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Un drift trike électrique made in Vendée


Un drift trike électrique made in Vendée

Le drift trike, c’est ce tricycle de l’extrême, souvent sans freins, que les passionnés utilisent pour dévaler les routes de montagne un maximum en dérapages. Quand on visionne les vidéos qui retracent leurs exploits, on ne peut que craindre une sortie de trajectoire fatale. Alors motoriser un tel engin, c’est forcément augmenter la dangerosité de la pratique, n’est-ce pas ! Eh bien non, justement, et même au contraire, comme nous l’explique Guillaume Guillet, du bureau d’étude Ecomotiv, rencontré à la fête de la mobilité durable de La Roche-sur-Yon, organisée par la ville et l’agglomération, en complément du Vendée énergie Tour.

2 heures d’autonomie

« Contrairement à un drift trike classique où, trop souvent dans des conditions dangereuses en particulier sur routes ouvertes, il est nécessaire de dévaler une pente suffisamment importante afin d’obtenir la vitesse qui permet à l’engin de partir en dérapage au moindre virage, notre création peut se pratiquer sur des circuits bien à plat », explique Guillaume Guillet, ingénieur étude en mécanique automobile et ingénieur essais pour Ecomotiv. « C’est précisément le moteur électrique qui apporte l’impulsion nécessaire à la prise de vitesse, avec la possibilité de la doser », précise-t-il. « Ainsi, on peut pratiquer cette activité de façon bien plus sûre en se créant un espace réservé pas forcément très grand », souligne-t-il. Pourquoi ne pas utiliser cet engin de façon classique dans les descentes de montagne puis remonter la côte avec le moteur électrique ? « Le moteur que nous utilisons n’est pas débrayable : le jeu des aimants permanents tournant à grande vitesse provoquerait un ralentissement », répond notre interlocuteur.

Du matériel pour les professionnels de l’animation

Guillaume Guillet ne cache pas la cible un peu particulière du drift trike électrique conçu par Ecomotiv : « Nous l’avons imaginé comme un véhicule de loisir à exploiter par les professionnels de l’animation, à l’image des structures gonflables que l’on voit un peu partout, et notamment sur les parkings des supermarchés ou à la sortie des campings ». A bord : aussi bien des enfants que des adultes, à l’instar de la pratique du karting. « La batterie lithium-ion 48 volts, identique à celle que l’on trouve sur certains vélos à assistance électrique, assure à notre drift trike une autonomie d’environ 2 heures », chiffre-t-il, précisant : « Elle est interchangeable ; avec 3 pack, le professionnel peut boucler sa journée d’animation ».

Déjà en exploitation

« Notre drift trike électrique est disponible depuis environ 1 an », évalue Guillaume Guillet. « Nous en avons déjà produit une quinzaine, la plupart exploités par 4 professionnels de l’animation », révèle-t-il, citant l’agence Buzz Box. Un chiffre assez modeste !? « L’animation est un secteur très concurrentiel, où nombre de professionnels attendent qu’une nouvelle attraction soit déjà bien connue et appréciée avant de se lancer à leur tour avec », répond-il aussitôt. Plusieurs animateurs lui ont déjà affirmé : « Nous achèterons ces engins quand on commencera à les voir régulièrement ailleurs ». Notre interlocuteur nous précise qu’actuellement une société propose des drift trikes branchés d’Ecomotiv dans le cadre de regroupements en entreprise, afin de créer du lien entre les collaborateurs. « Nous restons en liaison constante avec les professionnels qui exploitent notre engin : il est important pour nous qu’ils soient satisfaits de nos productions », certifie-t-il.

Quelques caractéristiques

La batterie s’échange rapidement, grâce à son emplacement entre les jambes de l’utilisateur, à même la plateforme. Pas de régénération, puisque celle-ci n’est efficace sur des batteries lithium-ion qu’au bout de quelques dizaines de secondes. Or, le drift trike électrique alterne en permanence accélérations et dérapages. Le moteur est bridé électroniquement à une vitesse maximale de 20 km/h. La structure dispose de patins anti-retournement, et les roues arrière sont surmontées d’un dispositif de protection empêchant que le pratiquant s’abîme les jambes dessus. Prix du drift trike branché d’Ecomotiv : 1.990 euros HT. Une formule clé en main est proposée pour un kit comprenant plusieurs exemplaires de drift trikes, une piste gonflable, des batteries et des chargeurs, des kits de protection (casques, gants, coudières), ainsi qu’une remorque étudiée pour embarquer le tout et être attelée sans avoir à disposer d’un permis de conduire autre que celui de la catégorie B.

Pôle innovation automobile

Ecomotiv fait partie du Pôle innovation automobile de sud-Vendée, basé à Fontenay-le-Comte. Le site compte 2 circuits, l’un pour les voitures sportives, l’autre pour les kartings. Le tout est associé à 230 m2 d’atelier dédié à des essais. Des événements sont régulièrement organisés sur place. En 2015, on y trouvait un village de la mobilité associé au Vendée électrique Tour qui prenait son départ ici-même. Le drift trike que nous venons de présenter est le premier véhicule électrique conçu et diffusé par Ecomotiv. Mais des projets sont dans les cartons, sur lesquels il est encore trop tôt de communiquer.

Importance des rallyes VE

Nous ne saurions trop rappeler l’importance d’événements comme le Vendée énergie Tour qui permettent d’effectuer quelques focus sur les efforts d’un département, ou plus globalement d’une région, en matière de mobilité et d’écologie durables. Sans cette manifestation portée en particulier par le syndicat de l’énergie du territoire, – le fameux SyDEV de plus en plus connu dans toute la France -, nombre de projets ou de réalisations seraient privés d’une communication essentielle à leur développement. A chaque nouvelle édition du VET, c’est toujours un véritable plaisir d’effectuer quelques découvertes et de les partager avec nos lecteurs.

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Le Nissan BladeGlider en vedette à Goodwood


Le Nissan BladeGlider en vedette à Goodwood

Organisé depuis 2013 sur le domaine de Lord March dans le Sussex au Sud-Ouest de l’Angleterre, le Festival de Vitesse de Goodwood aura lieu ce week-end. Chaque année, près de 200 000 passionnés viennent admirer un florilège de voitures qui ont fait la légende du sport automobile. Aux côtés des Formule 1 ou des voitures de Rallyes WRC, l’une des attractions de cette édition 2017 sera le Nissan BladeGlider. Un prototype révolutionnaire 100% électrique avec lequel Nissan souhaite susciter l’enthousiasme autour des technologies zéro émission. Le constructeur ne se contentera pas d’exposer le prototype sur le paddock afin que les visiteurs puissent admirer chaque détail de ce concept-car inédit, mais le public et les médias pourront également assister dimanche aux premiers tests du véhicule sur le circuit du festival, avant que le Nissan BladeGlider ne s’attaque à la fameuse montée de la colline de Goodwood lors de l’épreuve mythique du Hillclimb.

