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Porsche quitte le LMP1 pour la Formule E


Porsche quitte le LMP1 pour la Formule E

Après Audi, c’est une autre marque du groupe Volkswagen qui s’engage en Formule E, et pas la moindre : Porsche ! Et c’est bien la volonté de se démarquer sur ce terrain qui l’emporte, et non des déboires aux 24 Heures du MansPorsche à remporté justement les 3 dernières éditions. Toyota va se sentir bien seul, en continuant à bouder les véhicules électriques… qui se rechargent sur une prise !

Coup double

Le communiqué de presse émis par Porsche pour faire part de son retrait du LMP1 dès la fin de la présente saison, symbolisé par les 6 heures de Bahreïn le 18 novembre prochain, au profit d’une arrivée en Formule E dès 2019, n’est pas vraiment une surprise. S’il y en a une, c’est sur l’échéance, puisqu’il semblait établi que le constructeur allemand s’alignerait encore sur les lignes de départ du LMP1 en 2018. Entre l’urgence de reverdir son blason, et s’offrir une belle sortie en vainqueur, le groupe Volkswagen s’assure un joli coup double qui aura une certaine valeur historique. Bien vu ! « Ce réalignement en sport automobile est conforme à la direction prise dans le cadre de la stratégie Porsche 2025, qui prévoit le développement d’une combinaison de purs véhicules GT et de voitures de sport entièrement électriques », explique le document qui cite, en exemple, la future berline sportive Mission E.

Le goût des défis

« Porsche travaille sur des chaînes de propulsion alternatives et innovantes. Pour nous, la Formule E constitue l’environnement concurrentiel ultime pour faire avancer le développement de véhicules à haute performance dans différents domaines, comme le respect de l’environnement, l’efficience et la durabilité », plaide Michael Steiner, membre du conseil d’administration pour la recherche et le développement du groupe Porsche. La marque a déjà commencé à développer cette année sa propre monoplace de Formule E. Vice-président du département LMP1 de Porsche et président exécutif de Porsche Team, Fritz Enzinger commente : « Construire l’équipe ‘Le Mans’ à partir de zéro a été un énorme défi. Au fil des années, nous avons réuni une équipe incroyablement performante et professionnelle. Elle sera notre base pour l’avenir en compétition. Je suis certain que nous allons maintenir en Formule E notre haut niveau actuel. La confiance est élevée, et nous sommes impatients de commencer ». Nous devrions donc retrouver dès 2019 les grands noms qui ont fait le succès de Porsche en WEC. Le constructeur veut conserver son équipe au complet, y compris les pilotes d’usine.

Et Toyota ?

Toyota, le constructeur malchanceux aux 24 Heures du Mans, risque bien de se retrouver sans réelle concurrence en LMP1. Quid, dans ce cas, de l’avenir de la catégorie dans le championnat ? Pourquoi le constructeur japonais ne suivrait-il pas Audi et Porsche en Formule E ? Le monde de l’automobile accumule depuis longtemps les contradictions et les changements de cap brutaux. Mais pour le coup, les sympathisants de l’électromobilité ne pourrait que railler une marque qui cherche à convaincre aujourd’hui les automobilistes du bien fondé de sa propre vision des véhicules électriques, – ou plutôt électrifiés -, qu’on n’a pas besoin de brancher ! Toyota va rapidement se retrouver pris au piège de son actuel leitmotiv de communication, déjà distancé dans l’esprit de beaucoup de conducteurs, après pourtant avoir eu une belle longueur d’avance pendant des années. Un esprit visionnaire, ça se cultive en sachant lâcher au bon moment un credo qui a jadis permis de connaître le succès !

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Une BMW i3 43 kWh pour le prochain salon de Francfort ?


Une BMW i3 43 kWh pour le prochain salon de Francfort ?

Avant d’écrire la présente brève, nous venons de faire un rapide tour du Web : l’indiscrétion a déjà été révélée récemment. Quoi qu’il en soit, notre propre source interne au constructeur la confirme : la prochaine BMW i3 présentée au salon automobile de Francfort qui se tiendra du 14 au 24 septembre prochain devrait être équipée d’un batterie de traction d’une capacité de 43 kWh ou 44 kWh.

Contrer la Zoé

Le Losange pouvait-il espérer longtemps que sa Zoé s’impose durablement au top des ventes des voitures électriques particulières en Allemagne ? La riposte semblait évidente, et les constructeurs allemands ont bien l’intention de reconquérir leur territoire. Plus légère que la citadine branchée de Renault, la nouvelle BMW i3 devrait, dans les mêmes conditions de circulation, la coiffer d’une dizaine ou d’une vingtaine de kilomètres. Son autonomie utile serait alors supérieure à 300 kilomètres exploitables de façon réaliste, auxquels s’ajouteraient les 150 km supplémentaires obtenus, pour les modèles équipés, par le prolongateur d’autonomie. L’offre de la marque à l’hélice deviendrait suffisamment salivante pour déloger la Zoé en Allemagne. Et en France ? La survoltée allemande est sur la troisième marche du podium des ventes de voitures électriques particulières. Toutefois, les chiffres du premier semestre 2017 montrent que le volume qui concerne la Zoé est plus de 10 fois supérieur à celui de la i3. Il faudrait vraiment une politique tarifaire particulièrement agressive pour inverser la tendance. C’est davantage la Nissan Leaf qui risquerait de devoir céder sa place : un scénario de toute façon très incertain puisque le constructeur japonais travaille aussi sur l’évolution du best-seller survolté mondial.

Intervalle de la mobilité électrique

Ce qui transparaît actuellement de cette bataille pour une meilleure autonomie des voitures électriques particulières, c’est, qu’au niveau mondial, Tesla demeure l’étalon haut en la matière avec plus de 500 kilomètres réels, tandis que la Zoé pourrait bien imposer son propre marquage bas à 300 km, évolutif, en-dessous desquels les modèles qui ne pourraient pas s’y aligner apparaîtraient comme dépassés. Cette hiérarchie, très nettement observable en France se transpose sans doute un peu trop subtilement hors des frontières de l’Hexagone. Mais le résultat est là : la citadine de Renault impose de plus en plus son rythme à l’international, et pas seulement en volume des ventes. Si la concurrence veut rester dans la course, elle devra suivre. Il semble que le temps des bricolages soit sur le point d’être révolu : Peugeot va devoir présenter mieux que la iOn, et Citroën réfléchir à de meilleures alliances pour ne pas se discréditer avec des offres en voitures électriques du style de celle de la E-Méhari, reconnue comme la pire du marché.

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Inscriptions ouvertes pour le Pyrénées Révéo Electric Tour


Inscriptions ouvertes pour le Pyrénées Révéo Electric Tour

Souvenez-vous du Catalan electric Tour organisé l’année dernière par Robert Morandeira, alias Bob66, président de L’Ame66, et son équipe très dynamique. Toujours avec l’objectif de promouvoir les véhicules électriques, l’événement gagne en maturité et s’appuiera sur le nouveau réseau régional en bornes de recharge Révéo initié par 9 syndicats d’énergie, et 2 métropoles de la région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée. Ce maillage est particulièrement implanté dans les départements de l’Ariège, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales qui fourniront le décor français au tracé prêt à se perdre un peu en Espagne et en Andorre. Pour marquer la plus forte implication des collectivités et le rattachement à un maillage de ravitaillement en électricité précis, le rallye a pris le nouveau nom de « Pyrénées Révéo Electric’Tour ». Soyez rassurés : c’est toujours le capitaine Bob66 qui est à la manœuvre !

