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Les prévisions de L’Automobile magazine sur l’électrique 9 ans après


Les prévisions de L’Automobile magazine sur l’électrique 9 ans après

Les vacances d’été sont des aubaines pour les amateurs de l’histoire des véhicules électriques. Et ce, grâce aux brocantes et vide-greniers qui se multiplient dans les rues, en particulier au sein des territoires les plus touristiques. En chinant, nous sommes tombés sur le numéro 762 (novembre 2009), de L’Automobile magazine, cette revue fondée en 1946, reconnue comme la plus ancienne dans sa spécialité. Dans un article intitulé « La voiture en France : qui faut-il croire ? », elle tente d’envisager l’avenir de la mobilité électrique en croisant les déclarations de Renault et celles du gouvernement français de l’époque avec ses propres connaissances. Les encadrés « Pourquoi ça peut marcher ? » et « Pourquoi ça peut disjoncter ? » semblent avoir été en grande partie écrits il y a quelques jours, tellement ils paraissent d’actualité. Et pour ce qui est déjà vérifiable, force est de constater que la rédaction du magazine a été perspicace.

Pourquoi ça peut marcher ?

Un contexte politique favorable

En 2009, un bonus de 5.000 euros est déjà en place, prolongé jusqu’en 2012, qui s’applique pour tout achat d’une voiture particulière émettant moins de 60 grammes de CO2 au kilomètre. Mais allez donc trouver une voiture électrique neuve dans les concessions en France cette année-là ! Le gouvernement a cependant déjà communiqué sur l’obligation légale d’équiper en prises électriques à partir de 2012 tous les parkings d’immeubles de logements neufs, avec un transfert vers ceux des bâtiments de bureaux pour 2015. Neuf ans plus tard, le contexte politique est plus que jamais favorable au développement des véhicules électriques, avec un bonus écologique qui peut être complété par une prime pour la destruction d’un modèle thermique considéré officiellement polluant. Les obligations concernant la recharge sur les parkings des bâtiments neufs ont été étendues l’année dernière à ceux : « à usage industriel » ; « accueillant un service public » ; « constituant un ensemble commercial ou accueillant un établissement de spectacles cinématographiques ».

Un industriel français qui a beaucoup misé

Rappelons qu’en 2009, en France, les voitures électriques que l’on voit circuler sont essentiellement celles de l’ancienne génération : Peugeot 106 et Partner, Citroën AX, Saxo et Berlingo, Renault Clio et Kangoo 2001-2005. De rares chanceux peuvent croiser une Tesla roadster ! Les Citroën C-Zero et Peugeot iOn n’arriveront qu’environ 12 mois plus tard, et il faudra attendre respectivement 2011 et 2013 afin que la préfecture délivre les premières cartes grises pour les Nissan Leaf et Renault Zoé. La japonaise est d’ailleurs superbement ignorée dans le magazine qui s’attend à ce que la Peugeot iOn « ouvre le bal » de la nouvelle génération de VE. Ce qui est vrai, quasiment à égalité avec sa jumelle aux chevrons. Dans les colonnes de la publication, on annonce la citadine du Losange pour 2012, après la mise sur le marché des Kangoo, Twizy et Fluence. On y parle aussi des nouveaux Berlingo et Partner à batterie de traction. Mais c’est bien Renault qui est mis en avant dans L’Automobile magazine. Renault qui pèse aujourd’hui si lourd sur le marché français branché, que sa Zoé représente environ 50% des ventes de voitures particulières électriques, auxquelles on peut ajouter la version utilitaire.

Une production française d’électricité peu émettrice de CO2 grâce au nucléaire

C’est toujours vrai !

Prix du baril de pétrole et taxe carbone

L’Automobile magazine prévoyait en 2009 une augmentation « inéluctable » des prix de l’essence et du gazole, emportés par la remontée du prix du pétrole brut et de la mise en place de la taxe carbone. C’est le cas, même si l’on observe des périodes de rémission au niveau du baril et des pompes.

Zones à circulation restreinte

« Certains centres-ville pourraient bientôt n’être ouverts qu’aux seuls véhicules ‘zéro émission’ » envisage en 2009, avec justesse, la revue. C’est déjà le cas, et certaines des annonces effectuées le 20 juillet dernier par Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, respectivement ministre de la Transition écologique et solidaire et ministre chargée des Transports, vont dans ce sens. Au cœur de la loi d’orientation sur les mobilités, le développement des zones à faibles émissions au sein des territoires les plus touchés et dans l’ensemble des agglomérations de plus de 100.000 habitants. Ce qui implique un allongement de la liste des espaces interdits aux engins thermiques.

Réseaux intelligents et énergies renouvelables

En 2009, on envisage déjà le développement de la voiture électrique comme pouvant faciliter ceux des réseaux intelligents et des énergies renouvelables, « grâce à la capacité de stockage des batteries embarquées ». Les professionnels impliqués en parlent en tout cas suffisamment pour que L’Automobile magazine s’en fasse l’écho. Neuf ans et plusieurs démonstrateurs plus tard, ces scénarios sont toujours d’actualité, mais pour le concret, à grande échelle, il va falloir attendre encore !

Pourquoi ça peut disjoncter ?

Prix, poids et encombrement des batteries lithium-ion

De quelles données disposait la rédaction d’Automobile magazine en 2009, alors qu’il n’y avait quasiment pas de VE exploitant des batteries lithium-ion ? Quoi qu’il en soit, pas mal de progrès technologiques en 9 ans concernant ces points, qui ont d’abord profité à l’autonomie, plutôt qu’à une réduction massive du prix des voitures électriques. L’encombrement, finalement, les constructeurs s’en jouent en modelant les packs afin de conserver l’espace intérieur parfois en totalité, par comparaison avec les modèles thermiques équivalents. Gagner encore sur le poids serait bénéfique, à la fois pour l’autonomie et les émissions de particules dues à l’abrasion des pneus, des garnitures de frein et de la chaussée. On annonce de nouvelles baisses des prix dans les années à venir, notamment en réduisant la part de cobalt.

