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Samsung continue son développement sur les batteries au graphène


Samsung continue son développement sur les batteries au graphène

Leurre ou véritable aubaine : le graphène, un composé de carbone pur, continue de susciter les doutes et les espoirs. Des milliers de brevet ont déjà été déposés par divers industriels concernant ce dérivé du carbone, dont Samsung, qui vient d’annoncer avoir mis au point une batterie permettant de conduire l’électricité environ 150 fois plus vite que le silicium. Si l’exploitation d’un tel accumulateur est pressentie pour les appareils portables, une des étapes suivantes serait de les adapter à la mobilité électrique.

Depuis 2004

L’explosion des dépôts de brevets autour du graphène témoigne de l’intérêt que les chercheurs et les industriels lui porte. Seulement une cinquantaine en 2004, l’année où le matériau a été isolé pour la première fois, le cap des 10.000 ayant été dépassé dans les premiers mois de 2015. A lui seul, le groupe sud-coréen Samsung en avait déposé plus de 500 dans le courant 2016. Si l’enthousiasme autour du graphène semble bien de mise en ce qui concerne sa conductivité au sein des batteries, un autre avantage en fait un composé exceptionnel : une extrême finesse qui permettra de gagner de la place ou de bénéficier d’une meilleure capacité.

Evolution de la batterie lithium-ion

La découverte que l’institut de recherche Samsung a fait breveter, relayé dans la revue Nature, n’évince pas les batteries lithium-ion, bien au contraire, elle les améliore. Le principe déposé est que des billes de graphène vont enduire les électrodes, dont, en particulier, une cathode riche en nickel. Pour obtenir ce résultat, il est nécessaire de mettre en présence de dioxyde de silicium du méthane chauffé à 1.000° C environ. Une réaction se produit alors : des structures composées de filaments de graphène apparaissent, dont la forme générale rappelle celle du popcorn. Cette découverte augmenterait la capacité d’une batterie de 45% en divisant le temps de recharge par 5, grâce à l’élimination de réactions secondaires nuisibles, dont l’échauffement des cellules. En usage commercial, un accumulateur de cette technologie pourrait disposer d’une densité volumique d’énergie de 800 Wh L-1.

Dans les voitures électriques

Si l’exemple des smartphones est associé le plus souvent à cette découverte dans la presse, il semblerait qu’un petit détail l’orienterait vers la mobilité électrique ; un détail de nature à faire polémique. Pour obtenir le meilleur d’une batterie lithium-ion dotée d’électrodes recouvertes de filaments de graphène, il faudrait l’exploiter à une température d’environ 60° C, qui rappelle étrangement une certaine condition d’utilisation des batteries LMP embarquées dans les Bluecar et autres productions de Bolloré. Ainsi, elle conserverait de l’ordre de 80% de sa capacité après 500 cycles de décharge/recharge. Avant de se prononcer, il convient sans doute d’attendre les éventuelles améliorations qui pourraient encore être apportées au système, ainsi que l’énergie éventuellement à consacrer au maintien des cellules à bonne température.

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Le KiWhi Pass accélère avec Bouygues Energies & Services


Le KiWhi Pass accélère avec Bouygues Energies & Services

L’actualité d’Easytrip, opérateur de mobilité avec le KiWhi Pass, a été particulièrement chargée en novembre. De nouvelles bornes accessibles, l’accès aux engins électrique proposés à la location par le réseau Wattmobile, et, surtout, ce partenariat signé avec Bouygues Energies & Services qui va progressivement débloquer 5.000 points de recharge supplémentaires avec le précieux sésame.

Objectif 2018

Le partenariat qui embarque Easytrip, annoncé au Salon des maires et des collectivités locales il y a quelques jours, permettra aux porteurs du KiWhi Pass d’accéder aux réseaux de bornes de recharge pour véhicules électriques et hybride rechargeables opérés par Bouygues Energies & Services, cosignataire de l’accord. Selon le communiqué de presse émis le 21 novembre dernier, ce rapprochement « apporte aux collectivités l’ouverture de leurs réseaux à un nouveau parc de véhicules électriques en forte croissance ». Ce ne sont pas moins de 5.000 nouveaux points de recharge, répartis dans plus de 20 départements, qui viennent s’ajouter à la déjà longue liste ouverte aux électromobiliens qui font confiance à Easytrip.

Déjà accessibles

En attendant que se déroule le scénario envisagé pour 2018, 2.500 points de recharge sont désormais déverrouillés au bénéfice des porteurs du Kiwhi Pass. Opérés par Bouygues Energies & Services, il s’agit, en particulier, des réseaux MObiVE (Dordogne, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques), Révéo (Ariège, Aude, Aveyron, Hérault, Lot, Métropole de Toulouse, Pyrénées Orientales, Tarn), et Alizé (Maine-et-Loire, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Bouche-du-Rhône). « La concrétisation du partenariat entre Easytrip et Bouygues Energies & Services est une étape importante pour notre offre Alizé que nous avons voulue ouverte au plus grand nombre, tant pour nos clients que leurs utilisateurs. Il représente une réelle opportunité pour nos clients qui cherchent à ouvrir au plus grand nombre leurs infrastructures de recharge », commente Guillaume Male, chef de service Innovations & grands projets énergies et numérique, chez Bouygues Energies & Services.

