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Et si les bornes Autolib’ étaient reprises par Belib’ ?


Et si les bornes Autolib’ étaient reprises par Belib’ ?

« Savez-vous si les particuliers propriétaires de voitures électriques vont pouvoir recharger leurs véhicules dans des conditions tarifaires identiques à celles offertes par Autolib’ ? Je lis dans la presse que c’est Belib’ qui pourrait reprendre les bornes Autolib’, ce qui pourrait signifier une hausse si importante des tarifs qu’elle dissuaderait un bon nombre de personnes à délaisser leurs véhicules thermiques pour des électriques », nous écrit un de nos lecteurs qui s’inquiète de la situation et lance ainsi un véritable pavé dans la mare !

3h30 de recharge Autolib’

Notre lecteur indique qu’avec les bornes de recharge Autolib’, il a besoin de brancher sa voiture pendant 3h30 pour retrouver une centaine de kilomètres d’autonomie. Ce qui lui coûte 8,50 euros. Sur le site www.autolib.eu figure encore à l’heure où nous écrivons cet article le barème pour la recharge des particuliers. En dehors des frais d’inscription et de réservation, selon les tarifs de jour en vigueur depuis le 1er février 2017, la première heure est facturée 1 euro, puis 3 euros chacune des heures suivantes. Rien n’indique si l’heure entamée de recharge est intégralement facturée. Dans ce cas, il en coûterait : 1 + (3 x 3) euros = 10 euros. S’il y a un système de prorata par tranche (5, 15 ou 30 minutes), on arrive bien à 8,50 euros.

3h30 de recharge Belib’

« Avec la tarification Belib’, la même recharge coûte 41 euros, ce qui représente une augmentation de 380%. Pour une personne comme moi qui parcourt en moyenne 100 kilomètres par semaine, mon budget annuel de recharge pourrait donc passer de 442 à 2.130 euros », poursuit notre lecteur. En utilisant une borne 3 kW de jour (C’est gratuit entre 20 et 8 heures) : la première heure est facturée 1 euro, et ensuite 4 euros toutes les 15 minutes. Soit, pour 3h30 : 1 + (10 x 4) = 41 euros. Pour ceux qui ne pourraient pas recharger la nuit leurs véhicules électriques n’acceptant pas la recharge accélérée ni rapide, la facture serait effectivement salée si les bornes Autolib’ étaient reprises par Belib’ qui les mettrait à disposition selon sa propre grille tarifaire actuelle.

Les bornes Autolib’ peuvent-elles être reprises par Belib’ ?

Que dit-on du côté de la mairie de Paris ? Que les bornes de recharge électrique Autolib’ seront « accessibles aux Parisiens et aux Franciliens pour la recharge de leur véhicule personnel », sans autres précisions sur la gestion des stations, et que cette mise à disposition sera effective « au début de l’année 2019 ». Et du côté d’Autolib’ ? Qu’aucun service ne va prendre le relais et que les stations vont progressivement être fermées entre le 2 et le 31 juillet 2018. On envisage de suite qu’entre juillet 2018 et le début de l’année 2019, il existe un risque sérieux de problème majeur pour recharger une voiture électrique personnelle. Si les bornes Autolib’ sont réellement inaccessibles sur une telle période, le recours à celles de Belib’ semble être l’alternative… dans certains cas très coûteuse. Mais ce réseau semble trop peu développé pour absorber les besoins. Le flou est donc total à ce jour, et notre lecteur a raison d’avoir des craintes pour sa propre situation, mais aussi pour le développement du scénario qui prévoit le remplacement des véhicules les plus polluants par des modèles électriques. La balle est donc dans le camp de la mairie de Paris !

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Ille-et-Vilaine : Un rallye électrique pour les journées du patrimoine


Ille-et-Vilaine : Un rallye électrique pour les journées du patrimoine

Un excellent moyen pour promouvoir et accompagner le déploiement d’un réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables est de communiquer largement sur son actualité, et en particulier auprès de ceux qui en seront les meilleurs ambassadeurs : les électromobiliens du territoire. Cela, le SDE35, – le syndicat de l’énergie départemental d’Ille-et-Vilaine -, l’a bien compris, en adressant aux abonnés de son réseau Béa une lettre régulière d’informations. Dans celle qui vient d’être expédiée, on apprend en particulier que l’organisme va proposer pour le 15 septembre prochain un rallye en voitures électriques dans le cadre des journées du patrimoine. Autre bonne nouvelle : le maintien de la gratuité d’accès aux bornes de recharge jusqu’à la mise en place de la tarification régionale en 2019.

Electric Tour 35

« Pour changer le regard sur la voiture électrique, nous organisons dans le cadre des prochaines journées du patrimoine le premier ‘Electric Tour 35’. Rendez-vous le 15 septembre prochain pour découvrir, sans polluer, le patrimoine d’Ille-et-Vilaine », peut-on lire dans l’édito de la newsletter de juin 2018 émise par le SDE35 aux couleurs du réseau de bornes de recharge Béa. Pas beaucoup plus d’informations dans le corps du document, et pas encore la possibilité de s’inscrire. Juste que la boucle à parcourir devrait s’étendre sur 140 kilomètres, « avec des étapes sur des lieux culturels ou patrimoniaux afin de découvrir les charmes de notre département, tout en faisant la promotion de la mobilité électrique », promet le SDE35. Ce dernier indique que l’événement puise sa source dans le Breizh Electric Tour porté l’année dernière par les 4 syndicats d’énergie de la Bretagne administrative.

Un réseau qui se dynamise

Le SDE35 indique dans son document électronique que 10.000 recharges ont été effectuées depuis janvier. En mai dernier, la moyenne par borne, pour ce réseau qui en comptera 103 fin 2018, était de 25 recharges avec d’importantes disparités, comme on l’imagine. Le Top 3 pour le même mois : Saint-Malo parking Saint-Vincent (124 recharges), Dinard Les Halles (87), et Saint-Malo parking Résistance (74). Aux 2 nouvelles bornes mises en service récemment, – Les Portes-du-Coglais (accélérée) et Maen Roch (rapide), s’ajoute la reprise prochaine au sein du réseau Béa de 12 stations qui dépendaient de la métropole de Rennes avec mise à niveau ou remplacement du matériel. Ce sont 5 bornes accélérées à Rennes + 5 autres à Acigné, Betton, Bruz, Cesson-Sevigné et Mordelles, ainsi que 2 rapides à Cesson-Sevigné et Montgermont.