Pros et particuliers

Ouvert aux entreprises comme aux particuliers, le Pyrénées Révéo Electric’Tour s’élancera de Collioure (66), samedi 30 septembre 2017, à 9h30 heures du matin, pour une boucle de presque 450 kilomètres qui les ramènera non loin de là le lendemain, à Saint-Cyprien-plage, devant le Casino Joa et en face du port de plaisance. Entre 25 et 30 participants, à bord de Tesla Model S et X, Renault Zoé (avec EP Tender pour au moins l’une d’elles), BMW i3, Nissan Leaf, Kia Soul EV et autres modèles, auront la joie d’apprécier un parcours touristiques qui leur fera aussi emprunter les routes aux décors magnifiques de d’Espagne et de la principauté d’Andorre. Quand on compare les tarifs d’inscription (100 euros pour un particulier, 325 pour une entreprise, 50 par passager supplémentaire ou 100 si chambre séparée) aux prestations dont bénéficieront les équipages, on comprend que Robert Morandeira et son équipe ont dû une nouvelle fois bien mouiller leurs chemises pour serrer à ce point les prix. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce qui se pratique habituellement pour d’autres rallyes européens dédiés aux véhicules électriques ! Ayant personnellement participé au Catalan electric Tour l’année dernière, je peux garantir du sérieux de l’organisation qui a su faire face à tous les imprévus pour que chacun des participants puisse vivre au mieux l’événement. Sont offerts ou compris dans l’inscription : petit déjeuner à Collioure, nuitée à Andorre-la-Vieille (avec repas du soir et petit déjeuner, hôtel 4 étoiles avec spa et piscine), buffet au casino d’Ax-les-Thermes, entrée au centre thermo-ludique valable 2 heures, et pot d’arrivée au casino de Saint-Cyprien.

Etapes

Après le départ de Collioure, la colonne des voitures électriques (pas d’hybrides rechargeables ; VE avec prolongateurs d’autonomie acceptés) traversera ou effleurera samedi Vinça, Prades, Olette dans les Pyrénées-Orientales, la Seu d’Urgell en Espagne, avant l’étape avec nuitée à Andorre, puis, le lendemain dimanche, Ax-les-Thermes (09), Saint-Paul-de-Fenouillet (66), Duilhac-sous-Peyrepertuse (11), Perpignan (66), pour une arrivée à Saint-Cyprien-plage. Des animations autour des véhicules électriques seront organisées dans certaines de ces communes, conformément à l’objectif du Pyrénées Révéo Electric’Tour, tel qu’il est défini dans le règlement associé : « Proposer aux équipages un parcours sans grande vitesse et sans stress, un parcours d’ambassadeur de la mobilité électrique. Aller à la rencontre du grand public pour l’informer des vertus du véhicule électrique lors de recharges et d’étapes, sans démarche commerciale. Montrer les véhicules électriques, prouver qu’ils peuvent effectuer de grandes distances en peu de temps, qu’ils passent les frontières et gravissent les cols. Passer un moment convivial entre passionnés de véhicules électriques ».

A suivre

Sera remis à chaque équipage un carnet de route sur lequel seront indiqués les points de charge et les vitesses à ne pas dépasser pour ne pas risquer la panne électrique. Le règlement du Pyrénées Révéo Electric’Tour stipule que « les participants devront respecter les plages horaires allouées par l’organisateur » et précise que les voitures électriques arrivées de loin le vendredi soir à Collioure pourront être mises en charge sur place la nuit. Parmi les obligations à respecter dans l’intérêt de tous : « Etre titulaire du permis de conduire pour le type de véhicule inscrit et être en capacité de le présenter à l’organisateur ; être assuré pour circuler sur la voie publique dans les 3 pays concernés ; respecter en toutes circonstances le code de la route ; pratiquer une conduite souple et économe en énergie ; être courtois et prudent avec les autres usagers ; les véhicules électriques devront être en bon état et propres ; les portières devront être libres pour y accoler les insignes du tour et des sponsors ».

Appels

Robert Morandeira lance quelques appels et formule une proposition. Il offre ainsi la possibilité de participer Pyrénées Révéo Electric’Tour en tant que passager d’une Tesla pour le prix de 200 euros. Ce prix comprend les mêmes prestations que pour tous les autres participants. Le président de L’Ame66 espère la venue d’un Renault Kangoo Z.E. avec prolongateur d’autonomie à hydrogène, une moto Zero Motorcycles, des Andorrans avec leurs propres VE. Il compte également sur la présence d’Espagnols, d’Allemands, de Suisses, de Belges, et de Hollandais, peut-être déjà en villégiature dans les parages. Si vous vous sentez concernés, contactez sans hésiter Bob66 !

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Première : Rencontre des associations en faveur des véhicules électriques


Première : Rencontre des associations en faveur des véhicules électriques

L’édition 2017 du Salon du véhicule électrique qui se tenait à Val d’Isère, il y a une dizaine de jours, a été le cadre d’une première en France, et sans doute en Europe : un rassemblement des responsables d’associations et organisations de promotion des véhicules électriques. On y comptait : L’Ame66, l’ACOze, Véga, le Leaf France Café, l’Automobile Club du Mont Blanc, Elecmobiles24, ActiVE, Le VE Je le veux, l’Avep, Aube, et Electromobil Club Swiss. Pour l’organisation : Jean-Luc Coupez, dirigeant de Blue2BGreen.

Stand Blue2BGreen

Si l’on retrouve Jean-Luc Coupez à l’organisation, c’est tout simplement parce que l’idée d’une rencontre entre les associations de promotion des véhicules électriques est née sur son stand, à Val d’Isère, l’année dernière. « Plusieurs personnes que je connais, via les réseaux sociaux, et certaines associations auxquelles j’adhère, se sont retrouvées sur le stand de Blue2BGreen en 2016. Autour d’une coupe de Champagne (consommée avec modération) nous avons imaginé de nous retrouver encore plus nombreux la prochaine fois », confirme-t-il. « En fin observateur et connaisseur du milieu VE, Jean-Luc Coupez avait bien senti le bénéfice d’interconnecter plus fortement ces associations qui ne demandaient qu’à partager leurs expériences et à identifier des synergies », complète Stéphane Semeria, président de Véga.

Constitution d’un groupe de travail

« Au début de cette année, un groupe de travail s’est constitué avec quatre présidents d’associations avec lesquels j’ai imaginé le regroupement à l’occasion du salon du VE de Val d’Isère 2017 ; plusieurs associations et organisations pour le développement de la mobilité électrique ont été ciblées, pour atteindre une quinzaine de représentants ; au fil des 6 mois qui ont précédé le salon, certaines se sont raccrochées au projet, d’autres n’ont pas suivi », détaille Jean-Luc Coupez. « M. Coupez nous a fait profiter cette année de ses liens privilégiés avec l’Avem et avec les organisateurs du salon, puisque la dizaine d’associations a bénéficié d’un bel emplacement gratuit », reprend Stéphane Semeria, qui souligne : « une rencontre de 6 responsables d’associations VE ‘du Sud’ avait déjà eu lieu mi-mars, chez moi, dans le Vaucluse ».

Une première

Pour Jean-Luc Coupez, ce rassemblement à Val d’Isère des associations et organisations de promotion des véhicules électriques est « certainement le premier plus gros du genre en Europe à réunir des structures locales et nationales qui travaillent d’ordinaire individuellement et qui ne s’étaient jamais rencontrées ». Le tout, pour « de nouvelles dynamiques au plan national ». Le dirigeant de Blue2BGreen a dressé une liste de mots qui sont ressortis et qui illustrent cette rencontre : « échanges et rencontres pour mieux se connaître ; complémentarité entre les associations ; dynamiques nouvelles ; superbe organisation et préparation ; convivialité et ambiance lors des rencontres (repas en commun, table ronde, pique-nique sur le stand) ; a marqué les esprits et créé une volonté de fédérer des actions ». Stéphane Semeria embraye : « Ce fut une totale réussite, de l’aveu même des participants qui n’entendent d’ailleurs pas en rester là ».

Bilan

Si l’on demande à Jean-Luc Coupez de dresser un rapide bilan des échanges qui ont animé la rencontre, il jette : « Prise de conscience des différentes associations à créer une dynamique commune et un groupe de représentation nationale des électro-mobilistes, complémentaire aux associations représentant les constructeurs automobiles, les fabricants de bornes ou les prestataires dans le domaine de la mobilité ». Il précise : « Nous sommes en cours de centralisation des remarques, idées, pistes à creuser ; nous en ferons une synthèse pour l’ensemble du groupe ; de nouvelles associations ont réagi depuis, désirant nous rejoindre ». A ce sujet, Jean-Luc Coupez appelle toutes celles qui souhaiteraient participer au mouvement à le contacter (voir coordonnées après d’article).