Un prototype électrique très performant

Le Nissan BladeGlider est doté de deux moteurs électriques de 130 kW (177 ch) installés dans chacune des roues arrière. Alimentés par une batterie lithium-ion de 220 kW à cinq modules, ces moteurs développent 700 Nm de couple et une puissance cumulée de 200 kW (268 ch). Grâce à cette alimentation et à cette motorisation 100% électrique développées en collaboration avec Williams Advanced Engineering, le Nissan BladeGlider affiche des performances remarquables puisqu’il est capable de passer de 0 à 100km/h en moins de 5 secondes et d’atteindre une vitesse de pointe de plus de 190 km/h. Le prototype bénéficie également d’un système de vectorisation de couple permettant de contrôler le couple délivré aux roues motrices afin d’améliorer sa maniabilité. En cas de sous-virage, cette technologie permet de fournir un couple supplémentaire à la roue extérieure et de gagner en stabilité. Conçu comme une aide à la conduite assurant une tenue de route exceptionnelle, le Torque Vectoring System propose trois réglages allant jusqu’à un mode « drift ».

Un châssis sophistiqué et inédit

Avec ce concept-car, Nissan a souhaité mettre au point un véhicule électrique efficace et dynamique. Le Nissan BladeGlider est ainsi doté d’un châssis sophistiqué et d’une architecture inédite avec une voie avant étroite et une voie arrière plus large. L’objectif est d’obtenir une maniabilité, une stabilité et une efficacité aérodynamique optimale. Autre originalité, ses grandes portes dièdres s’ouvrent vers l’arrière, créant un effet spectaculaire à chaque ouverture. Le conducteur s’installe au centre, tout à l’avant du véhicule, tandis que les deux passagers sont répartis derrière le conducteur, de part et d’autre de l’habitacle. La structure semi-ouverte du Nissan BladeGlider est renforcée au moyen d’un arceau de protection, permettant d’apprécier le plaisir d’une décapotable tout en conservant la sécurité d’un coupé. De plus, le pare-brise est une véritable bulle qui se prolonge tout autour de la voiture, offrant ainsi une vue panoramique à tous les occupants.

Performance et plaisir de conduite

Si Nissan a voulu que son BladeGlider soit particulièrement performant, il a également souhaité privilégier le plaisir de conduire. Outre le caractère silencieux de la motorisation électrique, l’habitacle et les équipements disponibles illustrent cette volonté. Des palettes au volant permettent ainsi de contrôler les différentes fonctions du véhicule, en complément d’un écran sophistiqué affichant les informations sur la vitesse, le niveau de couple disponible, le mode de régénération ou le niveau de charge de la batterie. Par ailleurs, deux moniteurs encadrent l’écran principal et diffusent les images filmées par des caméras qui surveillent les côtés et l’arrière du véhicule. Des caractéristiques qui ont séduit l’ambassadrice des véhicules électriques Nissan, l’actrice Margot Robbie, lors d’un essai réalisé à Monaco. Pour elle : « Le concept-car BladeGlider ouvre la voie à une voiture de sport intelligente. Nous sommes à un tournant décisif pour atteindre une mobilité plus durable et je suis particulièrement heureuse de faire partie de cette aventure ».

Une illustration des avancées du projet

En participant au Festival de la Vitesse de Goodwood qui a permis à de nombreuses voitures de sport emblématiques de faire leurs preuves, Nissan entend montrer au grand public les progrès réalisés par son BladeGlider depuis sa présentation en 2013 au salon de Tokyo. Depuis cette date, les avancées ont été nombreuses et on est aujourd’hui loin d’un exercice de style destiné à des salons de l’auto. Après deux ans d’ingénierie et de développement, le Nissan BladeGlider est désormais devenu un projet réaliste et innovant. Déjà l’an dernier, en marge des Jeux Olympiques de Rio, Nissan avait démontré que le BladeGlider était un prototype roulant performant. En relevant le défi lors d’une course mythique, le constructeur franchit une étape supplémentaire afin de mettre en lumière les qualités d’un véhicule développé pour optimiser l’efficacité et les performances. Un véhicule qui non seulement préfigure ce que pourrait être l’avenir des voitures de sport, mais surtout qui symbolise la vision Intelligent Mobility de Nissan.

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Le Summer EV Music Tour porte la bonne parole électromobile


Le Summer EV Music Tour porte la bonne parole électromobile

Vincent Cherrier, président d’eRoadTrip, participait au Vendée énergie Tour avec un des Nissan e-NV200 qui doit assurer cet été le Summer EV Music Tour, un petit périple qui le mènera de festival en festival. Sur place, mais aussi sur une page Facebook dédiée et un site Internet prochainement ouvert, il témoignera de l’intérêt d’exploiter la mobilité électrique, tout en apportant des services aux organisateurs et festivaliers, notamment par le biais de points de recharge pour équipements portables, d’un percolateur, et en véhiculant parfois les artistes.

Camper van

Au rallye des ambassadeurs du Vendée énergie Tour, le e-NV200 Evalia de Vincent Cherrier portait le numéro 103. L’engin n’est pas encore transformé pour le Summer EV Music Tour. « Avec Nissan, nous avons choisi de partir sur la base du bureau mobile Workspac-e afin d’en faire un camper van », explique le président d’eRoadTrip, l’association qu’il a fondé avec Florian Hilaire et Adrien Forester pour promouvoir et valoriser l’éco-tourisme et l’itinérance en véhicules électriques. « Sur le toit, un coffre avec une tente pour le couchage ; devant une des portes coulissantes une tonnelle de 3 x 3 mètres pour accueillir les festivaliers », détaille notre interlocuteur. « La banquette arrière va être supprimée pour permettre d’embarquer 2 bornes de recharge et un générateur électrique hybride solaire, mais nous conservons les 2 strapontins », détaille-t-il.

Matériel de recharge Héliosis

C’est Heliosis, entreprise spécialisée dans le matériel de recharge Somophone pour téléphones portables, tablettes numériques, appareils photo, et batteries de vélos à assistance électrique qui fournit les 2 bornes. « Avec la plus grande, il est possible de recharger simultanément jusqu’à 36 téléphones portables », révèle Vincent Cherrier. C’est également Héliosis qui a conçu le générateur électrique hybride solaire. « Pas plus grand que les bouteilles de gaz en forme de cube, il est capable de fournir 2 kWh d’énergie via 1,5 m2 de panneaux photovoltaïques », se réjouit-il. « C’est lui, par exemple, qui alimentera en électricité le percolateur avec lequel nous offrirons le café aux festivaliers », poursuit-il.

