans l’Hexagone 5 nouvelles voitures électriques qui n’ont cependant pas révolutionné le classement : Citroën E-Méhari en mars (466 immatriculations à fin novembre, déjà en perte de vitesse), Toyota Mirai en mai (4 en cumul annuel), Tesla Model X en août (89), Hyundai Ioniq (93) et ix35 Fuel Cell en novembre (2). En 2017, nous devrions connaître des améliorations d’autonomie pour les Renault Zoé et Kangoo, ainsi que pour les Volkswagen e-Up! et e-Golf. Les Opel Ampera et Tesla Model 3, annoncées au départ pour 2017, pourraient bien ne parvenir dans l’Hexagone qu’en 2018. Nous savons que d’autres VE sont dans les cartons : quand leurs constructeurs les dévoileront-ils, et pour quelle disponibilité ?

Des immatriculations VHR relativement corrects

Avec le fort désengagement de l’Etat sur les hybrides rechargeables qui s’est traduit en janvier 2016 par une baisse marquante du bonus de 4.000 à 1.000 euros et l’exclusion des modèles à moteur thermique diesel, on pouvait s’attendre à une année catastrophique concernant les immatriculations de VHR neuves, mais le marché a tout de même progressé de presque 35%, dans un contexte où il s’est très bien diversifié. On peut donc estimer que la performance a été quelque peu dopée par l’arrivée des nouveaux modèles. Ce qui n’est pas spécialement très rassurant pour ce genre d’engins

7 nouveaux VHR en France

Concernant les voitures hybrides rechargeables, sont arrivées en France cette année 2016 : BMW 225xe (452 immatriculations à fin novembre) et 330e (294 en cumul annuel) en janvier, Mercedes GLC en juin (139), Audi Q7 e-tron en juillet (167), Mercedes Classe E (3), BMW 740e iPerformance (42) et Kia Optima (162) en septembre. En 2017, devraient débarquer chez nous 3 nouveaux modèles hybrides rechargeables : les BMW x1 et 530e iPerformance, ainsi que la Hyundai Ioniq. Et peut-être la nouvelle Toyota Prius et le Mitsubishi ASX.

Rétrospective : Janvier

Naissance à Paris du réseau de recharge Belib’ avec des bornes Lafon Technologies ; l’alliance Renault-Nissan annonce 10 voitures autonomes pour 2020 ; inauguration d’une nouvelle usine à Ergué-Gabéric (29) pour la fabrication du Bluebus de 12 mètres de long ; GM lève le voile sur sa Chevrolet Bolt et Hyundai sur sa Ioniq ; l’Avem renouvelle son bureau, Jean-Paul Faure remplaçant Isabelle Rivière à la présidence de l’association ; etc.

Février

Signature d’un accord entre PSA et le Québec pour la création d’une coentreprise dédiée au développement de véhicules électriques ; Nice relance ses expérimentations en bus électriques ; la Ville de Paris commence le remplacement de ses 400 scooters électriques par des modèles Artelec 670 produits par Eccity Motocycles ; inauguration du réseau de recharge rapide du Sieil37 ; MobilyGreen lance son système de supervision MobilyWeb ; 5es Assises nationales des IRVE à Nice ; la première formation en mobilité électrique dispensée par Blue2BGreen a eu lieu au sein des Arts et Métiers de Lille ; officialisation du programme Advenir qui doit permettre l’installation de plus de 12.000 points de recharge privés d’ici la fin 2018 ; Freshmile s’allie à la Caisse des Dépôts pour étendre son réseau de bornes de recharge ; le KiWhi Pass distribué aux acheteurs de nouvelles Volkswagen branchées ; publication de 2 décrets pour promouvoir l’usage du vélo afin de se rendre sur son lieu de travail ; etc.

Mars

Inauguration de 2 bornes « Plus de Bornes » à Puget-sur-Argens dans le Var, Spie commence à travailler sur le déploiement de 250 bornes dans le Morbihan (avec exploitation) et de 882 autres (avec supervision) dans les départements de l’Ardèche, de la Drome, des Hautes-Alpes, de l’Isère et de la Haute-Savoie ; Mobilité Plus livre 2 trains électriques solaires au Puy du Fou ; Nissan révèle sa vision de la station-service de demain ; Cooltra débarque à Nice avec des scooters et motos électriques à louer ; Blue2BGreen choisi pour le déploiement d’un réseau de recharge dans les campings de Dordogne ; lancement du site Peugeot Electric Store ; Indigo s’offre Wattmobile ; Toyota dévoile la nouvelle version hybride rechargeable de sa Prius ; Des chargeurs rapides automatisés ABB pour alimenter les bus de Namur ; etc.

Avril

Présentation de la Tesla Model 3 ; deuxième édition du Riviera electric Challenge ; Ségolène Royal voit une usine Tesla à Fessenheim ; Mitsubishi mise sur la vente en ligne pour relancer l’i-MiEV ; notre visite de l’usine Lafon Technologies de Bassens (33) ; DBT signe avec Hubject pour l’interopérabilité de la recharge ; Peugeot revient en force sur le marché du véhicule électrique ; Cooltra loue à Paris des deux-roues électriques ; lancement du scooter Artelec 470 ; les potentiels du VE vus par l’Ademe ; etc.

Mai

Un milliard d’euros débloqués en Allemagne pour la mobilité électrique ; de 300 à 400 km avec la nouvelle BMW i3 ; le Peugeot Partner électrique du boulanger pilote Philippe Gosselin ; un appel à projets pour développer des Territoires Hydrogène ; DBT rejoint l’association CharIN e.V. ; La gamme Brose de VAE Néomouv passe à 4 modèles ; les visions du futur de Nissan ; Sagip courtage pour assurer tous les véhicules électriques ; la gamme de scooters Silence débarque avec Envieterra ; une levée de fonds pour relocaliser en France la production de Tomybike ; 2e édition du France électrique Tour ; Nissan électrise la finale de la Ligue des champions de l’UEFA ; la trottinette à assistance e-Kick de Peugeot et Micro ; Eccity Motocycles remporte une médaille d’or au Lépine 2016 ; DBT présente sa borne pour voie publique au Salon des maires ; etc.

Juin

La RATP inaugure sa première ligne de bus standard 100% électrique ; partenariat EMTech et AllCell Technologies pour développer des BMS ; le KiWhi Pass dans tous les véhicules électriques des Ministères français ; Beeper Road présente son Scootcross ; 3e édition du Vendée énergie Tour ; déploiement de 250 bornes d’E-Totem dans les parkings Effia ; la police de Los Angeles adopte la BMW i3 ; la Toujours contente profite du VET pour rejoindre Mobil’Eco ; l’Avem dans la Zoé à prolongateur d’autonomie EP Tender ; Cityscoot lance à Paris son service de location de scooters électriques ; Nissan mise sur le bioéthanol pour ses piles à combustible ; Easytrip et Alphabet s’associent pour faciliter l’électrification des flottes ; la 13e agence de Blooweels s’installe à Toulouse ; 10e anniversaire de Zero Motorcycles ; B.E. green s’offre en France le premier bus électrique BYD ; Vega et son Tour du pays de Gex pour promouvoir les véhicules électriques ; Inforomu offre une borne Hager à Crégy-lès-Meaux ; publications des décrets pour les zones à circulation restreinte et les certificats Crit’Air ; etc.

Juillet

Les aides de la mairie de Paris pour lutter contre la pollution de l’air ; l’ACOze présentée par son président Christophe Hoenen ; SCIO Conseil & Formation lance une application pour remorquer les voitures électriques et hybrides ; les enseignements de la saison 2 de Formule E ; un réseau de 143 bornes de recharge en Loire-Atlantique ; Auto Moto essaye une Zero S ; 18 offres MobilyGreen éligibles à la prime Advenir ; bilan de 5 années d’exploitation d’Auto Bleue ; des taxis électriques Nissan pour Amman ; essai transformé pour le salon du véhicule électrique de Val d’Isère ; ABB remporte la première commande de recharge flash pour le projet Tosa ; une levée de fonds de 15 millions pour Cityscoot ; publication du décret pour la recharge des VE et le stationnement des vélos dans les bâtiments neufs ; Renault se prépare à lancer son service d’autopartage ; Solar Impulse 2 a ouvert la voie des airs à l’énergie solaire ; etc.

