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Actualités BMZ Europe-Asie : Bus électriques, LG Chem, salons…


Actualités BMZ Europe-Asie : Bus électriques, LG Chem, salons…

Concepteur et fabricant mondial de systèmes de batteries intelligentes lithium-ion pour tous les types d’applications (stockage d’énergie, aérospatiale, outils électriques et de jardinage, petite et grosse mobilité électrique, – VAE, bus, chariots élévateurs, e-bateaux, camions industriels, balayeuses, etc.), le groupe BMZ connaît une actualité chargée qui témoigne de son dynamisme à travers le monde. Ainsi : BMZ Group et Eurabus établissent de nouveaux standards dans l’industrie des bus électriques ; Un important partenariat avec LG Chem qui concerne plusieurs centaines de millions de cellules ; Organisation du salon eMove360° à Munich ; Nouveautés BMZ à la Foire internationale de la bicyclette de Shanghai ; nouveaux locaux à Shenzhen.

Plus de 650 km d’autonomie pour les bus électriques

C’est un accord à long terme qui pèse 150 millions d’euros que le groupe BMZ a signé avec Eurabus GmbH, basé à Berlin (Allemagne), pour la livraison d’un millier de systèmes de batteries pour bus électriques. L’opération devrait s’étaler sur 2 ou 3 ans, au rythme des engins branchés produits par cette marque d’Euracom Group GmbH, spécialisée dans la construction de véhicules innovants et de qualité fournis avec un accompagnement complet. Les packs BMZ seront installés sur des bus électriques de 12 et 18 mètres conçus pour une exploitation dans le trafic urbain. Développées dans le centre E.Volution sous la direction du directeur technique Dirk Oestreich, ces batteries au lithium-ion disposent de leur propre système de gestion qui garantit aux bus électriques qui en sont équipés de pouvoir, en cas de défaillance partielle du pack, continuer à rouler. « Les autobus sont équipés d’un système modulaire d’une capacité allant jusqu’à 790 kWh, ce qui signifie qu’ils peuvent parcourir 650 kilomètres sans recharge », explique Dirk Oestreich.

Un boom pour les bus électriques

« Les cellules des Eurabus E-Bus sont des cellules rondes BMZ à haute densité énergétique que nous, en tant que société spécialisée dans les applications lithium-ion, fabriquons sur nos propres lignes de production au Japon », souligne Sven Bauer, PDG et fondateur du groupe. Concernant le contrat signé avec Eurabus, il commente : « L’accord entre BMZ et Eurabus est une étape importante pour l’industrie des bus électriques. La demande européenne pour ces véhicules est en croissance, – il y a un véritable boom dans le transport public local ». Directeur général d’Eurabus GmbH, Christian Seitz se réjouit : « Nous sommes ravis d’avoir conclu cet accord avec le groupe BMZ, ajoutant à nos côtés un partenaire fiable pour la production de batteries à forte capacité qui garantit la meilleure efficacité énergétique possible pour nos bus électriques ».

Partenariat avec LG Chem

C’est en avril dernier que le groupe BMZ a conclu un accord à long terme avec l’un des plus grands fabricants de cellules lithium-ion. L’entreprise sud-coréenne LG Chem Ltd s’est engagée à fournir d’ici 2022 plusieurs centaines de millions de ces cellules. « Le lithium est un métal léger blanc argenté qui a une capacité thermique élevée et une faible densité, ce qui le rend particulièrement adapté aux batteries compactes et durables. Cela en fait l’une des matières premières les plus recherchées sur le marché mondial. En raison de la forte demande de cellules, l’industrie automobile en particulier fait souvent face à des goulets d’étranglement de livraison de la part de leurs fabricants », plaide Sven Bauer. Il met ainsi en évidence l’avantage de son partenariat avec LG Chem Ltd : « L’accord garantit à nos clients une sécurité d’approvisionnement à long terme pour leurs produits basés sur la technologie lithium-ion ». Youngsun Kim, vice-président de LG Chem Ltd, retient « une coopération durable basée sur la confiance et le partenariat mutuels qui sera le point central pour les deux sociétés afin d’étendre leur domaine en Europe ». Pour rappel, la société coréenne fondée en 1947, qui emploie aujourd’hui plus de 29.000 personnes dans le monde, s’est imposée comme l’un des principaux fabricants mondiaux de batteries lithium-ion dont le catalogue des produits est exploité par les industries du téléphone mobile, des systèmes de stockage d’énergie, et de la mobilité électrifiée.

BMZ coopère avec MunichExpo pour eMove360°

MunichExpo est organisateur de la conférence sur les batteries eMove360° avec, pour l’édition 2018 programmée du 16 au 18 octobre prochains, le concours de notre adhérent BMZ et du laboratoire d’essai indépendant pour les batteries de toutes les technologies Batteryuniversity (filiale indépendante du groupe BMZ). Parmi les sujets directeurs de l’événement : la technologie des batteries, cœur de la mobilité électrique, tant sur le plan économique que technique. On comprend le choix de MunichExpo pour les 2 partenaires très actifs qui vont avoir pour charge principale de monter et animer la conférence sur les batteries incluse au programme de eMove360°. Ils devront également modérer les sessions individuelles associées. Ce qui n’empêchera pas BMZ de présenter sur un grand stand ses innovations au public international d’experts qui visitera le site.

Faire avancer la technologie

« La technologie des batteries et l’autonomie des véhicules électriques sont deux critères clés pour le développement de la mobilité électrique sur le marché de masse. Il est donc très important pour nous de réunir des experts du secteur pour discuter des solutions qui nous aideront à faire avancer cette technologie. Nous l’avons déjà fait avec beaucoup de succès au Battery Experts Forum 2018, et nous sommes très heureux de pouvoir créer une autre plateforme internationale avec la eMove360° Battery Conference », détaille Sven Bauer. L’année dernière, cet événement qui étend de manière significative son statut de « premier salon mondial de la mobilité électrique et de la conduite autonome », a réuni plus de 300 exposants venus de plus de 25 pays. « Tout tourne autour de la grande question sociétale de la façon dont nous pouvons façonner la mobilité du futur », insiste BMZ au sujet de cette manifestation dont le nom développé est : « eMove360° Europe 2018 – Salon international de la mobilité 4.0 – électrique – connecté – autonome ». Elle occupera les halls A5 et A6 au sein de la foire de Munich. Les inscriptions sont déjà possibles en cliquant ici.

