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Le Kia Soul EV 64 kWh présenté à Los Angeles


Le Kia Soul EV 64 kWh présenté à Los Angeles

Parmi les nouveautés du salon automobile de Los Angeles qui vient d’ouvrir ses portes aujourd’hui, vendredi 30 novembre 2018, le tout prochain modèle du Kia Soul qui arrivera chez nous, uniquement en version électrique, au cours du premier semestre 2019. Si l’engin conserve globalement sa ligne, la grande nouveauté qui sera très appréciée est le doublement de l’autonomie, à la louche. La batterie lithium-ion polymère à refroidissement liquide, d’une capacité de 64 kWh (contre 30 kWh actuellement), devrait lui permettre d’atteindre les 500 kilomètres sans recharge intermédiaire.

Technique

Pour animer le nouveau Kia Soul EV, un moteur électrique d’une puissance de 150 kW et d’un couple de 395 Nm. La plupart des constructeurs qui avaient au départ misé sur la recharge rapide CHAdeMO adoptent désormais la norme Combo CSS. C’est le cas pour les nouvelles productions Kia : e-Niro et ce nouveau modèle du Soul électrique. En bref, ce dernier va prochainement être prêt à parcourir de longues distances et faire des autoroutes son terrain de jeu, tout en conservant son aisance sur les nationales et départementales. Plus que jamais les voitures particulières électriques s’affranchissent des zones urbaines dans lesquelles on a voulu longtemps les y réserver.

Comportement amélioré

On savait le Soul EV particulièrement maniable et à l’aise sur les routes de montagne, virant bien à plat, presqu’à la façon d’un kart. Kia annonce que la dynamique et le comportement routier sont « nettement améliorés » avec le nouveau modèle, « grâce à l’adoption de la nouvelle suspension arrière totalement indépendante ». L’impression de sécurité est accentuée par divers systèmes, parmi lesquels le contrôle électronique de stabilité et de traction, l’antiblocage au freinage, l’assistance au démarrage en côte, la détection des piétons, les avertisseurs anticollision et de sortie de voie, les dispositifs d’évitement et de maintient dans la file.

Conduite

A la disposition du conducteur, 4 modes de conduite (Confort, Sport, Eco et Eco +) qui jouent sur la puissance délivrée au moteur de traction, mais aussi sur les dispositifs de chauffage et climatisation, et surtout sur la puissance du freinage régénératif. Cette dernière peut également être contrôlée au niveau du volant. Quatre niveaux sont à disposition « en fonction de la souplesse, du plaisir et de l’efficacité de conduite souhaités », souligne Kia. Il est même possible d’obtenir ainsi l’arrêt complet du véhicule sans toucher la pédale des freins. Ce n’est pas tout, puisque la régénération s’ajuste aussi au trafic devant le Soul EV : un scénario présenté comme particulièrement efficace dans les descentes raides et longues. Au final, c’est l’autonomie qui est alors améliorée.

Ligne

Globalement, le nouveau Soul EV conserve la ligne qu’on lui connaît depuis son lancement en 2014. En revanche sa bouille et l’arrière ont été sérieusement retouchés, notamment au niveau des combinés d’éclairage plus fins (Led) et en virgules pour encadrer le hayon, et des 2 pare-chocs qui présentent un aspect plus lisse et plus aérodynamique. La trappe de recharge apparaît peut-être moins discrète et moins intégrée, sans doute au profit d’une solidité plus évidente. On retrouve sur le nouveau modèle les jantes (17 pouces) à 5 branches, distinctives des versions électriques et étudiées pour une moindre résistance à l’air. Kia a fait le pari de couleurs audacieuses et plus flashy que celles auxquelles nous étions habituées jusque-là. La finition premium « Designer Collection » se distinguera par une présentation bicolore (Gravity Grey avec toit Platinum Gold, Cherry Black avec toit Inferno Red, ou Neptune Blue avec toit Cherry Black).

A bord

En s’asseyant au volant, on retrouve l’écran central tactile (10,5 pouces) avec moniteur de vision arrière et guidage lors des phases de stationnement. Il sert également à la navigation, et au dispositif d’infodivertissement. Ce dernier est associé à un système audio à 6 haut-parleurs avec entrée USB et commandes au volant, sauf finition « Designer Collection » qui reçoit à la place un appareil Harman-Kardon haut de gamme relié à 10 haut-parleurs avec amplificateur externe.

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Le discours d’Emmanuel Macron en réponse aux gilets jaunes


Le discours d’Emmanuel Macron en réponse aux gilets jaunes

Le président de la République française a prononcé un discours de presque une heure pour expliquer les enjeux de la transition énergétique. Intégrant les revendications des gilets jaunes, il a cependant précisé que ce rendez-vous était programmé bien en amont. Emmanuel Macron n’est pas lui-même entré dans le détail des mesures qui doivent accompagner la transition énergétique des foyers les plus modestes, mais il a souhaité que cette période soit vécue comme l’ouverture d’un débat national à disposition de tous, à vivre aussi à l’échelle des territoires.

Situation d’urgence

Le président des Français a pris une bonne partie des 57 minutes de son discours à redessiner le décor de la transition énergétique, débutant ainsi : « La question climatique sur laquelle se sont engagés beaucoup de citoyens, de scientifiques, d’entreprises, d’acteurs de la vie économique et sociale, crée pour l’humanité toute entière une situation d’urgence ». Résultent de ce constat les différents engagements pris par notre pays, notamment lors de la COP21, et au niveau d’instances comme le G7 et les Nations unies. Emmanuel Macron a assuré qu’il est nécessaire de « bâtir un modèle productif, éducatif, social plus juste », dans un contexte où il s’agit « tout à la fois d’atténuer tout ce qui conduit au réchauffement et au bouleversement de notre climat, et de nous adapter aussi ».