OCPI…

Dès le début du mois d’octobre, nous avions relayé l’annonce d’Easytrip concernant son adoption du protocole OCPI (Open Charge Point Interface) pour son Kiwhi Pass. Pourquoi cette opération de notre adhérent ? Tout simplement parce qu’en exploitant l’interface ouverte et gratuite OCPI, de plus en plus répandue en Europe chez les grands opérateurs européens de la recharge comme de la mobilité, le fameux badge répond de plus en plus au besoin d’itinérance des électromobiliens par son ouverture galopante sur de nouvelles bornes de recharge. Egalement en offrant de nouveaux services, parmi lesquels l’affichage de la disponibilité des points de recharge en temps réel, la réservation pour y accéder, le détail de la tarification, la facturation en toute transparence, un accès et un paiement via smartphone, le démarrage et l’arrêt à distance de l’opération de recharge

…commenté par Claude Muller

« Easytrip et Bouygues Energies & Services sont des pionniers dans le développement de l’écosystème du véhicule électrique. Ce partenariat nous permet, 1 mois seulement après avoir annoncé l’adoption du protocole OCPI, d’apporter à nos partenaires constructeurs automobiles et à nos clients possesseurs de véhicules électriques un réseau de recharge accessible encore plus vaste. C’est ainsi qu’en ouvrant leurs réseaux aux porteurs des cartes KiWhi Pass, première solution d’accès et de paiement en France, les opérateurs de recharge vont bénéficier de nouveaux clients potentiels. Cette approche de l’itinérance simple et efficace grâce à OCPI permet de rapprocher l’offre de la demande. Nous concrétisons ainsi la demande forte des clients de posséder un seul moyen d’accès et de paiement multi-réseaux et facilitons le retour sur investissement des opérateurs de recharge ! Tout le monde s’y retrouve », détaille Claude Muller, directeur général d’Easytrip France, au sujet de la petite révolution qu’apporte l’OCPI dans l’écosystème électromobile.

157 points de charge de plus

En dehors du rapprochement avec Bouygues Energies & Services, Easytrip a ouvert son KiWhi pass, en novembre, à 157 nouveaux points de recharge : 144 dans la Manche avec le syndicat de l’énergie du territoire (SDEM50), 12 avec celui de la Loire (Siel42), et un en Corse, à la station-service Esso de Piano.

Wattmobile

C’est une première en France pour un tel type de badge, voilà que le Kiwhi Pass s’ouvre à une autres facette de la mobilité électrique que l’accès aux bornes de recharge ! Ainsi en permettant à ses détenteurs d’exploiter le réseau Wattmobile qui propose, en location libre-service, des scooters électriques BMW C Evolution et Peugeot Vivacity, des quadricycles Renault Twizy, et des Zoé. L’opérateur de mobilité, qui fait fonctionner son modèle de mise à disposition sans abonnement ni engagement, est principalement présent dans quelques gares en France : Lyon Part Dieu (69), Paris gares de l’Est, de Lyon et Montparnasse (75), La Défense centre (92), Marseille Saint-Charles (13), Lille Flandres (59), et Avignon (84).

Bénéfices pour les porteurs du KiWhi Pass

Puisque Wattmobile a été voulu pour faire gagner du temps aux professionnels et particuliers qui descendent du train en souhaitant compléter leurs déplacements avec un engin de transport individuel, l’accès au service se passe de file d’attente à un comptoir ou de papier à gérer sur place. « Outre les nouveaux services apportés, ce nouveau partenariat propose des offres avantageuses. Les clients Wattmobile bénéficient de 15 euros de crédit recharge sur leur compte KiWhi Pass (valable via le site www.kiwhipass.fr/activation/wattmobile). Les clients d’Easytrip bénéficient de frais d’inscription gratuits (au lieu de 30 euros) et de 9 euros offerts sur la première location chez Wattmobile », précise le communiqué de presse dédié à ce rapprochement des 2 entreprises.

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La Chine, champ de manœuvres sur les véhicules électriques


La Chine, champ de manœuvres sur les véhicules électriques

Même s’il occupe encore une place marginale dans ce pays qui constitue le premier marché automobile mondial avec 28 millions de voitures assemblées en 2016, le marché chinois du véhicule électrique représente un enjeu de plus en plus important pour tous les constructeurs de véhicules électriques. Ceci d’autant plus que ce marché est en forte croissance (+30,2% entre janvier et août) et que, confrontées à d’immenses problèmes de pollution atmosphérique, les autorités chinoises sont bien décidées à accélérer le développement des Véhicules de Nouvelles Energies (NEV). Après avoir envisagé d’interdire à terme la vente de véhicules Diesel ou Essence, elles viennent d’instaurer des quotas applicables à tous les constructeurs automobiles qui devront vendre au moins 10% de véhicules électriques en 2019 et 12% en 2020. Du coup, les grandes manœuvres sur ce marché s’amplifient et concernent aussi bien les constructeurs locaux que les grands groupes mondiaux.