Rennes en ZCR

A partir du 1er octobre 2018, circuler dans Rennes intra-rocade lors des pics de pollution nécessitera d’avoir apposé sur le pare-brise de son véhicule la fameuse vignette Crit’Air. Des zones de circulation restreinte pourront alors être définies, interdisant l’accès aux engins pointés comme les plus polluants. Les voitures électriques, elles, ne seront pas interdites de circulation.

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30 scooters électriques RedE pour Sushi Shop


30 scooters électriques RedE pour Sushi Shop

Jeune entreprise fondée en 2015 par Valentin Dillenschneider et Etienne Mao avec pour objectif la commercialisation de scooters électriques conçus par ses propres soins à destination des professionnels de la livraison (marchandises et alimentaire), notre adhérent RedE se montre particulièrement dynamique et le fait comprendre à travers la richesse de sa communication (presse, lettres d’informations et articles publiés sur son site). La startup annonce ce jour, jeudi 28 juin 2018, l’acquisition de 30 exemplaires de son engin branché par Sushi Shop, le spécialiste du sushi premium.

Livraison durable

Est-il utile de préciser que la restauration livrée est en pleine explosion dans les grandes villes ? Là où se mettent progressivement en place des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants. Longtemps plus ou moins volontairement oubliés par les pouvoirs publics, les scooters sont aujourd’hui en ligne de mire. Ils figurent désormais parmi les engins dont, lorsqu’ils ont déjà quelques années, on ressent le plus les émissions de polluants après leur passage, sans compter une empreinte carbone déplorable. « Aujourd’hui, l’Ile-de-France compte, uniquement pour les livraisons, près de 10.000 scooters essence qui rejettent 15.000 tonnes de CO2 par an, ce qui correspond, en moyenne, aux émissions de 30.000 véhicules diesel », confirme RedE.

Anticiper

Voilà pourquoi les professionnels de la livraison ont tout intérêt à anticiper et à opter pour des scooters électriques desquels il est possible désormais d’obtenir des autonomies illimitées lorsqu’ils sont conçus pour un échange rapide de la batterie vidée d’énergie contre une autre rechargée. C’est justement l’une des forces des scooters RedE d’être équipés d’un pack amovible qui dote déjà l’engin d’une autonomie de 60 kilomètres environ en alimentant un moteur électrique Bosch sans entretien. En outre, les aides en vigueur à l’achat d’un modèle branché sont actuellement très intéressantes. Il y a déjà le bonus gouvernemental qui s’applique, entre autres, aux deux-roues produits par RedE, et qui peut s’élever jusqu’à 27% du montant TTC du prix du scooter. S’y ajoute, pour les PME franciliennes de moins de 50 salariés et d’un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros l’aide à l’achat accordée par la région Ile-de-France. Le cumul des 2 enveloppes s’élève alors potentiellement à plusieurs milliers d’euros.

L’électrique moins cher que l’essence

« Alors que la livraison à domicile poursuit une croissance effrénée, nous nous sommes lancés sur ce segment en analysant scrupuleusement les besoins professionnels de la livraison et en anticipant la tendance de la livraison propre : de nombreux clients finaux et enseignes s’engagent pour une livraison et une logistique verte et vertueuse dont bénéficient tous les acteurs de la chaîne. Nous sommes très fiers d’avoir convaincus un partenaire tel que Sushi Shop du bien fondé de notre innovation. Et très heureux que la région Ile-de-France soutienne les professionnels dans le renouvellement de leur parc de scooters, pour réduire leur impact environnemental. Grâce à la subvention Ile-de-France, un scooter électrique est moins cher à l’achat qu’un scooter thermique, le professionnel amortit son achat dès les premiers kilomètres tout en protégeant la planète ! », confirme Valentin Dillenschneider.

Après une période d’essai

Sushi Shop, comme d’autres enseignes de restauration livrée, a déjà testé différents modèles de scooters électriques. Dont celui produit par RedE, que le spécialiste du sushi premium a eu à l’essai en 3 exemplaires avant de signer une commande ferme pour 30 unités. Il s’agit désormais d’afficher avec des engins branchés une image plus vertueuse au sujet de l’environnement et de la santé publique : un point sur lequel les clients sont de plus en plus attentifs. Puissance, robustesse et respect de l’environnement : voilà ce que propose RedE aux professionnels qui souhaitent faire bénéficier à leur clientèle d’un nouveau niveau de service. Cofondateur de Sushi Shop, Hervé Louis, commente l’acquisition de cette nouvelle flotte électrique : « En tant qu’entreprise responsable, nous nous devons de développer de nouveaux standards pour réduire notre impact écologique et améliorer notre service client. Le scooter RedE présente de nombreux avantages : 100% propre, il offre à nos livreurs autonomie et confort, tout en étant plus économique qu’un scooter thermique ! Son moteur ultrasilencieux est un vrai plus, tant pour nos livreurs que pour nos clients, qui apprécient la qualité premium de Sushi Shop, que l’on retrouve jusque dans notre manière de livrer ! ».

Petit historique

Créé en 1998 par deux entrepreneurs français, – Grégory Marciano et Hervé Louis -, Sushi Shop se positionne aujourd’hui en leader européen de la création et de la livraison de sushis d’inspiration japonaise et californienne. L’équipe dirigeante s’est étoffée en 2016 avec l’arrivée d’Adrien de Schompré, alors que l’enseigne prenait un virage pour son développement : la franchise. Selon les chiffres de début 2017, Sushi Shop comptait déjà 89 points de vente en France et 31 à l’international, avec une représentation dans 12 pays : France, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis. « En quête permanente de créativité et d’innovation produits, la marque s’est notamment fait connaître à travers les différentes collaborations avec des chefs reconnus tels que Cyril Lignac (2011), Jean-François Piège (2012), Thierry Marx (2013), Joël Robuchon (2014), Kei Kobayashi (2017) et Anne-Sophie Pic (2018). Dans le même temps, Sushi Shop a toujours fait preuve de créativité artistique par le biais de partenariats avec des artistes renommés (Kenzo, Lenny Kravitz, Kate Moss, Craig & Karl, Scott Campbell, Jean André) et de jeunes designers ou illustrateurs (Fernando Togni, Chris Labrooy, Tyrsa, PaperMint) », souligne le communiqué de presse commun à RedE et Sushi Shop.