En retard au rendez-vous de l’écologie

« Lorsqu’on parle des actions de la nation pour répondre aux défis des enjeux climatiques, force est de constater que nous avons fait trop peu », déplore le président. En disant cela, il indique ne pas viser la base : « Quand je dis ‘trop peu’, je ne parle pas des citoyens, car ils sont de plus en plus nombreux à multiplier les petits gestes qui, ajoutés les uns aux autres, font les grandes avancées ». C’est davantage l’action des décideurs qui est pointée : « Par ‘trop peu’, je veux parler des dirigeants que nous sommes, des dirigeants politiques, d’entreprises, responsables de tout bord, c’est-à-dire de tous ceux qui sont en capacité d’engager plus qu’eux-mêmes. De ceux qui, s’ils ne font pas assez, porteront la responsabilité principale d’avoir rajouter aux dettes économiques et sociales que devront supporter nos enfants et nos petits enfants, une dette environnementale d’une toute autre nature »

Question d’avenir de la société

Aux préoccupations pour une nation prospère et juste, le président ajoute au-dessus « la question simplement de l’avenir de notre société tout court » vers laquelle renvoie le spectre de la dette environnementale. Mettant au jour des comportements contradictoires, il poursuit : « On ne peut pas être le lundi pour l’environnement et le mardi contre l’augmentation des prix des carburants. On ne peut pas avoir décidé la taxe carbone il y a quelques années et dénoncer aujourd’hui l’augmentation du prix des carburants. Cette taxe, je le rappelle, elle a été votée en 2009, en 2014, en 2015, engageant beaucoup de responsables politiques de sensibilités diverses ».

Discuter sur du concret

Dénonçant les « 1.000 fausses informations et rumeurs » qui « fleurissent sur les réseaux sociaux », Emmanuel Macron rappelle : « On ne peut pas confronter des avis sur des fausses informations et des contre-vérités ». Ce que traque actuellement le gouvernement, selon lui, c’est une attitude qui a longtemps été constaté en politique : « Laisser le présent prévaloir sur le futur ». Un scénario par lequel il explique que nous subissons désormais « 40 ans de facture de petits ajustements pour une situation qui a éloigné les français de leurs lieux de travail, imposant, à cause de loyers trop chers, d’utiliser une voiture ».

Accès à l’énergie

Le président a indiqué que l’Etat doit « garantir à nos concitoyens l’accès à une énergie pour se déplacer, pour se chauffer, s’éclairer, travailler, qui soit suffisamment peu coûteuse pour que personne n’en soit privé, et suffisamment propre pour que nos enfants n’en payent pas le prix avec leur santé ou leur propre avenir ». A sujet de la santé, il a rappelé que « toutes les 10 minutes, un Français meurt prématurément du fait de la pollution, notamment aux particules qui proviennent de la combustion des énergies fossiles », indiquant qu’à l’année ce sont 48.000 décès qui sont à déplorer, soit « plus que tous les accidents de la route, tous les suicides, tous les meurtres, toutes les noyades, tous les accidents domestiques réunis ».

Impact carbone

« Les énergies fossiles représentent aujourd’hui 70% des émissions de gaz à effet de serre. Si nous échouons, les risques de catastrophes cumulées décrits par le dernier rapport du Giec deviendront réalité », craint le président qui n’a pas oublié la dépendance que la France subie d’autre pays avec le pétrole en particulier. « Le prix du plein d’essence et le montant de la facture de gaz dépendent essentiellement aujourd’hui des décisions de la Russie, de l’Arabie saoudite ou de l’Iran ». Ce passage est pour lui l’occasion de souligner que les récentes hausses constatées à la pompe sont principalement dues à ce phénomène, et non à la fiscalité des carburants.

Désintoxication

« Le but principal et premier de notre politique énergétique est de nous désintoxiquer des énergies fossiles », explique Emmanuel Macron, en reformulant ce point en objectif : « En 30 ans nous devons passer d’une France où 75% de l’énergie consommée est d’origine fossile (charbon, fioul, gaz naturel) à une France où en 2050 la production et la consommation d’énergie seront totalement décarbonées ». Pour lui, s’il s’agit « d’abord et avant tout de consommer moins d’énergie », il se veut rassurant en précisant : « Notre stratégie n’est pas de se déplacer moins, car nombre de nos concitoyens sont obligés de se déplacer ». Il glisse alors quelques mots au sujet des solutions moins agressives pour se déplacer, parmi lesquelles l’exploitation des transports en commun et du covoiturage.

Voiture individuelle

Le président a bien conscience que la voiture individuelle est un mode de déplacement privilégié par les Français. C’est pourquoi il a certifié : « La voiture a un avenir en France. Nous voulons produire des voitures qui consomment moins, polluent moins, en innovant, en créant de l’emploi industriel ». Ce sujet lui a permis d’évoquer brièvement la prime à la conversion qui sera renforcée en début d’année 2019. Plus loin dans son discours, il a mis en garde, concernant le développement des voitures électriques : « Il nous faut plus d’autonomie au niveau européen dans la production des batteries. Aujourd’hui nous dépendons totalement des Coréens et des Chinois. A mesure que nous développons les véhicules, ils augmentent le prix des batteries. Nous devons avoir au moins une stratégie franco-allemande, et si c’est possible une stratégie européenne de recherche, d’innovation et de production en la matière pour être au rendez-vous de ce défi ».

Energies renouvelables

La question du chauffage a également été abordée, avant un rappel de la feuille de route concernant les énergies renouvelables : « En 2030, la production du parc éolien terrestre sera triplée. La quantité d’énergie produite à partir du photovoltaïque, sera multipliée par 5. Nous développerons l’éolien en mer. Nous mettrons en service pendant le quinquennat le premier parc, au large de Saint-Nazaire, et nous lancerons 4 nouveaux appels d’offres. Nous renforcerons l’énergie hydraulique partout où ce sera possible. L’Etat consacre 5 milliards d’euros par an au développement des énergies renouvelables financés intégralement par les recettes de la taxe sur les carburants ». Le président a promis que cette enveloppe annuelle grimperait à 7 ou 8 milliards d’euros. En quelques mots il a aussi mis en avant les montées en puissance de la géothermie et de la méthanisation.

Nucléaire

« Le nucléaire nous permet aujourd’hui de bénéficier d’une énergie décarbonnée et à bas coût », a rappelé Emmanuel Macron. « Je tiendrai cet engagement de réduction à 50% de la part du nucléaire dans le mix énergétique », a-t-il ajouté. Un objectif Inatteignable en 2025, et repoussé à 2035. « Concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront arrêtés d’ici à 2035. Ce mouvement commencera à l’été 2020 avec l’arrêt définitif des 2 réacteurs de Fessenheim », a projeté le dirigeant des Français. Suivra la fermeture de 4 à 6 réacteurs d’ici 2030, le solde ensuite. Ce calendrier dépend toutefois de l’intégration au niveau européen du scénario, et de l’avancée des technologies dans le stockage de l’énergie. Qualifiant cette approche de « pragmatique » et « adaptative », Emmanuel Macron a précisé que les sites concernés par les fermetures seront révélés prochainement.