L’après Val d’Isère 2017

Et pour la suite ? Jean-Luc Coupez révèle : « Le même groupe de personnes, initiateur du projet, reste actif. A la tête de la centralisation des idées et des projections à venir, avec moi-même en animateur : Stéphane Semeria, président de Véga, assure le rôle de secrétaire et de concentrateur des données ; Sébastien Gall, président du Leaf France Café ; et Robert Morandeira (alias Bob66), président de L’Ame66 ». Pour Stéphane Semeria, « ce qui est important désormais, pour les associations, c’est de bien réfléchir à l’envie ou au besoin d’aller plus loin dans le partage de leurs activités ». Il poursuit : « Sans parler d’une association qui couvrirait celles qui existent, il serait bien de trouver un nom, un logo et un slogan que l’on aurait en partage ; il nous permettrait à chacun de parler au nom de tous et d’atteindre des interlocuteurs de niveau plus élevé, de niveau national ».

Commentaires du président de Vega sur la rencontre…

« Ce fut que du bonheur, du début à la fin ! Pourquoi ? Tout simplement parce que j’étais avec des gens qui partagent le même enthousiasme que moi pour la voiture électrique. On a pu se raconter ce qu’on faisait respectivement pour sa promotion. Et ça, c’est plein d’enseignements et ça donne plein d’idées. Si un jour on veut en mettre une en pratique, on sait sur qui on peut s’appuyer. Avec cette démarche collective, j’ai désormais des copains un peu partout dans l’Hexagone. Et je sais que leur passion et sincère », se réjouit Stéphane Semeria. « Certains ont exprimé le fait qu’on aurait pu être mis un peu plus en avant, mais pour une première fois, c’était déjà pas mal, et il fallait qu’on fasse nos preuves », reconnaît-il.

…et sur le salon

« Une large place a été faite aux voitures hybrides, ce qui n’a pas toujours été bien perçu », met en avant Stéphane Semeria. De son côté, il estime que ces modèles « constituent une transition ». Selon lui, « bientôt, il ne sera plus nécessaire de les inviter ». Ce qui l’a choqué le soir de son arrivée, c’est de constater que « des groupes électrogènes tournaient en permanence pour alimenter les voitures électriques ». Il modère cependant : « Je comprends que les infrastructures électriques et les besoins ne laissaient pas le choix ».

Commentaires du président du Leaf France Café sur le salon…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sébastien Gall ne mâche pas ses mots dans l’article qu’il a déposé sur son blog (à retrouver en fin d’article), et qu’il propose de découvrir en commentaires de la rencontre interassociations à laquelle il a participé. Il déplore principalement « un salon de l’électrique sans possibilité d’y monter en voiture électrique faute de réseau de bornes », allant jusqu’à agiter le carton rouge, et, une trop forte représentation des voitures hybrides en proportion. Evoquant un « salon d’image », on ressent chez lui toute la déception d’avoir dû consacrer « d’interminables heures de charge en 3,3 kW à Albertville pour atteindre le site du salon ».

…et sur la rencontre

Concernant la rencontre elle-même, il tient à souligner « des semaines d’échanges de mails et de propositions pour convaincre la plupart des associations de VE de venir représenter leur ‘groupe’ à cette grand-messe. Sorte de G7 ou de COP21 des présidents d’association de VE, nous avons décidé de nous rencontrer et nous réunir à Val d’Isère, Salon du Véhicule électrique et hybride, pour montrer notre existence, mettre en commun nos expériences et moyens pour faire avancer la cause du VE ». Il met au jour que, « réunis par un engagement commun en faveur du VE, nous avions des approches complémentaires ». Mais s’interroge : « Tous, nous sommes animés par la volonté de faire connaître le VE et de lever les freins qui ralentissent sa percée car notre enthousiasme si communicatif à la propagation du VE se heurte à une incompréhension : pourquoi cela nous semble si long ? Le grand public ne comprend-il pas ? ». Evoquant « une rencontre entre passionnés et convertis », il se demande, après coup, s’il était si « judicieux de faire un tel effort pour venir prêcher dans le désert ? ». Retenant que les associations présentes n’ont pas toutes « l’idée de se fédérer », il se positionne personnellement pour un « label qui nous rassemblerait ».

Commentaires du président de l’ACMB sur la rencontre

« Sur la rencontre elle-même, c’était intéressant de se connaître, d’échanger, de partager. Les forums et les échanges de mails ne permettent pas de telles interactions », indique Frédéric della Faille. « Il est important que nos organisations se connaissent pour se coordonner et améliorer l’efficacité de leurs actions locales : événements, rassemblements, réunions, conférences… Le rôle de nos organisations, en tout cas, c’est celui que s’est donné l’ACMB, de sensibiliser, présenter, expliquer, montrer, et démontrer aux automobilistes les nouvelles mobilités », détaille-t-il. « Aujourd’hui électrique, avec un prolongateur d’autonomie, à essence ou demain à hydrogène, individuelle ou collective ou encore partagée, nous devons faciliter l’arrivée des nouvelles mobilités, surtout sur des territoires pour lesquels la qualité de l’air est un argument stratégique. Notre rôle est important pour que nos concitoyens (certains, pas tous) basculent vers d’autres formes de mobilités, propres, silencieuses », appelle-t-il. « Il faut rester en contact et agir sur nos territoires pour assurer le relais pédagogique nécessaire afin de faire basculer des décisions de renouvellement de véhicule vers du VE, tout en conservant à l’esprit que tout le monde ne pourra/devra pas rouler en voiture électrique, faute d’énergie électrique en suffisance », assure-t-il.

…sur le salon…

Concernant le salon lui-même, Frédéric della Faille laisse pointer une certaine déception : « Pas vraiment de visiteurs intéressants ou intéressés pour le véhicule électrique ; beaucoup de badauds venus tuer quelques heures. Val d’Isère est un peu trop loin des centres de gravité économique ». En contrepartie, il a constaté et apprécié « le fort développement du secteur VAE dans toutes les formes : avec selle, sans selle, avec pédales, sans pédales, etc. ». Une belle satisfaction : « Nous avons découvert l’existence d’autres propriétaires de Th!nk City. Certaines en panne ! La Th!nk City est un collector mais n’a pas en France de réseau de service… L’ACMB a 6 membres équipés de cette voiture électrique. Nous avons la chance de posséder pas mal de documents techniques que nous sommes prêts à partager », révèle-t-il.

…et concernant les activités de l’ACMB

« Nos actions sont des actions de terrain destinées au plus près du grand public. Nous apportons les réponses aux questions qu’il se pose ; nous partageons nos expériences de conduite, de recharge, avec les bornes mais surtout au domicile ; nous expliquons le droit à la borne, nous informons sur la vignette Crit’Air – sans doute parmi les premiers utilisateurs ; nous partageons avec nos amis suisses (qui eux obtiennent des informations intéressantes de leurs administrations, ce que nous n’avons pas pu obtenir chez nous !) », liste Frédéric della Faille. « Notre vocation est d’être une/des associations d’utilisateurs et que d’utilisateurs… Pas de mélange des genres ! », prévient-il. « Nous faisons valoir la cause électrique auprès des instances locales : communes, agglos, département ; nous entretenons des relations de coopération avec les organisations en charge du déploiement des bornes (stratégie, type de borne, localisation et tarification) », complète-t-il.

Commentaires du président de L’Ame66

« Val 2017 fut une première pour nos associations. Jean-Luc disait au micro que c’était une première en France et en Europe, et je pense que bientôt, avec nos amis suisses, espagnols, belges et d’autres pays, nous ferons une réunion au niveau de l’Europe à l’occasion d’un grand salon. Pour le moment, en France, une dizaine d’associations ont réussi à se rassembler pour se connaître d’abord, puis échanger expériences et idées », exprime Robert Morandeira. Il confirme les propos de son homologue de Véga et d’autres présidents présents à Val d’Isère : « un travail de réflexion est amorcé dans le but de créer un club ou une fédération qui pourrait représenter au niveau national l’ensemble des associations, mais aussi tous les utilisateurs de véhicules électriques ». Son ressenti personnel sur la rencontre entre les associations : « Ce fut un grand moment de convivialité, d’amitié et de partage. J’ai retrouvé avec grand plaisir quelques personnages incontournables de la mobilité électrique en France, mais aussi des nouveaux qui s’investissent énormément ». Un petit mot pour le dirigeant de Blue2BGreen : « Nous remercions tous notre ami Jean-Luc Coupez qui nous a hébergé sur son stand et qui a su nous réunir en créant une force et un lien pour que notre ‘équipe de France V.E.’ gagne les futurs matchs. C’est notre Didier Deschamps ! ». Et pour conclure : « L’avenir nous dira si Val 2017 a été bénéfique ; nous avons semé quelques graines, la récolte sera longue et intéressante à suivre ».