China Bicycle à Shanghai

Aux mêmes dates que eMove360°, – du 16 au 18 Octobre 2018 -, se déroulera la 28e Foire Internationale de la Bicyclette de Chine, à Shanghai, dont l’un des axes directeur sera le « Green Lifestyle », en parfaite adéquation avec le gouvernement chinois qui cherche à promouvoir une vie plus vertueuse et moins carbonée. C’est dans un hall d’exposition qui devrait bénéficier d’une surface agrandie d’un quart, réservé aux vélos électriques, que BMZ « enrichira le thème ‘Let’s Go Green’ avec ses designs de batteries à la mode pour les e-bikes ». Sur son stand, l’entreprise présentera en particulier son prolongateur d’autonomie et diverses batteries (intégrale V9, modèle pour les vélos cargo). Si l’édition 2017 avait accueilli 111 exposants du monde du vélo électrique, cette année ils seront environ 200 à attendre 200.000 visiteurs (contre 160.000 l’année dernière).

De nouveaux locaux pour BMZ Chine

Avec une dimension mondiale toujours plus évidente, le groupe BMZ, dont le siège est établi en Allemagne, dispose de bureaux au Japon et en France, mais aussi d’installations de production en Pologne, aux Etats-Unis et en Chine. Dans ce dernier pays, la branche créée à Shenzhen en 2006 n’a cessé de croître. Pour exemple, en 2017, les ventes ont augmenté de près de 70% par rapport à l’exercice précédent. Cette situation imposait de pousser les murs. C’est pourquoi, vers le milieu de cette année, environ 800 collaborateurs de BMZ Chine vont emménager dans de nouveaux locaux. Le bâtiment de 12 étages et d’une surface exploitable totale de 35.000 m2, – soit le triple de l’espace disponible aujourd’hui -, est situé à seulement quelques kilomètres de l’emplacement actuel, à Shenzhen. Il comprend des bureaux, des lignes de production avec un degré d’automatisation supérieur qui seront progressivement portées au nombre de 36 (contre 18 à ce jour), des aires de stockage, des laboratoires, une cantine et, comme il en est fait obligation en Chine, un dortoir pour les employés qui migrent à Shenzhen depuis toutes les parties du pays afin de travailler dans cette région économique émergente.

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BMW augmente les capacités de production de ses batteries et mise sur l’induction


BMW augmente les capacités de production de ses batteries et mise sur l’induction

Premier marché mondial du véhicule électrique, la Chine occupe une place stratégique pour tous les constructeurs automobiles, et ils sont nombreux, qui ont choisi de placer de l’électromobilité au centre de leur développement futur. Ceci d’autant plus que, dopées par la politique de quotas mise en place par les autorités chinoises, les prévisions des ventes de voitures électriques laisse augurer une très forte croissance de ce marché. Afin de faire face à la future demande, les constructeurs prennent d’ores et déjà leurs dispositions pour ne pas risquer de manquer de batteries. C’est le cas de BMW qui a décidé d’augmenter ses capacités de production dans ce domaine. Dans le même temps, le constructeur bavarois fait aussi l’actualité en lançant son système de charge par induction pour voitures électriques.

Une extension de son usine de Dadong

En octobre dernier avec son partenaire local Brilliance, BMW ouvrait en Chine sa troisième usine de production de batteries après celles existantes en Allemagne et aux Etats-Unis. Seulement sept mois après cette ouverture, BMW Brilliance Automotive vient d’annoncer une extension de cette usine de Dadong. Une nécessité pour franchir une nouvelle étape dans son offensive dans le domaine de l’électrique. Pour Oliver Zipse, responsable de la Production chez BMW, cette augmentation de la capacité de production de cette usine était une absolue nécessité pour pouvoir répondre à une probable croissance spectaculaire du marché local des véhicules électrifiés. Un marché sur lequel BMW compte bien se tailler une place de choix sur le segment Premium avec pas moins de 6 modèles électrifiés déjà disponibles en Chine.

Des batteries destinées à la future BMW iX3

Dans cette usine de Dadong, BMW Brilliance Automotive produira des batteries haute tension disposant d’une capacité énergétique supérieure à 70 kWh et s’intégrant à la 5ème génération de la technologie BMW eDrive. Des batteries qui seront notamment utilisées dans la fabrication de la future BMW iX3 qui doit entrer en production en production en Chine au cours de l’année 2020. La BMW iX3 sera le premier SUV entière électrique de la firme allemande et la première voiture à bénéficier d’un nouveau système de propulsion électrique regroupant un moteur électrique générant une puissance maximale supérieure à 200 kW, la transmission et l’électronique de puissance dans un système d’entraînement intégré. Ce modèle sera le fer de lance de la marque pour consolider son leadership dans le domaine de l’électromobilité.

BMW lance son système de recharge par induction

Toujours dans le domaine de l’électromobilité, BMW vient aussi d’annoncer le lancement de la commercialisation de son système de charge par induction qui sera désormais proposé en option sur la BMW Série 5 hybride rechargeable. Avec ce système permettant de charger automatiquement sa voiture sur son lieu de stationnement, l’usager s’affranchit totalement de la manipulation du câble. Si cette option n’est pour l’heure offerte qu’en Allemagne avec le démarrage de la production du dispositif à compter du mois de juillet, elle devrait également être proposée assez prochainement au Royaume-Unis, aux Etats-Unis et en France à condition que ce nouveau système suscite l’intérêt du public. En Allemagne, le prix du dispositif complet coûte 3 205 euros. 890 euros sont dédiés à un module intégré sous la voiture et 2 315 euros au dispositif de charge implanté au sol et raccordé au réseau électrique.

Un fonctionnement ultra simple

Pouvant être installé en intérieur ou en extérieur, le système est conçu pour résister aux intempéries. Il délivre jusqu’à 3,2 kW de puissance avec 85% de rendement et met donc 3 heures pour recharger complètement la batterie de la BMW Série 5 hybride rechargeable, baptisée 530 e iPerformance. Le constructeur bavarois met en avant la simplicité de son système qui utilise la même technologie sans fil que celle utilisée fréquemment pour recharger son téléphone portable. Pour recharger sa voiture munie sous elle d’un CarPad, il suffira de la placer au-dessus du GroundPad et de couper le moteur pour que la charge de la batterie démarre. Le système tolère un décalage de 7 cm dans le sens de la marche et de 14 cm en latéral. Pour faciliter son positionnement, le conducteur sera guidé par un système de caméra, l’écran de l’ordinateur de bord l’aidant à bien aligner les plaques entre elles. Pour BMW, cela sera aussi simple qu’un plein de carburant !

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BMW : Recharge par induction pour la 530e iPerformance


BMW : Recharge par induction pour la 530e iPerformance

Entre les modèles électriques et les hybrides rechargeables, le programme des nouveautés de BMW connaît depuis quelques années un renouveau technologique sans précédent. Le constructeur allemand vient d’annoncer le lancement d’une option pour la recharge par induction du pack de la 530e iPerformance.

