Publié par Laisser un commentaire

Voitures électriques : des start-up ambitieuses à l’assaut de Wall-Street


Voitures électriques : des start-up ambitieuses à l’assaut de Wall-Street

Le journal Les Echos a fait sa Une lundi sur les start-up qui se ruent sur l’eldorado électrique. La montée en puissance du véhicule électrique pourrait bien en effet redistribuer les cartes dans l’industrie automobile lors des prochaines années. Même si des incertitudes demeurent dans à sa rentabilité à moyen terme, le succès de Tesla suscite bien des convoitises et de nombreuses start-up, plus particulièrement en Californie et en Chine, comptent bien suivre les traces de la firme dirigée par Elon Musk pour se faire une place au soleil dans le monde de l’automobile.
Mais, comme le souligne Patrick Pélata (ex numéro 2 de Renault jusqu’en 2012) dans Les Echos, créer un nouveau constructeur c’est compliqué et les besoins en personnel sont énormes. Pour y parvenir, le ticket d’entrée est estimé à un milliard de dollars (500 millions pour développer un véhicule et autant pour l’usine). Dès lors, les besoins en capitaux de ces start-up sont considérables et, après avoir fait les yeux doux à des fonds d’investissement, elles n’hésitent pas à se tourner aujourd’hui vers la bourse. L’accueil qui leur est réservé n’est pas toujours à la hauteur de leurs espérances, d’autant plus que nombre d’analystes financiers pointent le risque de la création d’une bulle menaçant d’éclater à tout moment. Focus sur quatre de ces start-up qui partent à l’assaut de Wall-Street mais dont le pari est encore loin d’être gagné.

Une envolée du cours de bourse pour Nio

Fondée en 2014 par William Li, Nio est basée en Chine à Shanghai mais a aussi des bureaux en Californie à San José pour le développement des logiciels, à Munich pour le design et à Londres où se trouve le siège de son équipe de Formula E qui sera encore au départ de la saison 2018-2019 avec une voiture de seconde génération. Outre cette voiture et une supercar ébouriffante (l’EP9) qui affole les compteurs sur circuit, Nio est l’un des rares start-up émergeante du monde de l’électrique à avoir déjà des modèles en circulation. Depuis le mois de juin, elle commercialise en effet sur le marché chinois l’ES8, un long SUV électrique capable d’embarquer 7 personnes.
Bien que déjà soutenue par des colosses technologiques chinois comme Tencent et Baidu, ainsi que par des fonds d’investissement tels que Baillie Gifford déjà présent dans le capital de Tesla, Nio vient aussi d’être introduite en bourse à Wall Street. En pleine tempête déclenchée par les déclarations d’Elon Musk, cette introduction n’a pas permis d’atteindre l’objectif initial qui était fixé à 1,8 milliards de dollars, mais a tout de même permis de lever 1 milliard de dollars pour financer son développement. De plus, si le titre Nio a été chahuté lors de la première séance, le cours de bourse s’est ensuite envolé pour une capitalisation boursière en hausse de un milliard de dollars en un mois.

Byton se prépare à une introduction en bourse

Jeune constructeur de véhicules électriques haut de gamme, Byton envisage aussi une introduction en bourse pour financer sa croissance. Pourtant l’entreprise fondée par deux anciens de BMW (Carsten Breitfeld et Daniel Kirchert) a déjà bénéficié du soutien du constructeur automobile chinois FAW Group qui a injecté près de 260 millions de dollars dans la start-up, ainsi que du fournisseur de batteries CATL. Mais l’activité de Byton, qui a commencé à bâtir son usine à Nankin, nécessite visiblement beaucoup de capitaux puisque, avant d’envisager une introduction en bourse, elle va chercher à réaliser une autre levée de fonds auprès d’investisseurs privés.
Ces fonds doivent permettre à Byton de poursuivre le développement d’un concept-car présenté lors du dernier CES de Las Vegas et qu’il espère voir entrer en production en 2019 pour alimenter dans un premier temps le marché chinois. Un SUV électrique qui fait la part belle au numérique, avec notamment un spectaculaire écran qui coure tout le long de la planche de bord en venant compléter un autre écran directement intégré dans le volant. Ce SUV devrait être déclinée en deux versions dont une haut de gamme bénéficiant d’un système « dual motors » avec quatre roues motrices. Deux moteurs d’une puissance totale de 350 kW alimentés par une batterie d’une capacité énergétique de 95 kWh donnant au véhicule une autonomie de près de 520 km.

Des capitaux saoudiens pour Lucid

Pas d’introduction en bourse programmée pour l’instant pour Lucid mais il faut dire que la start-up californienne vient de bénéficier d’une levée de fonds conséquente puisque le fond souverain saoudien PIF vient d’investit un milliard de dollars dans la société. De quoi relancer le développement de la Lucid Air, une berline de luxe dont le prototype a été présenté la semaine dernière à Riyad. Avant l’arrivée des saoudiens dans le capital, les dirigeants de Lucid avait du lever le pied et décaler la sortie de leur véhicule qui devrait plutôt faire son apparition sur les routes en 2020.
L’argent injecté par PIF permettra notamment d’entamer la construction d’une usine en Arizona qui devrait à terme employer près de 2 000 personnes. La Lucid Air, qui compte bien faire de l’ombre à Tesla, promet d’être un must de la voiture électrique susceptible notamment de séduire les technophiles. Dans sa version haut de gamme, elle sera équipée de deux moteurs électriques d’une puissance de 1 000 chevaux, ce qui laisse présager des accélérations fulgurantes. Des moteurs alimentés par une batterie de 130 kWh procurant une autonomie d’environ 600 km.