Performances et autonomie limitées

Concernant les performances, s’il s’agit de la puissance et de la vitesse de pointe des véhicules électriques, l’argument est dépassé depuis l’apparition de la Peugeot iOn quelques mois seulement après la publication de l’article. On imagine, qu’à ce sujet, L’Automobile magazine avait à l’esprit les médiocres résultats des modèles équipés de batteries NiCd. L’autonomie, quoique encore trop chiche du point de vue de nombre d’automobilistes, a été multiplié par 2 environ sur les Nissan Leaf et Renault Zoé, par rapport aux premières versions. Avec les suivantes, le rayon d’action ne devrait plus être perçu comme un problème. Nous sommes en passe de le dépasser. Ce poste mis dans les points négatifs est tout simplement en train de se gommer.

Temps de recharge trop longs

Neuf ans plus tard, on sait faire beaucoup mieux sur le papier concernant le temps de recharge des batteries. Des puissances plus fortes sur les bornes accompagnent l’augmentation de la capacité des packs. Une quinzaine de minutes pour régénérer à 80% les accumulateurs des voitures particulières électriques ajoutées sur le marché en 2018. Mais sur le terrain, même la recharge rapide 50 kW n’est pas suffisamment développée. Effectuer de longs trajets en VE en 2018 reste un problème qui va encore durer quelques années, hélas ! Sauf à suivre des parcours particulièrement bien équipés, ou à être l’heureux propriétaire d’une Tesla.

Incertitude sur la fiabilité des batteries

On ne peut reprocher à L’Automobile magazine d’émettre en 2009 un doute sur la fiabilité des batteries lithium-ion assemblées pour la mobilité électrique, puisque les voitures qui vont les exploiter ne sont pas encore dans les concessions en France. Mais en 2018, cet argument qui pouvait jouer en défaveur des VE n’existe plus. Les voitures particulières branchées qui ont dépassé les 100.000 kilomètres ne sont plus des raretés ; certaines ont même avalé bien plus. L’incertitude n’est plus sur la fiabilité des batteries, mais sur le coût pour les changer une fois qu’elles seront trop faibles pour une utilisation confortable en mobilité. Quelques constructeurs, – Renault et Nissan en particulier -, se sont montrés plutôt rassurants à ce sujet. PSA, en revanche, pas du tout, adressant aux quelques clients déjà demandeurs des devis prohibitifs, supérieurs au prix d’achat des C-Zero et iOn bradés en 2012 !

Explosion du coût de certains composants des batteries

C’est exactement ce qui se passe actuellement pour le cobalt qui a pris 14% de plus en seulement 60 jours, entre le 16 mai et le 16 juillet 2018. L’Automobile magazine pensait plutôt au cuivre du câblage, au lithium, au néodyme… Qu’importe, la crainte est bien justifiée et plus que jamais d’actualité, au point que les laboratoires et industriels cherchent d’autres pistes technologiques. Ainsi Le groupe Johnson Matthey avec sa batterie eLNO, ou easyLi avec une solution sodium-ion qui trouve son origine avec le CNRS et le CEA.

Marge de progression importante des moteurs thermiques

En 2009, L’Automobile magazine estimait que les moteurs diesel et à essence pourraient résister encore longtemps à l’avancée des chaînes de traction électriques, « tant du point de vue économique qu’environnemental ». Presque 10 ans plus tard, on peut dire que du point de vue économique, c’est vrai. Du point de vue environnemental, ça l’est beaucoup moins, surtout depuis que s’accumulent les affaires de type dieselgate. Un bémol toutefois, avec les particules d’abrasion qui, du fait d’un poids encore supérieur des véhicules électriques, par rapport à leurs équivalents thermiques, plomberaient quelque peu les vertus écologiques des VE à ce niveau.

Bien joué à la rédaction de L’Automobile magazine !

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Vacances estivales : Testez les vélos à assistance électrique !


Vacances estivales : Testez les vélos à assistance électrique !

Existe-t-il encore un site géographique prisé pour les vacances estivales qui ne compte pas dans un rayon raisonnable au moins un commerçant, un office de tourisme, un camping, un hôtel, un parc de loisir, ou une collectivité (parfois par l’intermédiaire d’un opérateur spécialisé) qui propose la location de vélos à assistance électrique ? Sans doute, mais c’est de plus en plus exceptionnel ! Cette configuration est donc bénéfique pour essayer ces engins ou découvrir de nouveaux modèles. Certains gestionnaires de ces services, – le plus souvent des revendeurs de deux-roues -, n’hésitent plus à proposer des modèles funs, très bien équipés et/ou de haut de gamme. Il est possible aussi d’utiliser des plateformes Web plus ou moins spécialisées, dont Elo, sécurisée grâce à un partenariat avec la Maif.

L’offre des collectivités

Port Camargue (30), Val d’Isère (73), Châteauneuf-en-Auxois (21), Les Gets (74), Strasbourg (67), Rennes (35), Lannion (22), etc. : voici quelques exemples de la multitude des collectivités par l’intermédiaire desquelles il est possible de louer pour une courte durée un vélo à assistance électrique. Une offre accessible aux touristes, parfois en exclusivité. Elles sont cependant assez rares à proposer une grande diversité de modèles. Dans ce cas, vous disposerez le plus souvent d’un VAE unisexe qui peut constituer une bonne première approche de l’engin. Mais qui ne satisfera pas ceux qui espèrent les plus funs, – comme les vélos assisté au look vintage ou les fatbikes pour les sols sablonneux -, ni les amateurs de VTT ou encore les familles avec jeunes enfants qui peuvent être intéressées par les cargos aménagés. Nombre de collectivités proposent également des vélos à assistance électrique en location sur des durées plus longues, de 1 à plusieurs mois, et le plus souvent réservés aux résidents. Peu de chance de pouvoir en bénéficier, sauf à passer par l’intermédiaire d’une connaissance qui habite le territoire.

Les revendeurs de vélos

Là où vous aurez le plus de chance de pouvoir louer un vélo à assistance électrique, original, spécialisé, et/ou haut de gamme, c’est auprès des revendeurs passionnés de deux-roues, qui ont à cœur de faire découvrir des engins bien plus intéressants. La qualité se paie, bien entendu ! Mais quel plaisir de repousser les limites du plaisir à VAE avec des modèles qui sortent de l’ordinaire et constituent parfois une vitrine des avancées technologiques disponibles depuis peu pour le grand public. En règle général, ces professionnels ont ouvert un site Internet qui, entre autres, détaille bien leurs offres, ces dernières pouvant s’étendre aux trottinettes, scooters, et même aux voitures électriques. Ainsi Mobilect, à Saint-Malo (35), qui propose une palette particulièrement étendue d’engins branchés. Ainsi des VAE (ville, VTT, cargo), scooters (Askoll, Eccity) et voitures (Bolloré Bluecar, Bluesummer, et BMW i3).