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Lime arrive à Paris avec des trottinettes électriques en free floating


Lime arrive à Paris avec des trottinettes électriques en free floating

Lime est un opérateur américain de location libre-service free floating de vélos et trottinettes électriques. Particulièrement représentée dans les états de Californie et du Massachussetts, l’entreprise équipe outre-Atlantique plus de 75 villes, parmi lesquelles Honolulu, Chicago, Miami, Reno, Chelsea, Columbus, Seattle, Dallas, Denver, San Francisco, Los Angeles et Oakland. Lime a déjà mis les pieds çà et là en Europe. Ainsi à Zurich, en Suisse, mais aussi en Allemagne à Berlin, Brême et Francfort. Depuis vendredi 22 juin 2018, le service serait opérationnel à Paris, selon le communiqué de Lime. On regrettera dans ce cas 2 absences : celle de la mise à jour de la carte des implantations sur son site Web, et au moins d’une page dédiée à la France ou en tout cas francophone.

Mobilité douce

Avec le tout récent coup de théâtre autour du service Autolib’, on s’attend désormais à ce que la mobilité durable, douce et/ou électrique prenne des visages et des couleurs très différents. Les trottinettes, à batterie de traction ou non, sont dans les rues de Paris depuis des années déjà, remplaçant ou complétant les trajets effectués en transport en commun dans lesquels elles savent se faire toutes petites à l’occasion. On s’attendait à ce qu’un opérateur propose dans la Capitale un service de location en free floating avec ces engins, mais rien ne semblait trop s’annonçait. Est-ce parce que Paris a une mauvaise image auprès des opérateurs, celle d’une ville ou les véhicules subissent vols et dégradations à répétition, plus que dans nombre d’autres grandes zones urbaines à travers le monde ?

Solution Lime

Lime semble en tout cas avoir résolu ces problèmes en récupérant chaque soir à partir d’une certaine heure toutes les trottinettes, afin de les entretenir, d’en recharger les batteries, de mettre les engins à l’abri aux heures de fermeture du service (à partir de 21 heures), et de les redistribuer le lendemain selon la carte des points de dépôt les plus exploités. « Avec les problèmes récurrents de vandalisme sur les Vélib’ en permanence exposés dans leurs stations et la volonté de la maire de Paris Anne Hidalgo de pousser le développement d’alternatives en transports vertueux, la Capitale offre un territoire idéal à l’installation du service de mobilité intelligente de Lime », assure l’entreprise américaine sur son site Web. Communiquant pas mal sur les vertus environnementales de sa solution, notamment en s’inscrivant « dans l’économie du partage », elle ne semble cependant pas avoir indiqué si les utilitaires qui assureront le ramassage et la livraison des centaines de trottinettes Lime-S sont ou seront électriques ou alimentés avec une quelconque énergie alternative.

Clichés

Pour inaugurer son service, Lime en appelle aux indémodables clichés : « Emballez les baguettes et enfilez votre plus belle marinière : Lime lance sa flotte de trottinettes électriques sans stations à Paris ». Pour utiliser le service, il est nécessaire d’avoir 18 ans au minimum et de disposer d’un smartphone pour télécharger l’application qui débloque, contre 1 euro par exemplaire, les Lime-S. Jusqu’à la restitution de l’engin, chaque minute est facturée 0,15 euro. Pour comparaison, les scooters électriques de Cityscoot, également en location libre-service free floating dans Paris, coûte 0,28 euro la minute, et même 0,20 euro en achetant le pack CityRider 500 (500 minutes). Si une trottinette est souvent incontournable pour certains déplacements, avec d’autres, la relativement faible différence de coût de location à la minute fera préférer l’engin le plus confortable. Sauf à s’arrêter aux arguments d’Arthur-Louis Jacquier, directeur des opérations de Lime pour la France : « Ce que nous proposons, c’est une solution de mobilité intelligente qui a manqué ici à Paris. Nos trottinettes électriques offrent une expérience de conduite à la fois plus agréable et plus pratique que tout autre mode de transport urbain ».

Une implantation progressive

« Notre équipe recrutée sur place a travaillé main dans la main avec les représentants de la ville, y compris les autorités en charge des transports, pour assurer une introduction sans heurt auprès des cyclistes parisiens et des dizaines de millions de touristes annuels de ‘La Ville Lumière’ », rapporte Lime. Les trottinettes électriques Lime-S seront d’abord déployées dans la zone du noyau de la Capitale, avant de se développer rapidement à l’ensemble de la ville. « Nous sommes impatients de servir la magnifique capitale historique de la France et d’améliorer le transport du premier et du dernier kilomètre à travers l’Europe ! », commente Lime.

32 kilomètres

Les trottinettes électriques Lime-S disposent d’une autonomie moyenne d’environ 32 kilomètres. Les engins équipés d’un moteur de 250 W bénéficient d’une vitesse maximale de 24 km/h. Invitant les utilisateurs à la prudence d’utilisation et au respect du code de la route, Lime explique sur une courte vidéo de 60 secondes les 8 étapes à respecter pour exploiter son service : Déverrouiller une trottinette avec l’application dédiée ; Enfiler un casque de protection ; Monter sur la plateforme de la trottinette et pousser en avant pour amorcer le mouvement ; Appuyer sur la gâchette d’accélération ; Utiliser la poignée au guidon pour freiner ; Déposer en fin d’usage la Lime-S « en toute sécurité » ; Verrouiller l’engin et arrêter la location avec l’application. Et la 8e étape !? « Souriez ! », invite Lime.

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Pikes PEAK : pari gagné pour Volkswagen


Pikes PEAK : pari gagné pour Volkswagen

Pari gagné pour Volkswagen qui, plus de 30 ans après une première tentative, repartait ce dimanche à l’assaut de la Course vers les nuages, la plus célèbre course de côte au monde qui se dispute tous les ans, depuis 1916, dans le Colorado sur les 19,99 km de la montée de Pikes Peak, avec des passages à 11% et 156 virages à négocier. Une tentative avec un prototype 100% électrique : l’ID. R Pikes Peak conçu et développé en un temps record.
Au départ, l’objectif affiché se limitait à gagner la course dans la catégorie des véhicules électriques. Le constructeur allemand a fait bien mieux puisque l’ID. R Pikes Peak conduite par Romain Dumas a non seulement remporté le classement toutes catégories, mais a surtout pulvérisé le record absolu de l’épreuve détenu depuis 2013 par Sébastien Loeb sur une Peugeot 208 Turbo 16. Son chrono de 8’13’’878 semblait inaccessible mais Romain Dumas l’a littéralement balayé avec le temps incroyable de 7’57’’148.