Pas de transition énergétique à 2 vitesses

« Je refuse que s’installe une France à 2 vitesses où les plus riches, parce qu’ils ont fait les bons choix d’un point de vue environnemental, auront des factures allégées, et où les plus modestes, parce qu’ils n’auraient pas eu les moyens d’investir, qui dans un véhicule qui consomme peu, qui dans l’isolation de leur logement, devront payer encore davantage », a assuré Emmanuel Macron, promettant : « Tout sera mis en œuvre pour accompagner socialement cette transition, pour que l’écologie à la française que nous sommes en train de faire advenir puisse être une écologie populaire ».

Sur le terrain

Le président s’est exprimé pour « une grande concertation de terrain », invitant « les gilets jaunes à prendre part aux solutions à apporter concrètement ». Il table sur une période de 3 mois, au cours de laquelle, en particulier, il espère que se dégage « une méthode pour rendre plus intelligente cette taxe un peu aveugle ». En outre, un rendez-vous trimestriel est envisagé afin d’atténuer les effets d’éventuelles envolées sur les cours mondiaux du pétrole qui se traduirait par l’augmentation du prix des carburants. Emmanuel Macron imagine toujours mettre au point de vraies solutions avec les banques et les constructeurs de voitures pour permettre aux automobilistes les plus modestes d’accéder à des modèles moins gourmands. Il s’est par ailleurs positionné pour rendre les solutions proposées par le gouvernement « plus simples et plus tangibles ». En prenant l’exemple du chèque énergie, il a pointé des réponses perçues comme « trop abstraites », expliquant ainsi « que tout ce qui a été pensé pour que cette transition soit plus sociale n’est pas utilisé par les plus fragiles ».

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L’affaire Carlos Ghosn et son impact sur les voitures électriques


L’affaire Carlos Ghosn et son impact sur les voitures électriques

Depuis lundi 19 novembre 2018, l’affaire Carlos Ghosn ne cesse d’alimenter les médias. Coupable ou pas ? Quels sont exactement les faits qui sont reprochés à celui qui est connu comme l’un des acteurs les plus crédibles de la mobilité branchée ? Il n’est pas du ressort de l’Avem de répondre à ces questions qui conservent encore des contours assez flous. En revanche, l’impact, sur le développement des voitures électriques, de l’évincement de celui qui siégeait encore il y a quelques jours aux plus hautes fonctions chez Nissan, Renault et Mitsubishi, est à suivre de près.

Coup de frein sur la Leaf

Parmi ceux qui s’intéressent à la mobilité électrique, qu’ils soient des professionnels ou des automobilistes, nombreux sont-ils à attendre la prochaine version de la Nissan Leaf, équipée d’une batterie de 60 kWh de capacité. Elle devait être dévoilée au salon automobile de Los Angeles qui s’ouvre vendredi prochain 30 novembre 2018, jusqu’au 9 décembre. La mise en détention de Carlos Ghosn serait à l’origine du recul de cette présentation, pour que « l’annonce de ce produit très important reçoive la couverture médiatique qu’il mérite », justifie le constructeur. Une position peut-être risquée quand le modèle actuel est perçu comme un maillon de transition, et que la concurrence coréenne commercialise déjà des voitures électriques avec plus de 400 kilomètres réels d’autonomie.

Quel avenir pour l’alliance ?

En différents coins de la planète on s’interroge sur l’après Carlos Ghosn, en particulier pour diriger Nissan et Renault. Les participations financières croisées qui les allient sont, dans un contexte stable, un gage de bonnes relations. C’était en tout cas ce qui était perçu jusque-là. A l’heure où la succession doit se faire de façon brutale, il apparaît assez clairement que chacun des 2 groupes éprouverait des difficultés à valider pour l’Alliance une candidature proposée par l’autre. Une question de culture et de rôle à tenir. Renault a sans doute sauvé Nissan à une époque, mais aujourd’hui c’est ce dernier qui pèse le plus lourd dans la balance !

Impact sur la mobilité électrique

Quel est l’impact sur la mobilité électrique globale de l’éviction de Carlos Ghosn ? Il est peu probable que cette affaire donne un coup de frein brusque à court terme. Sur le moyen terme ou le long terme, tout dépendra de l’implication des nouvelles instances dirigeantes des groupes de l’alliance. Il est quasi assuré que les programmes en faveur des modèles électriques conserveront leurs orientations actuelles. En revanche, Carlos Ghosn bénéficiait internationalement d’un véritable crédit lorsqu’il évoquait le développement de la mobilité branchée. Quel autre dirigeant d’une entreprise de construction généraliste en automobile pourrait prétendre prendre sa suite à ce niveau ? Qui pour capter autant, sur le sujet, l’écoute de gouvernements à travers le monde ? C’est là que l’impact négatif de l’éviction de Carlos Ghosn risque d’être le plus important, donnant plus de place au discours d’un Carlos Tavares qui jouait déjà le rôle du père Fouettard sur la mobilité électrique. A ce jeu, la Chine pourrait bien devenir la grande gagnante, au final, de la situation !

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Loi LOM et mobilité électrique


Loi LOM et mobilité électrique

La Ministre des Transports Elisabeth Borne a présenté lundi la Loi d’Orientation sur les Mobilités (LOM) qui venait d’être examinée au Conseil des Ministres. Une loi qui est le fruit de plusieurs mois de concertation dont le point d’orgue fut la tenue des Assises de la Mobilité. Cette loi vise à faire face à l’urgence environnementale et climatique qui appelle à changer nos comportements et à nous déplacer différemment, mais aussi à pallier au manque de solutions de mobilité, qui est aujourd’hui vécu comme une source d’inégalités et d’injustice entre les citoyens et de fractures entre les territoires.
Si la loi LOM s’attache surtout à penser les investissements pour ces nouvelles mobilités en accordant la priorité aux transports du quotidien, de nombreuses mesures doivent permettre de favoriser le développement de la mobilité électrique qui répond en partie aux 4 grands objectifs de la loi : apporter à tous et partout des solutions alternatives à la dépendance à l’usage individuel de la voiture à moteur thermique, développer l’innovation et les nouvelles solutions de mobilité, réduire l’empreinte environnementale des transports, investir davantage dans les infrastructures. L’objectif du gouvernement est de multiplier par cinq la vente de véhicules à très faibles émissions (100% électriques et hybrides rechargeables) d’ici la fin du quinquennat. Si certaines mesures, comme le bonus écologique ou l’extension de la prime à la conversion, ne sont pas du ressort de la loi, d’autres qui y figurent devraient apporter leur pierre au développement de la mobilité électrique.