Restrictions budgétaires et incertitudes pour Faraday Future

Si le projet de Lucid parait relancé, celui de Faraday Future rencontre bien des difficultés, preuve que le chemin pour devenir un constructeur automobile est loin d’être un long fleuve tranquille. Des difficultés financières qui ont contraint le constructeur californien à baisser de 20% le salaire de ses employés et à engager un vaste plan de licenciements. Pourtant, fondée en 2014 par le milliardaire chinois Jia Yueting, Faraday Future s’est longtemps affiché comme le principal rival de Tesla. En janvier 2017, le constructeur faisait encore le show au CES de Las Vegas en présentant sa première voiture destinée à être produite en série la FF 91 dont les réservations étaient même déjà ouvertes.
Pourtant les rumeurs sur la solidité financière de la société, alimentées par les problèmes de son actionnaire majoritaire qui se trouvait à court de liquidités pour financer tous ses projets, laissaient planer quelques doutes sur la mise en route de la production de la FF 91. Depuis, de nouveaux actionnaires sont entrés dans le capital de la société, notamment le fond Evergrande Health qui devait investir 2 milliards de dollars dans le groupe. Mais un montant décliné en plusieurs versements dont certains tardent apparemment à arriver, ce qui place aujourd’hui Faraday Future au bord du gouffre. L’avenir nous dira si la FF 91 qui, bardée de capteurs et dotée d’une bonne dose d’intelligence artificielle, semblait prête pour la conduite autonome, pourra voir le jour ou ne restera qu’un beau projet sans lendemain.

Publié par Laisser un commentaire

Marché de la recharge domestique du véhicule électrique avec J. Honoré


Marché de la recharge domestique du véhicule électrique avec J. Honoré

Les entreprises spécialisées dans l’installation de matériel pour la recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables se multiplient, selon le constat de John Honoré, cofondateur de Borne Recharge Service en 2012. Il s’amuse de certaines offres et se réjouit du développement de son entreprise.

Parmi les pionniers

Il est toujours étonnant de découvrir de nouveaux professionnels en installation d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables se qualifier de pionniers ou de premiers dans ce domaine. John Honoré, lui, ça l’amuse désormais, car son activité et son antériorité sont bien connues de la filière. Son entreprise est présente depuis 2012, et ma première interview de lui remonte à août 2013 ! A l’époque, il présentait ainsi sa société au média Web Wehicles : « Borne Recharge Service est née sur un constat simple : il n’y a pas de prise de courant disponible pour la recharge d’un véhicule électrique dans un immeuble collectif (je réside dans un immeuble avec un parking en sous-sol). Nous avons donc imaginé et conçu un service universel permettant une recharge effective sur le parking d’un immeuble (intérieur/extérieur) avec toutes les garanties de sécurité et de sûreté pour tous : l’utilisateur qui règle son électricité et ne souhaite donc pas qu’un autre se connecte à son point de recharge ; les autres copropriétaires qui ne veulent pas payer l’énergie consommée par celui qui roule en véhicule électrique ; le syndic qui doit traiter cette consommation faite à partir de l’alimentation des communs. Il nous a fallu environ 18 mois de recherche et développement pour arriver à un service que des constructeurs automobiles disent efficaces, intelligents et innovants ».

Des plâtres à essuyer

Borne Recharge Service a donc sérieusement défriché le terrain à toute une profession. John Honoré n’hésite pas à vouloir en partager le mérite avec d’autres acteurs de l’époque, toujours présents aujourd’hui. « Avant nous, il y avait déjà Proxiserve en 2010 ou 2011 et Park’n Plug en 2012 », rapporte-t-il. « En 2012, nous avons installé un seul boîtier, puis 17 en 2013 », se souvient-il. Les chiffres annuels de 2013 sont devenus le quotidien de l’entreprise. « Oui, 17, c’est exactement le nombre de demandes que nous avons reçues ce lundi 29 octobre 2018 à 15 heures, alors que la journée n’est pas terminée. Sur les 17 demandes, 13, 14, 15 ou 16 se transformeront en installations par Borne Recharge Service », évalue notre interlocuteur. « La demande va en s’accroissant. Au début de l’année 2018, nous recevions 8 à 10 demandes par jour », poursuit-il.

Forte médiatisation

Comment expliquer l’actuelle effervescence autour de la mobilité électrique, et notamment les nombreuses demandes de renseignement que vous recevez ? « Le Mondial de l’auto n’explique pas tout. Actuellement, 1 jour sur 2 un reportage ou une nouvelle publicité concernant les véhicules électriques est diffusé. D’intéressants nouveaux modèles arrivent en 2019. En 2018, on a déjà assistés au lancement de voitures électriques convaincantes avec une bonne autonomie, comme les Kia e-Niro et Hyundai Kona. Le public se renseigne de plus en plus sur les VE et se fait plus connaisseur. Les demandes sont plus précises, avec, pour les particuliers, un besoin ressenti en bornes 7 kW pour la recharge de nuit, quand, la plupart du temps, une installation 4 kW suffirait », répond le dirigeant fondateur. Tout cela explique le développement de la demande qui se traduit par la création de nouveaux professionnels installateurs, dont certains communiquent parfois de façon un peu farfelue et/ou imprécise. « Quatre nouvelles sociétés sont apparues récemment. L’une affirme pouvoir proposer aux particuliers une offre tout compris à 2 euros par mois. Ce n’est pas possible. D’autres se disent partenaires exclusifs d’un fabricant de bornes. Le hic, c’est quand plusieurs de ces entreprises disent cela du même fabricant. Où est l’exclusivité là-dedans ? », questionne John Honoré. « Borne Recharge Service fabrique ses propres bornes. Pour proposer un service complet, il faut être verticalement intégré », souligne-t-il.

Premier installateur en copropriété

« Notre carnet de commande est plein pour les 2 mois à venir sur nos sites de Paris et Cannes, et ce malgré nos partenaires électriciens présents un peu partout en France », assure John Honoré. « A ce jour, nous avons installé environ 450 bornes dans les copropriétés et 150 dans diverses entreprises, y compris des secteurs de l’hôtellerie et des loisirs. Ce sont des clients avec lesquels nous avons des liens réguliers, ne serait-ce que pour des raisons de maintenance. Nous avons équipé aussi plusieurs centaines de maisons individuelles. Ce n’est pas notre cible principale, mais l’attractivité de notre offre, et en particulier le rapport service/tarif, nous rend bien présents également sur ce marché », confie notre interlocuteur. « La durée moyenne pour un renseignement téléphonique avec un particulier est de 20 minutes s’il réside en maison individuelle, mais de 30, s’il est en copropriété, du fait du service étendu apporté. Avec les professionnels, il faut compter 1 heure, car il y a une démarche plus importante de conseil avec une définition très précise des besoins en matériel de recharge », complète-t-il.