Août

Nissan aux JO de Rio avec son nouveau BladeGlider ; le cyclotourisme électrique avec Néomouv et Sowatts ; commande de chargeurs rapides ABB pour les bus électrifiés du Luxembourg ; M&A Prévention propose des stages de conduite en véhicules électriques et hybrides ; interopérabilité de Corri-Door exploité par Sodetrel et du corridor électrique de la CNR ; Electrik Bike propose des deux-roues off-road ou homologués L1e entre VAE et motos ; eBikeLabs facilite l’usage des vélos à assistance électrique ; etc.

Septembre

Première mondiale avec une borne de recharge alimentée en déchets verts ; l’indemnité kilométrique vélo s’ouvre au secteur public ; rassemblement de la mobilité électrique à l’aéroport d’Annecy-Meythet ; les solutions de recharge connectées Keo by Pluggo ; SunShuttle premier train électrique homologué route en France ; la première Toyota Mirai de France livrée à Air Liquide ; le guichet en ligne Advenir est ouvert ; une première station de recharge solaire en Belgique avec ABB ; Blue2BGreen et SCIO s’associent ; une collaboration Easytrip-Nissan-Esso pour des bornes rapides en Corse ; petite mobilité branchée en vente et location chez La Guêpe Mobile ; Gitane produit le premier vélo Gravel à assistance électrique ; la Vendée pilote pour la recharge des véhicules électriques via le réseau d’éclairage public ; la Belgique réglemente l’utilisation du speedbike ; DBT dévoile un chargeur universel de 150 kW ; etc.

Octobre

Un Mondial de l’Automobile sous le signe de l’électrique ; Les 4 projets français financés dans le cadre de Electromobility+ ; Mitsubishi dévoile son Concept GT-PHEV au Mondial de l’Automobile ; première édition du Catalan electric Tour ; un accord historique ChargeMap-Gireve pour le développement de l’interopérabilité ; Alphabet propose un simulateur pour décider les professionnels à s’équiper de VE ; Les Smart passent toutes à l’électrique ; Bemobi pour la mobilité durable au service des professionnels ; Nissan soigne la revente en occasion de ses modèles électriques ; Paris choisit Sodetrel pour l’exploitation des bornes Belib’ ; The New Motion s’implante en France ; publication du nouvel appel à projets de l’Ademe pour le financement des bornes de recharge publiques ; réseau européen Ultra-E de bornes très rapides pour les voitures, bus, et camions électriques ; Mini dévoile sa première hybride rechargeable ; etc.

Novembre

Retards et commentaires sur l’application de la loi sur la transition énergétique ; projet Greenfeed pour faciliter la mobilité électrique à travers des interfaces logicielles et matérielles ; Renault en route vers une voiture électrique low cost ; le Tesla Model X est arrivé chez Blooweels ; nouvelle génération de batteries 3Tron par BMZ avec 60% de capacité supplémentaire ; Cel développe son concept d’ombrière photovoltaïque Sudi avec ou sans borne de recharge ; l’ACOze sensibilise les électromobiliens à l’achat d’un RescueCode ; plus de 500 bornes Pulse de Lafon Technologies en Nouvelle-Aquitaine ; Bemobi conseille le CG45 ; Electrik Bike ne propose plus les productions Bultaco ; la recharge Auto Bleue reste gratuite jusqu’à nouvel ordre ; etc.

Décembre

De Paris à Barcelone en Renault Zoé avec le prolongateur d’autonomie EP Tender ; interopérabilité effective pour les réseaux Sodetrel et PlugSurfing ; signature de la convention d’itinérance du maillage Brev’Car ; Ségolène Royal réagit aux récents épisodes de pollution ; abandon du plafond à 40.000 euros pour obtenir le bonus à l’achat d’une voiture électrique ; Nissan lance son programme Electrify the World ; 2 associations portent plainte contre les pouvoirs publics au sujet de la pollution de l’air ; l’Argentine en véhicules électriques avec The Green Expedition 2018 ; Vulog embarque avec PSA dans les rues de Madrid ; les Volvo XC90 PHEV autonomes d’Uber sur la sellette en Californie ; stockage domestique de l’énergie avec xStorage Home proposé par Nissan ; formation Qualif-IRVE avec Blue2BGreen ; la réussite Autolib’ s’exporte ; route solaire Wattway inaugurée dans l’Orne, l’Aveyron et installée aux Etats-Unis ; une communauté d’usagers du vélo s’organise à Sophia-Antipolis ; le diesel ne représente plus que 37% des véhicules neufs achetés par les particuliers ; etc.

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Le diesel ne représente plus que 37% des véhicules neufs achetés par les particuliers


Le diesel ne représente plus que 37% des véhicules neufs achetés par les particuliers

Les articles pour informer de la baisse en proportion des achats de voitures diesel achetées neuves par les particuliers se succèdent dans la presse généraliste. Ainsi, ce matin, en une de Ouest-France, celui intitulé : « Le diesel en perte de vitesse ».

4 ans

Il n’aura finalement fallu pas plus de 4 ans pour que s’inverse la tendance d’une majorité de diesel dans les achats de véhicules neufs par les particuliers. Assez stable jusqu’en 2011 avec 64% en faveur des engins alimentés au gazole, le chiffre connaît une baisse importante depuis 2013, jusqu’à être pour la première fois au XXIe siècle inférieur à 50%. Cette année-là, il n’est déjà plus que de 43%. Pour 2016, le voilà maintenant estimé à 37%. Les annonces formulées par Ségolène Royal et Anne Hidalgo ont été entendues. Les restrictions qui vont se mettre en place dès janvier prochain accentueront très certainement encore le phénomène. Pour autant, les nouvelles immatriculations en véhicules électriques et hybrides rechargeables ne s’envolent pas. L’huile de dinosaure a encore de beaux jours devant elle, puisque ce sont les modèles à motorisation essence qui profitent pleinement de la situation.

Seventies

Sur l’échelle du temps, on se rend compte qu’il ne faut finalement pas une grande amplitude pour inverser les tendances. Au milieu des années 1970, rares étaient les particuliers en France à rouler dans une voiture alimentée au gazole, le carburant des routiers. Jugé sale, poisseux et puant par les automobilistes qui se faisaient encore servir par des pompistes, on ne le trouvait alors chez nous que dans 2 modèles de voitures particulières relativement bien diffusés : Peugeot 504 et Mercedes type 123 (200 D, 220 D, 240 D et 300 D). Non pas qu’il n’existait que ces voitures à être proposées en diesel, mais c’étaient les plus répandues et les plus appréciées des chauffeurs de taxis qui leur ont forgé une robuste réputation. Pas de voitures particulières alimentées au gazole chez Renault ni chez Citroën à cette époque. Ce sera pour la décade suivante. Même les utilitaires légers boudaient ce carburant, si ce n’est le Peugeot J7 qui avait hérité de l’increvable moteur Indénor des 404 et 504. Mais pas de Renault Estafette et relativement peu de Citroën type H pour se gaver avec ce carburant.

Eighties

C’est dans le courant des années 1980 que les modèles de voitures particulières diesel se multiplient chez toujours plus de constructeurs, faisant même le succès de quelques citadines. Combien de jeunes automobilistes de l’époque, par exemple, doivent d’avoir obtenu le permis de conduire grâce à une Peugeot 205 diesel ? On abandonnait avec soulagement une motorisation à essence parfois difficile à maîtriser par des novices. Les calages et à-coups étaient leur quotidien. Qu’on se rappelle du fameux bloc 4 cylindres produit par la SFM à Douvrain (Belgique), dans une collaboration entre Peugeot et Renault. De quoi être recalé plusieurs fois, car difficile pour beaucoup de se concentrer à la fois sur le pilotage de la voiture et le respect du code de la route. Plus souples, les moteurs diesel pardonnaient alors presque tout.

Dès l’auto-école

On peut dire en quelque sorte que c’est pour beaucoup le passage par l’auto-école qui a permis aux jeunes conducteurs d’apprécier cette technologie dont on vantait un peu partout les mérites en termes d’économies et de facilité d’entretien, presque à la porté de tous. Pas de bougies d’allumage ni de rupteur à changer régulièrement en réglant à nouveau l’avance, pas de problèmes de démarrage par temps humide. Juste la vidange du moteur et le remplacement des 3 filtres, respectivement pour l’air, l’huile et le gazole. Alors, finalement, c’est un juste retour des choses que des auto-écoles aujourd’hui exploitent des voitures électriques pour enseigner la conduite. Petit clin d’œil au passage à Sébastien Gall, créateur du Leaf France Café, et moniteur prêt à relever le défi. Pour autant, l’absence du passage manuel des vitesses constitue un frein puisque notre législation n’autorise pas à conduire une voiture munie d’une telle boîte si on a reçu le permis grâce à un engin qui n’en était pas équipé.