Des mesures pour faciliter la recharge des véhicules électriques

Parmi ces mesures, plusieurs concernent la recharge des véhicules électriques. Des mesures essentiellement techniques mais qui sont conçues pour favoriser le déploiement des véhicules propres. Ainsi, l’article 23 de la loi clarifie le statut juridique des opérateurs d’infrastructures de recharge en précisant que cette activité ne constitue pas une fourniture d’électricité mais une prestation de service. Cet article permet en outre de réduire fortement les coûts de raccordement des infrastructures de recharge des véhicules électriques au réseau d’électricité en relevant le plafond de prise en charge de ces coûts par le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité de 40% à 75%.
Par ailleurs, des obligations de pré-équipement en infrastructures de recharge dans les parkings d’un bâtiment neuf ou rénové de manière importante, sont imposées à compter de mars 2021. De plus, l’article 24 étend le « droit à la prise » des occupants de bâtiments d’habitation, aux parkings extérieurs des immeubles, et facilite son exercice ce qui qui va permettre d’accéder plus rapidement à une borne de recharge dans les copropriétés.

Un encouragement aux nouveaux usages de la mobilité

La Loi LOM souhaite également favoriser l’émergence de nouvelles solutions de mobilité, en tirant à la fois parti des nouvelles formes de mobilité (covoiturage, flottes en libre-service, véhicules autonomes…) et des nouvelles offres multimodales qui les agrègent. Cela passe notamment par l’ouverture des données, le développement des services numériques et le soutien à l’innovation et aux nouveaux services.
Si plusieurs mesures concernent le développement du covoiturage qui n’entre pas dans le cadre de la mobilité électrique, d’autres encouragent la pratique de l’autopartage en free-floating, qui a recours le plus souvent à des véhicules électriques. A l’image de ce qui est en train de se passer à Paris avec le remplacement d’Autolib’ par des services en free-floating comme Moov’in Paris piloté par Renault ou Free2Move par PSA, la pratique de l’autopartage est en train de connaitre une grande mutation. Une évolution rendue possible grâce au numérique qui donne beaucoup plus de souplesse au service. A noter que la Loi LOM s’intéresse aussi à d’autres formes de mobilités douces, comme les trottinettes électriques, qui fonctionnent aussi selon le principe du free-floating.

Voie ouverte pour les véhicules autonomes

Un autre sujet concernant la mobilité électrique abordé par le projet de loi est celui des véhicules autonomes dont la plupart sont 100% électriques. En accordant la priorité au développement des navettes autonomes, la Loi LOM compte faciliter leur émergence, d’abord en élaborant un cadre juridique pour autoriser leur circulation en France d’ici 2020 à 2022. Un cadre précis et sûr permettant à ces offres de mobilité autonome de se déployer sans frein, tout en offrant une protection suffisante de la sécurité des individus, de leurs données personnelles et aussi de l’environnement et de l’espace public.
Ainsi, conformément à la Stratégie nationale pour le véhicule autonome présentée le 14 mai 2018, l’article 12 habilite le gouvernement à construire le cadre législatif permettant la circulation sur les voies publiques en France de voitures particulières, de véhicules de transport public, d’engins de livraisons et de véhicules de transport de marchandises dont les fonctions de conduite sont déléguées partiellement ou totalement à un système de conduite automatisé. Avant cette mise en place, le gouvernement pourra accorder des dérogations de niveau législatif pour des expérimentations dans les territoires peu denses.

Développement en perspective des Zones à Faibles Emissions

La mobilité électrique sera également encouragée indirectement par une autre disposition de la Loi LOM, qui se traduira par une extension des Zones à Faibles Emissions. Des ZFE au sein desquelles seuls les véhicules les moins polluants seront autorisés à circuler. L’article 28 du projet de loi révise en effet le dispositif actuel des « Zones à Circulation Restreinte » qui deviennent des « Zones à Faibles Emissions », et dont la mise en place sera obligatoire pour les collectivités sur le territoire desquelles les niveaux de pollution sont régulièrement dépassés, tout en prévoyant des simplifications procédurales.
Cette disposition fait suite à l’accord construit entre l’Etat et 15 territoires de s’engager à s’engager dans cette démarche. Nombre d’entre eux commencent d’ailleurs à mettre en place ces ZFE à l’image de ce que vient de décider la Métropole du Grand Paris pour exclure, progressivement d’ici à 2024, tous les diesels sur un périmètre concernant 79 communes. Une interdiction qui sera ensuite étendue aux véhicules essence à l’horizon 2030. A noter que pour faciliter la mise en œuvre de ces ZFE, l’article autorise le recours à un dispositif de contrôle automatisé, en l’assortissant de garanties de nature à limiter les risques d’atteinte au respect du droit à la vie privée.

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Des stations de recharge solaires Ecoload pour vélos électriques


Des stations de recharge solaires Ecoload pour vélos électriques

Les stations de recharge solaires Ecoload sont nées d’un constat et d’une expérimentation : Que faire lorsqu’en montagne on se retrouve avec la batterie de son VTT à assistance électrique vidée ? Il en découle une gamme de stations solaires de recharge imaginées pour se fondre dans le décor de sites privilégiés, comme on en trouve en Isère où notre nouvel adhérent est installé. Les infrastructures sont également conçues pour permettre aux sportifs branchés de se reposer, le temps que les batteries retrouvent leur pleine capacité.

Plusieurs modèles

« Ma batterie ne tenait qu’une demi-journée alors que nous n’avions pas terminé notre balade, d’où l’idée d’une station de recharge que l’on peut installer partout. Puis on a affiné le concept pour le rendre beau, efficace et pratique », explique l’un des 3 fondateurs d’Ecoload, tous ingénieurs, dont 2 de formation électrique. Ils ont pu s’appuyer sur leurs connaissances de l’énergie solaire et des télécommunications pour concevoir plusieurs modèles différents de stations de recharge, dont les Teepee, Cabanavélo et Origami. Si la montagne a inspiré fortement Ecoload dès le départ, des solutions pour les entreprises et collectivités urbaines existent aussi, que nous vous présenterons dans un prochain article.