Le VE, c’est parti !

« Plus rien n’arrêtera la voiture électrique ! », assure John Honoré. « On sait qu’on n’aura pas 100% du marché de l’installation des bornes chez les particuliers. On a depuis le début de Borne Recharge Service pensé que la concurrence se développerait. Elle nous confirme d’ailleurs dans notre activité et son lancement en 2012 », explique-t-il. Aujourd’hui, L’entreprise poursuit son développement. Après la création de BSR China en 2016, BSR Grèce va être lancé dans quelques jours. Borne Recharge Service, c’est aussi la société Zecharge, un opérateur d’infrastructures pour compte propre et compte de tiers. Déjà 1.200 points de recharge rapide en Europe, installés sur des sites privés et accessibles aux électromobiliens.

Publié par Laisser un commentaire

Les constructeurs participeraient à la prime à la conversion


Les constructeurs participeraient à la prime à la conversion

Ca bouge du côté de la prime à la conversion, pour dégager les modèles de véhicules thermiques considérés comme les plus polluants, contre l’achat en particulier d’une voiture électrique. Depuis quelques jours, on sait que pour 2019 l’application de l’aide de 2.500 euros jusqu’alors réservée à l’acquisition d’un VE neuf devrait s’étendre aux hybrides rechargeables nouvellement mis en circulation, mais aussi, pour les ménages non imposables, aux modèles branchés d’occasion. Et ce, en dépit du succès important de la démarche, qui coûte cher à l’Etat. Ce sont 570 millions d’euros qui ont été budgétés au projet de loi de finances 2019 pour alimenter le bonus électrique et la prime à la conversion, soit 180 millions d’euros de plus que prévu initialement. Le gouvernement a donc décidé de réunir hier, lundi 29 octobre 2018, les principaux acteurs de la filière automobile afin de solliciter leur participation pour accélérer la transition écologique en matière de mobilité.

Les acteurs

Bruno Le Maire et François de Rugy, respectivement ministre de l’Economie et des Finances et ministre de la Transition écologique et solidaire, avaient décidé de réunir à 15 heures : Thierry Bolloré (directeur général adjoint de Renault), Grégoire Olivier (secrétaire général de PSA), Didier Gambart (PDG de Toyota France), Nathalie Bauters (directrice de la communication et des affaires publiques de BMW France), Louis-Carl Vignon (président de Ford France), Marc Hedrich (directeur général de Kia Motors France), Philippe Geffroy (président de Mazda France), Xavier Horent (directeur général du Conseil national des professions de l’automobile / CNPA – concessionnaires), Christian Peugeot (président du Comité des constructeurs français d’automobiles / CCFA), Thierry Archambault (président délégué de la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du Motocycle / CSIAM – importateurs), et Marc Mortureux (directeur général de la Plateforme de l’automobile / PFA). Après environ 45 minutes de réunion, les 2 ministres ont révélé en un point presse quelques informations encore imprécises.

Des constructeurs ouverts

Selon les 2 ministres, les invités seraient globalement ouverts à la demande du gouvernement d’une participation des constructeurs au financement de la transition écologique en matière de mobilité. Sans doute les avis sont-ils très différents d’un industriel à l’autre : Renault qui développe une véritable gamme de véhicules électriques étant forcément davantage concerné que Toyota dont les volumes des ventes en hybrides rechargeables et électriques à pile hydrogène sont encore trop chiches. Les participants ont 1 mois pour affiner leurs positions avant de se réunir à nouveau fin novembre avec l’objectif de décider ensemble d’un dispositif vu comme une surprime à l’actuelle aide à la conversion. Une divergence cependant semble poindre : la volonté du gouvernement d’étendre le processus à l’acquisition des modèles thermiques les moins polluants s’opposerait au cadre limité aux électriques et hybrides rechargeables défendu par les constructeurs.

Publié par Laisser un commentaire

Scooters électriques : Les news de RedE pour octobre 2018


Scooters électriques : Les news de RedE pour octobre 2018

De retour du Mondial de la moto où il tenait un stand, notre adhérent RedE, spécialisé dans la conception et la commercialisation de scooters électriques à destination des professionnels de la livraison (marchandises et alimentaire), vient d’adresser aux inscrits sa lettre d’informations marquantes pour octobre 2018. Au sommaire : future participation au CES 2019 de Las Vegas, nouvelle batterie, et recrutement d’un assistant de gestion.

LG

C’est l’info du mois consacrée chez RedE à l’amélioration technique de ses scooters électriques : un travail de 6 mois en recherche et développement vient d’aboutir à un nouveau pack d’origine LG. Il apporte : 20% d’autonomie supplémentaire pour 60 kilomètres minimum de rayon d’action avec cette batterie 60 V 29 Ah ; un nouveau BMS qui offre la possibilité de remonter certaines informations concernant la batterie ; une indication Led du niveau de charge ; un pack plus léger (10,2 kilos) et plus facilement manipulable ; une durée de vie prolongée de 50%, soit 800 cycles pleins de recharge/décharge ; une garantie de 2 ans ou 800 cycles sur la batterie. « Innover est l’une de nos priorités », rappelle RedE. « Chaque jour nous œuvrons à faire du scooter électrique RedE pro l’outil de référence pour une livraison écologique et rentable », poursuit notre adhérent.

A venir

Bien entendu, la nouvelle batterie conserve de l’ancienne ses caractères amovible et interchangeable. Il faut moins d’une minute pour échanger le pack vidé de don énergie contre un autre rechargé. A noter que RedE a étudié avec LG, pour ses clients, une solution complète de recyclage qui viendra accompagner la fin de vie des batteries des scooters produits par ses soins. D’autres innovations sont à venir concernant la batterie et sa recharge, notamment « un système de swap intelligent ».