L’offre originale de Cyclétic

L’offre de location de vélos à assistance électrique de Cyclétic est originale à plusieurs niveaux, et en particulier parce que ce professionnel basé à Lyon (69) propose de livrer et reprendre l’engin sur votre lieu de résidence, – un hôtel, par exemple -, ou en un site choisi de la ViaRhôna. Un service ouvert du lundi au samedi, de 9 à 19 heures, et même plus, selon disponibilité. Zone géographique couverte : Grand lyon, Villeurbanne, Caluire, Rieux-la-Pape, Vaulx-en Velin, et davantage encore sur demande préalable. L’autre particularité de l’offre Cyclétic rental service qui existe depuis 2015, c’est la possibilité de pouvoir également disposer de divers équipements et accessoires, parmi lesquels : remorque pour embarquer de jeunes enfants, antivols, sacoches de guidon ou de porte-bagages.

Plateformes Elo

Par l’intermédiaire de plateformes Internet, il est possible de trouver un vélo à assistance électrique en location sur son lieu de vacances. C’est ce que propose Elo, qui, en dehors des professionnels et institutions, s’adresse aussi aux particuliers. On aurait aimé trouver une application qui permette de localiser tout de suite plusieurs VAE disponibles près de chez soi, mais il est demandé de remplir un formulaire en précisant ses besoins (nombre de vélos, dates de location souhaitées, localisation, etc.). Il faut attendre un retour par messagerie électronique, et rien n’est précisé sur le délai d’envoi. En lisant les explications sur le site, on n’imagine pas un tel mode opératoire. Elles détaillent 6 étapes : recherche du VAE, réservation, définition d’un lieu et d’une heure de rendez-vous pour récupérer l’engin, remise du vélo, restitution, évaluation. Ce qu’apporte cet intermédiaire qui bénéficie d’un partenariat avec la Maif : une assurance qui prend en charge le vol ou les dommages au vélo, une assistance, une réservation et un paiement sécurisé en ligne, l’évaluation des membres et des exemplaires proposés. Autre application spécialisée dans la location de vélo : BeBike. Il s’en ouvre de nouvelles régulièrement, aussi vite que d’autres disparaissent.

De particulier à particulier

Différentes plateformes de ventes, locations, prêts, et services en tous genres de particulier à particulier peuvent être exploitées afin de trouver un vélo à assistance électrique à louer pour quelques heures ou quelques jours. En voici quelques-unes, dont certaines mettent justement en avant cette possibilité à l’occasion des vacances d’été. Ainsi AlloVoisins, Zilok, PlaceDeLaLoc, Kiwiiz, E-Loue, etc.

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L’agenda de rentrée du concepteur de systèmes de batteries easyLi


L’agenda de rentrée du concepteur de systèmes de batteries easyLi

Sur son site Web, la société easyLi, créée en 2011, et basée à Châtellerault (86), se présente comme concevant et fabricant « des systèmes batteries innovants et des solutions de stockage d’énergie clés-en-main pour l’électromobilité, les équipements autonomes, les infrastructures, le bâtiment ». Elle vient de nous adresser, pour communication, son agenda pour le second semestre 2018.

Spécialiste en batteries pour petite mobilité électrique

Développements, tests et fabrications : l’activité de notre adhérent easyLi se concentre en France, sur son site de Châtellerault. « Les compétences électrochimiques de ses équipes et ses capacités en recherche et développement garantissent l’équilibre performance, coût, durée de vie, sécurité des solutions lithium-ion et autres technologies qu’elle propose », indique son service de communication. Vélos, scooters, triporteurs, chariots de manutention, karts électriques, etc. : easyLi se propose d’accompagner les constructeurs depuis la définition de leurs attentes (autonomie, puissance, poids, design, etc.), jusqu’à la livraison des batteries lithium-ion alors spécialement conçues pour les applications définies dans le cahier des charges. Et même au-delà, puisque l’entreprise assure une traçabilité de ses solutions tout au long de leur exploitation. Ce point constitue en quelque sorte une garantie de qualité. L’innovation fait partie de l’ADN d’easyLi qui est partenaire industriel de Tiamat, une startup leader dans les batteries de puissance sodium-ion, créée à l’initiative du CNRS et du CEA. Cette collaboration portera dans quelques mois ses fruits sous la forme d’une trottinette qui servira de démonstrateur à cette technologie. Les bénéfices de cette chimie se mesurent en durée de vie et vitesse de recharge plus importantes, par rapport aux batteries lithium-ion.

Un professionnel à rencontrer

Nous sommes au plein cœur des vacances de l’été 2018, mais easyLi prépare sa rentrée avec plusieurs rendez-vous. Le premier, programmé le 30 août prochain, permettra au grand public de découvrir à Châtellerault le site de production (étude, conception, industrialisation, fabrication, contrôle, livraison et recyclage des systèmes de batteries), dans le cadre de l’opération Visa entreprises organisée par l’office de tourisme de Grand Châtellerault (visite à 14 et à 15 heures, réservation obligatoire). A Bordeaux (33), le 20 septembre, easyLi se rendra présent pour un événement sur les « collectivités attentives aux innovations dans le domaine de la mobilité électrique ou le stockage d’énergie renouvelable pour les bâtiments à énergie positive ». Le 27 septembre suivant, François Barsacq, dirigeant fondateur d’easyLi, participera à Berlin (Allemagne), au sein de l’International Congress for Battery Recycling 2018, à une table ronde « sur le recyclage et la deuxième vie des batteries industrielles ». Enfin, easyLi disposera d’un stand au salon Autonomy, à Paris, du 18 au 20 octobre 2018, et à Irun (Pays basque espagnol), les 27 et 28 novembre, dans le cadre de GO Mobility.

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Sodetrel offre 2 recharges de 30 minutes sur le réseau Corri-Door


Sodetrel offre 2 recharges de 30 minutes sur le réseau Corri-Door

« Fêtons ensemble la victoire des Bleus ! » : c’est par cette invitation que Sodetrel communique autour de sa proposition, à destination de ses nouveaux clients, par laquelle, du 23 juillet au 31 août 2018, 2 recharges de 30 minutes sont offertes sur les bornes du réseau Corri-Door développées pour la mobilité en véhicules électriques et hybrides rechargeables.