Recharge par induction

La recharge par induction, ça fait déjà quelques années que différents constructeurs de véhicules électriques, – dont Nissan, Volkswagen, Mercedes, Toyota, Volvo et BMW -, mais aussi des fabricants de bornes de recharge, – FastinCharge testé en 2015 par DBT -, nous la promette pour bientôt. Et c’est loin d’être un gadget ! Une des premières applications possibles serait de faciliter le développement des véhicules entièrement autonomes ou les voitures branchées dotées d’un dispositif pour rejoindre sans conducteur une place de parking. Les engins se dirigeraient seuls vers les emplacements équipés pour la recharge par induction, cette dernière démarrant automatiquement, en cas de besoin, dès l’arrêt du moteur, les 2 platines, – celle au sol et celle installée sous le châssis -, se superposant horizontalement, à quelques centimètres l’une de l’autre (8 cm pour la station de recharge inductive de BMW). Dire que cette technologie est une grande nouveauté serait oublier quelque peu que l’EV1 de General Motors l’exploitait déjà. Toutefois il fallait glisser, à l’avant de la voiture, une platine raccordée au réseau électrique domestique. Un scénario à oublier, puisque le gros avantage de la recharge par induction est de n’avoir pas à manipuler de câble, ni même à se poser la question du ravitaillement des batteries en énergie. Aujourd’hui, on imagine déjà utiliser cette technologie en roulant, sur des routes équipées en conséquence.

Bobines

Petit rappel. Connaissez-vous le fonctionnement d’une table de cuisson à induction ? Soumis à un courant électrique alternatif, des bobines placées sous une plaque vitrocéramique génèrent un champ magnétique qui va produire des courants électriques dans le contenant métallique posé dessus. Par effet Joule, ces derniers dégagent de la chaleur. Avec un véhicule électrique, cette chaleur, on n’en a pas besoin et on n’en veut pas. La recharge par induction repose sur 2 systèmes de bobines, l’un sous le véhicule (appelé CarPad chez BMW), l’autre sur un dispositif fixe ou mobile posé au sol (GroundPad ou station de recharge inductive, pour laquelle le constructeur allemand a prévu une installation possible en intérieur comme en extérieur). Cette dernière va recevoir l’électricité du réseau ou d’une installation autonome, et la transmettre à la platine fixée sous le châssis : les batteries se rechargent alors. Quand le véhicule repart, les 2 éléments sont aussi inoffensifs qu’une plaque de cuisson. C’est ce scénario que propose BMW pour sa 530e iPerformance.

Déjà aux Etats-Unis avec Evatran

Il y a un peu plus d’un an, Evatran se réjouissait d’annoncer que ses chargeurs sans fil Plugless Power venaient de dépasser le million d’heures de recharge cumulées. L’entreprise américaine avait démarché Google dès 2011 pour expérimenter en situation réelle la recharge par induction sur la flotte de petits VE du géant d’Internet. La commercialisation a débuté en 2014. Deux ans plus tard des navettes autonomes du constructeur français Navya bénéficiaient de cet équipement, tandis qu’Evatran lançait un modèle de 7,2 kW de puissance pour les Tesla Model S. L’entreprise promettait d’élargir son offre à la BMW i3. Coût de l’investissement pour un électromobilien : environ 3.500 euros. L’avenir d’Evatran est cependant aujourd’hui incertain, qui devait être racheté par un de ses investisseurs chinois. En 2014, le cabinet Frost and Sullivan estimait potentiellement conséquent le marché de la recharge par induction des véhicules électriques. A l’époque, il envisageait pour 2020 un taux de pénétration de 2,6% pour cette technologie, soit 350.000 VE qui, à cette échéance, exploiteraient cette solution, majoritairement depuis des installations domestiques.

530e iPerformance

On pourrait dire que le système qualifié par BMW de « première mondiale » n’est pas franchement une nouveauté. Sauf que le système sera monté d’usine par le constructeur sur une voiture particulière de série, et qu’il concerne un modèle hybride rechargeable. Et là, oui, c’est du jamais vu, a priori. Disponible dès juillet prochain, l’option peut déjà être demandée. Seront d’abord servis les automobilistes allemands. L’offre s’étendra ensuite au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Japon, à la Chine et à la France. Par cette opération, BMW entend rendre la recharge des batteries des véhicules électriques et hybrides rechargeables « encore plus simple que le ravitaillement d’une voiture avec un moteur conventionnel ». L’équipement commercialisé par le constructeur à l’hélice est moins puissant que celui d’Evatran, – 3,2 contre 7,2 kW -, et plus loin encore de la solution DBT FastinCharge (28 kW), mais il est largement suffisant pour un modèle hybride rechargeable dont la batterie sera intégralement régénérée en trois heures et demie au maximum avec un rendement d’environ 85%. Si la recharge se coupe automatiquement à la fin de l’opération, son démarrage nécessite d’appuyer sur un bouton dans la voiture. Aidé par le système BMW Wireless Charge, le conducteur bénéficie d’une tolérance de quelques centimètres pour la superposition des 2 platines. En outre, le module GroundPad supporte le poids du véhicule s’il roulait dessus. Il est aussi conçu pour résister aux pires conditions climatiques. « Les composants qui conduisent l’électricité sont protégés de la pluie et de la neige », assure BMW.

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Il reste 2 jours pour acheter un SeaBubbles à 140.000 euros


Il reste 2 jours pour acheter un SeaBubbles à 140.000 euros

Les SeaBubbles, ce sont ces navettes électriques flottantes et volantes déjà testées à Paris et à Lyon en 2017, bien avant le lancement de la production dont la date n’a pas encore été officiellement révélée. En marge du salon VivaTech qui s’est tenu à Paris le week-end dernier, SeaBubbles propose à la vente, jusqu’à jeudi 31 mai prochain, 20 exemplaires de présérie, dont 4 ont a priori déjà trouvé un acquéreur. Le prix pour cet engin de la taille d’une voiture : 140.000 euros H.T. Une fois le chèque signé, il faudra attendre environ 1 an pour recevoir sa commande.