Rapide

Quelques années pour que le gazole s’impose dans les voitures particulières, quelques années pour qu’il perde son statut de carburant principal dans ces engins ! Cette réactivité de l’essence au gazole et inversement fait penser à l’alternance politique. Au XXIe siècle, avec les grands défis environnementaux à gagner et dépasser, il y a d’autres choix pour une mobilité durable qui doit suivre désormais la route de la transition énergétique. On abandonne le gazole, d’accord ! Mais il va falloir aussi penser que l’essence n’apporte pas forcément une solution pérenne à privilégier.

Voitures branchées

Des automobilistes prudents ont déjà choisi la technologie hybride rechargeable qui permet de s’habituer à la mobilité électrique tout en pouvant parcourir des centaines de kilomètres sans que le timing du parcours soit ruiné par le manque ou l’occupation des bornes de recharge. Dans les régions où ces dernières sont bien visibles et forment un maillage cohérent du point de vue de leur implantation et de la diversité des puissances de ravitaillement proposées, les véhicules électriques se développent plus rapidement qu’ailleurs. Si la motorisation diesel a apporté un véritable confort de conduite dans les années 1980, l’électrique va beaucoup plus loin en permettant d’arriver moins fatigué à destination et de ne plus avoir à privilégier le chant du moteur à celui des vedettes de la musique pour évoluer sur le bon rapport de boîte. Au-delà des enjeux climatiques et de santé publique auxquels elle apporte une réponse sous conditions, la chaîne de traction électrique apporte un progrès, majeur et appréciable, à la conduite d’une voiture particulière.

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Une communauté d’usagers du vélo s’organise à Sophia-Antipolis (06)


Une communauté d’usagers du vélo s’organise à Sophia-Antipolis (06)

C’est sous l’impulsion de la Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis, l’ADEME, et les associations Choisir et Travisa que cette communauté est née afin de développer l’usage du vélo, à assistance électrique ou non, sur la technopole azuréenne.

Tripler les déplacements à vélo

Pour les habitués à la voiture particulière, c’est un véritable calvaire que d’aller travailler à Sophia-Antipolis. Chaque jour, aux heures de bureau, tous les accès à la technopole sont saturés par les véhicules. « En voiture, 25 minutes correspond à un temps minimal en heure pleine pour un trajet de 10 km (hors vacances scolaires), pouvant être doublé certains jours de grande difficulté… » est indiqué sur le site de l’association Choisir. Ce temps est justement équivalent à celui que mettra un cycliste pour parcourir 10 km avec un vélo à assistance électrique (VAE) démontre l’association !

La CASA (Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis) réfléchit à la mise en place d’une politique vélo pour répondre aux problématiques de transport domicile/travail. Cela, en s’appuyant sur l’essor du vélo à assistance électrique, qui permet de réduire les contraintes (topographiques, temps de parcours, distance). Dans son PDU, la Communauté d’Agglomération indique avoir pour objectif de tripler le nombre de déplacements à vélo sur son territoire. Pour cela, elle souhaite agir sur les freins à l’usage quotidien qui sont la discontinuité des pistes et voies cyclables, l’absence de sécurité de certaines portions, mais également la topographie et le ressenti des cyclistes. A travers la communauté d’usagers qui se met en place, la CASA pourra définir les réels besoins des cyclistes, afin d’optimiser les actions menées.

Projet porté par de nombreuses entités

Initiée et portée par la Communauté d’Agglomération de Sophia-Antipolis, l’ADEME et les associations locales Choisir et Travisa, la communauté d’usagers s’organise avec le Sophia Club Entreprises, les entreprises locales, leurs salariés, les étudiants et les particuliers qui souhaitent s’engager pour la mobilité douce sur, ou vers le site de la technopole. Le souhait de cette communauté : que chacun puisse participer et apporter sa contribution pour augmenter les déplacements à vélo. Et l’intérêt est là, car plus de 70 personnes ont assisté à la première réunion qui s’est organisée dans les locaux de l’ADEME.

Clean Energy Planet, acteur local impliqué

Clean Energy Planet, qui nous a donné l’idée de cet article, participe également activement à cette réflexion depuis ses prémices. En proposant un nouveau service de location de vélo à assistance électrique dédié aux actifs et étudiants de la technopole, baptisé WOOV, l’entreprise peut apporter une des solutions pour le développement des déplacements en vélo. Elle propose des locations de VAE à la journée, au mois ou à l’année. Les différentes formules indiquées sur son site internet sont les suivantes : la formule longue durée propose la location d’un VAE durant 1 an avec un entretien trimestriel pour 200 € (formule à 110 € pour les étudiants et à 150 € pour les actifs travaillant au WTC campus) ; une location mensuelle ou trimestrielle est proposée pour des montants respectifs de 29 € et 69 € (-15 % pour les étudiants et -10 % pour les personnes travaillant au WTC campus) ; et pour ceux qui veulent faire l’expérience du VAE, la location entre midi et quatorze heure est à 2 € et la journée à 10 €.

Actions prévues par la communauté

Après deux réunions en novembre et décembre, des actions ont déjà été prédéfinies avec les différents acteurs du projet :
– réalisation d’une cartographie des trajets, classés selon leur difficulté, de vert à noir, en passant par la couleur orange indiquant les améliorations possibles sur les infrastructures existantes. La carte, qui est disponible ici, est alimentée par les usagers. Cela afin de « planifier de nouveaux itinéraires cyclables et d’améliorer voir réaménager certaines infrastructures existantes » précise l’association Choisir sur son site internet. Cette carte référence le réseau cyclable des Alpes-Maritimes, et pas uniquement celui de Sophia-Antipolis. Maralpins, n’hésitez donc pas à partager les informations qui vous semblent utiles (j’en ai profité pour le faire également, la route qui mène à l’AVEM recelant quelques portions dangereuses).
– Proposition d’aides à l’achat d’un vélo à assistance électrique par la Communauté d’Agglomération ou par les entreprises.
– Réflexion sur la mise à disposition d’arceaux sécurisés et de douches à proximité des bureaux.
– Organisation de vélo-bus pour jouer sur l’émulation et rassurer les moins expérimentés.
– Mise en place d’une journée entretien et réparation des vélos des salariés qui pourrait être réalisée grâce à un atelier de réparation mobile (un atelier réparation de Choisir et Initiatives Vélo existe déjà, celui-ci se trouve à Grasse et se veut participatif).
– Organisation d’événements au niveau de la technopole tel que celui du « Challenge de la mobilité » qui a eu lieu à l’automne et qui a rencontré un franc succès.
– Développement d’une offre de vélo en libre-service pour les déplacements lors de la pause déjeuner…

Cette communauté, très récente, souhaite avant tout définir les traçages par le recensement des usages et créer un réseau social accessible à tous. Un wiki a été créé, avec déjà de nombreux projets inscrits. Des groupes de travail, par thématique ou par trajet pourront également voir le jour.

Pour plus d’information, rendez-vous sur le site de l’association Choisir.

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Les véhicules électriques en force au CES de Las Vegas


Les véhicules électriques en force au CES de Las Vegas

Si le CES de Las Vegas est avant tout le grand rendez-vous annuel des nouveautés en matière d’électronique grand public, les constructeurs automobiles, mais aussi les équipementiers et les startups du secteur, y sont de plus en plus présents. Ils n’y viennent pas tant pour présenter de nouveaux modèles dont ils réservent souvent la primeur pour le salon de l’auto de Detroit qui se déroule quelques jours plus tard, mais plus pour mettre en avant leurs dernières innovations notamment en matière de véhicules connectés et autonomes. Des innovations que l’on retrouve souvent en premier sur des modèles électriques. Sans vouloir être exhaustif, nous avons choisi de mettre l’accent sur quelques nouveautés qui seront présentées en tout début d’année au CES de Las Vegas par de grands constructeurs.