Une course stressante

Si au vu du chrono réalisé la victoire a pu paraître facile, il n’en a rien été et la course a même été particulièrement stressante. Dans leur montée vers le sommet de Pikes Peak, les pilotes sont souvent tributaires de la météo. Quand, depuis le départ, ils distinguent le haut de la montagne à 4 303 mètres d’altitude, la course de présente alors sous les meilleurs auspices. Mais quand le brouillard s’en mêle, cela devient une autre histoire et c’est ce qui s’est produit pour Romain Dumas. Le pilote français dû tout d’abord attendre de longues minutes que la route se libère pour prendre le départ.
La chute d’un concurrent motard et la crise cardiaque d’un spectateur ont en effet provoqué, juste avant son départ, une interruption de 40 minutes le temps que l’ambulance puisse redescendre par l’unique route menant à Pikes Peak. Durant ce laps de temps, les nuages ont gagné du terrain sur une partie du parcours. Ainsi, si Romain Dumas s’est régalé sur le début de course : « ayant l’impression de conduire un proto LMP 1 du Mans…mais entre les arbres », il connut beaucoup plus de difficultés dans le second secteur, frisant même parfois la sortie de route dans une épingle à gauche. Heureusement, le soleil étant revenu, il put de nouveau accélérer à fond sur la troisième portion, au bord des précipices et sans rails de sécurité. Une prise de risque maximale pour Romain Dumas qui avoua que cela avait été la course la plus stressante de sa carrière.

Le triomphe de l’électrique

Le succès de l’ID. R Pikes Peak consacre aussi le triomphe de l’électrique dans cette épreuve. La voiture a tout d’abord su tirer parti, par rapport à celles équipées d’un moteur thermique, de l’avantage de l’électrique en altitude où le moteur ne souffre pas dans ses performances de la raréfaction de l’oxygène. Mais il faut dire que le prototype conçu par Volkswagen, répond parfaitement aux contraintes de cette course avec un poids minimal (1 100 kilos) associé à une poussée et une puissance maximale.
Equipé de deux moteurs capables de générer 680 ch (500 kW) de puissance, avec un couple de 650 Nm, l’ID. R Pikes Peak est en mesure de passer de 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, de quoi surpasser les Formule 1 et les Formule E. Des Formule E qui bénéficieront l’an prochain des technologies développées pour cette course, aussi bien en termes de motorisation que de cellules du pack de batteries utilisées pour alimenter les moteurs. Des cellules qui ont été optimisées, non pas pour rechercher la plus grande autonomie possible, mais pour délivrer une puissance utile maximale.

Le talent et l’expérience du pilote

L’apport de Romain Dumas fut également un élément décisif dans la victoire de Volkswagen dans le Colorado. En le choisissant, la firme de Wolfsburg savait qu’elle pourrait s’appuyer sur un pilote talentueux doté d’une grande expérience. Un talent qui s’est manifesté dans le championnat du monde d’endurance, remporté en 2016, mais aussi aux 24 Heures du Mans où le pilote français s’est imposé à deux reprises. L’expérience de Romain Dumas fut surtout utile sur la montée de Pikes Peak dont il connait les moindres recoins et où il fut désormais victorieux à quatre reprises.
Même si le résultat a largement dépassé ses attentes et qu’il ne s’attendait pas à pulvériser le record de Sébastien Loeb, Romain Dumas pressentait qu’une voiture électrique pourrait lui permettre de battre ce record sur lequel il butait depuis plusieurs années. C’est pourquoi il n’a pas hésité à se lancer dans ce défi proposé par Volkswagen qui, de son propre aveu, lui a fourni la voiture la plus impressionnante qu’il n’ait jamais eu à conduire en compétition. Une voiture qui lui a également permis d’apprendre énormément au cours de ce projet car la propulsion électrique change beaucoup de choses.

Une équipe au diapason

Romain Dumas a particulièrement apprécié de participer à cette aventure que la collaboration avec l’équipe de Volkswagen a été particulièrement satisfaisante. Pourtant le challenge était rude car entre l’annonce du projet et la course du 24 juin, il ne sest écoulé que 250 jours. Un délai d’autant plus court qu’il s’agissait de mettre en œuvre une technologie de propulsion 100% électrique particulièrement innovante, tandis que les batteries, l’aérodynamique et le châssis devaient obéir à des contraintes spécifiques.
Selon Sven Smeets, le Directeur de Volkswagen Motorsport, l’ID. R Pikes Peak est sans conteste le véhicule le plus innovant et le plus complexe jamais mis au point par sa structure. Pour lui : « Au départ, cette aventure s’annonçait même utopique, à commencer par l’établissement d’un nouveau record en si peu de temps, mais notre équipe y est parvenue grâce à sa passion et à sa détermination ». Une équipe qui a su aussi faire confiance et s’adapter parfaitement aux différentes demandes de Romain Dumas pour faire évoluer la voiture en fonction de son pilotage. Une stratégie qui s’est révélée totalement gagnante.

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Prix Auto Environnement Maaf 2018 : Kia Optima, Nissan Leaf et e-NV200


Prix Auto Environnement Maaf 2018 : Kia Optima, Nissan Leaf et e-NV200

Depuis 2005, Maaf Assurances distingue les voitures les plus vertueuses disponibles sur le marché français. En 2018, 11 journalistes, parmi lesquels des signatures bien connues dans la presse automobile (Christophe Bourroux – RTL, Jean-Luc Moreau – RMC et L’Argus Ecologique, Pascal Pennec – Auto Plus), ont établi une sélection pour 6 catégories : mini-citadines, citadines polyvalentes, compactes, familiales et routières, SUV et monospaces, utilitaires. Les Kia Optima SW hybride rechargeable (Familiales et routières), Nissan Leaf (Compactes) et e-NV200 (Utilitaires) ont été primés.