Navette électrique

Flottante à l’arrêt, mais volant à 40 centimètres au-dessus de l’eau lorsqu’elle prend de la vitesse, la bulle électrique serait dotée d’une grande stabilité à l’usage, insensible aux remous ou vagues créés par les bateaux croisés. Les SeaBubbles ont été imaginés pour une exploitation sur les portions de fleuves, lacs et autres voies d’eau incluses dans les territoires des grandes villes et agglomérations. Idéales pour Venise ? Il semblerait, puisque Alain Thébault, cofondateur de la startup avec Anders Bringdal, assure recevoir de sérieuses demandes d’information de cette partie de l’Italie. De Dubaï également, qui cherche à importer sur son territoire toutes les solutions de transport silencieuses, vertueuses pour l’environnement, originales et capables de s’affranchir de l’encombrement des rues. A bord des SeaBubble, un pilote peut embarquer avec lui jusqu’à 4 passagers qui n’auront pas à subir la congestion du trafic dans les rues. Petite condition tout de même : que l’équipage au complet, avec des bagages éventuels, ne dépasse pas les 400 kilos. Les SeaBubble ont dépassé depuis des mois le stade du concept. Pendant une semaine, sur le Seine, à Paris, les engins ont prouvé leurs qualités : une expérimentation programmée dans le cadre du salon VivaTech.

Caractéristiques

Avec pour dimensions L x l = 4,60 x 2,27 mètres, les SeaBubbles sont 10 centimètres moins longs mais 20 plus larges qu’une Tesla Model 3. En comparaison, leur poids de seulement 1.250 kilos est celui d’une Smart Forfour électrique : une performance due à l’usage de la résine et de la fibre de carbone. D’une capacité de 42 kWh (similaire à 1 kWh près à celle des Renault Zoé 40), la batterie lithium-ion à cathode NMC est logée sous les sièges de l’engin. Elle alimente un moteur électrique d’une puissance de 20 kW. Cette architecture dote les SeaBubbles d’une autonomie de 80 kilomètres environ, ou 4 heures d’exploitation. Leur vitesse de croisière est de 21 km/h, avec des pointes possibles à 25 km/h. Les bulles se hissent sur leurs 3 foils dès 13 km/h. La grande stabilité en vol, même avec des passagers agités à bord, est le fruit d’un dispositif de contrôle du roulis, de l’assiette et de la hauteur de navigation au-dessus de l’eau. Ainsi, avec ces bulles, le mal de mer ne serait qu’un mauvais souvenir. Sur son site Internet, SeaBubbles joue la prudence en indiquant que les caractéristiques de ses engins pourraient encore évoluer d’ici au lancement de la production en série. En outre, l’entreprise est prête à adapter ses bulles, notamment au niveau de l’autonomie et en fonction de besoins particuliers.

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A 50 ans, la Citroën Méhari résiste en 2 quadricycles électriques


A 50 ans, la Citroën Méhari résiste en 2 quadricycles électriques

Vendredi 11 mai dernier, la Citroën Méhari historique a fêté ses 50 ans. Décédé en octobre 2012 à l’âge de 92 ans, son concepteur, le Comte Roland Paulze d’Ivoy de la Poype, héros de la Seconde Guerre mondiale et industriel visionnaire, n’aura pas vécu assez longtemps pour vivre cet événement, ni même connaître ses clones électriques E-Story et Eden, respectivement développés par 2 de nos adhérents : Méhari Loisirs et le Méhari-2CV Club Cassis.

Enfant illégitime de la 2 CV

Avant que naisse la Méhari sous la marque Citroën, il n’était pas imaginable qu’un nouveau modèle du constructeur ne sorte pas de son incroyable bureau d’études qui a vu passer des talents exceptionnels, au départ recrutés par André Citroën lui-même, dans des circonstances parfois peu communes. Flaminio Bertoni, André Lefèbvre, Paul Magès : voilà des noms à retenir de cette époque. Ils désignent ceux sans lesquels la Traction, la DS, l’Ami 6 et la 2 CV n’auraient sans doute pas été les best-sellers qu’ils ont été. Sans eux, peut-être pas non plus de Méhari, puisque la plateforme et la mécanique qui lui servent de base et ont fait son succès sont celles de la 2 CV. Mais pour l’originalité de la carrosserie en plastique souple, – plus exactement en copolymère d’acrylonitrile butadiène styrène thermoformé -, c’est de l’extérieur que vient l’idée. Celui que l’on présente comme un as de l’aviation n’en était pas à son premier succès. Vous connaissez ce liquide à glacer vendue sous la marque Mr.Freeze et conditionné dans une longue pochette transparente en plastique !? C’est Roland de La Poype qui a imaginé quelques années auparavant ce système devenu un véritable phénomène chez L’Oréal au début des années 1950 et pendant plus de 25 ans. Ce sont ainsi des centaines de millions de berlingots de shampoings Dop qui ont été vendus sur cette période.

Un vrai succès maison

La Citroën Méhari est cependant bien un succès de la maison aux chevrons, comme en atteste la cote toujours très élevé de ce modèle. Après plusieurs dizaines d’années dans son châssis tubulaire, une Méhari originale se vend parfois plus cher que 2 Renault Zoé d’occasion mises en circulation en 2013 ! Le Losange, justement, n’a jamais vraiment pu concurrencer la Citroën de plein air avec ses Rodeo 4, 6, et 5 proposées et montées par Raoul Teilhol sur les bases successives des Renault de mêmes références. Ce qui plaît dans la Méhari c’est une sonorité moteur, une suspension et un état d’esprit, tous hérités de la 2 CV. Un nom aussi, repris de l’appellation du dromadaire en Afrique du Nord. Il suggère que l’engin dispose de qualités reconnues chez l’animal, notamment la sobriété et l’endurance, mais figure aussi des application de loisir et utilitaires pour cette voiture jamais égalée par les constructeurs de l’époque.

E-Méhari

Comme la Méhari commercialisée entre 1968 et 1987, le E-Méhari ne sort pas de chez Citroën : c’est une création Bolloré à l’origine appelée Bluesummer et réalisée sur la base de la Bluecar. Lourde, molle, bruyante, d’une conduite terne et équipée de batteries à maintenir à environ 60° C, la E-Méhari apparaît comme l’une des pires voitures électriques pour un particulier. Elle figure donc à la place qu’elle mérite en bas du classement des immatriculations mensuelles de VE, avec un cumul à 58 exemplaires seulement pour les 4 premiers mois de l’année. S’il s’agit de reprendre la vocation utilitaire de la Méhari originale, la E-Méhari a cependant une carte à jouer comme support publicitaire et de communication. Elle peut aider des artisans et commerçants à se faire connaître d’un plus large public. Pour ce qui est des loisirs, la E-Méhari ne donne pas franchement envie d’avaler les kilomètres de route pour rejoindre la mer. Mais elle ne semble pas craindre les traitements un peu musclés, ce qui a conduit Fabien Lagier, fondateur de AR Auto et de Solutions-VE.com, à en préparer plusieurs exemplaires (voir notre article) pour la catégorie E-Gazelles du rallye-raid Aïcha des Gazelles créé en 1990 par Dominique Serra. Il serait d’ailleurs grand temps de donner la parole à notre adhérent pour un bilan sur l’édition 2018 de cet événement qui s’est déroulé, à nouveau, dans le désert marocain, en mars dernier.