2 victoires = 2 recharges

« Suite à une Coupe du monde riche en émotions, Sodetrel a décidé d’offrir à tous ses nouveaux clients la possibilité de recharger leurs batteries durant l’été sur le réseau Corri-Door », promet un communiqué de presse émis en date du 23 juillet dernier. « L’occasion de tester la recharge rapide sur la route des vacances », y voit la filiale du groupe EDF. « Direction la mer, la montagne ou bien la campagne, le réseau Corri-Door, c’est 200 bornes de recharge rapide disponibles tous les 80 km sur les grands axes autoroutiers français. Rechargez-vous en seulement 30 minutes, le temps d’une pause café », poursuit le document qui rappelle que le Pass Sodetrel permet plus largement d’accéder à plus de 60.000 bornes en France et ailleurs en Europe. Pour bénéficier de l’offre, il suffit de souscrire en ligne, en cliquant ici, à l’une des formules (Access, Zen ou Premium) imaginées par Sodetrel. Un pass crédité de 2 recharges Corri-Door sera alors directement expédié à l’adresse du domicile que vous aurez indiquée à l’inscription.

Access, Zen et Premium

Afin d’accéder au réseau Corri-Door, Sodetrel propose 3 formules, dont l’offre Access, sans abonnement, avec laquelle les électromobiliens ne payent que les recharges effectuées : 1 euro TTC par tranche de 5 minutes de connexion entamée, contre 0,70 et 0,50 euro respectivement pour les offres Zen (abonnement mensuel de 3 euros TTC) et Premium (30 euros TTC). Pour cette dernière, sont comprises : 2 heures mensuelles de ravitaillement en énergie, et la possibilité d’obtenir gratuitement un second badge. Quelle que soit la formule choisie, des frais d’ouverture, qui comprennent la réalisation du pass, sont facturés une fois pour toute à l’inscription : 15 euros TTC pour l’offre Access, mais 10 euros pour Zen et Premium. A noter que, jusqu’au 31 juillet 2018, et à condition de figurer parmi les 500 premiers demandeurs de la formule Access, ces frais sont réduits à l’euro symbolique, soit 14 euros TTC de remise. La réservation d’une borne coûte 1 euro TTC avec Access, alors qu’elle est gratuite quand on acquitte un abonnement tous les mois. Les utilisateurs des formules Access, Zen et Premium bénéficient tous de la facturation unique des consommations en fin de mois et de l’accès illimité à l’ensemble des bornes du réseau Sodetrel.

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L’Etat et les collectivités dans une mobilité toujours plus vertueuse


L’Etat et les collectivités dans une mobilité toujours plus vertueuse

Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, respectivement ministre de la Transition écologique et solidaire et ministre chargée des Transports, ont listé vendredi dernier, 20 juillet 2018, les engagements à poursuivre par les pouvoirs publics en faveur de la qualité de l’air et d’une mobilité plus vertueuse. La loi d’orientation (Lom), qui prolonge les Assises nationales de la mobilité qui se sont déroulées à l’automne 2017, servira de cadre aux collectivités territoriales impliquées. Un document de 20 pages, émis pour cette occasion, détaille en 6 parties les enjeux et les mesures qui devront y répondre : Donner les outils aux collectivités pour agir au niveau local ; Développer les mobilités actives et partagées ; Se fixer des objectifs ambitieux de transition écologique des véhicules ; Favoriser le développement des véhicules propres ; Inciter à une mobilité plus propre au travail ; Ce que la loi Mobilités va changer… Programmées du 20 au 22 septembre 2018, sur fond de Semaine européenne de la mobilité, les Journées Avem de l’électro-mobilité rebondiront sur cet élan en s’interrogeant globalement autour d’un fil conducteur : « Véhicules électriques, comment passer d’un marché de niche à un marché de masse ? ».

Ils ont dit

« Face à la pollution de l’air nous voulons changer de paradigme et faire la démonstration que la voiture individuelle peut être remplacée, dans de nombreux cas, par les mobilités douces comme le vélo, le covoiturage et bien sûr les transports en commun. Nous allons déployer les zones à faibles émissions qui partout en Europe montrent qu’en démocratisant les alternatives aux véhicules thermiques polluants, on gagne sur tous les plans et on répond dans la durée à l’enjeu de la pollution de l’air. Je préfère mille fois qu’on investisse au côté des collectivités pour construire des solutions ensemble plutôt que l’on soit obligé de payer des amendes. L’argent public est plus efficace dans le vélo, les transports en commun, la prime à la conversion ! », plaide Nicolas Hulot. Présente à ses côtés vendredi dernier, Elisabeth Borne résume ainsi la nouvelle impulsion que souhaite donner l’Etat afin d’intervenir positivement sur la qualité de l’air en agissant sur la mobilité en France : « Pour répondre à l’enjeu de la transition écologique, la loi d’orientation des mobilités donnera les moyens à tous de participer à cette transformation. Il s’agit en effet d’une responsabilité collective, celle de l’Etat, des collectivités, des entreprises et des citoyens, qui disposent à travers ces mesures de tous les outils pour s’engager dans une mobilité plus propre au quotidien ».

ZFE = Zones à faibles émissions

La clé de voute de l’action des pouvoirs publics pour lutter contre la part de la pollution de l’air due aux transports repose sur un vaste partenariat entre les collectivités locales et l’Etat pour développer les zones à faibles émissions. Il s’agira de se focaliser prioritairement sur les territoires les plus touchés, et de les imposer dans l’ensemble des agglomérations de plus de 100.000 habitants. A travers une charte d’engagements, l’Etat entend donner aux collectivités locales les moyens de mettre en œuvre les ZFE, de façon différenciée et adaptée à chaque situation sur le terrain. L’agenda indique, qu’en date du 8 octobre 2018, ce partenariat sera officialisé au sein d’un évènement qui rassemblera toutes les collectivités qui s’engageront dans la démarche. D’ores et déjà, l’Ademe est montée en appui en lançant le 20 juillet « un appel à projets pour soutenir les études de préfiguration de collectivités ne les ayant pas encore lancées ».