Eco-responsable et local

L’architecture des stations et les matériaux utilisés pour les construire respectent les plus beaux décors naturels. Ecoload poursuit son activité de façon militante sur d’autres plans également. Ainsi en favorisant une économie locale : le bois qui entre dans la construction des stations vient des Alpes, les batteries Bosch de stockage de l’énergie sont fabriquées dans une usine du secteur. La jeune entreprise a pensé au confort des utilisateurs, en prévoyant la possibilité de recharger aussi les batteries des appareils nomades (GPS, téléphone portable, appareil photo numérique, etc.), mais aussi en mettant à disposition le WiFi. Ecoload estime que tous ces services, y compris le ravitaillement du vélo en énergie, doivent être gratuits pour les utilisateurs.

A poser sans travaux

Ecoload a décidément pensé au confort de tous ceux qui seront concernés par ses stations autonomes solaires. Pour les responsables de sites, pas de travaux à prévoir : elles se posent là ou les utilisateurs en auront besoin (point de vue, bord de sentier, cœur de station, etc.). Ces derniers apprécieront l’abri contre la pluie ou le soleil offert par la structure. Combien de vélos électriques et d’appareils nomades peut-on recharger à la fois avec une station Ecoload ? Ca dépend de la commande passée, puisque ces infrastructures sont réalisées sur mesure. A noter que le matériel a été étudié pour résister au vandalisme.

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Un guide pour la recharge des véhicules électriques sur candélabre


Un guide pour la recharge des véhicules électriques sur candélabre

Le ministère de la Transition écologique et solidaire et celui de l’Economie et des Finances diffusent un « Guide de préconisations pour l’installation de points de recharge pour véhicules électriques sur un dispositif d’éclairage public ». Il s’appuie en particulier sur l’expérimentation menée à ce sujet à partir de septembre 2016 à la Roche-sur-Yon, en Vendée.

Une solution d’avenir

La salon des maires qui se tenait la semaine dernière à la porte de Versailles prouve que la recharge, sur les candélabres, des véhicules électriques et hybrides rechargeables, préoccupe déjà quelques entreprises spécialisées dans l’éclairage public. En témoigne la photo qui illustre le présent article, prise mercredi dernier sur le stand de la société portugaise Metalogalva. Quelques-uns de ses concurrents français, également présents au parc des expositions parisien, ne semblaient cependant pas penser à inclure cette solution à leur catalogue, la trouvant a priori peu intéressante. Metalogalva a de son côté déjà installé en Europe ce type d’infrastructures et s’apprête à le déployer en France.

La Roche-sur-Yon

Pour rappel, c’est le 16 septembre 2016 qu’ont été inaugurées dans la commune vendéenne les 3 premières places de parking réservées, en centre-ville, à la recharge sur candélabre des vélos, scooters, motos et voitures électriques. L’expérimentation embarquait Enedis, mais aussi Bouygues Energies & Services alors gestionnaire d’environ 1,5 million de candélabres en France. Intérêt majeur et financier à exploiter l’éclairage public pour la recharge : Avec un câblage d’alimentation déjà présent, réduisant les travaux à réaliser en voirie, le coût d’installation est moindre par rapport à une borne indépendante. Le guide qui vient d’être mis en ligne concerne d’ailleurs principalement l’installation de dispositifs sur un réseau d’éclairage public déjà en service et ne nécessitant pas de modification des canalisations souterraines.

Jusqu’à 7 kW

« Délivrant une puissance de 3,7 ou 7,4 kVA, ces bornes sont particulièrement adaptées pour la recharge associée à du stationnement de moyenne durée dans les zones résidentielles ou dans les zones d’activité lorsque les conditions techniques le permettent », assurent les rédacteurs du guide. Une simple prise à ajouter à quelques lampadaires ? Non, puisque les bornes sur les mâts d’éclairage public doivent être conformes aux dispositions du décret n°2017-26 du 12 janvier 2017 relatif aux infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Elles seront donc à doter de systèmes de supervision, de pilotage, et de paiement de la recharge à l’acte en incluant le principe l’itinérance. En outre le texte officiel fixe pour obligation 1 connecteur T2 a minima par point de recharge, et une prise de type domestique par station.

Etude préalable

D’autres obligations sont à respecter avant d’équiper des candélabres d’une borne de recharge. Notamment la réalisation d’une étude s’intéressant à « la disponibilité de la puissance au niveau de l’armoire de raccordement du réseau qui alimente les dispositifs d’éclairage public » et à « la qualité du réseau qui alimente les dispositifs d’éclairage public : vétusté, section des câbles, chute de tension, etc. ». En outre le système à installer doit laisser la priorité à l’éclairage et être accessible aux personnes à mobilité réduite.

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Tesla Model 3 : Visite du showroom de La Madeleine (Paris)


Tesla Model 3 : Visite du showroom de La Madeleine (Paris)

La Tesla Model 3 est depuis quelques jours présentée en différents points de France. L’Avem a pu apprécier l’exemplaire exposé à Paris, au 3-5 Boulevard Malesherbes, près de l’église de la Madeleine. Plus que quelques jours pour le découvrir, jusqu’au 29 novembre 2018.

Devanture très éclairée

Dans un quartier où les boutiques de luxe se succèdent, parfois à l’abri de discrètes galeries, la devanture du showroom Tesla se remarque particulièrement quand il fait sombre, par son éclairage puissant. C’était le cas dans l’après-midi de mardi 20 novembre 2018, avec un ciel plombé qui semblait retenir une neige dont nous avions déjà goûté sur la route pour arriver à Paris.

A l’aise pour la découverte

A l’approche du 3-5 Boulevard Malesherbes, nous étions partagés sur l’affluence que nous allions découvrir à l’intérieur de la vaste boutique. Allions-nous devoir nous fondre dans une cohue peu propice à apprécier la Model 3, ou, en arrivant en début d’après-midi un mardi serions-nous à l’aise pour tourner autour de l’engin ? C’est finalement avec une dizaine de personnes sur place, – dont les conseillers commerciaux Tesla -, répartis dans tout l’espace du showroom, que nous avons pu accéder facilement aux 3 voitures exposées : Model X blanc nacré, Model S rouge, et Model 3 gris nuit métallisé.

Modèle américain

A côté de la Model 3, un panneau signalait que ce modèle n’est pas encore disponible. D’ailleurs, le connecteur de recharge, à l’arrière de la voiture, au niveau du feu de gauche, est celui des versions américaines. Quand on est habitué à voir des Model S, la Model 3 surprend forcément par sa compacité. La ligne de la carrosserie apparaît cependant très équilibrée, avec des traits purs et harmonieux. En attendant de pouvoir grimper à l’intérieur, les visiteurs peuvent découvrir l’univers Tesla au-delà de ses modèles de voiture. Ainsi, suspendu tout à côté de la Model 3, avec le Powerwall qui permet d’alimenter sa maison nuit et jour avec l’énergie d’origine solaire stockée dans ses batteries.