E-Story

Mais si l’on veut vraiment retrouver l’esprit de la Méhari originale, c’est vers des productions plus artisanales qu’il faut se tourner. En 2015, Méhari Loisirs, installé quai René Révollat à Le Pouzin, en Ardèche, a mis au point l’E-Story (voir notre article), finalement commercialisée depuis l’année dernière, afin d’être conforme à la norme 2017 pour sa catégorie L7e-C. La chaîne de traction de la E-Story se compose d’un moteur électrique d’une puissance de 19 kW, – bridée à 15 kW pour satisfaire aux exigences de sa catégorie -, alimenté par un pack de batteries LiFePo4, au choix, de 10 ou 15 kWh, pour des autonomies respectives de 100 et 150 kilomètres. L’engin peut embarquer 4 personnes et filer jusque 90 km/h au maximum. En mars 2018, le magazine Auto Rétro, – qui fait référence chez les collectionneurs d’anciennes-, a fait une petite place à cette voiture dans ses colonnes. Le même mois, l’E-Story a été présentée aux 24e Nautiques de Port-Camargue (30). Elle est attendue pour la première fois au Vendée énergie Tour qui se déroulera prochainement, du 2 au 10 juin 2018.

Eden

Le Méhari-2CV Club Cassis, situé ZA du Bregadan à Cassis, dans les Bouches-du-Rhône, est l’autre spécialiste bien connu de l’entretien, de la restauration et de la vente de pièces détachées pour les Citroën Méhari. Lui aussi propose sa vision électrique de l’engin. C’est l’Eden, homologuée dans la catégorie L7e en 2016. Le véhicule a ensuite passé tous les modules complémentaires imposés par les évolutions réglementaires pour 2017, parmi lesquels figuraient des tests d’autonomie (131 km), de perturbations électromagnétiques, de sécurité électrique, de contrôle de la puissance effective du véhicule ou d’endurance de charge de la batterie. A l’abri de la carrosserie, on retrouve un moteur de 15 kW de puissance alimentée par une batterie LiFePo4. Le Méhari-2CV Club Cassis a fait le choix de conserver la boîte d’origine à 4 rapports. Un parti pris qui plaira à certains, moins à d’autres. L’Eden n’a pas attendu mai 2018 pour fêter les 50 ans de la Méhari. Une version collector anniversaire a été présentée en février dernier dans le cadre du salon Rétromobile, puis, quelques jours plus tard, au salon international de l’automobile de Monaco.

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Enercon : 600 kW pour la recharge rapide des véhicules électriques


Enercon : 600 kW pour la recharge rapide des véhicules électriques

Depuis 1984, année de sa création en Allemagne, Enercon développe des éoliennes. Elles sont aujourd’hui environ 28.000 à avoir été installées par l’entreprise à travers le monde. C’est donc forte d’une longue expérience dans le domaine des énergies renouvelables qu’elle diversifie son activité vers la mobilité électrique. Enercon vient de lever le voile sur sa solution de recharge rapide et intelligente E-Charger 600, capable de répartir sur 4 bornes sa puissance de 600 kW. Un premier démonstrateur a été mis en place dans le cadre du gigantesque centre d’énergie, d’éducation et de découverte construit par Enercon à Aurich, en Allemagne. Dans l’Hexagone, une infrastructure du même type devrait être mise en service dans l’Oise, dans le secteur de Compiègne où l’entreprise possède des locaux. Le lieu exact d’implantation revêtirait un caractère des plus symboliques, puisqu’il ferait face à un superchargeur Tesla.

De 55kW à plus de 4 MW

Il y a plus de 30 ans, Enercon mettait au point sa première éolienne. Elle disposait d’une puissance limitée à 55 kW. Seulement 4 ans plus tard, l’entreprise allemande commençait l’installation de son modèle E-32 300 kW. Dès 1993, la société lançait sa première série d’une nouvelle génération d’éoliennes, sans boîte de vitesse. Cette technologie à entraînement direct amène de nombreux avantages, parmi lesquels : meilleure exploitation de la puissance du vent, diminution du bruit à faible vitesse, longévité du matériel, diminution du coût de la maintenance. L’année dernière, en 2017, alors que l’entreprise commençait à mettre en service des éoliennes de plus de 4 MW de puissance, elle préparait sa communication autour de sa première architecture de recharge rapide. « Enercon propose désormais des solutions d’approvisionnement complètes en énergies renouvelables, et s’implique dans des technologies d’avenir telles que le stockage de l’énergie, la mobilité électrique et les réseaux intelligents. Notre objectif est d’apporter plus de valeur ajoutée par rapport à notre produit phare, l’énergie éolienne », confirme la plaquette de présentation de E-Charger 600. Ce chargeur a donc la vocation d’être alimenté par l’énergie produite par des éoliennes.

600 kW distribués

Quelle voiture électrique est aujourd’hui capable d’accepter 600 kW de puissance de recharge ? Concernant le E-Charger 600, ce n’est pas vraiment la question à se poser, puisque Enercon assoit sa solution de recharge pour véhicules électriques sur la future norme « High Power Charging » qui prévoit un standard ultrarapide en courant continu à 350 kW (jusqu’à 400 km d’autonomie en 10 minutes). La station serait, dans l’idéal, composée d’un conteneur et de 4 bornes chacune capable de fournir des puissances de recharge variables jusqu’à 350 kW. Pourraient alors s’aligner devant ce matériel, pour un ravitaillement des batteries en simultanée, 4 véhicules électriques très divers : 1 camion acceptant une puissance de recharge de 350 kW, un utilitaire léger (150 kW), une grosse berline (100 kW), et une compacte (50 kW). Un scénario qui mettrait d’ailleurs déjà en action une répartition intelligente de la puissance, puisque les chiffres théoriques cumulés pour les 4 engins de l’exemple dépassent de 50 kW la valeur maximale acceptable par la station. Enercon précise que la puissance est modulable par tranche de 60 kW, mais aussi que « sur un réseau sensible, un système de batteries de stockage d’énergie peut être ajouté afin de réduire sur lui l’impact des opérations de recharge ».