Boîte à outils

La loi d’orientation sur les mobilités, qui prolonge le texte vieux de 35 ans de la loi d’orientation des transports intérieurs (Loti), constitue une nouvelle boîte à outils à destination des collectivités territoriales concernées. Elle a été rédigée pour prendre en compte l’ensemble des moyens de transports. On y trouve, pêle-mêle : le lancement d’un 4e appel à projets pour financer les transports en commun en site propre ; un plan vélo qui sera présenté à la rentrée et qui vise à tripler (de 2,7 à 9%) sa part dans nos déplacements d’ici 2024 ; des mesures pour développer le covoiturage et le co-transportage de colis ; de quoi accélérer la conversion vers des sources plus vertueuses (bioGNV et électricité par exemple) des véhicules de transport de voyageurs et de marchandises ; une réforme des avantages en nature au travail pour inciter les entreprises à valoriser les mobilités propres (facilitation du remboursement d’une part des dépenses de mobilité de leurs salariés à vélo et en covoiturage), etc. Le point le plus largement médiatisé est le durcissement du dispositif de bonus-malus, avec, pour 2019, l’abaissement à 117 grammes de CO2 par kilomètre, contre 120 aujourd’hui, du seuil de déclenchement des pénalités.

Mobilité électrique

Diverses mesures touchent directement à la mobilité électrique et/ou branchée. Ainsi celles qui visent à : l’accélération du déploiement des bornes de recharge ; la simplification du dispositif de « droit à la prise » pour les personnes physiques ou morales utilisant un parking intérieur ou extérieur dans les copropriétés ; l’obligation de pré-équiper les parkings pour faciliter l’installation de bornes de recharge lors d’une construction neuve ou de rénovations importantes ; l’installation d’IRVE sur les autoroutes et les routes nationales, en sécurisant la contractualisation entre les gestionnaires d’infrastructures et les opérateurs des réseaux ; l’exonérations de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu pour la recharge électrique mise à disposition par les employeurs à leurs salariés. S’y ajoutent quelques points touchant à la mobilité électrique à pile hydrogène. Pour elle, un planning à échéance 2023 prévoit la mise en service de 5.000 utilitaires légers et 200 véhicules lourds (bus, cars, camions, trains régionaux, bateaux), et de 100 stations pour leur avitaillement.

Journées Avem de l’électromobilité

Programmées du 20 au 22 septembre 2018 à Cagnes-sur-Mer (06), les Journées Avem de l’électro-mobilité feront une large place à la loi d’orientation sur les mobilités, à travers le thème général : « Véhicules électriques, comment passer d’un marché de niche à un marché de masse ? ». Pour en débattre, tout l’écosystème de la mobilité électrique et des infrastructures de recharge sera représenté. Petite et grande mobilités électriques, urbaine ou sur longue distance : la façon d’envisager les déplacements branchés évolue, l’Avem ayant toujours était visionnaire et en avance sur un sujet qui est sa raison d’exister. Après les colloques du matin, suivis l’après-midi de différents ateliers, le tout réservé les jeudi 20 et vendredi 21 septembre aux professionnels, un salon sera ouvert au public samedi 22. L’événement est gratuit jusqu’au 31 juillet pour les pros qui adhérent à l’Avem. Un tarif réduit est proposé aux non-adhérents pros qui s’inscrivent avant la fin de ce mois de juillet.

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Fin septembre 2018 : R.E.V.E.R. en véhicules électriques à Rivesaltes


Fin septembre 2018 : R.E.V.E.R. en véhicules électriques à Rivesaltes

Organisées par Robert Morandeira et son équipe de L’Ame66, les rencontres euro-régionales de véhicules électriques de Rivesaltes (66) sont programmées du vendredi 28 ou dimanche 30 septembre 2018 (site Web dédié)… et plus si affinités. Déjà une centaine de véhicules inscrits sur les 200 attendus pour le rassemblement, et 39 stands retenus pour la fête de la mobilité associée. En découvrant la liste des professionnels et assimilés annoncés, on sent tout de suite qu’il va falloir consacrer du temps à les rencontrer, car il y aura du beau monde qu’on ne croise pas si facilement. Le R.E.V.E.R. a en outre était imaginé pour se prolonger de différentes façons. S’inscrire est toujours possible.

Un événement signé Bob66

Tout électromobilien passionné connaît le palmarès de Robert Morandeira, alias Bob66, ainsi que ses actions de promotion de la mobilité électrique. Le R.E.V.E.R. fait suite au Catalan electric Tour et au Pyrénées Révéo Electric’Tour organisés par la même équipe, respectivement en 2016 et 2017. Disons-le tout net : Avoir goûté à l’un de ces événements ne peut que donner l’envie de vivre une suite en septembre prochain ! Et quelle suite !!!

Un salon…

Le R.E.V.E.R., c’est déjà un salon qui démarre le vendredi 28 septembre à 14 heures (fermeture à 18 heures). S’il sera aussi ce jour-là ouvert au public, ce sont d’abord les collectivités et entrepreneurs qui seront attendus. Les particuliers auront tout intérêt à venir le visiter plutôt le lendemain, samedi 29 septembre, à partir de 9 heures, avec la possibilité de se restaurer sur place. Un cycle de conférence est programmé de 13 à 17 heures. L’animation du site est confiée à une journaliste professionnelle de France Bleu Roussillon. Parmi les exposants, quelques pionniers de la mobilité électrique, dont Marc Areny qui convertit aujourd’hui depuis son garage en Roumanie des voitures thermiques à la propulsion électrique et propose des remorques solaires. The Pilgreens seront présents avec le Tuk-Tuk solaire qui leur a permis de relier Bangkok (Thaïlande) depuis Lourdes (65) en 2015 (20.000 kilomètres en 120 jours). Enfin, Rémi Pillot et sa compagne Alexandra présenteront leur conversion de Volkswagen Transporter 3, avant départ pour un tour du monde solaire. A découvrir et/ou essayer sur place : des utilitaires (Renault Kangoo et Master Z.E., Nissan e-NV200, Colibus, et Goupil), des voitures particulières (BMW i3, Hyundai Ioniq et Kona, Jaguar I-Pace, Kia Soul EV et Niro hybride rechargeable, Mitsubishi Outlander PHEV, Renault Zoé, etc.), des engins de loisir (quadricycles E-Moke et City Fun, des véhicules à 2 et 3 roues électriques, etc.). Le réseau de recharge Révéo et les IRVE bénéficieront également d’une bonne visibilité au cours du salon.