CES 2019 de Las Vegas

La participation de RedE au prochain Consumer Electronics Show (CES), qui se tiendra à Las Vegas du 8 au 12 janvier 2019, s’inscrit dans la délégation de la CCI Grand-Est présente sur le salon Eureka Park. C’est « l’opportunité pour RedE de dévoiler trois de ses dernières innovations et de continuer son développement à l’international », commente notre adhérent. Quinze autres entreprises du territoire feront partie du voyage. « La région Grand Est bénéficie d’une situation stratégique dans un des couloirs les plus high-tech d’Europe. Avec l’innovation en son cœur, la région compte plus de 180.000 entreprises (dont 5.500 entreprises innovantes de haute technologie employant 33.000 personnes) et six pôles de compétitivité axés sur les biotechnologies et les sciences de la vie, la mobilité et les véhicules du futur, la technologie verte et les bâtiment durables, la filière eau, les agro-ressources et la bio-économie, les matériaux et l’innovation industrielle », plaide la CCI.

Assistant de gestion

RedE est toujours à la recherche d’un(e) assistant(e) de gestion issu(e) d’une formation en comptabilité administrative et gestion. Qualités requises : autonomie, rigueur, souhait de participer au développement d’une startup en pleine croissance, ténacité, organisation, méthode, excellent relationnel, sens du service, bonne maîtrise des outils de comptabilité et de gestion administrative.

Publié par Laisser un commentaire

Quand l’électrique booste le recrutement chez Manitou


Quand l’électrique booste le recrutement chez Manitou

Installée en Loire-Atlantique, à Ancenis, Manitou devrait avoir embauché en décembre environ 450 nouveaux collaborateurs sur l’année 2018. Le catalogue des engins produits par l’entreprise comptait déjà des nacelles et chariots logistiques électriques. Un véhicule lourd tout-terrain, capable de déplacer des charges de plusieurs tonnes sur les chantiers, va prochainement étoffer la gamme branchée.

Anticipation

Implanté dans 140 pays à travers un réseau de 1.500 concessionnaires, Manitou affichait à l’été dernier un effectif de 3.900 collaborateurs pour un chiffre d’affaires 2017 de 1,6 milliard d’euros. Avec l’annonce de la fermeture de plus en plus de territoires aux voitures, utilitaires et poids lourds diesel, l’entreprise et quelques-uns de ses clients préfèrent anticiper l’extension des interdictions aux engins de chantier. Des camions sont déjà prêts ou en cours de développement pour un fonctionnement plus vertueux, que ce soit au GNV ou à l’électricité. En collaboration avec le motoriste Deutz, Manitou fait ainsi évoluer son modèle de chariot télescopique MT 1135. D’abord avec une prudente version hybride, puis avec une autre entièrement électrique.

Diesel 100 cheveaux

Le Manitou MT 1135 à 4 roues motrices est d’ordinaire équipé d’un moteur diesel Perkins 3.6 de 102 chevaux (75 kW) de puissance ou d’un bloc Deutz 2.2 75 ch (55 kW). Son bras télescopique lui permet de hisser ses charges à 11 mètres de hauteur, ce qui le rend idéal pour la construction de bâtiments à 2 ou 3 étages. La version hybride est équipé du 2.2 l Deutz associé à un moteur électrique de 20 kW sous 48 V. Celle 100% branchée, fonctionnant sous 360 V, est dotée d’un appareil 60 kW alimenté par une batterie de 30 kWh de capacité. Objectif affiché par Manitou pour ce dernier modèle : « Optimiser considérablement l’efficacité afin de réduire dans les mêmes proportions les coûts d’exploitation globaux, la consommation de carburant et les émissions ».

Stratégie E-Deutz

La stratégie E-Deutz est proposée à ses clients par le motoriste sous la forme d’un portefeuille de produits modulaires en matière d’entraînements électriques. Selon ses propres besoins, il s’agit de composer sa propre chaîne de propulsion à la carte qui peut comprendre un bloc thermique, un moteur électrique et une batterie de traction. Les prototypes hybride et électrique de Manitou en sont les premières applications concrètes. Président du conseil de direction DEUTZ AG, Frank Hiller commente : « Nous avons lancé notre stratégie E-Deutz l’automne dernier, et nous sommes donc très fiers de pouvoir passer à l’étape suivante du projet d’électrification avec le groupe Manitou. Avec ces développements réalisés conjointement, nous sommes plus que jamais convaincus que nous pouvons proposer au marché les solutions les plus adaptées, et nous positionner comme le leader des systèmes d’entraînement innovants ».

Publié par Laisser un commentaire

Les nouvelles ambitions d’Izivia


Les nouvelles ambitions d’Izivia

Filiale à 100% d’EDF, Izivia est appelée à jouer un rôle majeur dans le vaste plan que vient d’engager le groupe pour devenir l’énergéticien leader de la mobilité électrique en Europe d’ici à 2022. Une date à laquelle EDF entend fournir en électricité 600 000 véhicules électriques soit 30% de parts de marché en France, au Royaume-Uni, en Italie et en Belgique. Quatre pays dans lesquels Izivia compte déployer 75 000 bornes de recharge. C’est d’ailleurs en grande partie pour mieux s’implanter en Europe que Sodetrel vient de changer de nom pour devenir Izivia.
Outre cette forte croissance hors de France, Izivia affiche également d’autres ambitions, à commencer par sa volonté d’étendre son réseau Corri-Door de bornes de recharge rapide. La société souhaite également continuer à gagner des marchés sur son territoire, à l’image du beau succès qu’elle vient de remporter auprès de la métropole du Grand Lyon. Enfin, Izivia va poursuivre le développement de bornes intelligentes afin de pouvoir faire du smartcharging, une pratique qui risque bien de devenir indispensable pour que les réseaux électriques puissent supporter la demande croissante des véhicules électriques dont le nombre va fortement augmenter dans les prochaines années.