CHAdeMO / Combo 2 CSS

La solution de recharge imaginée par Enercon s’appuie sur les standards CHAdeMO et Combo 2 CSS. D’un poids de 7 tonnes environ et de dimensions (L x l x h) 2,50 x 2,44 x 2,90 m, le conteneur qui abrite le cœur du système donnera le meilleure de lui-même dans les conditions suivantes : une température ambiante comprise entre -35 et +35° C, une humidité de l’air qui s’inscrit dans une fourchette de 5 à 95%, et une implantation à une altitude maximale de 2.000 m. Le niveau sonore de cet équipement est inférieur à 60 dBA, fonctionnant avec une tension nominale de 400 V AC (fréquence 50/60 Hz). Jusque 4 bornes Enercon, avec option « câble refroidi », peuvent être associées au conteneur. Pour un poids individuel de 300 kg, les dimensions de leur coffrage (L x l x h) sont de 0,80 x 0,7 x 1,92 m. La longueur des câbles à connecter aux voitures électriques peut aller jusqu’à 4 m. La tension de recharge s’inscrit dans une fourchette de 200 à 920 V en courant continu. Le système s’appuie sur le protocole de communication OCPP 1.6, avec une connexion réseau GSM / 3G Modem, Ethernet. La recharge intelligente, elle, répond à la norme ISO15118.

Pour les voitures électriques d’aujourd’hui et de demain

Pour Enercon, le succès de la mobilité électrique repose sur une combinaison de prérequis technologiques essentiels : des batteries de traction qui garantissent une autonomie suffisante et se rechargent rapidement, et un réseau d’infrastructures qui leur correspond. Ainsi l’entreprise justifie-t-elle d’avoir développé son E-Charger 600 autour de la future norme HPC. « La solution de recharge rapide mise au point par Enercon répond déjà à cette norme avancée de recharge rapide, et convient dès aujourd’hui aux véhicules électriques de la prochaine génération. En outre, la solution de recharge rapide Enercon ne correspond pas à une simple consommation d’énergie mais elle peut également contribuer à la stabilité du réseau en échangeant de la puissance réactive durant les opérations de recharge. Il s’agit là d’un facteur important pour permettre le développement de telles infrastructures de recharge rapide », détaille le service de communication de l’entreprise allemande.

Tout prochainement commercialisé

L’E-Charger 600 sera tout prochainement lancé sur le marché, en commençant par l’Europe en général, et l’Allemagne en particulier. Outre-Rhin, Enercon se prépare à installer sa solution dans les stations-service et diverses collectivités. En parallèle, l’entreprise travaille à l’adaptation de son architecture à d’autres marchés internationaux.

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Clean Energy Planet installe ses vélos-stations en Suède


Clean Energy Planet installe ses vélos-stations en Suède

Pionnier de la vélo-station, Clean Energy Planet (CEP), une société fondée en 2006 qui a développé un système de verrouillage et de recharge automatique unique en Europe et adaptable à tout type de vélos électriques en libre-service, vient de remporter un beau succès en étant choisie par Scania pour lancer son nouveau dispositif de vélos électriques en libre-service. Déployé depuis le début du mois de mai sur le site de Södertälje à 30 km de Stockholm, ce service accompagnera les déplacements quotidiens de plus de 20 000 salariés du constructeur suédois de camions et d’autocar.

40 vélos électriques répartis sur 4 vélos-stations

Composée de 40 vélos électriques, la flotte est répartie sur quatre vélos-stations installées sur les principales zones du site. Chaque station est dotée de 15 attaches gérant à la fois le verrouillage et la charge des vélos. Automatisé, le système fonctionne par badge grâce à un totem permettant de prendre et de restituer les vélos. Pour les besoins pratiques du site, chaque vélo peut être pris sur une station et ramené sur n’importe qu’elle autre station.
Grâce à l’outil de supervision fourni par CEP, stations et vélos électriques sont suivis en permanence. De quoi faciliter la maintenance, le suivi statistique et l’équilibrage du parc sur les différentes stations. Ainsi, si l’opérateur constate la présence de nombreux vélos dans une station, il peut rééquilibrer la flotte de manière proactive en tenant compte des besoins à venir.

Une reconnaissance internationale pour CEP

Si Clean Energy Planet avait déjà fourni 57 stations comprenant au total 1 000 attaches et 700 vélos électriques répartis sur 35 sites dans 3 pays, le fait d’avoir été choisie par Scania pour apporter une solution de mobilité au sein de son usine phare, lui apporte une reconnaissance internationale. Cela va également conforter la bonne image de cette société implantée à Sophia Antipolis, dont les stations d’accueil et de charge ont fait leur preuve depuis près de 10 ans à Monaco ou au Luxembourg.
Pour la gérante de CEP, Céline Seckler, l’une des clés du succès de Clean Energy Planet est sa capacité à s’adapter parfaitement aux différentes contraintes de ses clients et de travailler avec leurs équipes pour que les données informatiques de chacun soient récupérées pour n’utiliser qu’une seule application, un seul badge ou tout autre moyen de reconnaissance.

Des vélos-stations qui s’insèrent dans l’offre de mobilité de Scania

Pour Scania, l’arrivée de vélos électriques dans son usine marque un retour aux sources puisque le constructeur, fondé en 1891, avait débuté ses activités par la fabrication de bicyclettes avant de s’orienter vers les véhicules lourds : camions et bus, qu’il distribue aujourd’hui dans une centaine de pays. Ces nouvelles vélos-stations vont en fait s’intégrer dans une offre de mobilité beaucoup plus large, baptisée Scania Go, qui associe plusieurs modes de transports.
Scania Go consiste à créer une solution de mobilité attrayante et efficace pour l’entreprise et pour ses salariés. Ainsi, Scania possède et opère plusieurs services de transports de passagers tels qu’une navette reliant l’usine de Södertälje au centre-ville de Stockholm ou des minibus opérant autour du site, ainsi qu’un certain nombre de véhicules internes fonctionnant comme des taxis. A cette offre multiple de solutions de mobilité est associée la révolution numérique avec MaaS (Mobility as a Service), un concept qui consiste à s’appuyer sur le digital pour faciliter l’accès aux différents services. Une application commune permet ainsi aux salariés de localiser sur leur smartphone l’ensemble des vélos électriques disponibles, mais aussi de consulter les horaires des bus et navette à leur disposition.

Une technologie qui s’adapte à bien des projets

Les vélos-stations déployées en Suède chez Scania font partie de la dernière génération des stations développées par CEP. Des stations multimodales capables d’assurer également la recharge de voitures électriques avec des puissances allant de 7 à 22 kW, le tout via un badge unique piloté par le Totem Clean Energy Planet. A la pointe de l’innovation, les solutions CEP sont adressées aux entreprises et aux collectivités qui souhaitent s’engager dans des démarches de mobilité durable comme SAP Labs qui a inauguré récemment une flotte de VTT électriques mise à la disposition de ses salariés.
Modernes, intuitives et 100% made in France, les solutions proposées par Clean Energy Planet sont susceptibles de s’adapter aux particularités de chaque projet. Elles peuvent aller de solutions manuelles « Simply » pour débuter en toute simplicité un projet de mobilité durable, jusqu’aux vélos-stations automatiques associées à des services complémentaires comme la maintenance technique et informatique des parcs, la formation sur site, le consulting et l’accompagnement de projets comprenant la recherche de subventions.