Les constructeurs chinois entendent conserver leur leadership

Longtemps très protégés sur leur marché national afin qu’ils puissent combler leur retard technologique, les constructeurs chinois entendent bien conserver chez eux leur leadership. Même si leurs modèles ne sont pas encore à la pointe du progrès, ils trustent aujourd’hui les premières places sur le marché chinois avec en pole position l’EC 180 produite par BAIC. Un petit crossover qui s’est vendue à plus de 10 000 exemplaires rien qu’au mois d’octobre, et à près de 50 000 depuis le début de l’année. D’autres modèles aux profils variés comme le petit quadricycle électrique de Zhidou ou le crossover hybride rechargeable Song de BYD se sont également très bien vendus en 2017. Les constructeurs étrangers sont pour l’instant loin derrière, mais la donne pourrait rapidement changer maintenant que le marché commence progressivement à ouvrir ses frontières.

Investissement Massif pour Volkswagen

Comme il l’a déjà montré lors du dernier Salon de l’Auto de Shanghai en présentant plusieurs modèles, comme l’Audi e-tron Sportback, qu’il compte commercialiser en Chine dans les années à venir, le Groupe Volkswagen nourrit de grandes ambitions dans ce pays en matière de véhicules électriques. Pour assouvir ses ambitions, le groupe vient d’annoncer qu’il allait investir 10 milliards d’euros pour développer et fabriquer en Chine toute une gamme de véhicules « verts ». Jochem Heizman, le PDG du groupe en Chine a indiqué que, d’ici à 2025, le constructeur allemand lancerait près d’une quarantaine de véhicules qui seront produits localement. La production de ces véhicules électriques devrait démarrer dès le début de l’année prochaine tandis que leur commercialisation interviendrait à partir du second semestre 2018. Pour accélérer le développement du projet, Volkswagen s’appuiera sur la coentreprise qu’il a montée en mai 2017 avec son partenaire chinois, le constructeur Anhui Jianghui Automobile.

Des usines en Chine pour Tesla et Ford

Les constructeurs américains sont également décidés à jouer la carte chinoise pour développer le marché du véhicule électrique. Elon Musk, le patron de Tesla a confirmé que son groupe avait obtenu l’accord des autorités chinoises pour construire une usine en Chine. Une usine qui débuterait sa production dans trois ans afin d’alimenter le marché chinois et quelques pays asiatiques. Si cette usine compte bien écouler quelques exemplaires des Model S et des Model X auprès de la clientèle fortunée qui émerge en Chine, elle devrait néanmoins surtout servir à produire des Model 3 dont la production en local serait le seul moyen de la rendre abordable à une clientèle assez large. Ford a également annoncé sa volonté de construire en Chine une usine dédiée aux véhicules électriques. Avec son partenaire chinois Zoyte, associé à 50/50 au sein d’un joint-venture, le constructeur va investir 756 millions de dollars dans ce projet commun qui devrait rapidement lancer les premiers modèles d’une nouvelle marque qui devrait mettre l’accent sur de petits modèles particulièrement adaptés au marché chinois.

Renault-Nissan place ses pions

Une vision que semble partager l’Alliance Renault-Nissan. Son PDG Carlos Ghosn considère en effet que, pour l’instant, que la Nouvelle Nissan Leaf et que la Renault Fluence sont trop chères pour le marché chinois. Comme il veut tout de même y jouer un rôle, il a privilégié l’option « low cost » et vient d’annoncer le prochain lancement en Chine d’une Kwid électrique. Une adaptation du petit SUV à bas coûts conçu au départ pour le marché indien. Renault n’a pas encore révélé la date de ce lancement ni les différentes caractéristiques de cette version chinoise, mais a indiqué que des prototypes avaient déjà été produits et que d’autres marchés pourraient à terme être concernés par cette Kwid EV. Un véhicule qui devrait être produit en Chine en partenariat avec Dongfeng avec qui l’Alliance a créé une coentreprise. La Kwid EV devrait être assemblée dans l’usine de ce constructeur, implantée dans la province de Hubei, dont la capacité actuelle est de 120 000 véhicules/an.

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Une borne de recharge rapide à chaque bout du tunnel du Mont-Blanc


Une borne de recharge rapide à chaque bout du tunnel du Mont-Blanc

Reliant Chamonix, en Haute-Savoie, à Courmayeur, dans la vallée italienne d’Aoste, le tunnel du Mont-Blanc est donc un site stratégique autour duquel il manquait une borne de recharge rapide. Le syndicat de l’énergie de Haute-Savoie, en accord avec le groupement européen d’intérêt économique du tunnel du Mont-Blanc (GEIE-TMB) qui gère l’ouvrage, a inauguré mi-novembre un tel chargeur, installé sur la plateforme française Nord. A 11 kilomètres de là, de l’autre côté du tunnel, une borne similaire a été raccordée au réseau d’alimentation italien.