Commentaires du président de L’ACOze

« La rencontre interassociations a été l’occasion de revoir des amis et d’en découvrir de nouveaux. Chaque association avait plusieurs fois l’occasion de se présenter aux autres, ce qui m’a paru être une très bonne chose. Des idées de fédération et d’entraides ont été évoquées, mais cela reste encore à approfondir. Tout s’est déroulé dans un cadre magnifique, avec une ambiance festive et chaleureuse. En principe, nous devrions rester en contact et proposer des actions communes », rapporte de son côté Christophe Hoenen.

Commentaires du président d’Elecmobiles24

Marc Louchart apprécie: « La rencontre interassociations de Val d’Isère était très enrichissante. Nous avons discuté des actions de chaque association, des rapports avec les collectivités locales, départementales, régionales… Nous avons échangé nos coordonnées ». Il en retire un « bilan très positif » : « Cette rencontre nous a permis de mettre un visage sur les différents acteurs de la mobilité électrique aux quatre coins de France et de Suisse ». Comme suite à cet événement, « nous comptons nous unir afin de centraliser nos différentes actions locales, parler d’une même voix face aux élus et au gouvernement, etc. ». Le président d’Elecmobiles24 espère « d’autres rencontres et des manifestations communes ».

Commentaires du président d’ActiVE

On peut le dire tout net : Thierry Ziegler n’a pas apprécié « la forte présence des voitures hybrides et autres multifiouls, soit 26 unités contre 16 voitures en tout électrique », ni l’usage d’un « immense groupe électrogène bruyant et fonctionnant au gasoil ». Il le dit haut et fort dans un article que nous vous proposons de retrouver à la fin du nôtre, dans l’espace « Pour aller plus loin ». « La mobilité 100% électrique est prête, c’est bien la présentation et l’explication de cette expérience que les présidents des associations sont venus offrir aux visiteurs. Il est indispensable de présenter cette nouvelle mobilité avec une approche totalement différente par rapport à celle que l’usager pratique à ce jour. Rassurer, expliquer l’usage du VE afin que tout le monde puisse participer efficacement à la sortie du pétrole et de cette pollution de l’air présente partout », écrit-il sur le site Web d’ActiVE.

Commentaires du président de l’Avep

« L’Avep était présente sur le stand grâce à Jean-Luc Coupez qui a su nous réunir. Je pense que c’est une première et que cette voie est la bonne. Il faut orchestrer une association des associations afin de représenter les utilisateurs de voitures électriques, une forme d’Automobile Club des VE au niveau national », témoigne Marc Guillemot. « Est ressortie une idée qui nous est chère à l’Avep : Permettre la transformation d’un vieux véhicule thermique en véhicule électrique. Un combat difficile dans notre pays, et c’est bien dommage », lâche-t-il.

Commentaires du fondateur du blog Le VE Je le veux

Sur son blog Le VE Je le veux, Jean-Claude Le Maire écrit que les associations présentes, « à l’invitation de Jean-Luc Coupez, ont pu échanger et partager leurs expériences, esquisser leurs projets dans une ambiance très conviviale. Des convergences se dégagent entre tous ces acteurs qui auront la volonté d’essayer de se coordonner pour assurer une représentation et témoigner dans un débat public souvent caricaturé par les médias ». Il cite un de ses interlocuteurs : « Entre les technocrates qui veulent cantonner la mobilité électrique au seul usage urbain, les ‘zantinucléaires’ qui ne veulent pas croire aux apports du VE dans le recours au photovoltaïque et aux énergies renouvelables, les ‘zincrédules’ qui ne croient pas à la fin du moteur thermique, il y a du pain sur la planche’ ». Le fondateur du blog assure que sa structure « sera au côté de tous ceux qui souhaitent faire avancer rapidement la mobilité décarbonée ».

Président excusé

En cette période de vacances, tout le monde n’est pas facilement joignable. Aussi n’avons nous pas réussi à joindre Claude Morf, président de Electromobil Club Swiss.

Pour aller plus loin

– Article sur le site de Blue2BGreen :
www.blue2bgreen.com/decouvrez-en-images-le-plus-grand-rassemblement-dassociations-dutilisateurs-de-vehicules-electriques
– Article de Thierry Ziegler (Acti-VE) :
acti-ve.org/val-disere-transition-par-lhybride-au-depend-du-ve/pollution/2017/07/
– Article de Jean-Claude Le Maire (Le VE Je le veux) :
levejeveux.blogspot.fr/2017/07/val-disere-un-salon-pas-top-pour-des-ve.html
– Article de Sébastien Gall (Leaf France Café) :
leaffrancecafe.jimdo.com/2017/07/28/val-d-is%C3%A8re-une-rencontre-au-sommet/

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Continental et Michelin s’intéressent aux véhicules électriques


Continental et Michelin s’intéressent aux véhicules électriques

Il est probable que la très grande majorité des fabricants de pneumatiques proposant dans leurs catalogues des modèles pour voitures particulières s’intéressent d’une façon ou d’une autre aux véhicules électriques. Continental vient de le prouver avec son dernier communiqué de presse qui présente ainsi son nouveau PremiumContactTM 6 : « Sécurité maximale, large gamme et kilométrage supérieur notamment pour les véhicules électriques et hybrides ». Début 2012, Michelin se réjouissait d’équiper la Renault Zoé avec son offre Energy E-V. Aujourd’hui, cependant, nous nous éloignerons un peu de cette proposition avec le manufacturier français.

70 dimensions

Dans son communiqué de presse, Continental certifie : « Le nouveau pneumatique été Continental combine une faible résistance au roulement, un kilométrage élevé et de faibles distances de freinage sur des routes aussi bien humides que sèches », affirmant que « Les résultats des essais récents démontrent un équilibre remarquable pour ce nouveau pneumatique ». Selon le communiqué de presse reçu la semaine dernière à l’Avem, cette nouvelle offre est présente chez les revendeurs depuis le printemps dernier, s’étoffant progressivement pour compter « plus de 70 dimensions fin 2017 pour les jantes allant de 16 à 21 pouces ». Le manufacturier vise en particulier le segment premium, comme il le laisse entendre dans son support de communication ainsi que dans le nom même du produit : Le pneu PremiumContactTM 6 « est prêt à être monté sur un grand nombre de véhicules et SUV de moyenne gamme et de luxe, notamment sur des voitures électriques et hybrides pour lesquels ce nouveau pneumatique premium été est parfaitement adapté ».

Plus faible résistance au roulement

Continental estime que son nouveau pneu affiche « une résistance au roulement inférieure de 5% à celle de son prédécesseur le ContiSportContactTM 5 », soit environ 15% d’autonomie en plus. Tous les électromobiliens confirmés le savent : « Plus la résistance au roulement d’un pneumatique est faible, moins il demande d’énergie pour la conduite ». C’est d’ailleurs pourquoi nombre d’utilisateurs de véhicules électriques n’hésitent pas à surgonfler les pneus de 0,2 ou 0,3 bars. Dans les 2 cas, il s’agit d’augmenter l’autonomie habituelle des engins. Ce que Continental confirme : « Les véhicules électriques équipés de pneumatiques à faible résistance au roulement parcourent une plus grande distance que ceux équipés de pneumatiques classiques. De la même façon, les voitures hybrides et les SUV sont capables de rouler plus longtemps en mode électrique sans intervention du moteur à combustion interne ».