La mobilité du futur vue par Volkswagen

Volkswagen a choisi le CES pour exposer sa vision de la mobilité du futur. Le constructeur allemand a annoncé vouloir mettre l’accent sur la mise en réseau des personnes, des véhicules et de l’environnement qui les entourent. L’électrique et la connectivité seront au cœur des innovations présentées par Volkswagen et s’appuyant sur le concept « User-ID » dont le développement est axé sur une utilisation et un contrôle intuitifs. Des caractéristiques au cœur de l’ID Concept, dévoilé à Paris lors du dernier Mondial de l’Automobile, qui sera exposé pour la première fois aux Etats-Unis à Las Vegas où la firme de Wolfsburg présentera également de nouveaux prototypes d’affichage et de contrôle, signe de l’évolution constante des systèmes utilisés par les modèles construits à partir de la plateforme MEB destinée aux véhicules électriques de la marque. D’ailleurs, Volkswagen présentera prochainement (probablement au salon de Detroit) un nouveau modèle construit à partir de cette plateforme. Un modèle qui pourrait bien être une version électrique du mythique Combi dont un concept, le Budd-e avait été présenté lors du dernier CES de Las Vegas.

Mercedes et son concept Génération EQ

Volkswagen ne sera pas le seul constructeur allemand présent du 5 au 8 janvier dans le Nevada puisque Mercedes a également annoncé sa participation au CES 2017. Sur un stand de 600 m2, la marque à l’étoile compte y présenter ses avancées en matière de voiture connectée, de conduite autonome, de véhicule électrique et d’intelligence artificielle. Pour Ola Källenius, responsable Recherche & Développement chez Mercedes, la mobilité va évoluer de manière plus spectaculaire dans les 5 à 10 prochaines années que lors des 50 dernières. Pour lui : « La voiture du futur sera connectée, autonome, sans aucune émission et offrira la possibilité d’une mobilité partagée ». Pour entrevoir ce futur, Mercedes présentera sur son stand le concept Generation EQ, déjà entrevu au Mondial, ainsi qu’un fourgon du futur, le Vision Van. Un fourgon de livraison électrique et connecté, doté d’un système de tri automatique de colis et emportant sur son toit deux drones capables de livrer des colis dans un rayon de 10 kilomètres.

Fiat Chrysler dévoilera un monospace électrique

Preuve de l’importance grandissante du CES de Las Vegas pour le secteur automobile, le groupe Fiat Chrysler Automobiles a choisi de privilégier ce salon par rapport à celui de Detroit pour y présenter ses nouveautés. Des nouveautés qui traduisent un véritable changement de cap pour ce constructeur qui fût longtemps réticent à s’engager dans l’électrique. Or, selon toute vraisemblance, Chrysler présentera au CES 2017 le premier véhicule 100% électrique du groupe FCA. Selon l’agence Bloomberg, il s’agirait d’une déclinaison du Chrysler Pacifica dont il existe déjà une version hybride rechargeable permettant à ce monospace 7 places de parcourir une cinquantaine de kilomètres sans essence avant de passer le relai à un moteur V6 de 3,6 litres. Peu d’informations ont filtré sur cette version électrique dont on ignore si elle sera dotée de fonctions de conduite autonome que le groupe développe actuellement avec l’aide de Google sur la base d’un … Chrysler Pacifica.

Honda Neuv : un véhicule électrique avec un « moteur à émotions »

Les constructeurs japonais ne seront pas absents du CES de Las Vegas, à l’image de Honda qui en profitera pour exhiber un concept-car électrique au design assez étrange, mais doté d’un « moteur à émotions ». Compact et urbain, ce Honda NeuV embarquerait suffisamment d’Intelligence Artificielle pour permettre au véhicule de générer ses propres émotions et d’offrir, selon le constructeur, de nouvelles possibilités d’interaction entre les hommes. La voiture pourrait notamment être en mesure de réagir aux conversations et à l’état émotionnel du conducteur. De quoi tisser un lien étroit entre le chauffeur et son véhicule. Lors du CES, Honda devrait faire la démonstration de quelques-unes des capacités de son concept Neuv, à commencer par la faculté à gérer le trafic ou encore celles visant à proposer de nouvelles interactions à bord. Des possibilités susceptibles de redéfinir l’expérience même de la mobilité. Un projet en phase avec la philosophie de l’entreprise japonaise qui s’engage : « à œuvrer pour le bonheur et la liberté de la mobilité et une société durable où les personnes aiment la vie ».

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Dites M. SyDEV, le Vendée énergie Tour, vous pouvez le faire un petit peu plus long !


Dites M. SyDEV, le Vendée énergie Tour, vous pouvez le faire un petit peu plus long !

Par ce titre qui parodie une ancienne publicité pour de petits biscuits recouverts de chocolat à s’en mettre plein les doigts, l’Avem a le plaisir de vous informer que l’édition 2017 du Vendée énergie Tour, qui se tiendra du 19 au 24 juin prochains, sera plus consistante encore que d’habitude : plus longue dans le temps avec presque une semaine d’animations, et plus chargée en accueillant différents événements en son sein mais aussi en proposant des nouveautés majeures. Le SyDEV, organisateur du Vendée énergie Tour, vient de nous transmettre un premier programme, en attendant celui de février qui sera pratiquement scellé.

Depuis 2014 en Vendée

Il se passe décidément quelque chose de fort en Vendée autour de la mobilité électrique (sur batterie ou pile à combustible hydrogène) et des déplacements durables. En 2014, le SyDEV proposait la première édition de sa manifestation alors baptisée Vendée électrique Tour. Devenue Vendée énergie Tour pour accueillir aussi les véhicules roulant au gaz, et en particulier au GNV, l’événement n’est plus de ceux que l’on regarde de loin en coin en se demandant de quoi il s’agit et en attendant que d’autres y participent avant de se faire une opinion. Pour les entreprises, collectivités, mais aussi les particuliers depuis 2016, être du Vendée énergie Tour, c’est participer à une grande fête amicale, mais surtout à la manifestation la plus complète en France de son genre.

Un binôme gagnant à la barre

Cela, on le doit à deux hommes qui s’épaulent mutuellement : Alain Leboeuf, président du SyDEV et député de la Vendée, et Pascal Houssard, directeur général du syndicat vendéen de l’énergie. Un binôme gagnant cherchant à offrir une manifestation de haute qualité qui se veut être un pont avancé en matière de mobilité durable. En 2016, lors de son discours à Bouin, avant le déjeuner des participants au Rallye des ambassadeurs, Alain Leboeuf a souhaité pour la quatrième édition du VET, une manifestation qui devrait se révéler comme l’une, si ce n’est la plus importante, en Europe, concernant les véhicules électriques et à énergie alternative. C’est bien parti ! Le DG du SyDEV n’est certainement pas moins inspiré : « Plus que les années précédentes, les collectivités vendéennes et les acteurs économiques s’engagent avec enthousiasme dans l’organisation d’un évènement de référence ». Il explique ainsi le succès croissant du VET : « Quand on répète et renouvelle un événement, son attractivité et l’engouement pour lui se développent ».

Une semaine d’animations

A chaque nouvelle édition, l’objectif du Vendée énergie Tour s’affine, s’ouvre et s’affirme. Pour 2017, le SyDEV en donne cette définition : « Sensibiliser à la transition énergétique, échanger des expériences, découvrir des territoires en véhicule électrique, fêter la mobilité durable… ». La dimension « Transition énergétique » prend chaque fois un peu plus d’importance. Avec pratiquement une semaine complète sur le calendrier, du lundi 19 au samedi 24 juin, le VET se veut désormais être un lieu d’attache auquel des acteurs économiques engagés et motivés peuvent adosser leurs propres événements professionnels et donner rendez-vous à leurs publics. C’est à cette nouveauté que sont consacrées les journées du 19 au 22 juin 2017. Six projets sont d’ores et déjà annoncés, et le programme peut encore en accueillir de supplémentaires.

Reconduction des Assises dédiées aux carburants alternatifs

Grandes nouveautés de l’édition 2016, les assises territoriales intitulées « Carburez aux énergies alternatives » dédiées aux professionnels, et organisées par Isabelle Rivière (L&R Conseil, Assises IRVE, ancienne présidente de l’Avem), ont littéralement explosé leurs prévisions. Ce colloque qui réunissait les experts des filières de l’électricité, du GNV et de l’hydrogène, au service des transports individuels, collectifs et de marchandises, est reconduit. Mais ce n’est plus une salle de 200 places qui lui sera réservée, mais une de 460 ! L’implication de la région des Pays de la Loire n’est pas étrangère à son succès grandissant, qui a publié le 14 de ce mois de décembre 2016 sa feuille de route sur la transition énergétique, dont l’un des 5 piliers fait la part belle au développement de la mobilité durable. Ce rendez-vous désormais régulier est programmé en 2017 au 23 juin.