Stratégique

Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et Società Italiana per il Traforo del Monte Bianco (SITMB) sont, chacune à un bout du tunnel du Mont-Blanc, les concessionnaires en charge de la circulation à travers l’édifice. En avançant de concert pour équiper les 2 extrémités avec une borne de recharge rapide pour véhicules électriques et hybrides rechargeables, elles ont signifié leur volonté d’agir pour encourager l’électromobilité et le respect de l’environnement, sur un territoire si souvent pointé pour sa pollution chimique et la teneur de son atmosphère en particules fines. Le dispositif complète les stations existantes sur les aires de l’autoroute Blanche (A40), notamment celles de Valleiry et de Passy.

Actions complémentaires

Les 2 sociétés à l’origine de la création du GEIE-TMB n’en sont pas à leur première action en faveur de l’environnement. Autre nouveauté de cet automne, le personnel d’intervention dispose de deux nouvelles navettes électriques 7 places qui sont destinées, en cas de besoin, à l’assistance et à l’évacuation des usagers. Les 2 engins s’ajoutent à une flotte branchée créée depuis bientôt deux ans et déjà composée de 4 unités pour se déplacer dans l’ouvrage, d’une plateforme à l’autre, mais également sur les aires de régulation d’Aoste et de Passy. « Les équipes du Tunnel bénéficient également d’un système de transport collectif pour leurs trajets domicile‐travail, depuis Passy côté français et d’Aoste côté italien. Ces navettes effectuent jusqu’à 14 allers‐retours par jour », complète le communiqué de presse émis le 15 novembre dernier à l’occasion de l’inauguration de la borne rapide sur la plateforme française du tunnel du Mont-Blanc.

Interopérabilité

Les bornes du Syane, qui formeront à terme un réseau d’environ 160 unités, sont ouvertes à l’interopérabilité. Exploitables avec ou sans abonnement, celles déjà en service acceptent le paiement en ligne par smartphone ou par carte bancaire sans contact, ainsi que le badge du syndicat de l’énergie, et ceux aux couleurs de Freshmile, ChargeMap, Sodetrel et Renault‐Bosch.

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Advansolar Mobility devient Mobendi


Advansolar Mobility devient Mobendi

En changeant de nom en marge des Assises de la mobilité, Advansolar Mobility, qui poursuit désormais son activité sous la dénomination de Mobendi, vise à « renforcer son positionnement sur les marchés de la mobilité et de l’énergie durable ».

MOB-EN-DI

Le choix de la dénomination Mobendi n’est pas un hasard, incluant son objectif principal de rendre la mobilité plus durable, intelligente et économique au travers de 3 axes qui la constituent : « MOB », c’est pour « Mobilité », celle représentée par les modes de déplacements doux et non polluants que la jeune entreprise entend encourager ; « En » figure « Energie », puisque notre adhérent s’attache à l’intégration des problématiques énergétiques au cœur des projets de mobilité durable ; enfin, le « DI » de « Digital », symbolise la touche de nouvelles technologies (infrastructures connectées, services digitaux, etc.) que Mobendi souhaite exploiter dans son panel de solutions, comme celles déjà à l’œuvre sur plusieurs sites en France et en Europe, pour Véolia, Schneider Electric, le CEA, Port-Camargue, le port de Gruissan, diverses collectivités publiques, et bien d’autres.

Bornes de recharge intelligentes

Pour rappel, Mobendi est une entreprise qui s’est spécialisée dans la conception et la fabrication de bornes intelligentes dédiées à la recharge des voitures et vélos électriques. Ce qui fait une de ses forces, c’est de proposer, en particulier, aux responsables de sites privés, publics et touristiques, de leur développer au besoin des solutions clé en main pour la mise à disposition en libre-service de vélos à assistance électrique. « Depuis 2 ans, nous développons des solutions de vélos à assistance électrique en libre-service. Une cinquantaines de bornes sont aujourd’hui opérationnelles et nous passerons, en 2018, à une phase de déploiement plus important », commente Raphaël Brière, dirigeant de l’entreprise.

Mission d’accompagnement

Sur le communiqué de presse émis jeudi dernier, 23 novembre 2017, Mobendi indique accompagner « les décideurs publics et privés dans la réalisation de projets de mobilité électrique sur leur site, depuis la phase de conception jusqu’à la mise en service ». L’entreprise assure que son expertise « repose sur plus de 7 années d’innovations et de R&D dans la conception et la réalisation de solutions de recharge pour voitures et vélos électriques ». Raphaël Brière détaille : « Mobendi a pour mission de rendre la mobilité des personnes plus durable, intelligente et économique », ajoutant que « la mobilité est un secteur en pleine transformation et nous sommes dans cette dynamique forte. Nos solutions sont alignées avec les besoins croissants de la ‘Smart City’ pour une mobilité propre, connectée, sûre et soutenable financièrement ».