+ 1 rassemblement de véhicules électriques…

Si le salon se veut si intéressant, c’est entre autres pour parvenir à réunir plus de 200 voitures électriques venues de l’Eurorégion et d’ailleurs. Mais attention : il est nécessaire de s’inscrire au préalable pour faire tourner le compteur et valider officiellement le record. Actuellement, ce dernier en est à la centaine. « Nous espérons rassembler le plus grand nombre de véhicules électriques du grand Sud et montrer que la transition énergétique est déjà une réalité », explique l’organisation. Certes, il est demandé 9 euros. En contrepartie, les participants reçoivent un sac individuel contenant des surprises, un diplôme de participation au record, un autocollant numéroté de l’événement, une entrée à la piscine des Dômes, une réduction pour le repas du déjeuner (8 euros contre 13 ; entrée + plat + dessert ; 3 plats au choix), et un ticket de tombola. Pour cette dernière, des lots d’une valeur supérieure à 1.000 euros ont été mis en jeu. Pour ceux qui le veulent, une soirée prestige est proposée au Clos de Paulilles, en bord de mer, contre 25 euros par personne, qui comprennent le repas.

+ Rallye et prolongements

La journée du dimanche 30 septembre sera consacrée à la 3e édition du Catalan electric Tour. Le départ sera donné à 9h30 depuis Banyuls-sur-Mer (66), destination Rosas en Espagne, où un repas tapas est prévu en front de mer, face à la baie. Le tracé passe par Cadaquès (Espagne), « charmant village de pêcheurs cher au peintre Dali », commente Robert Morandeira. Le retour s’effectuera librement au gré de chacun. Pour participer à cet événement, il est également nécessaire de s’inscrire. Au niveau du budget à prévoir : 10 euros par véhicule, et 15 euros par repas. Il sera proposé à 7 équipages de prolonger l’événement par un crochet aux Baléares : « Nous prendrons le bateau de nuit pour Menorca (Minorque), puis Mallorca (Majorque) », poursuit Bob66. Le terme de cette aventure aura pour cadre la 8e édition de l’Expoelectric de Barcelone (Espagne), le samedi 6 octobre 2018, avec un passage « sous l’Arc de Triomf (c’est en Catalan !) ». Notre adhérent a mis toutes les chances de son côté en s’entourant des associations espagnoles Volt-Tour Barcelone et Auve Espagne-Baléares. A noter que Robert Morandeira ouvrira le rallye à bord d’une Peugeot VLV de 1941… enfin, peut-être, si l’idée lui vient, et seulement sur quelques mètres ! Chiche, Robert !?

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Les trottinettes passent à l’électrique


Les trottinettes passent à l’électrique

Si le dernier Salon du Véhicule Electrique de Val d’Isère, qui s’est déroulée du 12 au 15 juillet, a naturellement fait la part belle aux constructeurs de voitures électriques, aux fabricants de VAE ou de VTT à assistance électrique ainsi qu’à ceux de motos ou de scooters électriques, il a également mis en lumière la montée en puissance de l’électrique sur un autre créneau, celui des trottinettes. Des trottinettes dont le look a bien changé et qui sont aujourd’hui des bijoux de technologie, prêtes à affronter tous les types de terrains.
Témoignage de cette évolution, les trottinettes présentées sur leurs stands par Airlab Industrie et par Globe 3T. Si Airlab Industrie mise sur le design et l’innovation avec sa Lab’elle, Globe 3T se positionne sur un terrain beaucoup plus sportif avec ses trottinettes prêtes à affronter les plus belles pistes de descente, désormais déclinées en version électrique.

La Lab’elle, le produit phare d’Airlab Industrie

Implantée à Nîmes, Airlab industrie est spécialisée dans les trottinettes électriques. Son produit phare est la Lab’elle, considérée aujourd’hui comme la Rolls des trottinettes électriques du marché. Elle se distingue d’abord par son design en étant conçue avec des matériaux nobles comme le cuir et le bois qui apportent une touche luxueuse. Elle utilise également une technologie de pointe avec un petit panneau solaire régénérant qui apporte un complément de charge ou un système de régénération de freinage.
Elle est aussi dotée d’un moteur-roue électrique d’une puissance de 350W, alimentée par une batterie lithium-ion d’une capacité de 313W/h lui procurant une autonomie de 25 à 35 km. Par ailleurs, elle est équipée de deux modes de vitesse : un mode piéton (6km/h) et un mode routier (25km/h) lui permettant d’être tolérée sur les routes. La Lab’elle est également pliable, ce qui s’avère pratique pour la stocker ou pour prendre avec elle les transports en commun, mais aussi connectée avec une application smartphone qui se transforme en assistant pour les trajets quotidiens en offrant une multitude d’informations, notamment sur les kilomètres parcourus ou l’autonomie restante.

Une société en croissance qui cherche à se diversifier

Si la Lab’elle constitue le fleuron d’Airlab Industrie, la société a cherché à diversifier sa gamme pour toucher un plus large public avec des produits moins onéreux qui démarrent à 500 euros contre 1 450€ pour la Lab’elle. Des nouveaux modèles qui ont permis à l’entreprise de franchir un cap en termes de volume avec désormais 1 000 trottinettes vendues annuellement dont près de 200 Lab’elle. Airlab Industrie a même lancé dernièrement un vélo électrique pliable très léger, l’Airlab, conçu pour être un moyen de déplacement efficace et pratique pour les urbains comme pour les ruraux. La société créée par Arnaud Porée travaille aussi sur des bornes de recharge automatisées adaptées aux trottinettes électriques, de manière à proposer des services clés en mains aux collectivités et aux entreprises.

Globe 3T, le spécialiste de la trottinette tout terrain

Si avec leurs trottinettes Airlab Industrie vise plutôt un public urbain avide d’un mode de déplacement écologique et design mixant mobilité et loisir, Globe 3T cible résolument un public sportif avec ses trottinettes de descente redoutables qui absorbent toutes les aspérités du terrain avec une douceur déconcertante. Des trottinettes qui ressemblent à des VTT mais qui n’ont ni selle ni pédales.
Au départ, avec sa Sherpa Evo robuste et facile d’utilisation, cette société visait les professionnels de la montagne. En 2012, ce modèle a progressivement laissé la place à une gamme plus légère, plus adaptée aux besoins des remontées mécaniques. Une nouvelle gamme qui s’est ensuite élargie avec notamment l’Evo Race, aérienne et confortable, taillée pour le bike parc ; la Wild pour répondre aux attelages de 1 ou 2 chiens ou la Fatscoot capable de dévaler les pistes enneigées l’hiver mais aussi pertinente en saison estivale.