Fête de la mobilité

En 2015, le VET s’était terminé en apothéose avec la Fête de la mobilité proposée à La Roche-sur-Yon. Les électromobiliens qui avait participé au Rallye des ambassadeurs avait convergé sur 2 files jusqu’à la place Napoléon où le public attendait en spectateur de diverses animations ou en rencontrant les concessionnaires présents avec leurs offres branchées. Sous un Soleil radieux, l’événement qui marquait l’ouverture aux particuliers du Vendée électrique Tour avait connu un véritable succès populaire qui ne pouvait que difficilement se reproduire à l’identique quai Rivière à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en dépit de la mobilisation des acteurs concernés l’année dernière. Pour 2017, retour à la place Napoléon de La Roche-sur-Yon avec la même recette et des nouveautés en matière d’animations à 2, 3 ou 4 roues électriques.

Rallye des ambassadeurs

Le Rallye des ambassadeurs est une pièce maîtresse du VET. Initialement, il s’agissait de prouver aux professionnels que l’usage des véhicules électriques pouvait très bien correspondre à leurs besoins en déplacements. Traditionnellement organisé avec le concours de Jean-François Villeret et son équipe de Tour véhicules électriques, on pouvait s’attendre à une boucle toujours plus grande. « On ne va plus faire de la route pour faire de la route », commente Pascal Houssard qui a souhaité tenir compte de plusieurs avis allant dans le même sens. Ouvert à 100-120 véhicules, le Rallye des ambassadeurs se déroulera essentiellement le matin du 24 juin dans le Pays Yonnais. « Les équipages seront répartis en groupes de 15/20 VE et visiteront 4 communes dans la journée ; des pauses de 45 minutes, contacts et échanges avec la population et courts essais sont envisagés. Les véhicules rejoindront le site de la fête de la mobilité durable en convoi (parade en centre-ville à 15 heures), puis départ en convoi pour les Essarts-en-Bocage à 20 heures », peut-on lire sur le premier jet communiqué du programme.

Défi 300 km

Si le Rallye des ambassadeurs se débarrasse quelque peu de son aspect challenge au profit de la rencontre avec les Vendéens dans leurs communes, un autre circuit va se l’approprier, également à suivre le 24 juin. Inspirés par les annonces des constructeurs pour des véhicules branchés à plus forte autonomie ou à pile à combustible hydrogène (nouvelles Nissan Leaf, BMW i3, Renault Zoé et Opel Ampera, mais aussi Tesla Model S et X, Toyota Mirai, Hyundai Ionic etc.), les dirigeants du SyDEV ont eu l’idée de concevoir un Défi 300 km, avec départ du Poiré-sur-Vie à 9h45 et arrivée à la Roche-sur-Yon vers 17 heures 30. Attention, pour cette épreuve, les inscriptions sont ouvertes sur invitation des organisateurs à seulement une quinzaine d’équipages. Pas question de tomber en panne d’énergie en route : une vitesse moyenne réaliste sera imposée, et le parcours exigera des talents d’éco-conducteurs.

Concentration de VE aux Essarts-en-Bocage

La concentration de véhicules à énergies alternatives aux Essarts-en-Bocage, autre nouveauté majeure du programme 2017, est la parfaite traduction du souhait exprimé par Alain Leboeuf lors de son discours apéritif de Bouin au Rallye des ambassadeurs 2016. Tous les véhicules électriques et à gaz devront converger vers les Essarts-en-Bocage pour un gigantesque rassemblement festif adossé à la traditionnel Fête de l’été du territoire. Et si au passage il était possible de battre un record de concentration de VE… Parmi les animations : cortèges de véhicules, cinéma de plein air par pédalage, démonstration de vélomobiles chronométrée, pique-nique dans le parc du château… et feu d’artifice final, ne forment pas une liste exhaustive, loin de là !

Les annonces du SyDEV

1 – Le SyDEV propose à tous les constructeurs et revendeurs de véhicules électriques à 2, 3 et 4 roues ou à gaz de rejoindre le VET. Profitez-en : c’est gratuit, et c’est exceptionnel pour une manifestation d’une telle ampleur avec souvent d’excellentes retombées locales et nationales ! Aux professionnels intéressés, joindre directement Pascal Houssard (coordonnées ci-dessous).
2 – Les mises à jour du programme et les formalités d’inscription aux différents rallyes sont à retrouver sur le site dédié : www.vendee-energie-tour.com.
3 – La participation à la concentration des Essarts-en-Bocage se fera sans formalité d’inscription.
4 – Pour retrouver des vidéos du VET 2016, voici une URL : www.youtube.com/results?search_query=vendee+energie+tour.

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Diesel : Les automobilistes auront été prévenus !


Diesel : Les automobilistes auront été prévenus !

Un nouveau cran vient d’être atteint dans la volonté d’aller vers une politique de décroissance progressive des véhicules diesel dans le parc national français. Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, n’a pas exclu la formulation d’une interdiction de vente des voitures alimentées au gazole. Mais elle ne compte pas non plus étrangler les constructeurs, espérant qu’ils jouent le jeu d’un assainissement progressif de la flotte des automobilistes dans l’Hexagone. Et ça devrait commencer dans les concessions ! Autant dire que personne ne pourra se plaindre dans quelques années de difficultés à revendre une voiture diesel achetée neuve aujourd’hui ! On aura été prévenu !

Au diapason avec Anne Hidalgo

Selon la volonté de Anne Hidalgo, maire de Paris, la Capitale devrait être débarrassée des voitures diesel à horizon 2025. En charge d’un territoire beaucoup plus vaste, Ségolène Royal compte bien étendre la volonté de l’édile à la France entière. On savait déjà que la fiscalité sur les carburants allait évoluer, dans le sens d’une baisse de l’avantage au gazole. Dès le début de l’année 2017 prochaine, au-delà de la flambée du prix au litre en raison de la hausse de celui du baril de pétrole, le carburant des routiers devrait voir sa part fiscale augmentée de 4 centimes, alors que celle de l’essence serait allégée. Un premier pas qui ne fera toutefois pas pencher la balance vers un avantage à la technologie essence. Ce serait oublier un peu vite qu’un véhicule diesel consomme moins que son équivalent au SP95. Mais aussi qu’il se montre plus souple à l’usage, plus agréable à conduire depuis pas mal années déjà, et parfois même plus mélodieux à entendre, en particulier dans les petites cylindrées ! Tout un travail à refaire à l’envers pour les constructeurs qui vont devoir convaincre les automobilistes qu’une voiture à essence est plus plaisante à exploiter. Egalement qu’elle est plus vertueuse pour l’environnement, notamment en matière de rejets de microparticules à l’échappement. Ce qui n’est pas précisément le cas sur les motorisations à injection directe. A noter que l’emploi d’éthanol, et en particulier de bioéthanol, après pose d’un kit ou modification des paramètres du calculateur d’alimentation, serait une solution intéressante.

Le jeu de la politique

Certes, qui peut prédire ce que deviendront effectivement les vœux pieux de la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Dans quelques mois, elle ne sera sans doute plus dans le gouvernement. On pourrait se rassurer en se disant que, sous la pression des institutions européennes et d’une partie grandissante de l’opinion publique, aucun candidat à la présidentielle ne se risquerait à contredire les propos de Ségolène Royal. Ca, c’était bon avant l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ! Désormais, il faut toujours viser plus loin, mais en prenant garde aux obstacles qui peuvent surgir à tout moment sur la route de la mobilité durable. S’ils n’ont en théorie qu’une durée de vie limitée, ils peuvent en revanche faire de très gros dégâts et emporter les nations les unes après les autres, à la manière de ces alignements de dominos qui tombent chacun en faisant basculer son voisin.

Anticiper

Quoi qu’il en soit, la logique voudrait tout de même que les toutes récentes annonces de Ségolène Royal soient appliquées après son départ. Et s’il s’agit aujourd’hui de faire dans la pédagogie, dans quelques années, il deviendra sans doute particulièrement difficile de revendre une voiture diesel à un prix correct pour son âge et son kilométrage. De plus en plus de villes et agglomérations leur auront progressivement fermé les portes sur des territoires de plus en plus étendus. Qui voudra encore d’une voiture qui ne permettra pas de circuler sans entraves dans Rennes, Bordeaux, Paris, Toulouse, Lille, Nancy, Marseille, Nice ou Strasbourg ? Ne pas anticiper risque de coûter très cher au final. Et à ce jeu, il convient d’être clairvoyant ! La mention hybride rechargeable ne garantit pas que l’on achète un véhicule vertueux ! Ainsi quand elle cohabite avec la technologie diesel. La bascule peut vite arriver. Même la filière GPL, mise à mal par de nombreuses contraintes supplémentaires ces dernières années, aussi bien sur les professionnels du ravitaillement que sur les automobilistes, semble susciter à nouveau l’intérêt. Quant aux poids lourds, qu’ils soient conçus pour le transport des marchandises ou des personnes, le mariage avec le gazole devrait être moins évident et systématique. Les engins alimentés au GNV ont été testés avec succès, et quelques flottes importantes sont déjà en cours de migration. Ainsi chez Casino, où 400 camions exploitant ce gaz vont être mis en service en deux temps : la moitié en 2017, l’autre en 2020.