L’autonomie sans jouer avec la sécurité

Le fabricant de pneus allemand assure ne pas avoir délaissé le côté sécurité. « En plus des faibles distances de freinage et des bonnes propriétés par temps de pluie, ce pneumatique permet une excellente maniabilité en toutes circonstances, mêmes extrêmes. De même, avec un style de conduite sportif, les manœuvres d’évitement sont facilitées avec l’utilisation du PremiumContactTM 6 », s’engage Continental. Cette dernière particularité est prépondérante pour les véhicules électriques en particulier, du fait du poids accusé sur la balance, plus important que sur un équivalent thermique, du fait de la part induite par les batteries de traction. C’est en découvrant de nouveaux mélanges de gomme à base de cristaux de silice que l’on arrive à diminuer la résistance au roulement tout en accentuant l’efficacité au freinage, en particulier sur sol mouillé. Michelin, de son côté, utilise la même recette, selon une formule propre, qui donne toute satisfaction lors des épreuves e-Prix de Formule E.

Depuis 1993

Place Napoléon à La Roche-sur-Yon, en juin dernier, lors du Vendée énergie Tour, Michelin rappelait qu’une étape avait était franchie au sujet de la moindre résistance au roulement des pneus en 1993, avec son modèle Energy. Une première mondiale ! Pas question, cependant, de cibler tout particulièrement un marché du véhicule électrique à l’époque quasi inexistant. Plus de 20 ans après, le pneu Michelin Total Performance guide la destinée de quelques bolides monoplaces lors des épreuves de Formule E. Sur le stand de l’usine vendéenne du manufacturier français, il nous a été justement expliqué que ce sont des matériaux spécifiques qui amènent les progrès dans la baisse de la résistance au roulement, sans altération des autres performances : « 80% de l’innovation des pneus Michelin sont dus aux matériaux, 20% à l’architecture et à la structure de la carcasse ».

De la Formule E à la voiture électrique des particuliers

« Nous arrivons à exploiter, au service des voitures électriques, des particuliers ou non, une bonne partie de la technologie mise en œuvre en compétition », promettait notre interlocuteur en juin dernier. « Michelin s’engage au service d’une mobilité plus durable, pour concrètement moins d’émissions à l’échappement et des économies d’énergie », a-t-il ensuite indiqué. Un progrès remarqué dans l’usine vendéenne sur les pneus à destination des poids lourds qui constituent l’essentiel de sa production. Là, l’économie se chiffre par 2 ou 3 litres de gazole aux 100 kilomètres parcourus. Le saviez-vous : ces produits sont vendus à la clientèle de transporteurs sous forme d’un engagement à parcourir un certain kilométrage ? « Pour 1 million de kilomètres, par exemple, les pneus pour les poids lourds connaissent 4 vies : neuf, premier creusage des dessins, changement de la bande de roulement, nouveau creusage des dessins ».

Une autre manière de promouvoir la mobilité électrique

L’usine vendéenne de Michelin a cependant trouvé une autre formule, plus indirecte, pour promouvoir les voitures électriques : le sponsoring ! Elle a facilité la conversion d’une Coccinelle de 1972. Pour l’ElectroCox imaginée par Jérémy Cantin, à la tête de Brouzils Auto, elle a fourni 4 pneus neufs XZX, – un modèle d’époque disponible dans sa gamme « Collection » -, et surtout attribué une enveloppe de 30.000 euros. « Notre unité a l’habitude de soutenir les jeunes professionnels installés dans un rayon de 50 kilomètres autour d’elle », nous avait expliqué l’animateur du stand du fabricant français. Un projet retenu parmi d’autres depuis 1990. Un geste pour encourager les actions en faveur de la mobilité durable et favoriser l’emploi. « En 2017, comme en 2016, l’usine de La Roche-sur-Yon sera à l’origine de la création d’une centaine d’emplois », avait-il révélé.

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Véhicules électriques : pensez à l’occasion avec Solutions-VE.com


Véhicules électriques : pensez à l’occasion avec Solutions-VE.com

Même si le développement des ventes de véhicules électriques est encore récent, le marché de l’occasion commence à devenir une réalité. Il peut constituer pour certains une porte d’entrée sur la mobilité électrique avec des voitures dont les prix sont désormais accessibles à un plus grand nombre. Quelques intermédiaires se positionnent désormais sur ce créneau du véhicule électrique d’occasion à l’instar de Solutions-VE.Com, une société implantée à Aix en Provence, qui était présente lors du dernier Salon du Véhicule Electrique de Val d’Isère où les voitures qu’elle exposait sur son stand ont attiré l’attention d’un large public, d’autant plus que Solutions-VE.com était venu avec des offres spéciales pour le salon, à des prix particulièrement intéressants.

Une aventure commencée par l’essai d’une Tesla

Négociant dans l’automobile depuis 1999, spécialisé dans la vente de véhicules d’occasion premium, Fabien Lagier a décidé de s’orienter en 2014 vers le créneau du négoce de véhicules électriques. Un virage lié à l’essai d’une Tesla qu’il fit par curiosité en 2013 à Aix en Provence. Un essai qui lui fit totalement redécouvrir l’automobile. Tombé sous le charme de la mobilité électrique, il fit l’acquisition d’une Nissan Leaf dont sa femme ne put plus se passer. C’est à partir de cette expérience qu’ils décidèrent de se spécialiser dans la vente de véhicules électriques d’occasion, même si à l’époque il était difficile de trouver sur le marché des modèles d’occasion. Pour autant, Solutions-VE.com a déjà vendu plus de 120 véhicules depuis 2014. Des voitures dont la provenance est uniquement française et monégasque, ce qui lui permet de garantir la traçabilité et l’historique de toutes ses occasions. L’enseigne va même plus loin dans la sécurisation de l’achat de ses véhicules en proposant une garantie « satisfait ou remboursé ».

Une gamme de véhicule très large

La gamme des véhicules d’occasion proposés est très diversifiée puisqu’elle va des Peugeot iOn ou Citroën C-Zero, ces petites citadines à l’autonomie limitée mais qui remplissent parfaitement leur mission, aux Tesla en passant des Nissan Leaf, des BMW i3 ou des Kia Soul EV. Petit bémol concernant les Renault Zoé dont Fabien Lagier n’est pas un fan du système de location de batterie. Solutions-VE.com est néanmoins particulièrement spécialisée dans la vente de Tesla dont la Model S et la Model X constituent aujourd’hui le plus gros du marché du véhicule électrique d’occasion. Un marché qu’il convient de bien connaitre, en particulier celui des Tesla qui est assez aléatoire en raison des changements assez fréquents de modèles. D’où l’intérêt de s’adresser à un professionnel de la vente d’occasion.

De bonnes affaires à réaliser

En recourant à ses services, vous serez en mesures de réaliser quelles très bonnes affaires. Témoin par exemple cette Nissan Leaf Acenta 24 kWh avec 40 à 50 000 km au compteur, vendue à moins de 11 000 euros. Autre belle affaire à saisir, proposée au salon de Val d’Isère, cette BMW i3 de 2015 avec le prolongateur d’autonomie et beaucoup d’options. Une première main de 13 000 km pour 25 900 euros avec une extension de garantie de deux ans. Sur le stand, elle se trouvait à côté d’une Kia Soul EV de 2016, avec seulement 5 700 km, affichée à 19 500 euros. Une voiture dont le comportement routier a particulièrement séduit Fabien Lagier qui était venu en Savoie à son volant. Autre idée des prix entrevus aujourd’hui sur le marché de l’occasion, Solutions-VE.com a vendu récemment une Tesla Model S 85 avec 127 000 km pour 49 900 € et une Model S 60 de 2015, avec Autopilot et seulement 30 000 km au compteur, pour 53 000 €.

De la vente et du dépôt-vente

En règle générale, Solutions-VE.com procède de manière assez classique en achetant ses véhicules, puis en les revendant. Toutefois, notamment pour les Tesla, il lui arrive de faire du dépôt-vente. En lui confiant la vente de votre véhicule électrique, vous multiplierez vos chances de vente en vous débarrassant de bien des tracas comme les rendez-vous inutiles. Non seulement votre voiture sera visible sur le site de l’enseigne ainsi que plusieurs sites spécialisés, mais Soulutions-VE.com fera le tri entre ses prospects déjà bien répertoriés et n’organisera des rendez-vous pour essayer le véhicule qu’avec des personnes susceptibles d’en faire réellement l’acquisition. Des clients potentiels auxquels elle propose des solutions de financement ainsi que la reprise de leur ancien véhicule. La mise en vente de votre véhicule électrique est gratuite. Une fois votre auto vendue, Solutions-VE.com percevra une commission, fixée lors de l’établissement du contrat, comprise entre 2 et 5% du prix de vente.