8 dates pour l’été

Le Summer EV Music Tour va sillonner la France en juillet et août, en passant par les festivals Psymind Origins (Rognes – 13, 1er et 2 juillet), Les Terres du Son (Tours – 37, du 7 au 9 juillet), Musilac (Aix-les-Bains – 73, du 13 au 16 juillet), Les Fous Caves (Port-d’Envaux – 16, du 21 et 22 juillet), EcausSystème (Gignac – 46, du 28 au 30 juillet), Reggae Sun Ska (Bordeaux – 13, du 4 au 6 août), Musicalarue (Luxey – 13, du 10 au 13 août), La Route du Rock (Saint-Malo – 35, du 17 au 20 août). « Les organisateurs de ces festivals ont compris le sens de notre démarche et ont accueilli notre proposition avec enthousiasme », commente Vincent Cherrier. « En revanche, nous avons été très déçus des réponses reçus des acteurs de Garorock et des Francofolies qui nous ont juste réclamés d’entrée de jeu 5.000 euros pour être présents chez eux », déplore-t-il.

Terres du Son

Notre interlocuteur ne tarit pas d’éloges sur l’organisation du festival Terres du Son qui se veut particulièrement éco-responsable. Sur place, l’implication de Vincent Cherrier et de son équipe sera plus grande encore. « Avec les 2 Nissan e-NV200 et les 5 Leaf qui seront à notre disposition, nous serons chargés de véhiculer les artistes qui viendront se produire aux Terres du Son, et seront filmés dans leur découverte de la mobilité électrique », s’enthousiasme-t-il. « Plus globalement, l’idée est de gérer le carré VIP qui sera autonome en énergie, d’origine renouvelable, grâce, en particulier, à notre matériel mis à leur service », ajoute-t-il. « Sur ce site, une équipe de Bornes Solutions, entreprise spécialisée dans le matériel de recharge pour véhicules électriques, viendra nous aider », complète-t-il.

Concept Slow Life

« Avec notre caravane, nous souhaitons démystifier l’usage des véhicules électriques pour, entre autres, qu’ils ne soient plus perçus comme des objets de geek », explique Vincent Cherrier. « Nous souhaitons démontrer qu’ils peuvent être exploités pour tous les usages, et notamment pour (re)découvrir les patrimoines régionaux, tout comme avec des modèles thermiques », poursuit-il, évoquant le concept de « Slow Life ». « Puisque nous sommes aussi musiciens, nous comptons transmettre nos idées dans la bonne humeur en jouant autant que possible de nos instruments, aussi bien quand nous seront installés au seins des sites d’accueil des festivals qu’en cours de recharge à une borne publique », avance-t-il. « Nous comptons nous déplacer en ravitaillant les batteries des véhicules de notre caravane dans les stations accessibles avec le KiWhi Pass », souligne-t-il.

Une page Facebook et un site Web

L’équipe du Summer EV Music Tour compte bien se servir d’Internet pour compléter son action. « Après chaque festival, nous mettrons en ligne une vidéo ‘after movie’ réalisée et montée par Adrien », indique Vincent Cherrier. « On y retrouvera aussi nos galères vécues sur la route, et un focus autour d’une question importante en rapport avec la mobilité électrique », détaille-t-il, en donnant quelques exemples : « Comment calculer un temps de charge ? ; Comment utiliser une borne ? ; Comment optimiser l’autonomie ? ». « Nous souhaitons également témoigner de l’état des routes et de l’état du réseau français de recharge des batteries », rapporte notre interlocuteur. L’Avem compte relayer régulièrement tout l’été le périple de 8.000 kilomètres effectué par l’équipe d’eRoadTrip.

Projets

Et après le Summer EV Music Tour ? « Il y aura un Winter EV Ride Tour », répond immédiatement Vincent Cherrier. « Il s’agira cette fois-ci de rejoindre différentes stations de sports d’hiver pour les inciter à s’équiper en bornes de recharge », anticipe-t-il. En allant encore plus loin sur le calendrier, il évoque, pour l’été 2018, un nouveau Summer EV Music Tour, qui sortira des frontières de l’Hexagone. « Nous irons très certainement au festival Boom de Idanha-a-Nova au Portugal, au Boomtown Fair à Winchester en Grande-Bretagne, en Allemagne, etc. », nous apprend-il.

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Location des batteries : Smart montre l’exemple avec la 4e génération ED


Location des batteries : Smart montre l’exemple avec la 4e génération ED

Renault Zoé, Bolloré Bluecar, Citroën e-Méhari, Smart ED : des modèles de voitures électriques dont l’acquisition s’accompagnent de la location obligatoire des batteries. S’accompagnait, au passé, doit-on désormais dire pour les Smart qui sont maintenant accessibles à l’achat complet ou entièrement en location (LOA ou LLD). Un revirement expliqué par les commerciaux de la marque présents au Vendée énergie Tour.

A peine dans les concessions

Un petit coup d’œil rapide aux immatriculations enregistrées en mai dernier pour les voitures particulières électriques confirme que les nouvelles Smart n’avaient pas encore été lancées sur nos routes. Pourtant, samedi dernier, 24 juin 2017, dans le cadre de la Fête de la mobilité durable proposée par la ville et l’agglomération de La Roche-sur-Yon en événement attaché au Vendée énergie Tour, les versions électriques de Fortwo et Forfour étaient bien exposées. « Elles ne sont pas encore dans les concessions », indiquent les 2 conseillers commerciaux sur place. « Mais il est déjà possible de les commander », précisent-ils, « pour de premières livraisons en juillet ». Le site fr.smart.com invite d’ailleurs à programmer un essai.

Depuis 1981

Si l’on devait retrouver les traces de la genèse de la Smart, il faudrait remonter d’un côté à 1981 avec le concept Nafa présenté par Daimler, et de l’autre, à la fin de cette même décennie, lorsque Nicolas G. Hayek, inventeur de la montre Swatch, espère dupliquer à une petite voiture la recette du succès que connaissent ses montres. Les deux branches se rejoignent en 1992 par la création de Micro Compact Car AG qui lève rapidement le voile sur un premier prototype de modèle biplace à propulsion électrique. Six ans plus tard, cependant, la Smart City-Coupé apparaît avec un moteur 3 cylindres à essence. On reparle de chaîne de propulsion électrique en 2006, associée à une batterie Zebra sodium-chlorure de nickel, avec une production en série dès 2009. La nouvelle génération de Fortwo, commercialisée en 2012, embarque un pack lithium-ion.

Timide commercialisation

En 2013 et 2014, la Smart pour 2 s’accroche à la 4e marche du podium des ventes annuelles de voitures particulières électriques en France, derrière les Renault Zoé, Nissan Leaf et Bolloré Bluecar, avec respectivement 478 et 509 unités enregistrées en préfecture. L’année suivante, la Fortwo commence à décliner : 336 exemplaires lancés sur les routes en 2015, et seulement 26 en 2016. Les 9 dernières ventes ont été soldées en novembre de la même année. « Nous en avons diffusé une dizaine sur Les Sables-d’Olonne », témoignent les commerciaux en quête de clients à la fête de la mobilité yonnaise. Depuis la fin 2016, la nouvelle génération est attendue. Celle-ci promet un scénario sans précédent pour un constructeur habitué à commercialiser des voitures thermiques, avec ou sans une offre branchée à son catalogue : tous les modèles seront désormais déclinés à l’électrique. La Fortwo, mais aussi sa version cabriolet à venir un peu plus tard, et la 4 places Forfour. Pas encore vraiment disponibles, elles font toutes les 3 déjà l’objet d’une série spécifique à l’électrique très voyante en noir ou blanc verni, marié avec un vert métallisé très flashy.