Du diesel à l’électrique

Dans la tête de Ségolène Royal, comme dans celle de nombre d’électromobiliens qui ont déjà lâché la voiture thermique pour la plupart de leurs trajets, les VE, à batteries mais aussi à pile à combustible hydrogène, répondront aux problèmes posés sur l’environnement et la santé publique par les émissions à l’échappement, et donc aux différentes interdictions de circulation, restrictions d’accès, et pertes financières à la revente de modèles qui seront de plus en plus pointés du doigt. Une solution parmi d’autres, puisque nous sommes en train de vivre en quelque sorte une véritable révolution de la mobilité, accompagnée d’une palette de plus en plus larges de moyens de se mouvoir. On y retrouve les transports en commun également en pleine mutation (téléphérique, trolleybus, tram), la marche, le covoiturage, l’autopartage, et la pratique d’une foule de petits engins très divers, motorisés ou non.

Acheter un diesel aujourd’hui

Continuer aujourd’hui, avec tous les signaux qui annoncent leur mort, en tout cas avec leur technologie actuelle, à acheter des voitures diesel, c’est prendre une décision insensée qui pourra se payer en pertes financières importantes à la revente et en restrictions d’autonomie. Un comble, quand on se rappelle la raison pour laquelle la mobilité individuelle est majoritairement choisie : la liberté de mouvement ; et celle pour laquelle la technologie diesel est préférée : faire des économies !

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Wattway, route solaire inaugurée dans l’Orne, l’Aveyron et installée aux Etats-Unis


Wattway, route solaire inaugurée dans l’Orne, l’Aveyron et installée aux Etats-Unis

Wattway est un revêtement routier photovoltaïque développé en partenariat avec l’Institut national de l’énergie solaire par Colas, leader mondial de la construction et de l’entretien des infrastructures de transport, et filiale du groupe Bouygues. Les routes ainsi recouvertes, toujours en mesure d’être empruntées par tous les types de véhicules, permettront de produire de l’électricité susceptible d’alimenter maisons, entreprises, éclairages publics, mobiliers urbains, et/ou bornes de recharges pour véhicules électriques et hybrides rechargeables. A classer parmi les projets de route intelligente et de smart city, deux portions Wattway ont été respectivement inaugurées dans l’Orne et l’Aveyron, alors que le concept s’exporte déjà aux Etats-Unis.

1 km aujourd’hui à Tourouvre-au-Perche…

Jeudi dernier, 22 décembre 2016, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, a inauguré le premier chantier d’envergure de la route solaire Wattway, à Tourouvre-au-Perche (61). Composé de 2.880 dalles photovoltaïques, le tronçon qui mesure 1 kilomètre est situé sur la RD5, au lieu-dit le Gué-à-Pont, entre la sortie sud de Tourouvre-au-Perche et le croisement de la N12. Avec 280 MWh attendue, la production annuelle du site sera injectée sur le réseau Enedis. A la journée, elle dépendra bien évidemment des conditions météorologiques et de la saison, pour une moyenne estimée à 767 kWh avec des pics pouvant atteindre les 1.500 kWh en été. Il sera facile de vérifier ces chiffres, grâce à un panneau d’information planté à proximité de cette route solaire. Il indiquera en temps réel la production d’énergie et son cumul depuis l’ouverture.

…1.000 km dans 4 ans en France

Directeur de Wattway, Jean-Charles Broizat a ainsi commenté l’inauguration de la portion normande de route solaire : « Nous sommes encore en phase d’expérimentation de Wattway. Construire un chantier d’application d’une telle envergure est une réelle opportunité pour notre innovation. Ce site d’application nous a notamment permis d’améliorer nos process d’installation des dalles photovoltaïques ainsi que leur fabrication, afin d’optimiser au mieux notre solution ». Une centaine de chantiers expérimentaux sont programmés en 2017, qui constituent autant de confirmation aux propos de Ségolène Royal. La ministre a récemment annoncé 1.000 kilomètres de route solaire Wattway d’ici 4 ans. Conçues en région parisienne, les dalles composées de cellules photovoltaïques recouvertes de résine et de particules de verre sont fabriquées dans l’entreprise SNA, justement implantée à Tourouvre-au-Perche. Ce n’est pas un hasard si le premier tronçon a été construit à proximité : c’était la volonté de la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Un chantier pour lequel 5 millions d’euros hors taxes ont été débloqués par l’Etat.

Saint-Jean d’Alcapiès

A Saint-Jean d’Alcapiès (12), l’inauguration des 24 m2 de dalles Wattway a été effectuée le lendemain, vendredi 23 décembre 2016, de façon nettement plus discrète. Le site est chargé d’alimenter en électricité les 5 gîtes du château de Castel d’Alzac, comme l’a indiqué le maire de la commune, Jérôme Rouve. Le dispositif s’inscrit dans la politique de transition énergétique engagée depuis 2002 sur ce territoire, et constitue la première application Wattway en milieu rural. Pour une production annuelle estimée à 2.600 kWh, les 24 modules posés devant le château ont nécessité une semaine d’intervention. Cette deuxième inauguration à la veille de Noël a également été commentée par Jean-Charles Broizat : « Le site pilote de Saint-Jean-d’Alcapiès va étudier une nouvelle application Wattway en zone rurale dans un cadre patrimonial exceptionnel. La commune et le parc naturel régional des Grands Causses se sont mobilisés fortement pour déployer cette innovation sur leur territoire en équipant ce château d’un outil de production locale d’énergie propre et renouvelable. Il s’agit de répondre à des enjeux énergétiques spécifiques sous diverses latitudes (taux d’ensoleillement et températures différents) pour alimenter en électricité ce site du XVe siècle ».

Géorgie

Avant les deux événements dans l’Hexagone, le premier site pilote Wattway aux Etats-Unis avait lui-même été inauguré, mardi 20 décembre 2016, dans l’Etat de Géorgie. C’est grâce à la volonté commune de la fondation The Ray et du Département de Transport de Géorgie, très engagés dans le développement des énergies vertes et des infrastructures innovantes, que ce projet est devenu une réalité, sur le tronçon de route appelé « The Ray C. Anderson Memorial Highway » ou « The Ray ». Longue d’une trentaine de kilomètres, cette voie est dédiée à l’innovation avec l’objectif de tester et créer la route du futur. Dessus, 50 m2 de dalles solaires Wattway ont été installés, devant même le centre d’information touristique West Point qu’elles alimenteront, pour une production moyenne annuelle attendue de 7.000 kWh.

Polémiques

Plusieurs médias se montrent dubitatifs, voire très critiques, sur une application rentable à grande échelle de la route solaire Wattway. Certains pointent même l’innovation comme sans avenir. Des questions fusent : durabilité des matériaux dans le temps et en fonction du trafic routier, doute sur l’efficacité du système du fait de la circulation et d’une inclinaison des panneaux qui ne sera jamais optimum, colle de maintien des dalles qui serait trop sensible à l’humidité, ratio rendement/coût plusieurs fois inférieur à celui d’une installation photovoltaïque en toiture, etc. L’entreprise française connaît et à même validé, voire annoncé elle-même plusieurs de ces critiques. Mais elle estime que d’ici 2020 son système sera compétitif par rapport aux moyens classiques de produire de l’électricité via l’énergie du Soleil. Quoi qu’il en soit, il ne faut négliger aucune piste. La technologie Wattway connaîtra certainement de nouvelles améliorations, et l’on peut bien imaginer qu’il sera un jour possible de la mettre en œuvre en même temps que la route qui doit la supporter se construit, permettant de réaliser d’importantes économies sur l’installation.