Prix Auto Environnement Maaf

Directeur général de Maaf Assurances, Stéphane Duroule présente ainsi le « Prix Auto Environnement Maaf », repris dans un communiqué de presse émis le 22 juin par Kia Motors France : « Chaque année nous récompensons les constructeurs qui ont su marier la performance technologique à la protection de l’environnement. Une fois de plus, l’édition 2018 du Prix Auto Environnement Maaf montre que cela est possible. Et nous récompensons aujourd’hui les efforts des constructeurs qui réinventent chaque jour l’automobile. Chez Maaf, nous sommes fiers de mettre en lumière les progrès en matière de motorisation et les innovations pour limiter l’impact environnemental, et de le promouvoir auprès de nos sociétaires et clients ».

Kia Optima SW hybride rechargeable

C’est face à une concurrence essentiellement allemande particulièrement représentée sur le marché des hybrides rechargeables, que le Kia Optima SW, – c’est à dire la version break de ce modèle -, a tiré son épingle du jeu. Ce n’est bien entendu pas le design qui a décidé le jury, mais les chiffres NEDC de la consommation (1,4 litres aux 100 kilomètres), des émissions de CO2 (33 g/km), et de l’autonomie 100% électrique (62 km). Pour rappel, le groupe propulseur de la Kia Optima SW hybride rechargeable est composé d’un bloc thermique 4 cylindres 2 l essence à injection directe qui développe une puissance de 156 chevaux pour un couple de 189 Nm, et d’un moteur électrique de 50 kW alimenté par une batterie lithium-ion polymère d’une capacité de 11,26 kWh. Cette architecture développe au total 205 ch à 6.000 tr/min., pour un couple de 375 Nm dès 2.330 tr/min. « La puissance est transmise aux roues avant par le biais d’une transmission automatique à six rapports, le moteur électrique monté sur cette dernière remplaçant le traditionnel convertisseur de couple », souligne Kia Motors France.

Commentaire de Kia Motors France

Marc Hedrich est le directeur général de Kia Motors France. Il a ainsi commenté le prix attribuée par le jury au break Optima SW hybride rechargeable : « Nous sommes particulièrement fiers de recevoir cette distinction, car elle nous vient d’un acteur majeur de l’assurance qui a su, dès le début des années 2000, encourager et récompenser les initiatives du secteur automobile visant à préserver l’environnement. Après notre Soul 100% électrique en 2015, c’est désormais un deuxième véhicule de notre gamme Eco Dynamics qui reçoit cette prestigieuse récompense de la Maaf. 12% de nos clients choisissent un modèle issu de notre gamme Eco Dynamics, qui couvre l’électrique, l’hybride rechargeable et l’hybride. Cette nouvelle récompense conforte leur choix mais aussi celui de la Maaf qui, très tôt, a cru dans le développement de ces technologies alternatives ».

Nissan Leaf 2

Ce n’est pas la première fois que la Nissan Leaf est distinguée par La Maaf avec le « Prix Auto Environnement Maaf ». En 2011 et 2013 déjà ! Mais en 2018, il s’agit de la toute nouvelle version dotée d’une carrosserie aux lignes plus classiques et anonymes et d’une batterie lithium-ion de 40 kWh de capacité. Le pack anime un moteur électrique de 110 kW. Selon la norme NEDC, la Leaf 2.0 disposerait d’une autonomie de 378 kilomètres. Il vaudra mieux compter en moyenne sur 300 km réels. Disponible depuis quelques mois en France, elle compte deux principales innovations technologiques. La première, – ProPilot -, amène la compacte un peu plus sur le terrain de la mobilité autonome avec un régulateur adaptatif, le maintien dans sa file de circulation, et l’évolution dans les bouchons en se calant sur le véhicule qui précède. Le tout activable par un seul bouton. Sa fonction ProPilot Park permet de laisser la voiture se garer seule dans un emplacement sélectionné sur l’écran central. Deuxième nouveauté majeure apportée à la conduite avec la Leaf 2.0, le dispositif e-Pedal qui permet de ralentir la voiture jusqu’à l’arrêt, en levant seulement le pied de l’accélérateur, sans toucher la pédale des freins.

Nissan e-NV200

Dans la catégorie des utilitaires, le « Prix Auto Environnement Maaf » a lancé sous les feux des projecteurs le Nissan e-NV200. Lui aussi est un habitué de l’événement, déjà distingué en 2015. Si sa ligne n’a pas évolué, il dispose en revanche, comme la Leaf, d’une batterie de plus forte capacité, portée à 40 kWh. Une autonomie qui devient très intéressante à l’échelle des artisans, associée à la recharge rapide CHAdeMO de série. Pour rappel, la version fourgon du e-NV200 offre un volume exploitable de 4,2 m3, – un record dans sa catégorie. Avec 770 kg de charge utile, l’engin est capable d’embarquer 2 europalettes.

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Le Vendée énergie Tour, le Révéo, et la Green Expedition sur France 3


Le Vendée énergie Tour, le Révéo, et la Green Expedition sur France 3

Pascal Houssard en sa qualité d’organisateur du Vendée énergie Tour pour le SyDEV où il est directeur général adjoint, Bruno Ricordeau qui a monté The Green Expedition en Argentine au sein d’Atypik Travel Organisation dont il est le dirigeant, Robert Morandeira comme électromobilien éclairé et promoteur de la mobilité branchée à travers plusieurs événements orchestrés par son association L’Ame66 : France 3 Pays de la Loire a donné la parole à 3 de nos adhérents particulièrement engagés. Retour sur l’émission 9h50 Le Matin du mardi 19 juin 2018 placée sous le signe « des économies d’énergie », et ponctuée de séquences autour de « la mobilité alternative ».

Green Expedition 2020

La première bonne nouvelle que l’on apprend dès les premières secondes de l’émission, c’est qu’une deuxième édition de la Green Expedition est programmée du 6 au 25 avril 2020. De quoi laisser le temps à tout électromobilien intéressé de préparer sa participation, en particulier ceux qui ont déjà été conquis par l’éco-raid de cette année, dont nous avons publié les comptes-rendus (étapes 1 à 5, étapes 6 à 10, étapes 11 à 15, étapes 16 à 19 ces dernières semaines. Laurence Thouin, responsable de la communication et de la presse pour ce rallye, – sur place pendant tout le parcours -, a su transmettre toute la magie de l’aventure. Les films montés par l’équipe France 3 de l’émission 9h50 Le Matin sont encore plus parlants !