En France et à l’international

Le territoire d’intervention de Mobendi dépasse largement celui formé par les frontières de notre pays. Déjà présente en Allemagne, Belgique et Suisse, elle « souhaite accélérer le déploiement de ses solutions pour vélos à assistance électrique en libre-service en France et à l’international au travers d’un réseau de distributeurs locaux ».

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Europe : la charge ultra-rapide étend ses réseaux


Europe : la charge ultra-rapide étend ses réseaux

La difficulté d’effectuer de longs trajets en véhicules électriques reste un frein à leur acquisition. Pourtant des progrès notables sont déjà enregistrés dans ce domaine avec l’augmentation de la capacité énergétique des batteries qui équipent les derniers modèles de la Renault Zoé ou de la Nissan Leaf. En France, la création des corridors de charge rapide de Sodetrel sur les autoroutes ou de la CNR le long de la vallée du Rhône, facilite déjà les déplacements en itinérance. Mais avec les annonces qui se multiplient, notamment de la part des constructeurs allemands, de futurs modèles avec des batteries aux capacités bien plus grandes, le besoin de la charge ultra-rapide se fait jour. Un besoin qui devrait être satisfait dans les années qui viennent si l’on on juge par les annonces enregistrées ces derniers temps.

Ionity : un réseau pour favoriser les longs trajets

La plus marquante est celle d’Ionity concernant la création d’un réseau de charge ultra-rapide de 400 stations qui seront déployées dans toute l’Europe d’ici à 2020. Des stations équipées de bornes de recharge d’une puissance de 350 kW, soit plus de deux fois supérieure à celle des Superchargers actuels de Tesla. De quoi recharger n’importe quel véhicule en un rien de temps. Les bornes du réseau Ionity utiliseront le standard européen pour la recharge CCS (Combined Charging System). Pour l’instant rien n’est dit sur l’intégration du système CHAdeMO, mais il est probable que ces bornes pourront aussi être utilisées selon ce standard très employé par les constructeurs asiatiques. Le déploiement du réseau devrait être assez rapide puisqu’une vingtaine de stations devraient déjà être opérationnelles d’ici la fin de l’année, principalement en Allemagne, en Autriche et en Norvège. Ionity devrait ensuite, dès 2018, compter plus d’une centaine de stations susceptibles de recharger simultanément plusieurs véhicules.

Les constructeurs allemands s’organisent

Basée à Munich, Ionity est une structure créée par un consortium de constructeurs automobiles allemands (BMW, Mercedes, Volkswagen) rejoint par Ford qui est solidement implanté outre-Rhin. Comme l’a déclaré Michael Hajesch (en provenance de BMW) qui codirigera l’entreprise avec Marcus Groll (en provenance de Porsche) : « Créer le premier réseau pan-européen de stations de recharge ultra-rapide est indispensable pour que les véhicules électriques continuent leur déploiement au sein du marché automobile. IONITY a pour ambition de fournir aux particuliers une recharge rapide et facile grâce notamment au paiement en direct en ligne et ainsi faciliter les longs trajets en véhicules électriques ». Dès la fin 2016, ce groupe de constructeurs s’est engagé sur ce projet qui se matérialise un an après. Un consortium qui se veut ouvert et qui invite d’autres constructeurs à se joindre à son projet.

E.ON et Clever lancent leur corridor

Ionity n’est pas le seul réseau de charge ultra-rapide en cours de constitution en Europe. En partenariat avec l’opérateur danois Clever, le géant allemand de l’énergie E.ON vient également d’annoncer la création d’un corridor de bornes ultra-rapides entre la Norvège et l’Italie. Les ambitions des deux partenaires sont très élevées puisqu’ils visent un objectif de 10 000 points de charge à l’horizon 2020. Une première vague sera lancée rapidement avec 180 sites répartis entre sept pays européens. La majorité d’entre eux serait implantée en Allemagne, suivis par la France, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni, l’Italie et le Danemark. Pour son déploiement, le projet bénéficie d’un financement de 10 millions d’euros de la Commission Européenne. Installées principalement le long des autoroutes, les stations seraient distantes de 120 à 180 kilomètres et équipées chacune de 2 à 6 points de charge. Les bornes seront capables de délivrer au départ jusqu’à 150 kW de puissance, avec une mise à niveau envisagée ensuite à 350 kW.

Les fabricants de bornes se préparent

Si les réseaux de bornes de charge ultra-rapide sont en cours de déploiement à travers l’Europe, les fabricants de bornes, à l’image d’ABB, se préparent également à cette évolution. Après avoir mené au printemps des expérimentations en Californie avec EVgo, ABB se positionne clairement sur ce marché émergent. Le stade de la pré-industrialisation est même dépassé avec le lancement, en octobre dernier à Stuttgart lors de l’EVS30, de la borne de recharge ultra-rapide Terra HP. Une nouvelle borne capable de délivrer une puissance de 150 kW et qui, accompagnée d’une technologie de répartition de la puissance, peut gérer jusqu’à 350 kW sur deux points de charge en optimisant la fourniture d’énergie aux deux véhicules. ABB travaille déjà pour faire monter prochainement la puissance de ses bornes jusqu’à 350 kW. De quoi pouvoir équiper les futures stations des réseaux en cours de constitution par Ionity et E.ON, ou ceux qui viendraient à être créés par d’autres opérateurs.