Fin de la location de batterie imposée

Jusque fin 2016, devenir propriétaire d’une Smart ED signifiait devoir louer la batterie de traction. Tout comme sur la Renault Zoé, mais aussi d’autres modèles moins présents dans l’offre aux particuliers : les Bolloré Bluecar et Citroën e-Méhari. « Smart a désormais assez de recul sur la durabilité de ses batteries pour pouvoir se passer de la location imposée des batteries qui se voulait être une garantie pour les propriétaires de Fortwo », commentent les conseillers commerciaux sur la place Napoléon de La Roche-sur-Yon. « Elles sont en contrepartie garanties 8 ans ou 100.000 kilomètres », complètent-ils, assez fiers d’annoncer également une meilleure autonomie qui passe de 130 à 160 km, selon le cycle NEDC. Un peu juste aujourd’hui alors que nombre de constructeurs jouent aux enchères avec le rayon d’action. Mais tout de même de quoi les montrer un peu plus salivantes face aux C-ZiMiOn (Mitsubishi i-MiEV, Citroën C-Zero et Peugeot iOn). « En vendant les Smart avec leur batterie, ça permet aux clients de les positionner immédiatement face à la concurrence en termes de tarification », plaide l’un des commerciaux. En exemple, avec un bonus encore à déduire : 22.990 euros TTC pour la Fortwo et 23.850 pour la Forfour, pour les tarifs d’entrée.

Améliorations

Personnalisables à souhait, les Smart Fortwo ED sont toujours fabriquées en Lorraine. Les Forfour, elles, sont assemblées en Slovénie. Les 2 modèles exploitent le module châssis de la nouvelle Renault Twingo avec laquelle elles partagent l’implantation de la motorisation à l’arrière. Autre emprunt au Losange, un moteur électrique qui sort de l’usine de Cléon (76). Alimenté par une batterie d’une capacité de 17,6 kWh (recharge normale en 10 heures, 3h30 sur wallbox, ou 1 heure avec option chargeur 22 kW), l’appareil délivre une puissance de 60 kW (contre 55 pour l’ancienne génération) pour 160 Nm de couple. « Les nouvelles Smart électriques disposent d’un rayon de braquage beaucoup plus court, la Fortwo tourne même quasiment sur place », certifient les représentants de la marque. Ils ajoutent : « Avec un empattement élargi, ces voitures bénéficient d’une meilleure tenue de route ». Concernant le confort et la sécurité, « un effort a été fait sur l’insonorisation et un radar anticollision a été monté sur tous les modèles électriques sous le pare-choc avant, ainsi qu’un bruiteur qui rappelle un tramway », détaillent-ils. Sans omettre de signaler le pack hiver qui, contre 350 euros offre une meilleure isolation thermique, un volant et des sièges chauffants ».

Un pack idéal ?

Les 2 conseillers sont sereins : ils viennent d’apprendre qu’un propriétaire d’une ancienne Fortwo a commandé un exemplaire de la nouvelle génération. « Il possède aussi une Tesla Model S et est très impliqué dans la mobilité électrique », complètent-ils, plutôt rêveurs ! Alors, Tesla Model S + Smart Fortwo ED : un pack idéal ?

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Vendée énergie Tour 2017 : Une maturité de l’électromobilité qui s’installe


Vendée énergie Tour 2017 : Une maturité de l’électromobilité qui s’installe

Mais comment tous les acteurs du Vendée énergie Tour s’organisent-il pour disposer quasiment à chaque édition d’une météo adaptée, avec un Soleil que des nuages viennent parfois modérer pour rendre l’événement plus agréable ? Au-delà de ce confort, la Vendée reste un véritable laboratoire de la mobilité électrique. Pourquoi ? Parce que, à travers toutes les animations proposées, ce sont au final les électromobiliens eux-mêmes, par leur présence ou leur absence, qui donnent le meilleur état des lieux sur les nouveaux moyens de se déplacer. Pascal Houssard, directeur général du SyDEV, – le syndicat de l’énergie qui porte le VET depuis sa création -, traduit pour l’Avem les résultats de l’édition 2017.

Au rendez-vous

Tous les acteurs sollicités et/ou concernés par l’organisation du Vendée énergie Tour étaient présents ces vendredi 23 et samedi 24 juin 2017 pour faire de cette nouvelle édition une réussite majeure. La Ville et l’Agglomération de La Roche-sur-Yon, par exemple, avaient renouvelé la fête de la mobilité durable programmée pour la première fois en 2015 dans le cadre des événements associés au VET. Si la mobilité électrique reste la grande vedette de la manifestation, l’hydrogène, et surtout le gaz naturel, continuent à prendre leurs marques et à s’imposer dans le développement des solutions alternatives. Pour le GNV, par exemple, plusieurs engins : 1 bus Isuzu présenté par Sovetours en charge de lignes régulières ou de tourisme sur le territoire vendéen entre autres, + 1 car Iveco et 2 Fiat 500 à disposition de GRDF pour présenter le sujet.

Assises territoriales sur les carburants alternatifs

Vendredi 23 juin, les professionnels (collectivités, syndicats d’énergies, transporteurs, agriculteurs, énergéticiens, élus, etc.) étaient attendus aux Herbiers pour participer à la deuxième édition des Assises territoriales sur les carburants alternatifs organisées par Isabelle Rivière (L&R Conseil). Ce sont environ 180 inscrits qui ont assisté à l’événement. « Nous attendions davantage de monde, mais la date choisie pour 2017 n’était sans doute pas la meilleure sur le calendrier », commente Pascal Houssard. Il se réjouit cependant : « Le programme, le niveau des intervenants et des échanges étaient très qualitatifs, très supérieurs à l’année dernière ». Après une matinée plus particulièrement tournée vers la mobilité électrique, le gaz, – naturel et hydrogène -, a occupé l’assemblée. « C’est le reflet de ce que nous vivons en Vendée avec le démarrage de la filière gaz naturel locale et un maillage en stations d’avitaillement GNV qui va s’installer », indique le DG du SyDEV.

Vendéspace : un cadre pour décider d’une nouvelle filière ?