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4ème rallye des particuliers de l’AVEM, le 17 juin prochain


4ème rallye des particuliers de l’AVEM, le 17 juin prochain

Le rallye des particuliers sera reporté par manque de participants en cette période. Il se fera à l’automne 2018.

Le rallye des particuliers, organisé par l’association AVEM, présente sa 4ème édition qui se déroulera le 17 juin 2018. Le parcours s’étendra sur 121 km à travers les contrastes de couleurs du beau Massif de l’Esterel avec, nous l’espérons, des véhicules électriques de toutes marques. Le rouge de la rhyolithe, les bleus de la mer et du ciel, le vert des chênes nous sauteront aux yeux.

20 équipages au départ

Le rallye des particuliers propose à une vingtaine d’équipage, un parcours de voitures électriques au départ de Cagnes-sur-Mer. Le rendez-vous se fera près de l’hippodrome, Boulevard Kennedy, à 09h00 en face de la borne de recharge rapide (qui se trouve à l’intersection de la rue de la Foux). Pour ceux qui viendront de loin et qui auront besoin de se recharger, une borne Auto Bleue se trouve à proximité (borne rapide).

De Cagnes-sur-Mer (06) aux Adrets de l’Esterel (83)

Nous serons présents à partir de 08h30 pour vous accueillir avec un petit déjeuner d’accueil. Puis partirons tous ensemble vers le Massif de l’Esterel où des arrêts seront prévus avant de reprendre la route vers les Adrets de l’Esterel où nous déjeunerons. De plus, possibilité de recharger les véhicules qui en ont besoin aux Adrets de l’Esterel (77 km du départ jusqu’au centre-ville des Adrets).

Quizz familial

Cette année nous avons réalisé un roadbook permettant de vous guider et de vous informer du déroulé de la journée. De plus, nous vous avons préparé un questionnaire sur les différentes étapes pour rendre le rallye encore plus convivial et pour passer un bon moment de recherche en famille. Après avoir bien mangé, nous remettrons les prix aux gagnants du quizz.

Suite à la remise des prix, il y a possibilité de se balader au Mont Vinaigre pour découvrir le beau massif, à pied cette fois-ci pour ceux qui le veulent.

Réservez vos places !

Les inscriptions sont dès à présent ouvertes !

Les demandes de participation sont très forte et les places proposées sont limitées : donc n’hésitez pas trop longtemps ! De plus, les inscriptions se closent dans la semaine même/prochaine… Bonne chance !

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Des véhicules branchés primés par Automotive Science Group


Des véhicules branchés primés par Automotive Science Group

Créé en 2007 par Eco-innovations LLC, – un groupe de conseil en politique environnementale -, l’Automotive Science Group a réalisé une étude sur les voitures particulières commercialisées aux Etats-Unis, attribuant différents prix, par famille de véhicules. Pour les crossovers et SUV, les modèles distingués sont connus. Parmi les électriques et hybrides rechargeables, dans la catégorie des SUV qui comprend 372 véhicules, l’Outlander PHEV de notre adhérent Mitsubishi Motors a reçu le prix « Best 5 All-Around Performance » (meilleure performance générale), avec 4 autres engins non branchés (dont l’Outlander non rechargeable). Pour les crossovers, c’est Kia avec son Niro PHEV, mais aussi dans sa version non rechargeable, qui a été distingué.

Mitsubishi Outlander PHEV

Selon les commentaires de l’étude, le Mitsubishi Outlander PHEV surclasse de 22% le taux moyen calculé pour la catégorie des SUV. Le « Best 5 All-Around Performance » de l’Automotive Science Group est décerné aux cinq meilleures automobiles de chaque catégorie de véhicules en s’attachant aux résultats combinés obtenus pour leurs performances environnementales, économiques et sociales. Aux Etats-Unis, l’autonomie sur la seule énergie de la batterie de traction de l’Outlander PHEV est affiché à 35 kilomètres (52 km en cycle NEDC). L’engin qui est considéré comme le premier modèle hybride rechargeable à avoir été commercialisé à travers le monde a multiplié les distinctions et les premières places dans les chiffres mensuels des ventes de différents pays. Sa carrière se poursuit, après plus de 150.000 exemplaires lancés sur les routes, l’engin bénéficiant chaque année d’améliorations qui le maintiennent dans la course.

A venir

Pour 2019, on sait déjà que l’Outlander PHEV troquera son bloc 2 l à cycle Otto classique contre un moteur essence 2,4 l à cycle Atkinson. Bénéfice de l’opération ? Un couple plus élevé, un fonctionnement plus souple et un rendement global supérieur. Concernant la chaîne de propulsion, le modèle de l’an prochain bénéficiera de 10% de puissance en plus pour le générateur, le moteur électrique arrière, et la batterie de traction lithium-ion. Cette dernière va aussi gagner 15% en capacité : 13,8 kWh, contre 12 actuellement. Enfin, 2 nouveaux modes de conduite seront disponibles : Sport, pour des sensations plus directes ; Snow, afin d’évoluer plus sereinement sur routes enneigées ou glissantes.

Tesla Model X / Kia Niro PHEV

Dans les SUV, l’Automotive Science Group a également distingué le Tesla Model X comme « Best Environmental Performance ». Pour la catégorie des crossovers, c’est le Kia Niro PHEV qui a été mis à l’honneur, recevant les prix « Best 5 All-Around Performance » et « Best Environmental Performance ». ASG commente : « le Kia Niro Plug-in figure au top de la sélection pour l’indice de performance environnementale avec la plus faible empreinte carbone, en gagnant 21% sur le Tesla Model X électrique au-delà des 6,5 premières années. Lors de la projection sur l’ensemble du cycle de vie du véhicule, le Model X rattrape presque le Niro, avec une différence de seulement 4% pour la performance environnementale. Le poids est clairement un inconvénient pour le Model X, avec une différence en sa défaveur de 1.821 livres (826 kilos) par rapport au Niro PHEV ». Pour rappel, le Kia Niro hybride rechargeable est arrivé encore récemment sur le marché de l’automobile, en octobre dernier. Avec une batterie lithium-ion polymère d’une capacité de 8,9 kWh, logée sous la banquette arrière et le plancher de coffre, l’engin dispose cependant d’une autonomie réelle d’environ 40-45 km (58 km NEDC). Une version 100% électrique est annoncée pour le second semestre de cette année 2018.