Un déploiement européen

Depuis 20 ans, Izivia accompagne les collectivités, syndicats d’énergie et les entreprises à toutes les étapes de leurs projets de mobilité électrique : de l’exploitation technique et commerciale des services de recharge en passant par la maintenance, et la gestion des utilisateurs des bornes. Au fil des ans, la start-up d’EDF est devenue un acteur majeur de la mobilité électrique en France où elle exploite 5 000 bornes pour ses clients. Aujourd’hui, elle veut déployer ses ailes en Europe sur les 4 principaux marchés cibles du groupe EDF : France, Grande-Bretagne, Belgique et Italie. Ses objectifs de croissance sont très élevés puisqu’elle compte y exploiter 75 000 bornes à l’horizon 2022.
Son ambition est de faciliter au quotidien la mobilité électrique pour tous, en devenant le 1er exploitant de réseaux de charge publics et privés d’Europe. Rendre la vie plus facile aux usagers de véhicules électriques passe par une plus grande interopérabilité des bornes et le Pass Sodetrel, qui va se transformer en Pass Izivia, permettra lui aussi un changement d’échelle puisqu’il donnera accès à 250 000 bornes en Europe d’ici à 2022, contre 60 000 bornes aujourd’hui.

Une extension du réseau Corri-Door

Le réseau Corri-Door de bornes de recharge rapide sur les grands axes routiers a également une dimension européenne même si Izivia n’est chargé de son déploiement que sur le territoire français. L’installation de bornes de recharge rapide sur les autoroutes a notamment pour vocation de faciliter les déplacements transnationaux en véhicule électrique et l’Union européenne a contribué au financement de la première phase d’équipement du réseau Corri-Door, tout comme elle continuera à le faire pour son extension.
Izivia vient en effet d’annoncer que le réseau français disposerait, d’ici à 2022, de 300 bornes supplémentaires qui viendront s’ajouter aux 200 bornes existantes. Des nouvelles bornes dont la puissance pourra varier de 50 à 100 kW, de quoi pouvoir recharger son véhicule encore plus rapidement. Ces bornes seraient réparties sur 60 stations de charge qui proposeraient de 2 à 8 points de charge. Des stations qui ne seraient pas forcément situées sur Autoroute, mais plutôt dans des zones commerciales ou en périphérie des grandes villes.

631 points de charge pour le Grand Lyon

Si Izivia compte se développer en Europe, elle ne néglige pas pour autant le marché français. Ceci d’autant plus qu’elle vient de remporter un beau succès auprès de la Métropole du Grand Lyon. Avec le Fond de Modernisation Ecologique des Transports géré par Demeter, elle vient d’être choisie pour installer et exploiter 631 points de charge répartis sur les 59 communes de la Métropole. Des bornes qui offriront différentes puissances de charge, de la recharge normale à la recharge rapide allant jusqu’à 150 kW. En fait 600 points de charge délivreront une puissance de 22 kW, tandis que 31 proposeront une puissance allant de 50 à 150 kW.
Opérationnel d’ici deux ans, ce dispositif viendra compléter les solutions de recharge existantes sur le territoire du Grand Lyon qui compte actuellement 230 points de charge en service. Pour sa Directrice Générale Juliette Antoine-Simon : « Izivia est très fière de pouvoir déployer ce nouveau réseau. Notre objectif est de proposer un service simple, innovant et accessible à tous ». Les nouvelles bornes seront d’ailleurs compatibles avec l’ensemble des 3 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables en circulation au sein de la Métropole. Par ailleurs, avec ou sans abonnement, le Pass du service de recharge donnera également accès aux bornes du réseau Corri-Door, des parkings Indigo ainsi qu’à celles du réseau Izivia en France et en Europe.

Développer le smartcharging

Si Izivia s’attache depuis longtemps à faire de l’interopérabilité une réalité, elle ambitionne également de jouer un grand rôle dans le développement du smartcharging. Le développement de la mobilité électrique va en effet entraîner dans les années à venir une forte augmentation de la demande en électricité. Le développement de la recharge intelligente doit contribuer à assurer l’équilibre du réseau électrique en lissant les pointes et les creux de consommation spécifiquement appelés par la recharge des véhicules électriques. Elle permet également de décharger la batterie d’un véhicule pour alimenter le réseau lorsque celui-ci en a besoin.
Izivia apporte sa contribution à cette technologie en développant une borne de charge spécifiquement dédiée au smartcharging. Une borne communicante et intelligente capable d’offrir de nouveaux services tels que la charge ou la décharge de la batterie pour alimenter le réseau électrique. De plus, les coûts liés à son installation sont faibles de par la modularité de son architecture. Pour Izivia, il s’agit véritablement d’une solution optimale permettant de faire des économies d’énergie tout en préservant le réseau électrique.

Publié par Laisser un commentaire

Ca roule pour le 3e eRallye Monte-Carlo


Ca roule pour le 3e eRallye Monte-Carlo

Le départ de la 3e édition du eRallye Monte-Carlo a été donné mercredi 24 octobre 2018 à Nevers (58). L’arrivée est prévue à Monaco, sur le quai Albert 1er, dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre, après 1.200 kilomètres de routes ponctuées d’étapes à Valence (26) et Laragne-Montéglin (05).

33 BEV + 7 FCEV

Au total, 40 véhicules étaient inscrits à ce eRallye réservé aux voitures électriques, qu’elles soient alimentées en énergie par une batterie de traction (9 Renault Zoé + 6 Tesla Model S + 5 Volkswagen e-Golf + 4 BMW i3+ 3 Jaguar I-Pace + 2 Tesla Model X + 2 Kia Soul EV + 1 Opel Ampera-e + 1 Nissan Leaf) ou une pile à combustible hydrogène (6 Toyota Mirai + 1 Hyundai ix35). Objectif de l’événement : « Promouvoir les nouvelles technologies automobiles conçues pour économiser de l’énergie et émettre les plus faibles quantités possibles de polluants et de CO2 ». Il vise « également à encourager les pilotes à modifier leurs habitudes de conduite, la priorité étant accordée à la protection de l’environnement et à la durabilité du secteur des transports via l’utilisation de l’électricité comme source d’énergie de propulsion des véhicules ».