Les concurrents au rallye des ambassadeurs et au Défi 300 km étaient attendus au Vendéspace pour inscription. Par la taille de ses parkings, et celle du site, – esplanade et bâtiment -, l’endroit est particulièrement bien choisi, qui permet de mettre en valeurs toutes les voitures engagées. En outre, on y trouve un bout de route solaire Wattway installé par Colas. Dessus, un véhicule caché sous une bâche. Il s’agissait une Volkswagen Coccinelle de 1971 convertie à l’électrique par Brouzils Auto. Son dirigeant, Jérémy Cantin, milite pour qu’une réglementation autorise l’adaptation d’une chaîne de traction électrique sur des modèles thermiques, un peu selon le même principe que de permettre le fonctionnement au GPL. « L’interdiction de circulation des véhicules diesel en centre-ville va probablement déstabiliser le marché de l’occasion, l’inondant de véhicules dont plus personne ne voudra », prévoit-il. « Pourquoi détruire des véhicules sains alors qu’une conversion à l’électrique est possible, qui permettrait à la fois de réduire l’impact de son fonctionnement sur l’environnement et d’économiser l’énergie de démolition et de production d’une nouvelle voiture ? », interroge-t-il.

Un appel est lancé

Jérémy Cantin pense aussi aux artisans de l’automobile : « Convertir des véhicules déjà existants à l’électrique est une possibilité d’activité qui permettra à tous les artisans de la mobilité de rester acteurs de l’avenir automobile de notre pays et de ne pas simplement subir les décisions des constructeurs (I-call, LOA avec l’entretien inclus) ». Devant les élus rassemblés et intéressés par la Cox, en particulier messieurs Alain Leboeuf, Bruno Retailleau, et Yves Auvinet, respectivement présidents du SyDEV, du conseil régional des Pays de la Loire, et du conseil départemental de la Vendée, il a appelé les bonnes volontés à l’aider « à créer un groupe de travail dont l’objectif sera de proposer un cadre légal et de permettre la création d’une nouvelle branche de l’artisanat automobile » susceptible de soutenir l’économie locale.

100 VE sur les routes

Jean-François Villeret et son équipe de Tour véhicules électriques avaient imaginé 5 parcours différents pour un rallye des ambassadeurs qui se voulait à nouveau au plus proche des Vendéens. Pour 4 tracés, le rendez-vous avait était donné au Vendéspace avec départs échelonnés, samedi 24 au matin. Le dernier s’est élancé à l’opposé de La Roche-sur-Yon, depuis Aubigny. L’organisation bien rodée de cet événement au cœur du Vendée énergie Tour a permis à 80 équipages de vivre de belles découvertes. « Du côté du Défi 300 kilomètres, j’ai déjà reçu quelques demandes, dont certaines vont dans le sens de l’accentuation du côté touristique du rallye, avec des arrêts plus longs et plus nombreux, quitte à ce que le parcours se termine vers 21 heures », révèle Pascal Houssard qui témoigne n’avoir jamais autant reçu de messages de félicitations et de satisfactions à la suite d’une édition du VET.

Place Napoléon

De nombreux constructeurs étaient représentés dans le cadre de la fête de la mobilité durable à La Roche-sur-Yon. Sans dresser la liste de toutes les voitures branchées présentes, il était possible de découvrir la dernière Toyota Prius hybride rechargeable, les nouvelles Smart Fortwo et Forfour quasiment en avant-première, et la Hyundai Ioniq dans ses 2 versions EV et PHEV. Sur place, également, les motos Zero Motorcycles, et d’autres engins dont quelques-uns feront l’objet d’un article spécifique. Vers 16h00, le rallye des ambassadeurs a été introduit par une vingtaine de voitures représentatives de l’évolution automobile au XXe siècle, rassemblées par Bernard Nonet à la tête de l’ACO85. Parmi les modèles présents : Mors RX 1913, Citroën B14 faux cabriolet 1920, Renault Juva 4 Dauphinoise et 4 CV découvrable, Ford Anglia, Mustang et GT40, Citroën DS, Ferrari 308 GTBI, GTBS, California et 458 Italia. Tout cela, avec, en témoins, une Dauphine Henney Kilowatt et une Renault 5 prêtées par le Losange.

Rassemblement des Essarts

Ce sont environ 300 véhicules électriques qui étaient attendus à la fête de l’été des Essarts-en-Bocage dont la date avait été adaptée pour l’occasion. Si, du point de vue des visiteurs et de nombreux professionnels participants, l’événement à été une belle réussite, Pascal Houssard ne cache pas une certain déception : « En dépit de l’envoi de plusieurs mailings ciblés, chacun adressé à presque 1.000 propriétaires de voitures électriques, nous n’avons réuni que 150 VE, en comptant les inscrits au rallye des ambassadeurs et au Défi 300 km ». Un manque de participation auquel il s’attendait après la réalisation d’un sondage effectué auprès d’un panel de destinataires des courriers électroniques. « Etait-ce l’événement en lui-même, le jour et l’heure qui n’a pas suffisamment attiré les propriétaires de VE ? », s’interroge le DG du SyDEV qui, comme d’autres acteurs et pionniers de la mobilité électrique, pense aussi qu’après la vague des « early adopters », les acquéreurs actuels de voitures branchées ne voient pas forcément de raison de faire communauté. Des motifs de satisfaction, bien heureusement : la grande implication des Vendéens présents à pédaler pour produire l’énergie nécessaire à la bonne rediffusion du concert de U2 promis, et la colonne d’une cinquantaine de VE qui a sillonné la campagne en silence à partir de 23h15, embarquant nombre de fêtards à la découverte des joies et du confort de la mobilité électrique.

VET 2018

Nouveauté programmée pour 2018 : un Pays de la Loire énergie Tour dont l’habituel VET serait une composante. Cette plus vaste manifestation impliquerait ainsi tous les départements des Pays de la Loire, soit, en plus de la Vendée : la Mayenne, la Sarthe, la Loire-Atlantique, et le Maine-et-Loire.

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Electro Bike : deux jours de fête pour les amateurs du VTT électrique


Electro Bike : deux jours de fête pour les amateurs du VTT électrique

La 4ème édition de l’Electro Bike se déroulera à Auron les 1er et 2 juillet. Durant ces deux jours, les amoureux du sport en pleine nature, et plus particulièrement du VTT à Assistance Electrique, sont invités à venir célébrer l’ouverture de la saison estivale de la station de Haute Tinée, située dans les Alpes-Maritimes. Destinée à tous les publics « de 7 à 77 ans », sportifs ou dilettantes, l’Electro Bike sera le théâtre de multiples activités mettant en valeur les charmes d’une randonnée en VTTAE dans des paysages superbes dont les montées ne constituent plus un obstacle insurmontable grâce à l’assistance électrique. Outre les randonnées, les plus aguerris pourront se confronter dans de véritables compétitions sportives, tandis que tous les participants auront un bel aperçu de tous les matériels disponibles au sein du village expo.