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1 million de véhicules branchés + 100.000 bornes de recharge pour 2022


1 million de véhicules branchés + 100.000 bornes de recharge pour 2022

Un million de voitures électriques et hybrides rechargeables, et 100.000 bornes pour les ravitailler en énergie, voilà un des objectifs pour 2022 du « Contrat stratégique de la filière automobile » que le gouvernement a signé mardi dernier, 22 mai 2018, avec les industriels concernés, en particulier les présidents des principales entreprises du monde de l’automobile. Ce scénario s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique et écologique. Trois autres « projets structurants », avec des connexions entre eux 4, étaient au programme du comité, également repris dans le document et validés par les partenaires : Créer l’écosystème du véhicule autonome et expérimenter à grande échelle, pour offrir de nouveaux services de mobilité ; Anticiper l’évolution des besoins en compétence et emplois ; Renforcer la compétitivité de la filière automobile.

Mobilité durable

Ce sont plus particulièrement 9 points à retenir au sujet de la mobilité durable qui ont été admis par tous les signataires de la feuille de route 2018-2022, validé sous la forme d’un contrat stratégique avec la filière automobile. Les voici :
« Multiplication par cinq d’ici 2022 des ventes de véhicules électriques et mise en place d’une borne publique pour dix véhicules vendus ». Un observatoire sera mis en place en parallèle pour assurer « le suivi de ces engagements, dans une approche d’évaluation 360° intégrant l’ensemble des éléments de l’écosystème ».
« Développement d’une application à destination des consommateurs d’ici septembre 2019 pour leur fournir toutes les informations utiles sur les dispositifs de soutien aux acheteurs de véhicules électriques, sur la disponibilité des infrastructures de recharge et services utiles aux propriétaires de véhicules électriques ».
« Lancement de travaux avec les collectivités et les constructeurs pour promouvoir l’installation à la demande de bornes dans l’espace public, à proximité des lieux d’habitation des usagers lors de l’achat d’un véhicule électrique ».
« Fixation de la trajectoire du bonus/malus jusqu’en 2022 dans le cadre de la loi de finances 2019 ».
« Evolution du cadre juridique d’ici fin 2019 pour faciliter l’installation de bornes de recharge dans les copropriétés (‘droit à la prise’) ».
« Suivi des résultats de R&D pour une nouvelle génération de batteries de quatrième génération ‘tout solide, à très haute performance’, d’ici 2023 ».
« Mise sur le marché de véhicules industriels électriques à partir de 2020 ».
« Finalisation et mise en œuvre d’ici fin 2018 d’un engagement volontaire sur le recyclage des plastiques utilisés dans l’automobile, et mise en place d’un suivi annuel ».
« Mise en place dès 2018 d’un suivi de la mise en œuvre du dispositif de collecte et de traitement des VHU dans les territoires d’outre-mer ».

X5 ?

Pour soutenir l’argumentation développée par le contrat stratégique, quelques chiffres, parmi lesquels : 7,4 millions de véhicules fabriqués dans le monde en 2017 par des constructeurs français, 42.789 véhicules électrifiés (VE+VHR) immatriculés dans l’Hexagone la même année, 168.443 véhicules électriques et hybrides rechargeables en circulation au 30 avril 2018. Le chiffre de 139.070 véhicules électriques est également avancé. L’objectif annoncé est de « multiplier par cinq d’ici fin 2022 les ventes de véhicules 100% électrique ». Il manque cependant une définition de « véhicules électriques » dans le contexte du contrat stratégique signé. De quoi parle-t-on ? Des voitures particulières électriques seulement (environ 25.000 immatriculées en 2017) ? Des utilitaires électriques aussi (6.000) ? Des camions, autocars et bus également ? Quid des électriques à piles hydrogène ? On pourrait imaginer aussi tous les véhicules électriques à immatriculer en préfecture, dont les motos et scooters font partie. Et pourquoi pas les hybrides rechargeables, comme on va le voir dans le paragraphe suivant ? Une imprécision de termes que l’on retrouve aussi dans l’expression « véhicules électrifiés » qui, pour les signataires du contrat stratégique ne représentent que les véhicules électrique et hybrides rechargeables et non les hybrides simples. Là, heureusement, c’est précisé ! Pour ceux qui ne connaissent que peu l’univers de la mobilité durable, y compris parmi les professionnels de l’information et des médias, il y a de quoi s’y perdre !

100.000 bornes

Du flou également concernant les stations de ravitaillement en électricité. Il est indiqué « une borne de recharge pour dix véhicules en circulation », mais aussi « une borne publique pour dix véhicules vendus », ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Quoi qu’il en soit, pour ce matériel, on peut s’en tenir au nombre de 100.000 unités indiqué explicitement. Mais il est supposé représenter 1 borne pour 10 véhicules électriques, soit 1 millions de véhicules électriques pour 2022, mais plus loin on apprend que cet objectif de 1 million mêle les électriques et les hybrides rechargeables. Des imprécisions involontaires qui offriront cependant et éventuellement la possibilité d’ajuster les résultats le moment venu ! Toujours est-il que cette feuille de route a le mérite d’imprimer une dynamique que l’on pourra ou non juger ambitieuse. Elle l’est si l’on se réfère à la progression entre les exercices 2016 et 2017 des immatriculations de voitures particulières électriques neuves qui a été inférieure à 15%. Un peu moins enthousiasmante, si l’on aligne les imprécisions qui touchent aussi les bornes. Ces dernières ne sont pas comme de simples pompes à carburant que l’on installe dans une station-service. Avec un objectif aussi élevé de 100.000 unités (au fait, bornes ou points de recharge ?), la tentation sera sans doute grande de placer principalement, – si ce n’est exclusivement -, des bornes accélérées ou lentes, alors que la mobilité électrique souffre du manque de recharge rapide nécessaire à près de la moitié du parc des voitures particulières électriques pour enchaîner les centaines de kilomètres dans une journée.

Les signataires

Ont participé au comité stratégique de la filière automobile, à Bercy, le 22 mai dernier : Bruno Le Maire, – ministre de l’Economie et des Finances -, Nicolas Hulot, – ministre d’Etat et ministre de la Transition écologique et solidaire -, Elisabeth Borne, – ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports -, et Luc Chatel, président de la Plateforme automobile, filière Automobile & Mobilités, ainsi que les présidents des principales entreprises de la filière automobile. Ce que l’on peut espérer, c’est qu’au-delà des chiffres et des objectifs, le développement de la mobilité électrique poursuive une route cohérente et des plus vertueuses pour l’environnement et la santé publique.