A bord

La poignée à bascule pour l’ouverture des portes de la Model 3 est une autre surprise, toujours si l’on compare à celles de la Model S qui s’animent d’un effleurement. De prime abord, l’absence d’un tableau de bord classique ne choque pas lorsqu’on est assis au volant… dans une voiture immobilisée au beau milieu d’un showroom. Mais l’on peut ressentir une certaine appréhension à s’élancer avec elle dans la rue, sans explication, alors qu’une pluie froide menace. Comment activer les essuie-glaces ? Comment régler la ventilation ? L’écran de 15 pouces permet de gérer ces 2 équipements, et tous les autres. Et dans l’urgence, comment ça se passe ? Pour l’éprouver, il faudrait pouvoir essayer la Model 3 dans la circulation. Mais ce n’est pas au programme ici.

Cheap ?

L’absence de voyants et de compteurs devant soi donne un côté un peu cheap à la Model 3, accentué par la grande sobriété qui règne à l’intérieur. Même les matériaux autour du volant ajoutent à l’impression, alors que cet équipement indispensable, hors conduite autonome, se règle en hauteur et en profondeur d’une façon peu courante. Entre la tablette et l’accoudoir, une unité de rangements multiples, abritée par des couvercles coulissants en plastique que l’on marque un peu plus des mains à chaque manipulation. On hésiterait presque à les actionner. Quelle est ou sera votre propre impression sur l’ambiance à bord de la Model 3 ?

Invitation au voyage

L’invitation au voyage en Model 3 vient au-dessus de soi, grâce au toit panoramique. Le coffre, très profond, est accessible via un couvercle de malle, et non un hayon. Ce qui peut rendre acrobatique la sortie d’un pack d’eau coincé tout au fond. La grille métallique ajourée de petits trous qui forme la plage arrière apporte un éclairage naturel à l’intérieur du coffre. Une bonne idée !

Model S et X

Si jamais la Model 3 peinait à convaincre, les Model S et X sont également exposés, avec la possibilité d’en essayer lorsqu’on a déjà un projet d’achat bien avancé. Il est possible de le négocier devant un café, à l’écart des autres visiteurs. Divers écrans informent le public sur la fabrication et l’utilisation des Tesla. Aux murs, des panneaux pour configurer, en fonction de ses propres goûts, son modèle de prédilection.

Lieux d’exposition

La Model 3 est ou sera exposée également à Lyon (69) du 19 novembre au 3 décembre, Vélizy (78) du 1er au 31 décembre, Chambourcy (78) du 5 au 12 décembre, Bordeaux (33) du 8 au 22 décembre, Aix-en-Provence (13) du 8 au 15 décembre, Parly 2 (78) du 13 au 31 décembre, Cagnes-sur-Mer (06) du 17 au 22 décembre, et Nantes (44) du 22 au 31 décembre.

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Véhicules électriques : grandes manœuvres en Europe sur les batteries


Véhicules électriques : grandes manœuvres en Europe sur les batteries

Même s’ils ne représentent encore qu’une infime partie de leurs ventes, la plupart des constructeurs automobiles européens se sont engagés résolument dans le développement des véhicules électriques. Mercedes, BMW ou le groupe Volkswagen préparent de nombreux modèles haut de gamme pour préserver leur leadership dans ce domaine et résister à la concurrence de Tesla. Ils n’oublient pas aussi les modèles plus grand public à l’image de Volkswagen qui compte faire de l’I.D. la nouvelle icône de la marque. Renault prépare la seconde génération de la Zoé mais aussi d’autres modèles pour étoffer son offre de véhicules électriques. Même s’il exprime souvent quelques réticences, le groupe PSA prend le même chemin et des Peugeot, des DS et des Citroën électriques verront bientôt le jour.
A l’horizon 2025, les véhicules électriques commenceront à représenter une part significative du chiffre d’affaires des constructeurs européens. Des constructeurs qui risquent de se retrouver très dépendants dans un domaine stratégique, celui des batteries des véhicules électriques, aujourd’hui totalement dominés par les pays asiatiques. La Commission européenne mais aussi les gouvernements allemands et français s’en inquiètent et aimeraient pouvoir créer un « Airbus de la batterie ». En attendant, les constructeurs cherchent avant tout à sécuriser leur approvisionnement, tout en investissant dans la recherche sur les batteries du futur.

L’Asie maître du jeu

La batterie est un composant essentiel des véhicules électriques dont elle représente près de 40% de la valeur ajoutée. Rien qu’en Europe, le marché pourrait peser près de 250 milliards d’euros à partir de 2025 selon la Commission européenne. Aujourd’hui, ce marché est totalement dominé par les pays asiatiques. Le Japon avec Panasonic, AESC (alliance Nissan-NEC), Toshiba et Toyota, mais aussi la Corée avec LG Chem, Samsung et SK Innovation ainsi que la Chine avec CATL, BYD et GS Yuasa. Sur un marché qui exige des investissements colossaux pour y entrer, ces pays disposent d’un avantage concurrentiel énorme et continuent à investir pour accroître cet avantage.
Ainsi, le champion chinois CATL s’apprête à devenir le plus gros producteur mondial de cellules en quintuplant sa capacité de production dès 2020. Sa prochaine « Gigafactory » de 25 GWh, à Huxi, sera la seconde en taille dans le monde après celle de Tesla. Outre les constructeurs chinois, CATL alimente les groupes étrangers implantés en Chine et va bientôt, à l’image des coréens LG et Samsung, ouvrir une usine en Europe pour mieux alimenter les constructeurs européens.

Constituer un « Airbus de la batterie » : un vœu pieux ?