VET

Ivan, journaliste de la rédaction de France 3 Pays de la Loire, avait fait le déplacement à La Roche-sur-Yon, en Vendée, pour rencontrer Pascal Houssard alors affairé à l’organisation du Vendée énergie Tour. « Pas de voitures électriques sans possibilité de les recharger », annonce-t-il immédiatement en présentant le rôle du SyDEV dans le développement d’un réseau de bornes mis en avant depuis plusieurs années par des rallyes touristiques et de découverte. Devant la caméra, le directeur de l’établissement souligne les effets bénéfiques sur le territoire de l’action du syndicat vendéen de l’énergie : des ventes en voitures électriques qui représentent le double de la moyenne nationale, et le record de l’Ile-d’Yeu. Sur ce territoire « qu’on peut qualifier de plus électromobile de France, et même d’Europe », on compte 250 VE pour 4.500 habitants. Pas mal ! Mais Pascal Houssard ose au micro d’Ivan une comparaison très parlante : « Il y a 150.000 véhicules électriques actuellement en France ; à la méthode de l’Ile-d’Yeu, il y en aurait 3 millions ». Le DG du SyDEV a accompagné le journaliste dans une présentation de modèles remarquables : l’ElectroCox obtenue d’une Volkswagen Coccinelle essence des années 1970 par Brouzils Autos ; un prototype de voiture de course électrique développée pour les écoles de pilotage ; et le concept solaire Heol d’Eco Solar Breizh.

Le solaire en transition

Présentatrice de l’émission 9h50 Le Matin, Alicia Fall a sauté sur l’idée de rouler à l’énergie solaire pour effectuer sa transition et son retour vers Bruno Ricordeau et The Green Expedition. Non pas que le parcours soit adapté à des prototypes comme Heol, mais parce que par 2 fois les véhicules engagés en 2018 dans le périple de 5.000 kilomètres ont pu recharger leurs batteries via 2 centres solaires du groupe 360 Energy. Son entreprise étant domiciliée à Sillé-le-Guillaume, dans la Sarthe, Bruno Ricordeau était en mesure d’apprécier les efforts effectués en Vendée pour développer la mobilité électrique, espérant que son département, plutôt à la traîne, fasse le nécessaire pour rattraper son retard. Le dirigeant d’Atypik Travel Organisation a rapporté aux spectateurs de France 3 Pays de la Loire que la situation est cependant sans commune mesure avec celle en Argentine, où l’on compte seulement « 2 bornes de recharge à Buenos Aires, et rien sur la Route 40 ! ». Des propos qu’il a immédiatement modérés en évoquant le programme d’implantation de 220 bornes sur ce territoire d’Amérique latine.

Table ronde

On n’organise pas un événement comme The Green Expedition si l’on se laisse démonter à la moindre difficulté. Bruno Ricordeau a mis en avant l’existence de solutions pour gommer les problèmes de recharge. Si l’événement a bénéficié du haut patronage du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et de son homologue en Argentine, il donne au dirigeant d’Atypik Travel Organisation une légitimité nouvelle pour appeler à l’organisation en France d’une table ronde afin de « faciliter l’acquisition des infrastructures de recharge par le milieu rural, par les villages des Pays de la Loire et du reste de la France ». Bruno Ricordeau a insisté sur l’équipement par les électromobiliens en bornes mobiles dont le coût d’achat, – à partir de 800 euros -, pourrait être subventionné lors de l’acquisition d’une voiture électrique. Pourquoi ? Parce qu’il a remarqué que l’on trouve partout des prise 32 A triphasées. Quelques jours après la Fête de la musique, l’image employée par notre adhérent prend encore davantage de sens : « Il y a dans tout village, dans toute ville de France, des endroits où l’on donne des concerts. Là où il y a des besoins de sonorisation, il y a des besoins de puissance électrique : c’est un rêve pour les bornes de recharge mobiles ! ».

Impossible n’est pas électrique

« Impossible n’est pas électrique », c’est le leitmotiv que l’organisation de The Green Expedition a voulu diffuser, en réalisant le périple pour véhicules électriques le plus long du monde (5.000 kilomètres, contre 1.800 pour le plus grand jusque-là) et, qui plus est, sur un territoire totalement dépourvu de bornes de recharge. « On peut réserver les véhicules électriques à un usage beaucoup moins urbain qu’il l’est actuellement : on voulait faire passer ce message à l’Europe et à tout le reste du monde, et on l’a vraiment démontré », s’enthousiasme Bruno Ricordeau. Une performance qui a d’autant plus de valeur qu’il s’agissait « de se recharger à plus de 95% sur le réseau public argentin ». Il a ajouté sur le plateau de l’émission 9h50 Le Matin : « hors de question de se trimbaler un groupe électrogène de 70 kW ; on voulait vraiment montrer que les infrastructures électriques présentes en Argentine, sur la Route 40, au bord de la Cordillère des Andes, étaient suffisantes pour nous ». Pour rappel, certaines étapes d’environ 300 kilomètres étaient atteintes sans traverser un seul village. De quoi rassurer les automobilistes français sur l’usage des véhicules électriques dans l’Hexagone !

Zapping en Vendée

Robert Morandeira a également apporté son témoignage à l’utilisation des voitures électriques. Plus de 700 kilomètres à effectuer pour rejoindre la Vendée depuis Perpignan (66). Au micro d’Ivan, Bob66 a assuré que le temps passé aux bornes pour recharger sa Renault Zoé n’était pas un problème, profitant des arrêts pour « manger, pour me reposer, pour téléphoner, pour faire des courses, etc. ». Sa rapide interview lui a permis de glisser quelques mots sur les manifestations qu’il organise via l’association L’Ame66 montée « avec 4 copains à Perpignan ». En particulier le Révéo Electric’Tour dont le tracé a permis de rouler sur les routes de 3 pays (France, Andorre, Espagne). Rapide focus ensuite de France 3 sur un propriétaire de moto électrique Zero Motorcycles DS qui aimerait bien s’élancer vers le cap Nord avec son engin. De quoi faire réagir Bruno Ricordeau qui prépare pour février 2019 un raid sur les lacs gelés, en Renault Zoé et autres VE, accompagné par des chiens de traineaux.