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Les news de novembre 2017 de Clean Energy Planet


Les news de novembre 2017 de Clean Energy Planet

Dans sa lettre d’informations de novembre 2017, notre adhérent Clean Energy Planet communique sur différents points : l’obligation faite aux entreprises à partir du 1er janvier 2018 de mettre en place un plan de mobilité, la fourniture de vélos-stations électriques à Lyon et à notre adhérent SAP Labs France basée à Mougins, et l’incorporation d’un nouveau responsable technique.

Plan de mobilité en entreprise

Clean Energy Planet fait donc un focus sur le Plan de mobilité qui va être imposé dès le tout début de l’année prochaine aux entreprises qui comptent plus de 100 salariés sur un même site, sous-traitants compris. Notre adhérent rappelle que, en adéquation avec les termes de l’article 51 de la loi du 17 aout 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, il s’agit d’encourager le recours aux transports en commun, le covoiturage ou encore la pratique de mode doux de transport. Sur le sujet du plan de mobilité en entreprise, Clean Energy Planet se propose, à travers son offre de consulting, d’accompagner les professionnels concernés par le dispositif, depuis la phase initiale de diagnostic. Ce qui comprend aussi la possibilité de tester ses solutions de terrain.

Des solutions en exemples

Ce sont 2 nouveaux projets d’équipement et installation qui ont occupé une partie du mois de novembre de Clean Energy Planet. Tout d’abord notre adhérent SAP Labs a choisi la solution Simply Plus pour le stationnement et la recharge de ses 4 nouveaux VTT à assistance électrique utilisables gratuitement par le personnel pour les trajets domicile-travail où les balades du week-end. A Lyon, c’est Cyclable entreprises, prestataire pour le compte de la collectivité, qui s’est adressé à Clean Energy Planet pour mettre en place une solution associant recharge et stationnement des vélos à assistance électrique. L’offre Simply Plus a été ici aussi retenue alors que la ville de Lyon compte environ 200 vélos en « pool » pour ses agents, dont un bon quart sont électrifiés.

Nouveau responsable technique

Depuis septembre dernier, Cyril, un nouveau responsable technique a rejoint Clean Energy Planet. Dans une rapide interview, il évoque son parcours professionnel débuté au service du milieu nautique dans lequel il a navigué durant une quinzaine d’année, avant de tenter une autre aventure et de revenir vers la technique avec CEP.

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Bosch Car Service se charge des scooters électriques Eccity


Bosch Car Service se charge des scooters électriques Eccity

Eccity disposait déjà de son propre réseau de vente directe, composé d’agents commerciaux mobiles. Notre adhérent n’avait pas caché sa volonté de développer la diffusion de ses scooters électriques dont la gamme est sur le point de s’étoffer. En choisissant d’agréer le réseau Bosch Car Service, chargé de la livraison, de la mise en service et de l’entretien de ses engins, Eccity passe la vitesse supérieur et s’offre une nouvelle visibilité dans le monde de la mobilité électrique à deux, et prochainement trois roues !

570 adresses

Bosch Car Service, c’est actuellement une carte de 570 garages répartis dans l’ensemble de la France composée de la métropole et des territoires outre-mer. Avec une telle densité, les utilisateurs des scooters électriques produits par Eccity n’auront pas de mal à trouver une adresse proche de chez eux, et à bénéficier des conseils avisés et du savoir-faire de professionnels reconnus. Un tel rapprochement ne peut qu’être bénéfique au développement d’une gamme qui a déjà trouvé sa place auprès de diverses collectivités publiques, notamment à Paris, Monaco, Aix-en-Provence, et la métropole Nice-Côte d’Azur.

Bosch Car Service entre en mobilité électrique

Chez Bosch Automotive Aftermarket, Stéphanie Quillot, responsable grands comptes flottes, et Denis Regard, directeur commercial pièces & services, ont commenté le rapprochement avec Eccity en communiquant leur souhait « d’orienter le réseau Bosch Car Service vers la nouvelle mobilité, et surtout, préparer les ateliers à l’apport de nouveaux services aussi bien pour eux que pour le consommateur final ». Pour compléter, ils assurent : « L’atelier Bosch Car Service est un centre de services et il doit être moteur dans son offre, pour plus de proximité avec son client et lui offrir des solutions plus larges de mobilité ».