Un salon du VTTAE

Profitant de la présence des meilleures marques de VTT à assistance électrique telles que Haibike, Lapierre, KTM, Specialized, Moustache, Mondraker, Scott ou Bergamont, l’Electro Bike est aussi un salon du VTTAE offrant l’occasion d’échanger avec les meilleurs spécialistes de cette discipline et de découvrir leurs derniers modèles. Des modèles dont vous pourrez vous rendre de compte de l’énorme potentiel qu’ils offrent en les essayant dans de réelles conditions de montagne. Grâce au bracelet Electro-Bike, vous aurez l’opportunité de tester sur deux parcours balisés autant de modèles que vous le souhaitez. Muni d’un casque et de ce badge remis contre un chèque de caution, vous pourrez vous rendre sur un stand exposant qui vous l’échangera contre un vélo, puis vous le restituera lorsque vous ramènerez le vélo une fois votre test terminé. Lorsque vous aurez achevé votre série de tests, vous déposerez votre badge au stand des inscriptions afin de récupérer votre caution.

Le plaisir de la randonnée en VTTAE

L’Electro Bike est le lieu idéal pour en finir avec les idées préconçues sur le VTTAE et il y a fort à parier que vous succomberez vite au plaisir de la randonnée en VTT à assistance électrique. Des randonnées auxquelles vous pourrez vous initier gratuitement tout au long du week-end en compagnie de Moniteurs Cyclistes Français (MCF). Pour ces initiations, les vélos et les équipements de protection sont aussi fournis gratuitement. Ceux qui veulent aller plus loin et vivre une superbe balade pourront participez à la « Rando Découverte des Trois Domaines ». Depuis le téléphérique du Dôme exceptionnellement ouvert pour l’occasion, vous partirez à la découverte des cimes d’Auron sur des sentiers sélectionnés offrant des panoramas grandioses avant de redescendre tranquillement sur la station d’Auron et son village Electro Bike.

Des épreuves sportives

L’Electro Bike est également un rendez-vous sportif d’envergure avec pour point d’orgue l’E-Bike Serie disputée sur un parcours emmenant les concurrents à la découverte des crêtes d’Auron. Une compétition avec départ en ligne, au coude à coude, prélude à 1h30 de course d’endurance où chacun est invité à se dépasser tout en profitant des magnifiques paysages. Une course faisant partie d’un circuit de six étapes organisé par UCC Sport Event qui veille à ce que les règles garantissent l’équité tout en mettant en valeur la performance sportive. Les amateurs de sensations fortes pourront quant à eux prendre part à la « Grand’Descente d’Auron ». Une descente marathon se déroulant sur un parcours présentant 750 mètres de dénivelé négatif et offrant des sensations similaires à celles ressenties sur la célèbre Mégavalanche de l’Alpe d’Huez. Enfin, vous pourrez tester vos limites en vous confrontant à la « Montée Impossible », une course conviviale dont l’objectif est d’aller le plus loin possible sans poser les deux pieds à terre. De quoi se rendre compte que l’assistance électrique ne fait pas tout.

Un rendez-vous convivial

Si la compétition sera bien présente, l’Electro Bike est avant tout un rendez-vous convivial à partager en famille ou entre amis. Les enfants pourront notamment profiter des multiples animations organisées à leur intention, depuis les séances d’initiation sur un mini circuit VTT jusqu’à la course « Méga Kids » durant laquelle les jeunes riders pourront exprimer leur talent sur un parcours en descente mêlant singles tracks et passages rapides jusqu’au cœur du salon. Après une journée de test et d’exploration, les plus grands pourront se retrouver entre amis à plus de 2000 d’altitude pour la Soirée Electro Bike sur le plateau du Blainon. Un lieu inédit pour déguster des grillades et écouter de la bonne musique. Pour digérer, une randonnée nocturne sera proposée pour rejoindre la station. Une expédition descendante, à la lueur de la lune et des lampes frontales, qui offrira trente minutes d’aventure riches en sensations. De quoi rendre cette Electro Bike encore plus inoubliable.

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Fourgons et messageries : les grands oubliés de la mobilité électrique ?


Fourgons et messageries : les grands oubliés de la mobilité électrique ?

Alors que la mobilité électrique se décline en un éventail de plus en plus diversifié d’engins, que nombre de professionnels essaient de porter à bout de bras pour des raisons diverses, du côté des utilitaires, les offres sont encore bien timides, voire en-deçà des besoins. Les entreprises qui assurent des services de livraison et messagerie se dirigent de plus en plus vers la mobilité au GNV. Ainsi La Tournée Verte implantée en Ile-de-France, en Bretagne, et bientôt en Rhône-Alpes. Un cas d’école sans doute à exploiter.

Lourdes infrastructures

En acteur de promotion de la mobilité électrique, on ne peut rester insensible aux déserts que l’on observe sur certains marchés. Ainsi pour les camions et utilitaires électriques qui ne sont pas vraiment capables d’enchaîner les centaines de kilomètres dans un délai satisfaisant. Pas vraiment capables !? En fait si, mais juste sur le papier, car il manque encore les infrastructures de recharge qui permettraient de leur ouvrir la route. Lourdes à mettre en place, elles imposent d’installer un réseau de caténaires ou un autre, bien différent, qui exploite le principe de l’induction. Avec eux, la recharge pourrait s’effectuer en roulant. Entre investissements et travaux colossaux, dans l’urgence du développement durable et des enjeux environnementaux et de santé publique, les transporteurs et services de messagerie doivent se tourner ailleurs. En attendant, c’est le gaz naturel qui semble pouvoir assurer à leur activité un avenir plus vertueux.

Concurrence ou complémentarité ?

De plus en plus de zones à circulation restreinte se mettent en place qui imposent aux professionnels de la livraison de trouver des solutions efficaces et acceptées par les autorités en charge des problèmes de circulation. Pour les derniers kilomètres, les véhicules électriques sont parfaits et déjà disponibles en France. Mais s’il s’agit d’effectuer un transport d’une région à une autre, distantes de plusieurs centaines de kilomètres, sans passer par une plateforme logistique intermédiaire avec changement de véhicule pour s’adapter aux contraintes formulées par la préfecture, le recours à un véhicule au GNV s’impose quasiment. La filière dédiée s’organise particulièrement bien et reçoit l’aide et des directives des mêmes organismes que celle du VE, à savoir l’Ademe, et les institutions européennes, principalement. Au niveau des départements, des régions, de l’Etat et de l’Europe, filières électriques et au gaz naturel apparaissent complémentaires. Et s’il fallait encore produire une preuve, il suffirait d’évoquer les Assises territoriales sur les carburants alternatifs qui se sont déroulées hier, vendredi 23 juin, dans le cadre du Vendée énergie Tour.