10 ZR

Le parcours emprunte le tracé des spéciales mythiques du Rallye Monte-Carlo WRC. Dix épreuves en zone de régularité sont programmées, dont la première s’est déroulée sur le circuit F1 de Nevers Magny-Cours, mercredi 24 à 17h30. « Véritable compétition routière, réservée aux véhicules 100% électriques, sans utilisation de prolongateur, et 100% hydrogène, cette épreuve de régularité est très prisée des constructeurs et préparateurs automobiles, venus démontrer pour l’occasion et en conditions réelles, le potentiel technologique et avant-gardiste de leurs véhicules », assurent les organisateurs du eRallye Monte-Carlo.

Vidéo officielle

Une vidéo officielle, reprise ci-dessus, a été diffusée par L’Automobile Club de Monaco, – organisateur de l’événement -, qui précise que l’épreuve constitue la 9e et avant-dernière manche de la coupe eRallye de régularité du championnat électrique et nouvelles énergies de la FIA.

Publié par Laisser un commentaire

Job étudiants : récupérer et recharger les trottinettes électriques


Job étudiants : récupérer et recharger les trottinettes électriques

Le développement à Paris des locations libre-service de trottinettes en free floating crée de nouveaux emplois, proposés plus particulièrement aux étudiants. De la petite annonce à la réalité sur le terrain, différents médias se sont emparé du sujet, en donnant parfois la parole aux principaux intéressés.

L’annonce

C’est bien connu, les étudiants forment un bataillon de bonnes volontés à employer de façon précaire à différentes tâches plus ou moins ingrates. Un phénomène chaque fois amplifié par les différentes vagues commerciales qui déferlent principalement des Etats-Unis. Après les épuisantes missions au sein des temples de la restauration rapide, une nouvelle mode en jobs pour étudiants vient de débarquer à Paris. « Gagnez de l’argent en nous aidant à changer la manière dont les gens se déplacent en ville ! », promet un des opérateurs parisiens de locations libre-service de trottinettes en free floating. L’annonce publiée dans un magazine destiné aux étudiants évoque un nouveau métier, à pratiquer en freelance, celui de « Juicer » ! Un terme pour qualifier « ceux qui mettent du ‘jus’ dans nos trottinettes », commente le pseudo employeur qui, en parallèle, indique sur son site Web : « Collectez et rechargez les trottinettes. Dégagez des revenus complémentaires simplement ! Il vous suffit d’avoir un véhicule et des prises électriques disponibles pour être payé à chaque trottinette rechargée ».

100 à 200 euros par jour ?

« Vous collecterez les trottinettes pour les recharger chez vous avant de les redéployer ensuite dans la ville, dans un secteur géographique délimité. Non seulement vous participerez à l’aventure d’une startup qui croît à grande vitesse, mais vous aurez ainsi l’opportunité de vous assurer un revenu substantiel pour vous-même », certifie l’annonce qui chiffre dans une fourchette de 100 à 200 euros les revenus que l’activité peut potentiellement dégager par jour. Dans le détail, il s’agit de : « localiser, collecter et déployer les trottinettes dans la ville ; répertorier et signaler à nos équipes les trottinettes endommagées ou qui ne fonctionnent pas ; travailler à votre rythme et selon vos besoins ». Profil attendu des candidats : « Vous possédez un véhicule pour collecter et transporter les trottinettes : plus celui-ci sera grand, plus vous pourrez transporter de trottinettes ; Vous possédez un smartphone (iOS ou Android) ; Vous êtes titulaire d’un permis de conduire en cours de validité ; Vous êtes âgé(e) de 18 ans au moins ; Rejoignez-nous maintenant, c’est simple et rapide ! ».

Des questions se posent

En découvrant cette annonce, on ne peut que se poser quelques légitimes questions, quand on sait que quelques opérateurs de location libre-service de deux-roues en free floating ont fait le choix de former une équipe salariée maison pour la recharge, qui collecte et redépose les engins via des utilitaires électriques. Concernant les opérateurs qui font appel à des étudiants sous statut indépendant : Quid de l’impact environnemental réel du service au final ? Combien d’étudiants disposent d’un véhicule à Paris ? Combien vivent dans des logements suffisamment vastes et pourvus de prises en nombre satisfaisant pour dégager de 100 à 200 euros de revenu par jour ?

Entre 5 et 20 euros par trottinette

Dans un article intitulé « Alerte job chelou : rechargeur de trottinettes électriques », L’ADN dénonce les frictions que l’activité fait naître, reproduisant un témoignage venu d’outre-Atlantique où un jeune a vu son véhicule se faire endommager par un concurrent en colère de s’être fait coiffé au poteau dans sa recherche de trottinettes à recharger. Selon la difficulté de localisation des engins, l’opération, qui comprend la recharge au domicile, peut rapporter entre 5 et 20 dollars (4,38 et 17,53 euros) chez Bird. En septembre dernier, le site BFM TV informait des tarifs pour la France accordés par Lime : « entre 5 et 20 euros selon le niveau d’urgence et la difficulté pour retrouver ces trottinettes », avec un maximum de 12 exemplaires à reconditionner par jour.

Témoignages

Fin août 2018, Le Parisien donnait la parole à un « juicer » qui pratique ce nouveau métier afin d’arrondir ses fins de mois. En effectuant 4 à 5 missions par semaine, et en récupérant 5 à 6 trottinettes à chaque sortie, il gagne entre 500 et 600 euros par mois, charges déduites. Très organisé, il souligne en point négatif le fait d’être obligé de se lever tôt le matin (5h30) pour redéposer les engins avant 7 heures, sous peine d’être radié. Moins positif le témoignage recueilli par Ouest-France auprès d’un étudiant en pharmacie qui évoque lui aussi « la guerre » pour ramasser les petits véhicules. Il fait part de sa déception au sujet de la décision prise par Bird de baisser la rémunération minimum pour s’occuper des exemplaires les plus faciles à reconditionner, même si le plafond est relevé pour ceux les plus difficiles à localiser. Egalement, à mettre au passif, selon lui : passer de plus en plus de temps pour espérer gagner plus de 50 euros par sortie (il commence à 18 heures), et les modèles vandalisés pour lesquels il se déplace mais qui ne lui rapporteront rien. Sa conclusion apparaît bien négative : « On se tue la santé, pour ce qu’on fait c’est tellement peu ». Des témoignages similaires ou bien plus positifs ? N’hésitez pas à les déposer dans les commentaires à la suite du présent article.