Partenariat gagnant-gagnant

Les nouvelles offres en mobilité parviennent d’autant plus vite au grand public que se nouent d’intéressants partenariats gagnant-gagnant. Celui qui associe Eccity au réseau Bosch Car Service profite au premier, non pas seulement en renforçant sa présence sur tout le territoire français, mais aussi en crédibilisant encore, s’il le fallait, ses ambitions à devenir un leader de la mobilité électrique à l’international. Quant aux adhérents au réseau Bosch Car Service, le bénéfice immédiat de l’opération va leur permettre d’élargir leur clientèle aux utilisateurs de deux-roues électriques, toujours plus nombreux en France. L’entreprise ajoute ainsi une nouvelle corde à son arc, renforçant son expertise de la mobilité, désormais en extension vers les dernières technologies électriques, et s’affichant comme incontournable en acteur majeur de la mobilité propre.

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Recharge ultrarapide ABB pour les bus électriques de Göteborg


Recharge ultrarapide ABB pour les bus électriques de Göteborg

A Göteborg, en Suède, Volvo et ABB sont en terrain familier pour le développement de bus électriques à recharge ultrarapide. Notre adhérent vient de décrocher une commande pour 2 superchargeurs à mettre en place au printemps 2018.

Rapide historique

Début 2014, Volvo démarre en Suède l’expérimentation de bus hybrides rechargeables, déjà associés au principe du ravitaillement à haute puissance des batteries de traction. Qui, à l’époque, pour accompagner le constructeur dans ce programme, si ce n’est ABB ? Les 2 entreprises se retrouvent pour développer la recharge ultrarapide sur plusieurs projets, notamment au Luxembourg, en Belgique et en Suisse. En Suède, avec ElectriCity, ce sont aussi des modèles 100% électriques qui sont mis en circulation à Göteborg courant de l’année 2015. La collaboration a été perçue comme un véritable succès, avec une dizaine de bus électriques et hybrides rechargeables qui ont assuré les rotations sur la ligne 55 de la ville de Göteborg. Depuis 2014, ABB et Volvo n’ont de cesse de développer un partenariat gagnant-gagnant qui fonctionne particulièrement bien, au service d’une mobilité urbaine améliorée et durable.

Ligne 16

Cette fois-ci, c’est la ligne 16 de Göteborg qui va être électrifiée, avec une nouvelle expérimentation qui va reposer également sur des bus électriques Volvo, – 2 unités en prototype -, et 2 superchargeurs d’une puissance de 450 kW pour les ravitailler via un système par pantographe OppCharge. Les stations seront installées, l’une dans le secteur de l’hôpital universitaire Sahlgrenska, l’autre au terminal Nils Ericson, la gare routière de la ville. Outre Volvo et ABB, ce nouveau programme embarque également Västtrafik et Göteborg Energi, respectivement exploitant des transports publics et principal fournisseur d’énergie (toutes énergies) dans l’Ouest de la Suède.

Commentaires

A la tête de Göteborg Energi, Lotta Brändström, commente : « Nous nous sommes engagés à offrir des possibilités de recharge à Göteborg, qu’il s’agisse de voitures électriques ou de transports publics. La restructuration du secteur des transports est l’un de nos plus grands défis, et nous comprenons qu’il nécessite une combinaison de nombreuses solutions différentes ». Chef de projet dans la même entreprise, Fredrik Persson assure que « l’efficacité des nouvelles bornes de recharge d’ABB ainsi que leur haute performance sont la clé du concept », se réjouissant que la rapidité du ravitaillement des bus électriques n’impacte pas les horaires des dessertes.

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Actualisation du scénario énergie-climat de l’Ademe pour 2035-2050


Actualisation du scénario énergie-climat de l’Ademe pour 2035-2050

L’Ademe justifie la mise à jour de son scénario énergieclimat pour la période 20352050 par les objectifs ambitieux du Plan Climat lancé par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, qui confirment et intensifient la stratégie volontariste de la France pour la transition énergétique. L’agence s’aligne sur les révisions de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Nous nous intéressons ici aux projections de la demande énergétique en rapport avec la mobilité et les transports.

Démographie et PIB

Le scénario de l’Ademe a été basé sur différentes prévisions d’évolution qui tiennent compte du vieillissement de la population. Tout d’abord, la courbe du produit intérieur brut, qui devrait connaître un taux de croissance annuel moyen de 1,5, 1,4, 1,7 et 1,7% pour les périodes respectives de 2010 à 2020, 2020-2030, 2030-2035 et 2035-2050. La population augmentera alors chaque année, selon ces mêmes intervalles, de 0,5, 0,4, 0,3 et 0,2%. Enfin, le nombre des ménages progressera de 0,9, 0,7, 0,4 et 0,4%. Cette croissance va nécessairement impacter les besoins dans l’Hexagone, en particulier en énergie, à tous les niveaux : habitat et organisation urbaine ; mobilité et transport ; alimentation, agriculture et utilisation des sols ; industrie, procédés industriels et construction.