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Arrêt d’Autolib’ : un nouvel élan pour la mobilité électrique ?


Arrêt d’Autolib’ : un nouvel élan pour la mobilité électrique ?

Sans surprise, le Comité Syndical Autolib’ Métropole réunissant la centaine d’élus des communes adhérentes au service, a refusé jeudi de verser au groupe Bolloré la somme de 233 millions d’euros que ce dernier lui réclamait pour combler une partie du déficit d’exploitation d’Autolib’. Un refus qui entraîne de facto la résiliation du contrat qui liait les deux parties, et donc l’arrêt d’un service inauguré en 2011.
Si à cette époque Autolib’ représentait une réelle innovation dans le monde des transports, mettant en avant l’autopartage et la mobilité électrique, force est de constater que le service exploité par le groupe Bolloré s’était fortement dégradé et que les Bluecar rutilantes du début s’étaient hélas transformées en voitures sales dans lesquelles on n’avait plus trop envie de monter. Si Autolib’ comptait toute de même 150 000 abonnés, le nombre de locations restait insuffisant pour rentabiliser le service, d’autant plus que certains coûts d’exploitation mis en avant par le groupe Bolloré semblaient exorbitants.

Une fin programmée pour le 31 juillet ?

Si la résiliation du contrat peut être effective dès le 25 juin, les deux parties sont en discussion pour que l’arrêt du service ne soit pas trop brutal. Selon l’AFP, le syndicat mixte Autolib’ Métropole souhaiterait que cet arrêt soit progressif, à horizon fin juillet, afin de prendre le temps de bien informer les usagers et que le groupe Bolloré reclasse ses 254 salariés. Toujours selon l’AFP, le groupe Bolloré aurait proposé que le système pour les abonnés se termine le 31 juillet, tandis que les Bluecar seraient progressivement retirées des rues des communes concernées selon un calendrier qui devrait prendre fin le 31 août.
Dans ce processus, le groupe Bolloré reste cependant relativement maître du jeu. Dès qu’il aura reçu officiellement la notification de la résiliation du contrat, il pourra interrompre le service à tout moment. Le contentieux s’annonçant rude entre les deux parties, tous les scénarios sont envisageables même si, au moment où se profilent d’importants marchés concernant les bus électriques, le groupe Bolloré n’a pas trop intérêt à se lancer dans une confrontation trop brutale avec un organisme en charge des transports en Île de France.

Les bornes et les emplacements des stations à disposition des véhicules électriques

S’il a refusé de céder aux exigences du groupe Bolloré, le syndicat mixte Autolib’ Métropole, ville de Paris en tête, n’entend pas tourner le dos au développement de la mobilité électrique sur son territoire. Bien au contraire, l’arrêt d’Autolib’ pourrait lui donner un nouvel élan en favorisant l’émergence de nouveaux services d’autopartage et en offrant de nouveaux avantages aux possesseurs de véhicules électriques. Si les Bluecar disparaitront bientôt du paysage parisien, les stations et les bornes de recharge resteront en place. La Mairie de Paris a même indiqué que les 3 244 places de stationnement sur ces stations seront réservées aux conducteurs de voitures et d’utilitaires électriques, qu’ils les utilisent en autopartage, à titre personnel ou professionnel.
Un stationnement qui serait gratuit, dans la limite de 6 heures consécutives. Au vu du coût du stationnement dans Paris, cette gratuité serait une véritable incitation à l’acquisition d’un véhicule électrique. Quant aux bornes de recharge, jusqu’à présent limitées à 3 kW de puissance, elles viendraient s’ajouter aux 620 bornes déjà présentes dans la capitale et offriraient une solution de recharge aux parisiens qui ne disposent pas de garage pour installer une borne de recharge à domicile.

Renault et PSA disposés à offrir une alternative

Le syndicat mixte Autolib’ Métropole ne souhaite pas également abandonner la pratique de l’autopartage. Sa décision de résilier le contrat avec le groupe Bolloré s’est d’ailleurs accompagnée du vœu de « mettre en place de nouvelles offres d’autopartage à l’échelle du Grand Paris, mieux adaptées aux attentes des habitants, plus souples dans leur fonctionnement et plus solides économiquement ». Les systèmes fonctionnant en free-floating sont clairement privilégiés. Anticipant sur la fin probable d’Autolib’, la Maire de Paris Anne Hidalgo avait d’ailleurs anticipé cette évolution en réunissant, le 11 juin dernier, plusieurs constructeurs pour discuter d’offres alternatives.
Coté français, Renault et PSA sont intéressés ainsi que l’a confirmé Carlos Ghosn interrogé sur ce sujet par un actionnaire lors de l’Assemblée Générale du groupe qui s’est déroulée le 15 juin. S’ils sont encore peu présents en France dans l’autopartage, les deux constructeurs français ont déjà une expérience dans ce domaine à l’étranger. Renault à Copenhague où, en association avec l’opérateur danois Green Mobility, 450 Zoé sont à disposition des habitants de la ville. PSA est lui présent à Madrid où il opère, en partenariat avec la société espagnole Eysa, le service emov qui fonctionne avec 600 Citroën C-Zéro. Un service sur le principe du free-floating, en ayant recours aux technologies développées par la startup azuréenne Vulog.

D’autres opérateurs devraient être de la partie

Si Renault et PSA sont partants pour, selon l’expression de Carlos Ghosn : « Jouer un rôle dans la modernité des transports à Paris », d’autres opérateurs devrait aussi être de la partie dans la capitale. L’exclusivité d’un service n’est plus de mise, mais tout sera fait au contraire pour faciliter l’émergence d’une offre plurielle. Même si ces services fonctionneront en free-floating, les places de stationnement mises à leur disposition sur les emplacements des anciennes stations d’Autolib’ devaient favoriser leur développement.
BMW et Daimler, qui ont fusionner récemment leurs services de mobilité DriveNow et Car2Go pour créer le premier acteur mondial de l’autopartage, s’implanteront probablement dans la capitale avec leurs citadines électriques : la BMW i3 et les Smart ED. D’autres sociétés spécialisées dans l’autopartage tenteront probablement de tirer leur épingle du jeu avec des solutions innovantes. Au final, la disparition d’Autolib’ pourrait donc bien, après une période d’adaptation, être une bonne chose pour l’essor de la mobilité électrique.