Cette situation de dépendance sur un marché d’avenir inquiète les autorités européennes qui tentent de réagir. Depuis plusieurs mois, le commissaire européen à l’énergie Maros Sefcovic appelle à la constitution d’un « Airbus de la batterie » avec plusieurs entreprises européennes qui se regrouperaient pour créer un leader dans ce domaine. Ce mois-ci, le ministre de l’Economie allemand Peter Altmeier a embrayé sur le sujet et compte mobiliser un milliard d’euros pour faciliter le lancement d’une production de cellules lithium-ion avec pour objectif que l’Allemagne et l’Europe puissent satisfaire 30% de la demande mondiale d’ici à 2030. Bruno Lemaire a lui aussi plaidé récemment pour qu’une coopération franco-allemande se mette rapidement en place dans ce domaine.
Cette volonté politique affichée ne serait-elle pas qu’un vœu pieux ? Certes Total, Saft ou Siemens ont lancé quelques projets en matière de batteries pour véhicules électriques et un consortium de constructeurs, fournisseurs et laboratoires allemands serait en passe de voir le jour, mais d’autres acteurs semblent avoir renoncé. Ainsi Bosch, qui estime pourtant que le marché de la cellule est intéressant, a estimé que le pari était trop risqué compte-tenu de l’ampleur des investissements nécessaires. D’autres comme Northvolt pensent qu’il n’est pas trop tard pour l’Europe qui dispose des compétences nécessaires dans ses laboratoires. Mais, pour son fondateur Peter Carlsson, la difficulté est de passer au stade de l’industrialisation et de pouvoir financer les projets. La volonté politique risque donc de ne pas suffire à moins qu’elle ne s’accompagne de financements conséquents.

Volkswagen se tourne vers SK Innovation

En attendant qu’un fabricant européen de batteries devienne une véritable alternative, le groupe Volkwagen a décidé de sécuriser son approvisionnement et a choisi un fournisseur supplémentaire pour l’alimenter en cellules de batteries dans les principales régions du monde. Le sud-coréen SK Innovation rejoint donc LG Chem, Samsung et CATL comme fournisseurs stratégiques susceptibles d’alimenter, sur le long terme, le groupe pour le développement de son parc de véhicules électriques en pleine expansion. Les différentes marques du Groupe prévoient en effet de commercialiser 50 nouveaux modèles 100% électriques d’ici à 2025.
Pour y parvenir, le Groupe Volkswagen estime avoir besoin d’une capacité de batterie supérieure à 150 GW par an. Ceci correspond à une capacité annuelle d’au moins quatre « Gigafactory » de cellules de batteries. Il a donc décidé, à compter de 2019, de s’approvisionner auprès de LG Chem, Samsung et SK Innovation pour ses besoins en Europe, tandis que CATL a été désigné comme partenaire stratégique pour la Chine. De plus, à partir de 2022, SK Innovation couvrira également la demande du groupe sur le marché nord-américain.

Alliance Ventures investit dans Enevate

Quelques jours avant de connaître de fortes turbulences liées à l’arrestation de Carlos Ghosn, l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi avait annoncé son intention d’investir dans le développement des futures générations de batteries. Une volonté concrétisée par la participation d’Alliance Ventures, le fonds de capital-risque de Renault-Nissan-Mitsubishi, à la dernière étape de financement d’Enevate Corporation. Cette société dont le siège est situé en Californie a mis au point une technologie avancée de batterie lithium-ion qui offre une charge ultra-rapide couplée à une haute densité énergétique.
La technologie HD-Energy pour véhicules électriques d’Enevate se caractérise en effet par une charge ultra-rapide, de cinq minutes, offrant une haute densité d’énergie ainsi qu’une grande autonomie, y compris par temps froid. Elle présente également un coût réduit et des avantages en termes de sécurité. Pour le Directeur d’Alliance Ventures, François Dossa, l’investissement stratégique dans Enevate doit permettre de soutenir le développement de cette technologie susceptible de contribuer à l’accélération de l’électrification des véhicules de l’Alliance. Reste à savoir à quelle échéance et quels seront les investissements nécessaires pour passer du laboratoire au stade de l’industrialisation ?

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Première concession Kia 100% électrique de France


Première concession Kia 100% électrique de France

Le 20 novembre 2018, avenue de la Grande Armée à Paris, Kia a inauguré sa première concession 100 % électrique. C’est d’ailleurs, à notre connaissance, la première concession 100 % électrique d’un constructeur généraliste en France. Décoré de grands panneaux végétaux, ce nouveau showroom est accueillant et lumineux. Le matériel de recharge accrochés sur les murs intérieurs, pourrait être complété par des bornes de plus forte puissance à disposition de la clientèle.

2 Niro

A l’occasion de cette inauguration, deux modèles de la marque étaient exposés, le Kia Soul EV et le nouveau Kia e-Niro qui vient tout juste d’être présenté au Mondial de Paris. Kia a également dévoilé le nouveau spot publicitaire qui va être prochainement diffusé sur les réseaux sociaux et sur les écrans de télévision. Le constructeur coréen a fait fort en conviant un acteur, réalisateur et producteur de cinéma américain à prêter son image au spot. Qui ? Pour le e-Niro : Robert De Niro, of course !

Eco Dynamics

Directeur général de Kia Motors France, Marc Hedrich rappelait ensuite que Kia a lancé dès 2014 le Soul EV, premier crossover urbain 100% électrique du marché dérivé d’un thermique. Une nouvelle mouture, baptisée « e-Soul », sera prochainement présentée au salon de Los Angeles. Les premières livraisons du e-Niro vont démarrer dans les prochaines semaines. Doté d’une autonomie WLTP de 485 kilomètres dans sa version 64 kWh, l’engin bénéficie toujours, comme tous les modèles de la marque, de la fameuse garantie de 7 ans qui illustre la fiabilité des productions Kia. A noter que le Niro est disponible en versions hybride, hybride rechargeable et électrique. Marc Hedrich a souligné le succès du programme Eco Dynamics, dont les modèles 100% électriques, hybrides simples et hybrides rechargeables constituent autant de piliers. Pour 2018, il représente 11% des véhicules Kia vendus en France, soit 3.979 unités à fin octobre 2018. « Le taux de pénétration des véhicules Eco Dynamics est même de 27% en Ile-de-France », a complété Ary Vilaséca, président de Kia pour ce territoire.

Priorité à l’information

Si Ary Vilaséca ne pouvait que se réjouir de l’ouverture d’une concession dédiée exclusivement à l’électromobilité, il pointait tout autant un manque d’informations globalement constaté à ce sujet dans les médias. D’où l’idée de mobiliser une personne à cette tâche sur ce nouveau site. A partir d’une veille sur la mobilité branchée, la nouvelle recrue a pour mission d’informer les clients et prospects, notamment autour des atouts fiscaux et réglementaires spécifiques aux VE, et des solutions de recharge adaptées aux modèles Kia. Le jeune collaborateur transmet également ses connaissances à ses collègues commerciaux. Définitivement installé dans le cercle des constructeurs en automobiles ayant une offre sérieuse en véhicules électriques, Kia, dont le slogan « Le pouvoir de surprendre » est plus que jamais d’actualité, ambitionne de lancer 11 nouveaux modèles à faible émission à l’horizon 2020.