Cas de La Tournée Verte

La Tournée Verte dispose de 6 véhicules fonctionnant au GNV : 2 Fiat Doblo et 4 Iveco Daily 12 m3. Une flotte divisée à parts égales entre ses sites de Bretagne et d’Ile-de-France, qui recevront bientôt chacun un quatrième engin. « En 2012, à la création de l’entreprise, les médias parlaient de plus en plus des problèmes de pollution à Paris », justifie Adrien Cantoni, co-gérant de l’entreprise de messagerie et de transport. « Nous nous sommes tournés directement vers le GNV et le BioGNV car il n’existe rien au format d’un Iveco Daily en électrique qui soit capable de répondre à nos besoins : une autonomie d’au moins 250 kilomètres avec une charge utile de l’ordre de la tonne », témoigne-t-il. Et pourtant, à l’époque, c’était un pari un peu fou de partir sur le gaz naturel : « Il n’y avait que 3 stations GNV exploitables en 2012 », se souvient Adrien Cantoni, contre déjà une quinzaine aujourd’hui. « Il ne se passe pas un mois sans que nous apprenions l’ouverture d’une nouvelle », se réjouit-il. La confiance du jeune entrepreneur dans la mobilité GNV repose également sur le projet de Total d’ouvrir en France 300 stations dédiées via le réseau AS24. « De quoi assurer une interconnexion entre la Bretagne et l’Ile-de-France, notamment pour la livraison de marée fraîche et en particulier des huîtres », imagine-t-il.

Un exemple qui pose question

A travers l’exemple de La Tournée Verte, c’est une question d’ensemble qui se pose. Avec le développement bien engagé des stations d’avitaillement au GNV et BioGNV, et face à une offre encore pauvre en utilitaires électriques exploitables vraiment pour des tournées de 250-350 km avec jusqu’à une tonne de produits et documents à transporter, la mobilité électrique n’est-elle pas en train de laisser partir toute une branche professionnelle qui pourrait au contraire la soutenir dans sa démarche globale ? Ne touche-t-on pas ici une des raisons qui expliquent que le marché des utilitaires électriques ne décolle pas vraiment ? Le Renault Master qui s’annonce, par exemple, ne pourra répondre à des besoins comme ceux de La Tournée Verte. D’autant plus lorsqu’il s’agit « de se battre à armes égales face au gazole pour décrocher des contrats », comme le souhaite Adrien Cantoni.

Un coup de collier à donner ?

Les constructeurs concernés devraient-ils mettre une priorité sur les utilitaires branchés ? La question se pose surtout à leur niveau, puisque du point de vue des professionnels de la livraison et des pouvoirs publics le problème peut se régler avec le GNV. A ce jeu, ce sont Fiat, Volkswagen et Iveco qui vont tirer les meilleurs bénéfices, certainement sur du moyen et long termes. Est-ce un problème ? Peut-être pour l’électromobilité, mais sans doute pas pour la mobilité durable en général qui dispose d’une solution en son sein. La question reste toutefois posée !

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L’Avem au Vendée énergie Tour 2017


L’Avem au Vendée énergie Tour 2017

A l’heure où nous écrivons cet article, nous nous préparons à rejoindre le Vendée énergie Tour. Dès qu’apparaîtront ces lignes sur le présent site, nous serons déjà sur place, à la fois pour participer et découvrir les différentes animations, mais aussi pour aller à votre rencontre. N’hésitez pas à nous interpeler !

Assises territoriales sur les carburants alternatifs

Le Vendée énergie Tour a déjà ouvert ses portes avec une Fête de la mobilité durable organisée sur le territoire de L’Ile-d’Yeu. La première visite de l’Avem est réservée aux Assises territoriales sur les carburants alternatifs qui, plus que l’année dernière, fera une large place au gaz. Le sujet concentre actuellement davantage les efforts de la Vendée, dans un soucis de jouer toutes les cartes des nouvelles énergies dans les transports. Sur place, Tiphaine Leurent, notre chargée de communication. Elle rendra compte de cet événement qui monte en puissance cette année, à nouveau organisé par Isabelle Rivière (L&R Conseil). Pour rappel, ce point majeur sur le planning du VET, et dédié aux professionnels (collectivités, syndicats d’énergies, transporteurs, agriculteurs, énergéticiens, élus, etc.), se tient aux Herbiers, ce vendredi 23 juin 2017, de 9 à 18 heures, dans le cadre du théâtre Pierre-Barouh de l’Espace Herbauges.

Défi 300 km

C’est Jean-Paul Faure, président de notre association, qui, avec Tiphaine, découvrira pour nous ce nouveau Défi 300 km qui vise à montrer aux Vendéens et visiteurs qu’aujourd’hui il est possible de parcourir plus de 300 km avec une voiture électrique sans recharge intermédiaire. Ce n’est pas Robert Morandeira, alias Bob66, qui dira le contraire. Comme d’autres grands acteurs particuliers de la mobilité électriques, il était déjà en route ce mardi pour le VET. « Avec ma nouvelle Zoé 40, en prenant l’autoroute à vitesse modérée, j’ai parcouru cette distance, et, avec ce qui reste dans la batterie, je pourrais encore rouler pas loin d’un centaine de kilomètres », témoigne-t-il. Vous trouverez prochainement un retour de notre part sur cet événement programmé samedi 24 juin et qui réunira 19 équipages. Jean-Noël Delion et Hervé Lorioux, membres très actifs de L’ACOze, ont accompagné l’équipe du SyDEV dans la préparation de ce rallye amical.

Rallye des ambassadeurs

Autre épreuve amicale, tout aussi touristique dans sa visée : le rallye des ambassadeurs qui se déroulera également samedi 24. En découvrant les routes du département à allure normale, il s’agit aussi d’aller à la rencontre des Vendéens pour leur parler de mobilité électrique. Pas de voiture engagée par l’Avem, mais j’aurai le plaisir de voyager avec certains des équipages inscrits, notamment pour leur offrir une tribune sur notre site. Il y a de beaux projets dans l’air, à relayer absolument ! Et ça, c’est la magie du Vendée énergie Tour qui est devenu au fil du temps un incontournable lieu de rendez-vous pour ceux qui veulent aller plus loin avec leur véhicule électrique.

Grande parade

Les concurrents des 2 rallyes se rejoindront à La Roche-sur-Yon en une grande parade en mouvement dès 16 heures vers la place Napoléon. Elle sera ouverte par une sélection de véhicules plus ou moins anciens orchestrée par Bernard Nonet et ses amis de l’Automobile club de l’Ouest 85. Objectif : retracer l’histoire de l’automobile jusqu’à cette actuelle 5e vague électromobile qui s’installe vraiment. Nombreux sont les passionnés d’anciennes ou de sportives qui ont formés les rangs des pionniers de la mobilité électrique. C’est cela qui sera ici, entre autres, symbolisé. J’aurai l’honneur de commenter sur place ce défilé qui mêle 2 mondes que je connais particulièrement bien. Petit bonjour au passage à mes amis des Bielles meusiennes et de Auto Rétro 57. Ce dernier club proposant depuis plus de 10 ans un espace dédié aux véhicules électriques dans sa rencontre annuelle de passionnés d’anciennes.