Le passage à l’électrique pour répondre à la demande du marché

Depuis 3 ans, les sept produits de la gamme sont devenus électrifiables. Une évolution poussée par la demande du marché avide de mobilités douces et à la recherche d’engins faciles d’accès pour le grand public. Une diversification qui a également permis à la société, implantée près de Saint-Etienne, d’élargir son champ d’action et de sortir du milieu de la montagne qui reste relativement petit.
L’électrique a notamment permis de concevoir de nouveaux produits bien adaptés à la visite de sites touristiques. De quoi inciter les professionnels du loisir à proposer des sorties de groupes accompagnées pour parcourir les rues d’une cité remarquable ou partir en ballade dans des sites naturels. Une vraie réussite puisque, depuis cette année, la part de l’électrique a dépassé celle des trottinettes de descente, pour une production globale annuelle d’environ 500 exemplaires. Un chiffre appréciable pour un mode de distribution en direct, sans réseau de revendeurs, mais qui tire pleinement profit des salons comme celui de Val d’Isère.

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Europe : Nouvelle taxe sur les vélos électriques chinois


Europe : Nouvelle taxe sur les vélos électriques chinois

Ce n’est pas la première fois que l’Union européenne prend des dispositions à l’encontre des fabricants chinois de vélosassistance) électrique(s) afin de protéger son industrie du cycle. Le scénario est régulièrement retouché depuis 1993. La communauté répond ainsi aux différentes plaintes déposées par la fédération européenne des fabricants de bicyclettes (EBMA). Adoptée pour une durée limitée généralement à 5 ans, et établie après enquête, la taxe sur les vélos électriques importés de Chine s’élevait depuis 2011 à 48,5% du « prix net franco frontière de l’Union européenne avant dédouanement », à comparé aux 34,4% de la période précédente. Le problème à résoudre est délicat, car les fabricants chinois sont suspectés depuis longtemps de contourner le versement de la taxe antidumping en faisant transiter leurs productions via des pays qui n’y sont pas soumis. Une enquête est encore en cours à ce sujet, ouverte le 20 octobre 2017. Mais devant l’évidence des premières conclusions, un droit provisoire est applicable depuis le 18 juillet dernier, selon les dispositions du règlement d’exécution 2018/1012 publié le 17 juillet au Journal officiel. Le montant de cette taxe varie de 21,8 à 83,6%. Du côté du gouvernement chinois, on estime depuis des années déjà que ce protectionnisme n’est pas compatible avec les intérêts des consommateurs européens et des efforts effectués par l’UE pour lutter contre le dérèglement climatique.

Dumping

Du verbe anglais « to dump » (« se débarrasser »), le terme dumping est ici utilisé pour qualifier la pratique commerciale agressive par laquelle une entreprise, un groupe, une filière ou un territoire vend moins cher à l’international sa production par rapport aux prix appliqués sur le marché intérieur. Ce scénario, qui équivaut à se positionner dans une situation de concurrence déloyale, est sanctionné par l’Union européenne. Adopté de façon prolongée, il a pour conséquence la disparition de la multiplicité de l’offre par l’élimination progressive des entreprises les plus fragiles du même secteur et présentes dans les pays visés. L’enquête antidumping actuellement en cours, lancée le 20 octobre dernier à la suite d’une nouvelle plainte déposée par l’EBMA le 8 septembre 2017, cherche à évaluer la part de dumping à retenir à l’encontre de chacun des exportateurs chinois de vélos électriques et le préjudice supporté par les fabricants européens. Son planning d’une durée maximal de 15 mois prévoyait la mise en place d’une taxe provisoire avant la remise de ses conclusions. En parallèle, une seconde enquête, – antisubventions -, a été ouverte le 21 décembre 2017.

Dossier recevable

« La plainte contenait suffisamment d’éléments de preuve de l’existence de pratiques de dumping et d’un préjudice important en résultant pour justifier l’ouverture d’une enquête », est-il expliqué en introduction du texte officiel. Dans son dossier, la fédération européenne des fabricants de bicyclettes a notamment insisté sur le cas de vélos électriques dont les différents éléments sont fabriqués en Chine mais assemblés ailleurs, par exemple au Cambodge ou au Bangladesh. Un artifice qui permet d’échapper à la taxe de 48,5% qui était jusque-là appliquée aux frontières de la communauté. L’enquête antidumping s’intéresse à la période comprise entre le 1er octobre 2016 et le 30 septembre 2017, observant également les tendances d’évolution depuis le 1er janvier 2014. La Commission européenne a déjà pointé un mouvement important : les exportations chinoises de vélos électriques en Europe ont plus que triplé sur cet intervalle. Avec une part de marché qui a atteint les 35%, l’influence constatée se résume en une baisse d’environ 11% sur le prix de vente moyen calculé en Europe pour ces engins.

de 21,8 à 83,6%

Finie la taxe antidumping à taux unique : la nouvelle mouture, qui s’applique à tous les vélos équipés d’un moteur auxiliaire électrique (VAE mais aussi les speedbikes), tient compte de la marge de dumping évaluée pour dégager un niveau d’élimination du préjudice qui, pour le droit provisoire, lui est équivalent. Ce sont 6 cas qui ont été dégagés, applicables parfois à un seul groupe ou une unique entreprise. Le droit antidumping provisoire le plus faible, – 21,8% (marge de dumping estimée à 42,8 %) -, est associé aux vélos électriques produits par Jinhua Vision Industry par et Yongkang Hulong Electric Vehicle. Le taux de 27,5% (marge de dumping = 34,6%) concerne les productions de Giant Electric Vehicle (Kunshan). Avec une marge de dumping à 90,6%, Bodo Vehicle Group est contraint à une taxe portée à 77,6%. Les producteurs-exportateurs qui ont coopéré à l’enquête et qui n’ont pas été retenus dans l’échantillon (une centaine d’entrées dans l’annexe au document) bénéficient d’une taxe à 37%. (MDD = 51%). Enfin, toutes les autres sociétés devront supporter le plus haut niveau de droit fixé à 83,6%, pour une marge de dumping à 106,4%.