Publié par Laisser un commentaire

Felipe Massa, De la F1 à la Formule E et à l’apnée


Felipe Massa, De la F1 à la Formule E et à l’apnée

Le 4 novembre 2017, Felipe Massa a annoncé son retrait de la F1 à l’issue de la saison 2017, envisageant une reconversion en Formule E. S’il a testé une monoplace branchée Jaguar Racing, c’est chez Venturi que le pilote brésilien a signé en mai dernier. Un engagement qui l’ouvre à différents horizons, dont la découverte de la plongée en apnée avec Pierre Frolla, détenteur de quatre records du monde pour cette discipline, et dirigeant de l’Ecole Bleue installée à Monaco. Quel rapport avec la Formule E ? « Etonnamment, alors qu’on pourrait croire que l’apnée et la course automobile sont deux sports totalement éloignés, j’y ai vu des similitudes : la préparation, la gestion de la respiration, la volonté d’aller toujours plus loin et la quête de la performance. Il faut savoir qu’en course aussi, nous sommes sujets à des moments passés en apnée », témoigne Felipe Massa. Calendrier de la saison 2018-2019 et fin d’article.

2 disciplines très différentes

« Ce sont 2 disciplines que tout semble opposer : l’une se pratique sur circuit en ville, l’autre sous l’eau. Pourtant, la Formule E et l’apnée possèdent certaines similitudes », assure Venturi dans un communiqué de presse émis en date du 23 octobre dernier, afin de lever le voile sur un rapprochement entre 2 sportifs de haut niveau, profitable à chacun. L’initiation subaquatique du champion automobile s’est déroulée la veille, lundi 22 octobre 2018. L’opération démarre sur la plage par une séance de ventilation. « C’est un élément essentiel à la discipline car par un verrouillage du diaphragme, les apnéistes parviennent à gérer le manque d’oxygène sous l’eau ainsi que le stress », nous explique-t-on sur le document numérique. Suivront quelques exercices de yoga, complétés par des explications indispensables sur les bonnes pratiques de la plongée en apnée.

Révélateur de personnalité

Au large de Roquebrune-Cap-Martin (06), Felipe Massa s’est échauffé en descendant d’abord à une profondeur de 7 mètres, suivant à la seule force des bras le câble qui sert de guide et de jauge. Les immersions se sont ensuite enchaînées jusqu’à ce que le pilote atteigne les 14 mètres de profondeur, aidé d’un système lesté que l’on appelle « gueuse » et fixé sur le câble. Son entraîneur, Pierre Frolla, se montre satisfait de l’élève : « Felipe a réalisé une bonne performance pour quelqu’un de complètement novice dans la discipline. Je suis sûr qu’avec un peu d’entraînement, il peut faire mieux encore : pourquoi pas franchir la barre des 19 mètres, son numéro fétiche (rires) ? Plus sérieusement, j’ai compris dès les premières secondes que j’avais affaire à quelqu’un de doué, de déterminé et d’intelligent. Felipe est exactement le genre d’élève que l’on voudrait avoir tous les jours ».

Un échange

Pour un sportif, qui plus est de haut niveau, toute expérience susceptible d’améliorer les performances en compétition est bonne à prendre. « Ce que je retiens de cette expérience ? J’appréhendais plus pendant cette journée d’initiation à l’apnée que pendant la semaine de tests écoulée (rires) ! », s’amuse à répondre Felipe Massa qui a cependant un regard à la fois ciblé et des plus larges concernant son initiation subaquatique. « J’ai répondu à l’invitation de Pierre parce que je souhaitais découvrir cette discipline mais aussi parce qu’il travaille en étroite collaboration avec S.A.S le Prince Albert II de Monaco en faveur de la protection des mers et des océans. En tant que citoyen, père de famille et résident monégasque, je suis concerné par les problématiques de développement durable et la protection de l’environnement », détaille le champion automobile.

Echange

Au final, le rapprochement entre les 2 hommes va se poursuivre sur le mode de l’échange. Le champion automobile compte partager son expérience de pilote avec Pierre Frolla. D’abord chez Venturi. Puis dans le box de l’équipe lors d’une course programmée au championnat de Formule E. Mais pas avant le 11 mai 2019. Pourquoi ? C’est la date retenue pour le 3e e-Prix de Monaco, selon le calendrier qui a été révélé par la FIA il y a une douzaine de jours. La saison 2018-2019 s’ouvrira en Arabie saoudite, plus précisément à Riyad, le 15 décembre prochain. Suivront les épreuves de Marrakech au Maroc (12 janvier 2019) ; Santiago du Chili (26 janvier) ; Mexico City au Mexique (16 février) ; Hong Kong et Sanya en Chine (respectivement 10 et 23 mars) ; Rome en Italie (13 avril) ; Paris (27 avril) ; Monaco (11 mai) ; Berlin en Allemagne (25 mai) ; Berne en Suisse (22 juin), et New York, aux Etats-Unis, avec 2 courses (13-14 juillet).

Monoplaces Gen2

Pas mal de changements sont prévus avec cette nouvelle saison de Formule E. Arrivées et départs de pilotes, nouveaux constructeurs engagés, manches supplémentaires, etc. Ce sont cependant les nouvelles monoplaces qui vont cristalliser toutes les attentions, avec une autonomie doublée qui dispensera d’un changement de voiture à mi-course. Une puissance augmentée aussi du côté de la motorisation qui gagne 50 kW, en passant à 250 kW. De quoi atteindre les 280 km/h et pulvériser les 100 km/h, départ arrêté, en 2,8 secondes. Poids de l’ensemble voiture + batterie + pilote = 900 kilos environ. A l’extérieur, quelques modifications notables également : un nez très large, un carénage intégré à la carrosserie, un aileron arrière minimaliste, le nouveau halo de protection devant le pilote, et une bande Led pour communiquer diverses informations en cours d’épreuve.