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B.E. green ajoute à sa flotte un car de tourisme électrique BYD


B.E. green ajoute à sa flotte un car de tourisme électrique BYD

Filiale des Autocars Dominique, transporteur privé basé à Buc (78), B.E. green n’a de cesse d’agrandir sa flotte de véhicules de transport en commun avec des modèles électriques peu courants en France. Il y a tout juste 1 an, notre adhérent s’offrait le tout premier exemplaire d’un bus électrique BYD à peine présenté en France. La dynamique entreprise poursuit son chemin branché en intégrant à sa flotte, cette fois-ci un autocar de tourisme de la même marque.

Un an d’exploitation

Après un an d’exploitation de son bus électrique acquis l’année dernière en marge du salon Transports publics 2016, B.E. green est plus que jamais convaincu par les productions du constructeur chinois BYD (acronyme de son slogan « Build your dreams », ou « Construisez vos rêves »), auparavant fabricant de batteries de traction. Ce sont tout de même déjà environ 14.000 bus et cars électriques de cette marque qui circulent dans le monde ! Le nouvel engin est un autocar de tourisme de 12 mètres de long, type C9, qui possède les mêmes équipements de confort que ses équivalents thermiques de dernière génération (sièges inclinables, WiFi, prise USB individuelle, vidéo, micro, sono, climatisation, 6 m3 de soute, etc.). Pour rappel, B.E. green est le premier loueur multimarque de France en véhicules électriques pour le transport de voyageurs. Son activité intéresse aussi bien les entreprises que les collectivités via un panel d’offres à durée variable. Avec sa nouvelle acquisition, la société se pare d’une nouvelle distinction : être la première de son genre dans l’Hexagone à proposer un autocar de tourisme 100% électrique, tout confort, de 51 places.

200 km d’autonomie

Avec ses 200 kilomètres d’autonomie, le car électrique BYD C9 sera exploité au sein de diverses formules de voyages de proximité : City Tours, excursions en périphérie des grandes villes, découvertes de sites touristiques. L’arrivée du nouvel engin a été fêtée en présence des principaux clients et partenaires de B.E. green, qui ont été invités à prendre place à bord du C9 pour un circuit entre Buc, siège de l’entreprise, et la tour Eiffel, en passant par Versailles. Un périple qui colle à la réalité d’exploitation prochaine de cet autocar électrique. La flotte de B.E. green est composée de 33 véhicules de transport en commun électriques. Elle devrait être complétée en août prochain par un car scolaire électrique de 59 places, et en septembre suivant par un nouvel exemplaire d’autocar de tourisme. Au 30 avril 2017, notre adhérent estime avoir « permis d’économiser plus de 4.000 tonnes de CO2 depuis la mise en service de son premier minibus Zeus en novembre 2009 ».

Commentaire

Fondateur et président de B.E. green, Patrick Mignucci commente l’arrivée du BYD C9 : « Après la gestion des derniers kilomètres en tout électrique depuis 2010, B.E. green propose aujourd’hui d’aller encore plus loin avec ses autocars de tourisme électriques adaptés aux excursions touristiques. Plus que jamais impliqués dans les enjeux de la transition énergétique, nous poursuivons notre contribution active au développement et à l’accessibilité du transport collectif propre en France ».

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ChargeMap vient de lancer son Pass de la recharge


ChargeMap vient de lancer son Pass de la recharge

Qui, parmi les électromobiliens en France, ne connaît ou n’a jamais utilisé la plateforme ChargeMap qui permet de trouver rapidement les bornes de recharge à disposition tout au long d’un trajet planifié pour bientôt ? Précurseur, fiable, et incontournable, l’application, soutenue par une communauté européenne d’environ 110.000 membres, est désormais associée à un badge qui permet déjà, et tout prochainement pour quelques-uns, d’exploiter une vingtaine de réseaux dans l’Hexagone… en attendant une ouverture plus européenne.

Jeu de cartes

Bien que les utilisateurs de voitures électriques et hybrides rechargeables plébiscitent un règlement facile par carte bancaire afin d’utiliser les bornes disponibles sur l’espace public, voyager sur moyennes et longues distances imposent encore trop souvent d’embarquer un jeu de cartes spécifiques à chacun des réseaux que l’on pense exploiter. Du coup, les départs à la dernière minute ne sont pas facilités, même s’il existe des solutions de dépannage… à condition d’avoir avec soi un smartphone et l’accès au Web. L’interopérabilité se met en place, mais le plus souvent au sein d’accords entre des maillages proches géographiquement. Pour ravitailler les batteries de son véhicule électrifié sur d’autres circuits, l’électromobilien utilise alors le badge aux couleurs de l’exploitant du réseau qu’il fréquente habituellement. Variante, le sésame fourni par un constructeur automobile, qui s’appuie le plus souvent sur un opérateur de recharge du type KiWhi.

Une vingtaine de réseaux

Le Pass ChargeMap sort du lot, dans le sens où la plateforme bien connue sur le Web ne gère pas un maillage particulier. L’idée des concepteurs de la plateforme : rendre accessible, sans abonnement ni engagement, le plus grand nombre de réseaux avec une carte RFID. Associée à un compte utilisateur, elle permet de s’authentifier sur les bornes qui l’acceptent et de payer les recharges. Les maillages déjà accessibles : Corri-Door (autoroutes), MobiLoire (Loire), eborn (Haute-Savoie, Ardèche, Drome, Hautes-Alpes, Isère), Epamsa (Seine Aval, nord des Yvelines), SDE07 (Ardèche), SDE28 (Eure-et-Loir), Béa (Ille-et-Vilaine), Morbihan Energies (Morbihan), Te61 (Orne), SDE76 (Seine-Maritime), écocharge77 (Seine-et-Marne), et Alterbase (Deux-Sèvres). Et, prochainement, ceux de la CNR (vallée du Rhône), Belib’ (Paris), du SyDEV (Vendée), Useda (Aisne), SDEF (Finistère), SDEHG (Haute-Garonne), SIEL37 (Indre-et-Loire), et Plus de Bornes (Golfe de Saint-Tropez). La liste est appelée à s’allonger rapidement, notamment avec des entrées sur des réseaux européens.

Facturation unique

Ni abonnement, ni engagement : juste 14,90 euros à régler définitivement pour la confection du badge et du guide de la recharge, ainsi que leur envoi. « Avec cette solution sans abonnement et sans engagement, le conducteur de voiture électrique est débité du montant de ses recharges en fin de mois, en une seule fois. Un fonctionnement proche de celui de la téléphonie mobile », explique le communiqué de presse émis à l’occasion de l’ouverture du service. Ce dernier « s’accompagne du lancement de toutes nouvelles applications mobiles. En plus de très nombreuses améliorations, elles permettent de trouver en un clin d’œil les bornes de recharge compatibles avec le ChargeMap Pass et d’en consulter les tarifs », promet-il.