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Autolib’ : une réussite qui s’exporte


Autolib’ : une réussite qui s’exporte

En remportant il y a quelques jours l’appel d’offre lancé par la ville de Los Angeles pour mettre en oeuvre un service d’autopartage dans quelques quartiers de la Cité des Anges, Autolib’ a démontré une nouvelle fois sa capacité à séduire de grandes agglomérations étrangères désireuses de mettre en oeuvre des solutions de mobilité électrique pour améliorer la qualité de l’air et lutter contre le réchauffement climatique. Pourtant, lors de son lancement en décembre 2011 beaucoup d’observateurs étaient sceptiques quant à la réussite de ce projet et bien peu auraient parié sur un succès à l’international ; Un succès qui est aujourd’hui indéniable puisque, avant Los Angeles, Autolib’, après avoir été dupliqué en France à Lyon et à Bordeaux, s’était déjà exporté à Rome, Turin, Londres, Singapour et Indianapolis.

Un beau chemin parcouru en cinq ans

Le 5 décembre 2011, lors de son lancement à Paris, Autolib’ mettait à disposition près de 250 Bluecar réparties dans presque autant de stations situées sur le territoire de 45 communes de l’Ile de France. Aujourd’hui, 5 ans après, le service d’autopartage en trace directe dispose de près de 4 000 voitures estampillées Autolib’ réparties sur 1 100 stations disposées dans plus de 100 communes franciliennes. Le service créé par Vincent Bolloré s’est indéniablement imposé dans le paysage des transports parisiens. Depuis sa création, 320 000 personnes ont utilisé ce service qui compte aujourd’hui plus de 140 000 abonnés actifs. En cinq ans, près de 18 millions de locations ont été enregistrées et il se loue actuellement une Autolib’ toutes les 5 secondes, pour une durée moyenne de 37 minutes.

Quelques sujets d’inquiétude

Malgré ces bons résultats, la situation actuelle d’Autolib’ recèle quelques sujets d’inquiétude. Tout d’abord, en dépit de chiffres supérieurs aux prévisions de départ, le service d’autopartage n’est toujours pas rentable sur Paris. Dans une étude publiée le 5 décembre, les experts du bureau d’études 6T, spécialisés dans la mobilité, craignent même qu’il ne le soit jamais. En analysant les données fournies par le Syndicat Autolib’ Métropole, ils constatent en effet que si le nombre d’abonnés progresse, celui des trajets diminue. Du coup, pour eux : « La croissance du chiffre d’affaires est avant tout extensive (l’augmentation du nombre de stations et de voitures amène vraisemblablement de nouveaux abonnés) et très peu intensive (les recettes générées par voiture n’augmentent quasiment pas).» Si les usagers diminuent leur fréquence d’utilisation, ce serait paradoxalement dû en grande partie au succès d’Autolib’ qui réduit l’assurance d’avoir une voiture disponible lorsqu’on en a besoin. Pour enrayer ce phénomène, le groupe Bolloré continue d’investir et d’augmenter le nombre de véhicules en circulation. Des investissements qui, pour l’instant, pèsent sur la rentabilité.

Des succès à l’international

Des investissements, le groupe Bolloré en réalise également pour exporter Autolib’. Le service d’autopartage est aujourd’hui en Italie à Rome, puis à Turin depuis le mois d’octobre où 70 Bluecar sont disponibles sous l’enseigne « Bluetorino ». Un peu un retour aux sources pour la Bluecar puisque cette voiture a été conçue en collaboration avec le célèbre carrossier italien Pininfarina qui est à l’origine de son design. Bolloré est également présent à Londres avec Bluecity même si l’investissement est pour l’instant plus modeste et est plus destiné à accompagner le déploiement par le groupe de 6 000 bornes de recharge d’ici à 2018. Par contre le déploiement d’Autolib’ à Singapour sera beaucoup plus massif puisque Bolloré y a remporté un appel d’offre portant sur le déploiement de près d’un millier de voitures électriques à compter de 2017, ainsi que l’implantation à terme de près de 2 000 bornes de recharge réparties sur 500 stations. Enfin, Bolloré a lancé en septembre à Indianapolis les 50 premières Bluecar d’une future flotte de 500 voitures qui circuleront dans la ville sous le nom de Blueindy.

Bientôt opérationnel à Los Angeles

Après Indianapolis, Autolib’ va donc accroître son implantation aux Etats-Unis en investissant 10 millions de dollars à Los Angeles dans la mise en place du service BlueLA. Un service qui sera déployé fin 2017 dans certains quartiers défavorisés de la Cité des Anges où circulera bientôt une centaine de voitures qui pourront se recharger sur près de 200 bornes. Pour Marie Bolloré, directrice générale des applications « mobilité électrique » de Blue Solutions : « Le groupe Bolloré est fier qu’au terme de l’appel d’offres lancé début 2016, Los Angeles, deuxième ville des Etats-Unis, ait choisi notre solution d’autopartage pour répondre aux problématiques environnementales de la ville mais également proposer une solution de mobilité électrique plus égalitaire à destination des quartiers en développement » . Elle précise par ailleurs que : « BlueLA représente un nouveau challenge mais également une nouvelle opportunité de démontrer la fiabilité de notre batterie LMP, technologie unique du Groupe Bolloré, se trouvant au cœur de nos véhicules en autopartage à travers le monde« . Un challenge que le groupe est également prêt à relever dans d’autres grandes métropoles, aux Etats-Unis comme dans le reste du monde.

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Essai : Kia Optima hybride rechargeable


Essai : Kia Optima hybride rechargeable

En France, les automobilistes ont le choix entre une quinzaine de voitures hybrides rechargeables s’ils veulent évoluer vers des modèles plus vertueux pour l’environnement et la santé publique sans aller jusqu’à une totale conversion à la mobilité électrique. Comme en atteste le classement des immatriculations mensuelles pour ce marché, la Kia Optima a débarqué dans l’Hexagone en septembre de cette année 2016, s’appropriant alors la première place en raison des livraisons des modèles de démonstration dans les concessions. L’Avem a pu essayer cette généreuse berline très convaincante.

Chaîne de traction

Pour une consommation estimée, selon le cycle NEDC, à 1,6 litre d’essence pour 100 kilomètres parcourus, et des émission de CO2 de 37 g/km, l’hybride rechargeable Optima de Kia embarque un bloc thermique 2 litres à injection directe sur quatre cylindres de 156 chevaux (ou 115 kW), couplé à un moteur électrique de 50 kW lui-même alimenté par une batterie lithium-ion polymère d’une capacité de 9,8 kWh. La puissance cumulée est de 205 chevaux (151 kW), pour un couple total de 375 Nm. Cette configuration permettrait, selon le constructeur, d’obtenir une autonomie de 54 kilomètres sur la seule énergie électrique, exploitable en solo jusqu’à 120 km/h. Mieux vaut ne pas compter sur plus de 45-50 kilomètres réels, ce qui est d’ailleurs relativement généreux face à la concurrence.

Berline classique

Pour son Optima, Kia a choisi de lui donner les lignes d’une berline classique qui la place comme concurrente directe de la Passat GTE et de la BMW 330e. La coréenne les surpasse légèrement en dimensions (L x l x h = 4,855 x 1,860 x 1,465), mais aussi en autonomie électrique. En revanche, elle est en retrait sur la contenance du coffre : 307 litres. Une contrainte due à la présence de la batterie derrière la banquette qui n’est, de ce fait, pas rabattable. Une implantation similaire à celle de la Fluence Z.E. rapidement disparue du catalogue Renault. La plupart des médias consacrés ou ayant des pages dédiées à l’automobile semblent ne pas entrevoir que, s’il est vrai que le volume de chargement des bagages pourra paraître un peu chiche avec 5 personnes à transporter en vacances, la disposition de la batterie et la technologie lithium-ion polymère fait très certainement de l’Optima le modèle hybride rechargeable dont l’autonomie en traction électrique reste la plus stable à l’année, ne craignant pas vraiment l’hiver. Cette conviction provient des observations réalisées sur le Soul EV équipé des mêmes accumulateurs.

Prise en main

En montant à bord, la luminosité à l’intérieur de l’habitacle est un peu inhabituelle, résultat du toit transparent en deux panneaux qui recouvrent respectivement les places avant et arrière. Pas besoin de clé traditionnelle : il suffit d’avoir sur soi le boîtier électronique pour ouvrir les portes et permettre le démarrage de la voiture grâce à un bouton à droite du volant. Oups ! le siège du conducteur s’active !? Que fait-il ? Il reprend tout simplement la position sauvegardée pour le conducteur principal ! Lui en faire changer n’est pas un problème, grâce au sélecteur manipulable intuitivement à main gauche. Assis au volant, la première impression est d’être dans une voiture très confortable avec un combiné d’instrumentation très complet, de présentation agréable et harmonieux, facile à exploiter.

Moteur !