Publié par Laisser un commentaire

Volkswagen pousse ses pions en Chine et mise sur sa plateforme MEB


Volkswagen pousse ses pions en Chine et mise sur sa plateforme MEB

Après avoir déjà investi 1,2 milliard d’euros en Saxe à Zwickau pour une « usine de verre » entièrement dédiée à la fabrication de véhicules électriques, Volkswagen a annoncé lundi avoir lancé en Chine, à Shanghai, la construction d’une nouvelle usine qui, à partir de 2020, produira des voitures et des systèmes de batterie basés sur sa plateforme modulaire électrique MEB, conçue spécifiquement pour la production de véhicules électriques.
Pour Herbert Dies, le Président du Directoire du Groupe Volkswagen : « La construction de cette usine destinée à la production sur la plateforme MEB ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire de l’industrie automobile chinoise ». Elle doit aussi permettre au groupe de consolider ses activités sur le marché florissant de l’électro-mobilité en Chine. Elle constitue également l’un des axes de son ambitieuse offensive électrique, illustrée par la campagne qu’il a lancé le mois dernier sur le thème « Electric for all ».

Une usine dédiée à la production MEB

Situé précisément à Anting, la nouvelle usine construite par la joint-venture SAIC Volkswagen aura une capacité annuelle de production de 300 000 véhicules qui seront tous 100% électriques et basés sur la plateforme MEB conçue pour la production en série de l’ensemble de la future gamme de véhicules électriques du groupe, des voitures compactes aux SUV en passant par les vans. Le premier modèle qui sortira des lignes de production de l’usine d’Anting sera un SUV qui devrait en toute logique être la version adaptée pour le marché chinois de l’I.D. Crozz qui a été présenté l’an dernier au salon de Shanghai.
L’usine affichera un haut niveau d’efficacité et d’automatisation. Elle sera notamment équipée de plus de 1 400 robots répondant aux standards de l’industrie 4.0, ainsi que d’une série de technologies modernes telles que l’Intelligence Artificielle, la Réalité Augmentée ou la Réalité Virtuelle. Avec ses 610 000 m2 de superficie, elle sera composée de différentes zones fonctionnelles telles que des ateliers de presse et d’assemblage de batteries, auxquelles s’ajouteront un entrepôt stéréoscopique en hauteur et une piste d’essais.

L’importance stratégique du marché chinois

Si Volkswagen a décidé d’investir massivement en Chine, c’est parce que ce marché revêt une importance stratégique primordiale. Il est aujourd’hui, en termes de nombre de véhicules, le premier marché mondial pour la voiture électrique et il est appelé à croître fortement dans les prochaines années compte tenu des mesures prises par le gouvernement chinois qui a instauré une politique de quotas pour obliger les constructeurs à vendre sur ce marché au moins 10% de véhicules électrifiés l’an prochain. Un chiffre qui montera jusqu’à 20% en 2025.
Du coup la Chine va devenir un gigantesque marché pour le véhicule électrique et la firme de Wolfsburg entend bien tirer profit de cette manne, d’autant plus qu’elle a fait de l’électrification de sa gamme le pilier de sa stratégie de développement dans les années futures. L’usine d’Anting viendra appuyer cette stratégie et, grâce à l’utilisation de la plateforme MEB, Volkswagen sera en mesure de produire à grande échelle des véhicules électriques à la pointe de la technologie pour ses clients chinois.

Une plateforme conçue pour les véhicules électriques

Cette Plateforme Modulaire Electrique MEB est considérée par Thomas Ulbrich (Membre du Directoire en charge de l’Electro-Mobilité) comme : « Un des projets les plus importants de l’histoire de Volkswagen : un tournant technologique similaire à celui vécu lors de la transition de la Coccinelle à la Golf ». Conçue dès le départ avec à l’esprit la motorisation électrique, elle permet d’exploiter de façon optimale tout son potentiel technologique. Grâce à cette plateforme, les véhicules disposeront d’un design plus dynamique, d’un habitacle plus spacieux et de nouveaux services numériques intégrés. Ils seront aussi préparés à la future intégration de la conduite autonome.
La plateforme MEB autorise également l’installation de batteries plus grandes permettant de rallonger significativement l’autonomie. Intégrée dans le plancher, non seulement la batterie ne nuit en rien au comportement dynamique et équilibré du véhicule, mais elle rend le volume intérieur beaucoup plus généreux, ce qui augmente la sensation d’espace. De plus, cette plateforme va permettre au groupe de réaliser des économies d’échelle massives puisque 10 millions de véhicules seront basés sur elle rien que pour la première vague de production. Pas étonnant dès lors qu’elle constitue pour Thomas Ulbrich la colonne vertébrale économique et technologique de la voiture électrique pour tous que Volkswagen appelle de ses vœux.

En route pour « l’électrique pour tous »

Le constructeur allemand vient en effet de lancer une grande campagne sur le thème « Electric for All ». Un slogan qui représente la vision et la promesse fondamentale du constructeur allemand : favoriser l’accessibilité des technologies innovantes au plus grand nombre. A ce titre, la plateforme MEB constitue l’élément clé de la « voiture électrique pour tous ». En permettant d’obtenir un ratio qualité-prix jusqu’ici inatteignable, elle va fortement contribuer à faire passer le véhicule électrique du statut de produit de niche à celui de best-seller.
Pour Volkswagen, elle constitue l’atout maître de la vaste offensive que le Groupe vient de lancer et qui se traduira, d’ici à 2025 sur le marché mondial, par le lancement d’une cinquantaine de véhicules purement électriques. Une stratégie intitulée « Roadmap E » dans laquelle les marchés allemand et européen occuperont une grande place, mais dans laquelle la Chine jouera également un rôle central comme en témoigne l’investissement réalisé dans l’usine d’Anting.