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Reportage sur la Jaguar i-Pace


Reportage sur la Jaguar i-Pace

Le 14 juin 2018, lors du 20ème anniversaire de la création de SAP Laps France, (Mougins), je découvrais la nouvelle voiture électrique de Jaguar : La I-PACE, qui possède des spécificités de performances et techniques équivalentes à une Tesla model-S, (400 km d’autonomie réelle, une accélération foudroyante et un freinage moteur absolument fantastique).

Possédant moi-même, une Tesla model-S85D, j’étais curieux d’en savoir plus.

L’équipe Jaguar, qui était venue avec 16 véhicules, m’a très bien accueilli et j’ai pu effectuer un petit reportage de 30 minutes. Je vous invite à voir cette vidéo qui donne un petit aperçu de ce que Jaguar a réalisé : un véhicule écologique de qualité, extrêmement bien fini, sportif, puissant, intelligent, futuriste, qui est un conçurent sérieux à la célèbre Tesla et qui coûte, à propriétés équivalentes, 30% moins cher. C’est une réussite européenne indéniable qui devrait être suivie par les autres constructeurs.

Je souhaite remercier pour cet essai Loïc DEFOSSEZ de la concession ABC Cannes Jaguar et Land Rover (50 Avenue du Campon, 06110 Le Cannet), Nicolas DHIU, moniteur de pilotage, ainsi que la SAP pour leur accueil toujours chaleureux.

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Scooters électriques : Les infos de juin 2018 de RedE


Scooters électriques : Les infos de juin 2018 de RedE

Notre adhérent RedE, une startup qui conçoit et commercialise des scooters électriques à destination des professionnels de la livraison (marchandises et alimentaire), a lancé en ce mois de juin 2018 sa première lettre d’informations. Parmi les entrées au sommaire : « Devenir coursier indépendant, comment ça marche ? » ; « 5 avantages à choisir un scooter électrique RedE » ; « RedE recrute un commercial terrain » ; « Une aide à l’achat de la région Ile-de-France pour les scooters électriques ». On remarquera très vite la qualité de cette sélection qui devrait encourager les professionnels de la livraison à deux-roues à s’abonner au document électronique périodique. Ou à aller consulter régulièrement le site de RedE. Depuis l’envoi de la lettre, un nouvel article à été publié, qui compare location et achat pour l’équipement des entreprises en scooters électriques.

Devenir coursier indépendant

Ce premier article est au cœur de l’activité de RedE qui, rappelons-le, propose des scooters électriques pour les professionnels de la livraison. Le texte met en avant le boum de la FoodTech qui se traduit par un développement sans précédent des plateformes de livraison de produits alimentaires. « Qui sont ces personnes qui se baladent à vélo et scooter accompagnées de leur sac ou top-case et qui nous livrent nos burgers et pizza ? Comment devenir l’un d’entre eux ? Devenir auto-entrepreneur, c’est facile ? En gros, être coursier indépendant, comment ça marche ? », telles sont les questions auxquelles RedE apporte des éléments de réponses, en soulignant 3 étapes à respecter : être majeur et disposer d’un véhicule (vélo ou scooter) ; créer sa micro-entreprise ; s’inscrire sur une plateforme en ligne. A savoir : RedE propose une formation via un organisme agréé pour l’achat d’un scooter électrique. Lire l’article.

5 avantages à choisir un scooter électrique RedE

Voici les 5 avantages mis en avant par RedE : « Vous réalisez des €conomies » (assurance, entretien, carburant) ; « Vous réalisez des ECO-nomies » (Bénéfices environnementaux : baisse des émissions de polluants, du CO2 et du bruit ; respect des normes européennes les plus strictes) ; « Bénéficiez d’une maniabilité et d’une robustesse importante » (Puissance, maniabilité, confort d’utilisation, etc.) ; « Vous pouvez bénéficier de bonus » (Les scooters électriques RedE sont éligibles au bonus écologique à l’achat qui peut s’élever jusqu’à 27% du montant TTC du prix du scooter ; s’y ajoute sous conditions, pour les entreprises franciliennes, la subvention valable sur tous les scooters électriques et pour laquelle RedE a produit un article à part entière). « Le scooter RedE pratique pour les livreurs » (Sa batterie est amovible, interchangeable et rechargeable sur une prise domestique, ce qui permet d’envisager des scénarios vers une autonomie de livraison illimitée). Lire l’article.

RedE recrute un commercial terrain

Notre adhérent se développe et recherche pour août 2018 un commercial terrain qui exercera sa mission en région parisienne. Une période d’essai de 4 mois devrait permettre au candidat retenu (Bac +3 Bachelor / Bac +5 Master, avec expérience sur le terrain exigée) de décrocher un CDI. Parmi ses missions : développer le réseau de partenaire de RedE, prospection sur le terrain, convertir un maximum de restaurations livrées au scooter électrique, trouver des relais de croissance. Consulter l’offre.

Aide à l’achat accordée par la région Ile-de-France

Concernant l’aide à l’achat d’un scooter électrique, accordée aux professionnels par la région Ile-de-France, et cumulable avec le bonus gouvernemental, RedE en rappelle les points essentiels : la subvention concerne les « PME de moins de 50 salariés et moins de 10 millions de chiffres d’affaires » ; son montant est « établi en fonction de la capacité de la batterie en kWh, à savoir 1.500 euros de subvention pour les scooters électriques ayant une batterie dont la capacité est inférieure ou égale à 10 kWh, et 3.000 euros pour les scooters ayant une puissance supérieure ». Notre adhérent chiffre l’économie potentiellement réalisée à « 2.400 euros pour l’achat d’un scooter électrique » en profitant des 2 enveloppes, et à condition de ne pas excéder 70% du prix de l’engin. Lire l’article.

Achat ou location

Depuis l’émission de sa première lettre d’informations, RedE a publié un nouvel article afin d’aider les professionnels de la livraison à deux-roues à choisir, au moment de s’équiper de nouveaux scooters électriques, entre l’achat et la location. C’est vers cette seconde formule que tend l’argumentaire, mettant en avant les avantages de la location sur la trésorerie des entreprises (récupération de la TVA, pas de grosses sommes à verser d’un coup), et sur la simplicité d’usage et de gestion (assurance, entretien, remplacement des véhicules, etc.). Lire l’article.