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Un service pour les usagers de VAE dans les offices de tourisme


Un service pour les usagers de VAE dans les offices de tourisme

Nous ne présentons plus eBikeLabs qui commence à se faire connaître dans la sphère de la mobilité des deux roues à assistance électrique. Avec une communauté de 8 500 utilisateurs et 1 000 parcours enregistrés à l’heure d’aujourd’hui sur leur plateforme eBikeMaps, la start-up continue son déploiement.

Des totems dans les offices de tourisme

La société vient de nouer un partenariat sur trois ans avec les offices de tourisme de l’Oisans, située entre les départements de l’Isère (38) et des Hautes-Alpes (05). Ceux de l’Alpe d’Huez, de Vaujany et du Bourg-d’oisans viennent ainsi de recevoir un kit eBikeLabs comprenant un totem de la marque avec une application sur mesure permettant de valoriser l’activité VAE (vélo à assistance électrique) du territoire.

La tablette vise à faciliter la mise à la pratique à travers de nombreux services tels que le référencement d’itinéraires proposés par les offices de tourisme (avec photo et descriptif), des loueurs ou moniteurs présents sur le territoire.

Concrètement, les usagers du service, touristes ou non, peuvent obtenir les contacts d’un loueur ou d’un moniteur, sélectionner un itinéraire et se l’envoyer par e-mail afin de pouvoir suivre la trace du parcours sur leur smartphone lors de leur sortie. eBikeLabs propose la mise à disposition de son application eBikeMaps afin que chaque usager puisse réaliser son parcours de façon sereine avec le guidage de l’itinéraire et la gestion de la batterie intégrée.

De plus, avec les retours d’expérience et d’usage des utilisateurs, les syndicats d’initiative sont en mesure d’utiliser le contenu marketing diffusé sur la plateforme eBikeMaps au sein de leurs propres réseaux sociaux, et ainsi peuvent promouvoir facilement et rapidement le territoire.

Levée de fonds réussie

Nous communiquions sur le sujet il y a quelques mois, la levée de fonds de la société s’est terminée il y a peu. Ainsi, ce sont plus de 100 actionnaires qui ont investi dans le capital de la société et ont permis de rassembler 550 000 € afin d’accélérer le développement du projet eBikeMaps dans toute l’Europe.

Présents sur les salons Prodays et Eurobike

Il est possible de retrouver l’entreprise grenobloise à Paris au salon Prodays jusqu’à ce soir, et à l’Eurobike à Friedrichshafen (Allemagne) du 30 août au 02 septembre.

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Quand le maillage en bornes de recharge bloque les ventes des voitures électriques


Quand le maillage en bornes de recharge bloque les ventes des voitures électriques

A l’Avem, nous attendons chaque mois les chiffres des ventes et nouvelles immatriculations de véhicules électriques afin de constater leur progression. Après 3 années plutôt encourageantes, nous ressentons bien qu’il existe des entraves qui pèsent encore trop lourdement sur le développement de l’électromobilité. La perspective d’un marché composé de nouveaux modèles dotés d’une meilleure autonomie y est bien sûr pour quelque chose. Dans la bouche de ceux qui restent fidèles actuellement aux motorisations thermiques, on évoque aussi beaucoup un maillage en bornes de recharge perçu comme peu rassurant.

Un maillage qui se développe

Chaque année, de nouveaux territoires s’équipent en bornes de recharge pour véhicules électriques est hybrides rechargeables, d’autres complètent le leur pour une plus grande efficacité. S’il existe encore trop de déserts, le maillage national n’aura jamais été aussi dense. Pour preuve, les rallyes de promotion des véhicules électriques qui se multiplient, s’appuyant sur les bornes déjà en service. Les syndicats de l’énergie sont de plus en plus nombreux à être moteurs sur le sujet, après avoir parfois perdu du temps, beaucoup de temps, à compter sur les promesses faites par Bolloré, non tenues à ce jour, pour des raisons de retours sur investissements qu’il ne voit plus avec le scénario initial.

Jeune permis

Nous avons plutôt l’habitude d’interroger des propriétaires satisfaits de leurs véhicules électriques. Aujourd’hui, nous donnons la parole à quelques automobilistes qui restent dubitatifs sur la question ou ont renoncé à l’électromobilité. Avec tout juste le permis en poche, Clément vit encore chez ses parents, utilisateurs au quotidien, depuis une dizaine d’années, de voitures électriques. « Mon père a amené la mobilité électrique chez nous avec une Peugeot 106, avant de craquer pour une iOn puis un Kia Soul EV », explique le jeune adulte. « Je sais qu’il trouve cela désolant, mais je viens d’acheter une Renault Twingo à essence », révèle-t-il. « Je suis encore trop souvent témoin des galères que rencontrent mes parents lorsqu’ils se déplacent loin avec une de leurs voitures électriques », poursuit-il.

Comparaison

Clément compare : « Pour encore quelques modèles de voitures électriques vendues neuves actuellement, on s’élance sur les routes, batteries pleines, avec une autonomie qui correspond à peu près à celle d’une voiture à essence quand la jauge commence à entamer la réserve ; ce qui a toujours stressé mes parents lorsqu’ils avaient à se déplacer à plus de 100 kilomètres de la maison ». Et concernant les bornes de recharge ? « Ils n’ont jamais vraiment connu la panne d’électricité, arrivant toujours à trouver une prise pour se dépanner avant qu’il ne soit trop tard », reconnaît-il. « Mais il reste le plus souvent l’incertitude de tomber sur une borne hors service ou bloquée d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce qu’à cause de la multiplicité des badges à avoir avec soi. Quand on commence à rechercher une station-service pour faire le plein du réservoir en essence ou en gazole, on a souvent de quoi parcourir encore 100 ou 150 kilomètres, – voire plus -, en tout cas suffisamment pour en rejoindre d’autres sans stress si la première qui se présente est fermée ou en rupture de stock ; alors qu’avec une voiture électrique, si la borne de recharge n’est pas accessible, il ne reste souvent pas assez d’énergie pour arriver jusqu’à une autre », déplore-t-il. « Si j’allais jusqu’au bout de ma comparaison, je dirais que dans une station-service on trouve de l’essence et du gazole, alors que dans une station de recharge, la borne n’est pas toujours exploitable pour la voiture électrique que l’on conduit », certifie-t-il.

Retraités

Maryse et René sont à la retraite depuis presque 10 ans. Parents d’une femme active qui roule en voiture électrique pour la troisième année consécutive, et passionnée par l’électromobilité au point d’avoir réussi à convertir quelques personnes de son entourage, ils sont sur le point d’acheter une voiture neuve. « Ce ne sera hélas pas une voiture électrique », confie Maryse. « J’aurais pourtant bien aimé, mais nous nous rendons environ une fois par mois chez notre fils, à 250 kilomètres de chez nous, et le trajet ne rencontre pas beaucoup de bornes de recharge, et aucune pour la recharge rapide adaptée au modèle que nous aimerions acheter », témoigne-t-elle. « Pourtant, nous nous intéressons beaucoup à la question et avons accompagné notre fille quand elle a essayé les Renault Zoé, Nissan Leaf et BMW i3 », assure-t-elle. « Ce sera certainement la dernière voiture neuve que nous achèterons. Nous aurions bien aimé acquérir une Nissan Leaf pour avoir l’impression de faire quelque chose pour la planète, mais avec le risque de nous retrouver bloqués à cause d’une borne de recharge en panne, nous avons abandonné ce projet, retardant déjà de 2 ans le remplacement de notre vieille voiture diesel », complète René.

Elle abandonne la voiture électrique

A 45 ans, et après 5 années à utiliser une voiture électrique, Sandrine vient d’investir dans une voiture thermique bicarburation : essence et GPL. « Je n’ai pas le choix : je jette l’éponge après avoir possédé une Renault Zoé, puis une Nissan Leaf, et converti une amie et une cousine aux véhicules électriques », lance-t-elle, un peu amère. « J’ai beaucoup aimé rouler au quotidien en voiture électrique, mais je dois me rendre à l’évidence, mon style de vie n’est pas compatible avec l’électromobilité ! ». Des déplacements trop lointains ? « Non, j’habite en location, dans des copropriétés, et dois changer régulièrement de région », avoue-t-elle. « C’est trop difficile et compliqué d’avoir une voiture électrique dans de telles conditions : souvent pas de bornes de recharge à proximité de l’appartement, un délai trop important pour obtenir un raccordement qui présuppose de disposer d’une place de parking attitré », liste-t-elle.