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Izivia : 1 000 bornes au Salon des Maires


Izivia : 1 000 bornes au Salon des Maires

Filiale à 100% d’EDF, Izivia (anciennement Sodetrel) a profité de sa présence au Salon des Maires, qui s’est déroulée du 20 au 22 novembre à Paris, pour officialiser la signature de deux nouveaux contrats d’importance puisqu’ils concernent l’exploitation de 1 000 points de charge. Izivia sera ainsi chargée d’exploiter les bornes de recharge du réseau « Auto Bleue » de la Métropole Nice Côte d’Azur, mais aussi de l’exploitation technique et commerciale de « Ouest Charge », un nouveau réseau de recharge mis en place dans trois départements de la Bretagne.
Après l’annonce le mois dernier du choix effectué par la Métropole du Grand Lyon de retenir Izivia pour installer 631 points de charge répartis sur les 59 communes de la Métropole lyonnaise, la signature de ces deux nouveaux contrats illustre le rôle majeur qu’Izivia va jouer dans le plan qu’EDF vient d’engager pour devenir l’énergéticien leader de la mobilité électrique en Europe d’ici 2022. Un plan prévoyant notamment l’installation par Izivia de 75 000 bornes de recharge en France, au Royaume-Unis, en Italie et en Belgique.

138 nouveaux points de charge pour le réseau « Auto Bleue »

A compter du 1er janvier 2019, la Métropole Nice Côte d’Azur va faire évoluer son service d’autopartage de véhicules électriques « Auto Bleue » lancé en 2011. Dans le cadre de cette évolution vers un nouveau service en free-floating sous le label « Auto-partage », les 280 bornes déjà présentes sur le territoire de la métropole seront modernisées avec des prises nouvelle génération permettant à tous types de véhicules électriques de se recharger. 73 bornes complémentaires seront également installées, ce qui portera à 500 le nombre de points de charge implantés sur les 49 communes de la Métropole.
Le contrat signé au Salon des Maires par Jean-Bernard Lévy et Christian Estrosi, les Présidents d’EDF et de la Métropole Nice Côte d’Azur, stipule que le groupement Citelum/Izivia sera l’attributaire du marché pour l’extension et l’exploitation du réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques de la Métropole. Lors de cette signature, Jean-Bernard Lévy a déclaré : « Le groupe EDF est heureux d’accompagner la Métropole Nice Côte d’Azur dans son objectif d’accélérer le développement de la mobilité électrique sur son territoire. Réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports est un enjeu majeur de la lutte contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la qualité de l’air de nos villes ».

Izivia à la manœuvre

Si Citelum, une autre filiale d’EDF spécialiste des services énergétiques pour la ville, sera en charge de l’installation, du suivi et de la maintenance des bornes, Izivia aura pour mission la supervision et l’exploitation technique du réseau qui sera ouvert à tous les possesseurs de véhicules électriques. Izivia aura également la responsabilité de la relation avec les utilisateurs (service clients, hotline et dépannage) ainsi que de la mise en place d’un dispositif d’accès à la recharge pour les usagers, via la création d’une plateforme web et d’une application mobile.
L’offre de recharge proposée, qui ira de la recharge normale à la recharge rapide (d’ici à fin 2019 le nombre de bornes rapides sera triplé tandis que 10 bornes accélérées supplémentaires seront installées sur la voirie et 15 dans les parkings relais situés aux abords du parcours du tramway), permettra de satisfaire l’ensemble des usages et des besoins des conducteurs de véhicules électriques. Les bornes seront par ailleurs accessibles avec le Pass Nice Métropole ou en interopérabilité avec le Pass Izivia. Les recharges sur bornes normales devraient être gratuites durant les deux premières heures, puis coûter 1€ de l’heure pour les suivantes.

Ouest Charge, un nouveau réseau de recharge pour la Bretagne

Le second contrat officialisé par Izivia au Salon des Maires concerne la Bretagne. Engagés dès 2013 dans le développement de la mobilité électrique, les Syndicats Départementaux d’Energie du Finistère, des Côtes d’Armor et d’Ille-et-Vilaine, ont en effet choisi Izivia pour l’extension et l’exploitation d’un réseau unifié de bornes de recharge, ceci pour une durée de deux ans renouvelables une fois. Depuis 2015, le SDE 35, le SDEF et le SDE 22 ont déployé en partenariat avec la Région Bretagne, leurs réseaux respectifs : « Bea »,  » La borne électrique !  » et « Brev’Car ».
Le contrat signé avec Izivia répond à l’ambition commune de ces Syndicats Départementaux d’Energie d’unifier l’accessibilité aux dispositifs de recharge sur leur territoire. Le nouveau service « Ouest Charge » permettra ainsi aux usagers des véhicules électriques et de véhicules hybrides rechargeables de disposer d’un moyen d’accès unique à un maillage de bornes commun. Ouest Charge sera le réseau de référence pour les conducteurs bretons, qu’ils soient à la recherche d’une charge en voirie, en parking ou d’une charge rapide.

De nouveaux services pour faciliter les déplacements des usagers

Izivia sera à l’œuvre pour donner accès à 487 bornes et agrandir le réseau en 2019 afin que les usagers bénéficient de près de 500 bornes sur le territoire des trois départements. Pour que les bretons puissent se charger facilement, un Pass Ouest Charge sera envoyé aux nouveaux adhérents des services de recharge « Béa » en Ille-et-Vilaine, « Brev’Car » dans les Côtes d’Armor et « SDEF » dans le Finistère. Les utilisateurs du Pass Ouest Charge bénéficieront de tarifs unifiés, pour une recharge au meilleur prix.
Début 2019, un portail web dédié sera mis en ligne par Izivia afin de faciliter les déplacements des usagers. Une fois inscrits, les abonnés au réseau pourront bénéficier de différentes fonctionnalités et de services additionnels. Ils pourront en particulier visualiser l’historique de leurs charges ; accéder à une cartographie en temps réel de l’état des bornes sur le réseau ainsi qu’à un service de réservation du point de charge. Une application, qui permettra notamment le lancement d’une charge sans badge, sera également déployée. Toutes ces fonctionnalités seront présentées début 2019 aux usagers lors du lancement officiel du réseau Ouest Charge.