Mobilité des personnes : Evolutions des habitudes…

En matière de mobilité des personnes, l’Ademe rappelle, qu’aujourd’hui encore, la voiture reste la règle, « que ce soit pour les déplacements urbains, périurbains ou de longue distance ». Tout en étant inexploité 95% du temps, chaque voiture parcourt toujours davantage de kilomètres chaque année (13.000 km pour 2016 contre 12.770 en 2010), le plus souvent avec une seule personne à bord. L’agence rapporte toutefois une certaine évolution bien réelle des comportements. Le covoiturage se développe : 6 milliards de voyageurs-km pour les déplacements moyenne distance domicile-travail (10% des trajets de ce type) ; 3,5 milliards de voyageurs-km pour les déplacements personnels de longue distance (2 -3%). « L’autopartage, encore relativement marginal en France, connaît une forte croissance dans certaines villes (100.000 abonnés Autolib à Paris). Les modes actifs (marche et vélo) sont également en progression, tout particulièrement en milieu urbain et périurbain », recense l’Ademe.

…des besoins en énergie…

Avec les progrès technologiques, l’Ademe note une diminution de la consommation globale en carburant de 1% par an entre 2011 et 2016 « qui devrait se poursuivre, puisque la consommation moyenne des voitures neuves n’a cessé de baisser ». Ce qui joue en faveur de moindres émissions de CO2 (110, 92, et 46 grammes par kilomètre, respectivement pour les modèles essence ou diesel, hybrides simples, et rechargeables). L’organisme a enregistré le repli marqué du marché du diesel (52% des ventes en 2016, contre 72% en 2010), ainsi que la progression des véhicules électriques (1,1% des ventes aux particuliers et 1,4% des utilitaires), et des hybrides rechargeables (0,4% des véhicules particuliers).

…des modes de déplacements…

Selon le scénario envisagé par l’Ademe, la mobilité des personnes serait d’abord contenue, puis baisserait respectivement de 17% et 24% en 2035 et 2050, en raison de la progression du télétravail, du vieillissement de la population, ainsi que de l’aménagement du territoire qui permettrait une meilleure organisation urbaine. En parallèle, l’agence s’attend à une progression du covoiturage qui optimise le remplissage des voitures, au déploiement des services de mobilité (véhicules électriques disponibles en libre-service, en particulier), au report modal sur les modes doux (vélo) et les transports en commun (rail et route).

…et du parc roulant

L’Ademe envisage à l’horizon 2035 une transformation profonde du parc des véhicules particuliers qui passe par le développement des ventes des modèles équipés de nouvelles motorisations : hybrides rechargeables, électriques (surtout achetés par les professionnels et déployés pour offrir des services de mobilité), alimentation au GNV. « Cette évolution rapide des ventes permet de réduire à 60% la part de véhicules thermiques à cet horizon. Cette tendance se poursuit au-delà et aboutit à ce que ces nouvelles motorisations représentent 98% du parc en 2050 », estime l’organisme. Alors qu’en 2010 les ventes de voitures particulières neuves se répartissaient en 56% de motorisation diesel et 44% essence, les prévisions 2050 sont toutes autres : 38% d’hybrides rechargeables, 32% alimentées au GNV et 30 d’électriques. Les émissions moyennes de CO2 chuteraient de 130 à 49 grammes par kilomètre. « La transformation du parc de bus et de cars, à 100% diesel en 2010, s’opère aussi, avec une progression rapide des véhicules fonctionnant aux carburants gazeux (29% des ventes de bus en 2030, 86% en 2050, et 100% des cars dès 2030), et dans une moindre mesure des véhicules électriques (5% des bus en 2030, 14% en 2050) », prévoit l’Ademe dans son scénario.

Transport des marchandises

Crise et faible évolution du PIB expliquent, selon l’Ademe, que « la croissance du transport de marchandise s’est atténuée depuis le début des années 2000 par rapport à la croissance générale de l’activité et des échanges ». Que dit le scénario envisagé par l’organisme concernant cette tendance à la stabilisation ? Qu’elle se prolongerait en dépit de l’hypothèse d’une poursuite de la reprise économique. « Le transport de marchandises progresse ainsi toujours avec l’activité, mais de moins en moins », commente l’agence qui table sur « des restructurations logistiques importantes et une évolution de la demande, permettant une plus grande adéquation des lieux de production et lieux de consommation ». Un report modal serait assuré par « la gestion et le développement du réseau ferroviaire, des voies fluviales et maritimes intérieures » qui répondraient à l’horizon 2050 pour près d’un tiers aux besoins en transport de marchandises. « Les poids lourds restent en dehors des villes et déposent leurs marchandises dans des centres logistiques qui les acheminent ensuite dans les centres urbains par des véhicules plus légers », anticipe l’Ademe.

Energies exploitées

Entre 2010 et 2050, le report vers de nouvelles sources d’énergie pour le transport des marchandises est quasiment aussi radical que pour la mobilité des personnes. Les motorisations diesel et essence occupent presque tout le terrain en 2010, avec respectivement des parts de 71 et 21%, contre 3 et 5% pour l’électricité et les biocarburants liquides. En 2050, on aurait une toute autre répartition : 0% pour l’essence, 1% pour le gazole, 35% pour l’électricité, 48% pour le gaz (y compris les biogaz), et 16% pour les biocarburants liquides.