Perfectible

En 3 témoignages, on peut lister les principales imperfections du réseau de recharge susceptibles de ralentir les ventes de véhicules électriques. Pour les gommer, quelques solutions possibles ou scénarios idéaux à privilégier : un maillage plus dense, des stations efficaces pour toutes les voitures électriques, des bornes doublées, un réseau accessible avec un minimum de badges et/ou la carte bancaire, des offres rapides à mettre en place et portables pour la recharge en copropriété. Quelles que soient les autonomies améliorées dont disposeront les prochaines voitures électriques, les attentes autour d’un réseau de recharge fiable, disponible et efficace seront toujours très importantes. Actuellement, encore trop d’automobilistes sont découragés par l’état actuel de son développement. Une situation qui nuit aux ventes des véhicules électriques.

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L’AVEM et ses adhérents en force à Val d’Isère


L’AVEM et ses adhérents en force à Val d’Isère

Partenaire du Salon du Véhicule Electrique de Val d’Isère, l’AVEM était de nouveau présente en Savoie, du 13 au 16 juillet, pour la 3ème édition de la manifestation. Une présence aux côtés de bon nombre de ses adhérents qui y présentaient leurs produits. De quoi donner l’idée aux organisateurs de programmer sur le salon une conférence autour du Pôle AVEM. Animée par Tiphaine Leurent, chargée de Communication au sein de l’AVEM, celle-ci-donna l’occasion à l’association de rappeler ses objectifs et quelques-unes de ses actions dont les prochaines Journées AVEM de l’électromobilité qui se dérouleront à Cagnes-sur-Mer les 28 et 29 septembre prochain. Mais la parole fût surtout donnée aux adhérents qui eurent le loisir de présenter leurs activités et de répondre aux questions du public. Retour sur cette conférence, articulée autour de l’automobile puis du vélo électrique, avec ses principaux intervenants par ordre d’apparition sur scène.

EP Tender, le prolongateur d’autonomie qui sécurise les longs trajets

C’est Jean-Baptiste Segard qui ouvrit le bal pour évoquer avec passion l’EP Tender, ce prolongateur d’autonomie qu’il a conçu pour libérer les véhicules électrique de leur dernier frein. Si une voiture avec 40 kWh de batteries comme la Renault Zoé répond désormais parfaitement à tous les usages du quotidien, elle pose encore un problème lorsque l’on souhaite effectuer un long trajet. A l’image du chargeur mobile pour les portables, l’EP Tender apporte une solution à ce problème. Avec cet attelage que vous louerez quelques jours par an, votre voiture électrique pourra parcourir d’aussi longues distances que les véhicules thermiques. Jean-Baptiste Segard en a fait la démonstration à Val d’Isère en ralliant sans encombre la station depuis Nice, se payant même le luxe de franchir les cols routiers les plus hauts d’Europe comme ceux de La Bonnette ou de l’Iseran.

Blooweels, le loueur de véhicule électrique premium

Autre solution pour limiter les problèmes d’autonomie : rouler en Tesla. Avant d’en acheter une, vous pouvez en louer en vous adressant à Blooweels, spécialisé dans la location courte durée de véhicules électriques premium. Jean-Philippe Michelin, présenta ce réseau créé à Paris il y a 3 ans et qui compte aujourd’hui 17 agences un peu partout en France. Les Tesla Model S et Model X sont les véhicules les plus demandés, même si la BMW i8 attire aussi bon nombre de clients. A Val d’Isère, Blooweels a également focalisé l’attention avec le départ de l’E-Motion Tour, un road-trip électrique de plus de 1 600 km en 6 étapes qu’il organisa entre la Savoie et Bordeaux en passant par Turin, Cannes, Nîmes, Montauban et Biarritz.

Avec EDEN, le Méhari Club Cassis électrise la Méhari

Malgré ses qualités, l’EDEN créée par le Méhari Club de Cassis n’est pas vraiment taillée pour participer à un tel road-trip. Mais ce n’est pas la vocation de cette Méhari électrique qui est désormais homologuée et passe du stade de concept à celui d’une voiture de série. Maxime Quirinel a relaté le parcours suivi par cette entreprise déjà bien présente sur le créneau des pièces détachées de la Méhari dont elle a voulu réaliser une version électrique en s’attachant à ce qu’elle ressemble au plus près au modèle d’origine et en la dotant d’un cœur électrique lui permettant d’avoir une centaine de kilomètres d’autonomie. Homologuée quadricycle lourd à moteur, l’EDEN, dont la commercialisation a débuté, est principalement dédiée à la résidence secondaire, de préférence en bord de mer.

ChargeMap, l’application qui aide à trouver les bornes de recharge

Fondateur de ChargeMap, Yoann Nussbaumer a ensuite présenté cette application conçue pour trouver facilement les bornes de recharge, en France et en Europe. Une application leader qui fédère aujourd’hui une communauté d’environ 120 000 utilisateurs. Des utilisateurs qui contribuent à son enrichissement en y rajoutant des photos ou en indiquant si une station est en panne. En apportant une connaissance très fiable du réseau de bornes de recharge, l’application améliore de fait l’autonomie des véhicules électriques. Outre ce métier historique, ChargeMap vient également de lancer un badge d’accès qui permet de payer ses recharges d’une façon simple en étant débité en fin de mois.

Blue2Bgreen, l’expert en électromobilité

Jean-Luc Coupez évoqua lui les activités de Blue2BGreen, un bureau d’études conseils en infrastructure de recharge, qui est également un organisme de formation. La société fournit un accompagnement technique, commercial et stratégique à des entreprises et à des collectivités, mais aussi à des fabricants de bornes, des gestionnaires d’infrastructures et à des associations. A noter d’ailleurs que Blue2BGreen a créé sur son stand à Val d’Isère un pôle regroupant plusieurs associations qui ont pu ainsi échanger sur les usages de l’électromobilité. Des usages qui dépassent le simple véhicule électrique, mais concernent aussi les infrastructures, les moyens d’accès et de paiement aux bornes de recharge. Des bornes qui, tout comme le maillage du territoire, évoluent grandement avec l’arrivée des bornes de charge rapide et même super rapide allant parfois jusqu’à 350 kW.

The Green Expédition, l’aventure en véhicule électrique

Embarquement de l’auditoire pour l’aventure avec Bruno Ricordeau qui présenta « The Green Expedition ». Organisateur de grands raids pour voitures thermiques comme le Paris-Pékin via Moscou, sa société veut aujourd’hui démontrer que l’aventure est également possible pour des véhicules électriques. Ces derniers s’élanceront l’an prochain pour une expédition de 5 000 km en Argentine, avec des étapes d’environ 250 km sur la mythique Route 40 qui conduira les concurrents des limites de la Terre de Feu jusqu’à la frontière avec la Bolivie. Un raid qui prouvera qu’il est possible d’aller dans des endroits dépourvus de bornes électriques, en se branchant sur le réseau électrique avec des bornes de recharge mobiles. Des bornes NomadEV développées par Rémy Bertrand et Mark Nitters, conseiller technique de l’AVEM.

Pink Mobility, des scooters électriques pour les livraisons et pour les particuliers

Après cette invitation à l’aventure, place au monde des deux-roues, qui se convertit lui aussi de plus en plus à l’électrique. Une mobilité électrique dont Ghislain Lestienne a pu constater qu’elle était déjà une réalité en Chine avec 30 millions de scooters électriques vendus chaque année. De retour en France après une mission de 3 ans pour PSA, il créé Pink Mobility avec pour première cible les scooters électriques destinés à la livraison. De grandes chaines de restauration comme Domino’s Pizza, Pizza Hut ou Planet Sushi ont déjà adopté le Pink Up à l’autonomie quasi illimité grâce à ses deux batteries amovibles. Aujourd’hui Pink Mobility se tourne également vers les particuliers avec le Pink Style, un scooter électrique au look vintage rappelant le mythique Vespa.