Les droits définitifs en 2019

En tout, le règlement d’exécution s’étale sur 32 pages, la commission justifiant par 273 points les éléments retenus et écartés avant d’instaurer la taxe provisoire. Les entreprises chinoises dans le collimateur de l’UE étaient invitées à participer aux investigations. Le terme de l’enquête antidumping est prévu pour janvier 2019. L’actuel mécanisme provisoire des taxes sera alors remplacé par une grille vraisemblablement valable pendant 5 ans. Globalement, l’EMBA est satisfaite des suites apportées à sa énième plainte, se réjouissant que les fabricants européens de vélosassistance) électrique(s) puissent rebondir une nouvelle fois sur la situation en voyant leur manque à gagner quelque peu gommé.

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SAP Labs France : le cap des 100 voitures électriques est atteint


SAP Labs France : le cap des 100 voitures électriques est atteint

SAP Labs France, sans doute l’une des entreprises françaises les plus en pointe dans l’électrification de sa flotte de véhicules, vient de franchir un nouveau cap il y a quelques jours en enregistrant sa 100ème voiture électrique au sein de son parc automobile. Un chiffre atteint avec quelques temps d’avance sur l’objectif de la société qui visait les cent véhicules électriques pour la fin de l’année 2018. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard mais découle d’une politique très volontariste initiée par le Président de SAP Labs France Hanno Klausmeier qui a multiplié les initiatives pour inciter ses salariés, qui de par leur statut bénéficient pratiquement tous d’un véhicule de fonction, à opter pour une voiture électrique.

Un mouvement initié dès 2013

L’origine de la prise de conscience d’Hanno Klausmeier remonte à un voyage effectué en 2013 à Palo Alto dans l’un des Labs de SAP, qui avait engagé un programme dédié aux voitures électriques. Touché personnellement par le scandale du Dieselgate, il décide d’engager pleinement sa société dans la mobilité électrique en lançant, en 2015 sur le site de Sophia Antipolis, un programme d’E-Mobility comportant de nombreuses mesures pour encourager les salariés à choisir une voiture de fonction électrique. Les premières seront des Renault Zoé mais bien vite le parc se diversifiera avec des Nissan Leaf, des BMW i3, des Volkswagen e-Golf et même des Tesla Model S. Comme les premiers retours des utilisateurs ont été très positifs et que de nombreuses bornes de recharge ont été implantées sur le site, de plus en plus de salariés se sont laissés tenter par une voiture électrique.

Un exemple qui fait tache d’huile dans tout le groupe

L’exemple de Sophia Antipolis a même fait tache d’huile sur les autres sites de SAP Labs France. C’est d’ailleurs un salarié du site de Caen, Olivier Bagot, qui est le centième e-driver de la société. Il a d’ailleurs avoué qu’il avait songé à se tourner vers l’électromobilité il y a deux ans, lorsque deux véhicules (une Zoé et une Tesla Model S) issus du pool de Mougins avaient été prêtés au site de Caen afin que les salariés puissent les essayer. La politique initiée en faveur de la mobilité électrique a également été extrêmement positive pour l’image du site de Sophia Antipolis au sein du groupe SAP, le leader mondial du logiciel pour les entreprises. Pour autant, SAP Labs France a l’ambition d’aller encore plus loin dans les années à venir. Témoin de cette volonté, il ne sera plus possible en 2019 pour ses salariés de commander un véhicule thermique comme voiture de fonction. Une façon radicale d’atteindre son prochain objectif : atteindre 80% de véhicules électriques à l’horizon 2020.

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Eccity : une levée de fonds d’un million d’euros pour développer son Model 3


Eccity : une levée de fonds d’un million d’euros pour développer son Model 3

Concepteur et fabricant de scooters 100% électrique, Eccity vient de lancer une levée de fonds d’un million d’euros afin de poursuivre sa croissance et de financer le développement de nouveaux produits, en particulier le Model 3, un scooter à 3 roues dont le prototype a été présenté au dernier Salon International de la Moto de Milan. Pour cette levée de fonds, l’entreprise azuréenne dirigée par Christophe Cornillon et Frédéric de Maneville a choisi la plateforme de financement participatif WiSEED. La démarche en cours en est actuellement à la phase de vote qui constitue une étape dans le processus de sélection des projets de cette plateforme de Crowdfunding. Un vote s’étalant durant une période d’un mois durant laquelle Eccity sollicite le soutien des internautes dont certains pourraient bien devenir ses futurs actionnaires.

Le scooter électrique, un marché porteur

Pour les séduire, la société implantée à Grasse dispose déjà de quelques beaux atouts avec notamment son produit phare : l’eccity125. Un scooter électrique performant avec une accélération enviée par ses concurrents à essence et dont l’autonomie de plus de 100 km est suffisante pour les déplacements urbains et péri-urbains. Ce scooter répond bien aux attentes du marché du 2 roues en pleine expansion, sur lequel le scooter électrique représente une solution d’avenir grâce aux économies qu’il génère, mais aussi à son côté écologique permettant de lutter contre la pollution des grandes métropoles tout en se jouant des embouteillages et sans crainte des futures restrictions de circulation que les grandes villes pourraient mettre en œuvre dans certaines zones.

Les ambitions d’Eccity

Avec 400 scooters déjà en circulation, Eccity rencontre déjà un beau succès tant auprès des particuliers qu’auprès des collectivités, à l’image des contrats signés avec la ville de Paris ou la Métropole Nice Côte d’Azur. Pour autant, la société ne compte pas s’arrêter là et ambitionne de devenir un leader européen de la mobilité durable. Un objectif qui passe par le lancement de nouveaux produits très prometteurs comme son scooter à 3 roues, révolutionnaire de par ses deux roues situées à l’arrière. Une originalité qui lui procure une tenue de route irréprochable sur tous les types de routes. La levée du fonds envisagée doit servir à financer son lancement qui aura lieu lors du prochain Mondial à Paris. Elle sera également utilisée pour développer une version cargo à même de séduire des professionnels comme La Poste, mais aussi d’apporter une réponse efficiente à la problématique de la livraison du dernier kilomètre.