Le moteur thermique tourne, alors que je ne roule pas encore ! J’impose le fonctionnement EV ! Le bloc 4 cylindres ne s’arrête pas pour autant. Je commence à rouler tout en continuant à ressentir, très légèrement ses vibrations, mais, pour autant, il ne monte pas dans les tours comme il le devrait le faire pour accompagner le mouvement, et le tableau de bord me confirme bien que je roule sur la seule énergie des batteries. Finalement, le moteur thermique s’arrête, puis redémarre pendant la séance photo. Explication !? Nous ne sommes pas dans une voiture électrique, mais bien dans une thermique assistée qui conserve la mécanique à sa température idéale de fonctionnement. D’ailleurs le ralentissement du véhicule par le freinage régénératif est nettement moins marqué que sur un VE classique.

GDi es-tu là !

Voyons comment ça se passe, quand on accélère fort ! Comment le moteur thermique va-t-il s’inviter ? J’appuie franchement sur l’accélérateur et ça part vraiment bien. Sauf que… je ne suis pas sûr… je n’ai pas vraiment entendu : Le 4 cylindres a-t-il participé à cette scène ? Difficile à dire ! Selon l’indication EV qui a disparu et un sentiment que de toutes fines vibrations viennent de s’arrêter, on pourrait en conclure que oui. Mais alors il est vraiment silencieux ce 2 litres GDi ! Il faut que je recommence pour en avoir le cœur net ! Oui, il est bien là, mais réellement très discret. On finit par l’entendre lorsqu’il monte dans les tours. Et au passage, on remarque à peine le changement des rapports. Pour le coup, on est loin des sensations désagréables que j’avais éprouvées sur la Golf GTE, avec un véritable et inquiétant temps mort lors des vives accélérations, et une entrée à la fois bruyante et relativement brusque du bloc 1.4 TSI. L’Optima est bien plus aboutie, bien plus agréable !

Douce et vive à la fois

Prenez une BMW i3 et vous aurez du mal à rouler zen tellement elle est vive, demandant un dosage très minutieux de l’appui sur l’accélérateur ! Prenez une Citroën E-Méhari et vous vous sentirez frustré dans vos envies de départs fulgurants ! L’Optima de Kia est tout l’inverse. Elle s’adapte véritablement à l’allure de conduire que vous voulez lui imprimer, comme un véritable prolongement de son conducteur. Vous pensez évoluer calmement : elle sait faire. Vous avez besoin de dynamisme : elle répond immédiatement à votre demande. Un vrai plaisir : elle vous laisse le choix et se tient toujours parfaitement prête à accompagner votre musique intérieure du moment. Et tout cela dans une ambiance à bord parfaitement feutrée et un sentiment de sécurité !

Kart

Un contact agréable des mains sur un volant gainé de cuir, une direction précise avec une assistance très homogène, une suspension ferme qui interdit au véhicule de se vautrer dans les virages : voilà de quoi satisfaire ceux qui aiment bien avaler dynamiquement les virages et ronds-points sans être projetés contre la porte et l’accoudoir central. Quasiment un kart, surtout si vous savez vous jouer des transferts de masse par de savants petits à-coups droite-gauche au volant ! Kia maîtrise parfaitement bien ses équipements de suspension et d’amortissement, comme nous avons déjà pu l’apprécier sur le Soul EV.

Electronique embarquée pour la sécurité

La Kia Optima dispose de tout un tas de dispositifs au service de la sécurité des occupants et des piétons et autres automobilistes. Parmi ces systèmes : le contrôle de la stabilité du véhicule au freinage et en virage qui agit sur la trajectoire et la direction assistée à moteur électrique s’il perçoit une perte d’adhérence, le régulateur adaptatif qui ajuste automatiquement la vitesse de la voiture à celle du véhicule qui précède, le freinage d’urgence autonome qui s’active en cas de collision potentielle avec un autre véhicule ou un piéton, l’assistance au maintien de voie qui exploite les marquages au sol et celle de démarrage en côte, la détections des angles morts et de trafic arrière, l’aide au stationnement, la vision panoramique à 270°, etc.

Version unique

Disponible dans une unique version extrêmement équipée, garantit 7 ans ou 150.000 kilomètres, la berline hybride rechargeable de Kia, prochainement rejointe par un break, est officiellement proposée au prix de 45.990 euros, bonus de 1.000 euros non déduit. Celle de notre essai, avec un peu plus de 5.000 km au compteur, part contre 35.900 euros TTC. Pas donnée !? Certes, mais amusez-vous alors à comparer les autres modèles sur le marché, tarifs et équipements ! De toutes les VHR que j’ai personnellement essayées, c’est la présente Optima qui m’a, à ce jour, le plus convaincu sur ce marché encore émergeant.

L’Avem et moi-même remercions la concession Kia – Elégances Automobiles d’Yffiniac (35), près de Saint-Brieuc, pour son excellent accueil et le prêt du véhicule.

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Une distribution régulière assurée par drone pour la Poste


Une distribution régulière assurée par drone pour la Poste

Si la livraison des colis par drones pour Amazon ou DHL bénéficie d’une large couverture médiatique depuis fin 2013, il ne faudrait pas oublier que, plus près de chez nous, la Poste, par l’intermédiaire de sa filiale express internationale DPDgroup, assure désormais une desserte régulière avec ce type d’engins dans le Var. En partant de la plateforme de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume, le petit véhicule électrique aérien survole les reliefs pour parvenir à Pourrières, à une petite quinzaine de kilomètres, afin de livrer de paquets à une pépinière d’entreprises. Une nouvelle manière de répondre à la problématique du dernier kilomètre via un engin léger de mobilité électrique.

En test depuis juin 2014

C’est en juin 2014 que DPDgroup, en partenariat avec Atechsys, parmi les leaders du marché du drone civil professionnel, lance les premiers tests pour développer un engin volant léger électrique qui puisse remplir sa mission d’acheminer à bon port des colis dans des lieux isolés et/ou difficilement accessibles, en dominant parfois des mers, champs, collines et montagnes. Nous avions relayé cette phase dans un article publié il y a tout juste 2 ans, vidéo à l’appui. Après plus de 600 heures de vols, en septembre 2015, l’engin a démontré sa capacité d’évoluer en autonomie complète en transportant un colis de 1,5 kg sur une distance de 14 kilomètres. Il ne manquait plus que l’autorisation de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) pour transformer l’essai en ligne commerciale régulière. Le précieux sésame a été délivré.

Première mondiale

« Pour la première fois au monde, une ligne commerciale régulière permet de livrer des colis par drone », affirme le communiqué de presse émis pour l’occasion jeudi dernier, 15 décembre 2016. Une fois par semaine, le drone de DPDgroup va assurer son service pour visiter une douzaine de startups que les nouvelles technologies n’effraient pas, en relais des prestations Chronopost. « Au départ comme à l’arrivée du drone, un terminal de livraison permet de sécuriser les phases de chargement du colis, de décollage et d’atterrissage jusqu’à la dépose du colis », explique le document. Aussi étonnant que dans la série télévisée britannique des sixties Les Sentinelles de l’air, un chariot automatisé achemine le paquet jusqu’au terminal qui dispose d’une structure interdisant l’accès à l’engin lors des séquences de départ et d’arrivée. Il est ensuite piloté par un opérateur agréé par la DGAC.

DHL aussi

Courant 2014, DHL était reconnu comme le premier distributeur à obtenir d’un pays européen l’autorisation de mettre en place un service régulier de livraison de colis par drone. Il s’agissait de transporter des médicaments sur l’île de Juist, à la pointe nord-ouest de l’Allemagne. Depuis, l’entreprise en est à sa troisième version de son drone maison. De janvier à mars de cette année 2016, le Parcelcopter a acheminé 130 paquets en moins de 10 minutes par trajet, parfois dans des conditions météorologiques très difficiles, alors que le même service assuré en voiture prend d’ordinaire une trentaine de minutes.

A 30 km/h

Le drone à la structure en fibre de carbone et développé par DPDgroup et Atechsys dispose d’une autonomie d’un maximum de 20 kilomètres pour livrer une charge utile d’au plus 3 kilos, à une vitesse de croisière de 30 km/h. Son système de navigation permet de le contrôler jusqu’à une distance de 50 km. L’engin équipé de 6 rotors électriques bénéficie d’une électronique de dernière génération, embarquant GPS et caméra avec transmission de données. Un système capable de détecter les anomalies en cours de vol déclenche automatiquement en cas de chute un parachute pour protéger aussi bien le drone, sa charge, et la zone d’atterrissage.