Mujoo lance son nouveau cyclomoteur électrique

En créant Mujoo après de nombreuses années passées dans l’univers de la moto, Patrice Murtas s’est lui aussi lancé dans l’aventure du deux-roues électrique en ciblant le cyclomoteur électrique. La marque française a tout d’abord transformé en électrique une machine qui était à la base thermique. Le M 3000 est proposé en trois versions affichant une vitesse maximale allant de 45 à 75 km/h avec une autonomie de 40/50 km à 70/80 km. Pour maximiser ses chances sur un marché encore un peu limité, Mujoo s’est associée à Super Soco, une marque australienne développée en Allemagne pour la partie technique et en Italie le design. Cette marque débarque en France avec un cyclomoteur électrique 50 cc, qui sera distribué en France par Mujoo.

Clean Energy Planet met les vélos électriques au cœur de la multi-modalité

Dernier intervenant de cette conférence, Pascal Gautherie est un habitué du Salon et de Val d’Isère où sa société, Clean Energy Planet, a implanté et exploite une station de vélos électriques en libre-service. Une activité que cette entreprise de Sophia Antipolis exerce depuis 2007 avec succès puisque plus de 1000 de ses vélos sont aujourd’hui en exploitation sur 3 pays européens. Toujours à la pointe de l’innovation, Clean Energy Planet mise aujourd’hui beaucoup sur la multi-modalité avec sa dernière station City Hub présentée sur le salon. Une station couplée à une borne de recharge qui permet la gestion d’une flotte de vélos tout en donnant aussi la possibilité aux voitures électriques de se recharger. Ce type de stations favorise le développement de la multi-modalité comme à Monaco où 5 modes de déplacement (dont 200 vélos CEP) fonctionnent avec un seul badge et une seule facture en fin de mois.

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Valeo mise sur la voiture électrique 48 V à quelques milliers d’euros


Valeo mise sur la voiture électrique 48 V à quelques milliers d’euros

Interrogé par Sébastien Couasnon au cours de son émission Tech & Co du lundi 17 juillet dernier sur BFM Business, Guillaume Devauchelle, directeur de l’innovation de Valeo, intervenait autour du sujet « Autonome, électrique, à quoi ressemblera la voiture de demain ? ». Avec, en fond, les déclarations de Nicolas Hulot autour de l’abandon des ventes de voitures diesel et à essence, il a évoqué le développement, déjà avancé en Chine, d’une voiture électrique légère mue sous une tension de 48 Volts qui serait commercialisée au prix de « quelques milliers d’euros ».

Alternateur

Que Valeo se lance dans le développement de chaînes de traction en hybridation légère sous 48 Volts, rien de finalement bien étonnant ou exceptionnel ! En revanche, imaginer une voiture électrique qui puisse s’appuyer sur un seul moteur dont les caractéristiques sont très proches de celles d’un alternateur, voilà qui de quoi éveiller la curiosité des électromobiliens. Quand Nunzio La Vecchia assure que la technologie qu’il a développée est capable d’emporter très vivement, sous 48 Volts, un engin aussi monstrueux que sa nanoFlowcell Quant, on ne peut qu’être dubitatif. Si c’est Guillaume Devauchelle, le directeur de l’innovation de Valeo, qui brosse un tableau plus réaliste, le discours passe tout de même mieux ! L’entreprise a acquis depuis longtemps une reconnaissance indiscutable en matière d’alternateurs qu’elle compte exploiter de manière diversifiée.

Valeo et la voiture électrique

Valeo est aussi bien présent dans la recherche et le développement concernant les véhicules autonomes, que les voitures électriques. D’ailleurs, les 2 branches se rejoignent bien souvent, tellement la motorisation électrique est une évidence pour emporter, par exemple, les navettes et autres engins conçus pour embarquer, sans chauffeur des passagers. Au sujet des véhicules électriques, Valeo a scellé son destin avec Siemens, en créant, en décembre 2016, la coentreprise Valeo Siemens eAutomotive. Au sein de cette union, les 2 sociétés reconnues pour leur sérieux, leurs compétences, et le goût de l’innovation, comptent accéder au statut de leader mondial en matière de solutions pour produire des chaînes de traction électrifiées à un coût abordable, qu’il s’agisse de voitures électriques, hybrides, ou hybrides rechargeables. Plus globalement, comme l’a indiqué Guillaume Devauchelle à Sébastien Couasnon, Valeo s’intéresse au « triangle magique ‘véhicule autonome, véhicule connecté, véhicule électrique’ qui est parfaitement adapté à la ville ». C’est selon ces 3 axes que Valeo mise sur l’avenir de l’automobile.

15 km/h

Répondant au micro de BFM Business, Guillaume Devauchelle a commencé par rappeler qu’en ville, en France, et en moyenne, une voiture roule à 15 km/h avec le plus souvent une seule personne à bord, alors qu’elle est conçue pour filer 10 fois plus vite en offrant un espace de confort plus ou moins grand pour 4 passagers. Autant économiser l’énergie avec des voitures électriques minimalistes incapables d’accélérations phénoménales qui se perdent de toute façon au bout de quelques dizaines ou centaines de mètres, avec le prochain ralentissement. Des citadines qui cohabiteront avec des modèles ou d’autres moyens de transports destinés à parcourir de moyennes et longues distances dans des conditions de circulation moins frustrantes. Elle vient de là l’idée d’une voiture disposant d’une autonomie d’à peine 100 kilomètres pour une vitesse maximale de 100 km/h. En Chine, où les conditions d’évolution dans les rues sont encore plus limitées, on y croit, à cette définition d’une voiture électrique sousvoltée, au point de l’encourager fiscalement.

Citadine de l’avenir…

« L’électrique c’est une très bonne solution pour la ville. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de pollution locale. Et tous ceux qui habitent en centre ville ressentent cette pollution physiquement », plaide Guillaume Devauchelle. « En ville, les trajets sont courts. Le principal inconvénient des véhicules électriques, c’est l’autonomie, le poids des batteries, quand on veut beaucoup d’autonomie. En ville, ça disparaît ! », poursuit-il. Le directeur de l’innovation de Valeo « prédit la disparition de la voiture couteau suisse, c’est-à-dire la voiture qui vous amène tous les jours au travail pour faire quelques kilomètres et qui vous emmène aussi en vacances pour faire quelques centaines de kilomètres ». Concernant l’utilisation des moteurs diesel en ville, il fait un rappel qui rejoint le bon sens souvent exprimé à partir du milieu des années 1970 alors que Peugeot venait de lancer la 204 alimentée au gazole, d’une motorisation fragile lorsqu’elle était principalement utilisée pour de petits trajets : « Un moteur diesel est à contre-emploi en ville. Il fonctionne très bien quand il est chaud, et fonctionne très bien quand il est chargé. En ville, on utilise un diesel froid parce que les trajets sont courts ». Pour lui, pas de doute : « Là, le moteur électrique, avec beaucoup de couple à bas régime, et peu de puissance, est parfaitement adapté ».

…électrique et à 48 V

« Valeo développe une technologie tout à fait particulière qu’on appelle ‘le 48 Volts’, qui a 80% des intérêts d’un véhicule électrique à 300 V et plus, mais pour une fraction du coût », explique Guillaume Devauchelle. Il confirme : « Nous croyons beaucoup à la descente du prix du véhicule électrique, en ciblant au mieux l’usage ». Pourquoi la technologie électrique à 48 Volts serait-elle bien meilleur marché ? « Le 48 Volts, c’est simplement 4 fois le 12 Volts que vous avez aujourd’hui sur votre voiture. Il n’y a pas de réglementations particulières, parce qu’il n’y a aucun danger avec le 48 Volts. Vous pouvez mettre les 2 mains sur les bornes de la batterie, il ne se passe rien. Il n’y a donc pas besoin de payer de protections particulières. Les batteries sont beaucoup plus petites et donc beaucoup plus légères et la puissance est elle-même limitée. Avec finalement 15-20 kW de puissance, – une trentaine de chevaux -, c’est parfait pour la ville », répond-il. En conclusion : « Des véhicules électriques, extrêmement performants pour la ville, à un coût raisonnable de quelques milliers d’euros » vont prochainement débarquer sur le marché branché. Guillaume Devauchelle certifie : « ça démarre actuellement en Chine ».