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L’actu par BMZ. Baisse du prix des VE, incendies de trottinettes, etc.


L’actu par BMZ. Baisse du prix des VE, incendies de trottinettes, etc.

Dans sa lettre d’information régulière, notre adhérent BMZ fait une large place aux actualités qui peuvent concerner la mobilité électrique sur le territoire allemand, et plus largement. On doit cet angle à l’implantation de son siège social à Karlstein-am-Main, non loin de Francfort. Sans toutefois reprendre celles que nous avons déjà traitées, nous vous proposons de retrouver rapidement ici une sélection de ces infos, dont certaines le concernent directement. Dans la liste : Le problématique recyclage des trottinettes électriques ; Bosch en fournisseur de systèmes pour les taxis aériens électriques ; Le prix des voitures électriques baissera automatiquement après 2021 ; Batteries auto-réparatrices ; Avancée majeure sur les batteries métal-air ; Processus de dégradation des batteries lithium ; etc.

Cellules 18650 et 21700

Concepteur et fabricant de systèmes de batteries, en particulier pour la mobilité électrique, BMZ développe sur ses propres lignes des packs à partir de cellules 18650 et 21700 de dernière technologie provenant de divers fournisseurs qui respectent ses normes de qualité. « Les cellules lithium-ion présentent une densité d’énergie et une énergie spécifique supérieures à celles des autres technologies disponibles à ce jour », assure le service de communication de l’entreprise allemande. Ce qui n’empêche pas BMZ de s’intéresser au développement des batteries qui ont recours à d’autres chimies.

Le problématique recyclage des trottinettes électriques

Notre adhérent a choisi de relayer le message d’alarme de l’association fédérale allemande de recyclage (BDE) au sujet d’un problème qui va s’intensifier avec le développement des trottinettes électriques : L’élimination de leurs batteries sans attention particulière va coûter plusieurs millions d’euros de dégâts. Elles sont la cause d’incendies qui se déclarent, non seulement dans les collecteurs de déchets, mais aussi pendant leurs transports et même dans les centres de traitement. « Le lithium est un matériau réactif et facilement inflammable. Si des dommages entraînent un court-circuit, il en résulte souvent un incendie », avertit l’organisme qui espère que les consommateurs prennent davantage conscience des risques. Il milite aussi pour un étiquetage qui classe en marchandises dangereuses les appareils électroniques qui utilisent des batteries lithium-ion. Un message d’alarme qui tombe au moment même au l’Allemagne vient d’autoriser la circulation des trottinettes électriques dans les rues et sur les pistes cyclables.

Bosch en fournisseur de systèmes pour les taxis aériens électriques

Chez Bosch Automotive Electronics, on estime que les premiers taxis aériens électriques décolleront dans les grandes villes au plus tard en 2023. L’équipementier souhaite se placer sur ce futur marché qui pourrait peser à moyenne échéance environ 1 milliard d’euros. Comment ? Comme un des fournisseurs principaux de capteurs dédiés. Bosch Automotive Electronics estime que les équipements de ce type exploités dans l’aviation conventionnelle sont trop chers, trop volumineux et trop lourds pour être utilisés dans les taxis aériens autonomes. D’où l’idée de partir des technologies les plus modernes qui sont de plus en plus employées dans le secteur automobile. La solution que l’équipementier met actuellement au point : une fusion de différents capteurs de voitures pour former une unité de contrôle universelle à embarquer dans ces futurs appareils de transport.

Baisse du prix des voitures électriques après 2021

Comment Ferdinand Dudenhöffer, expert en automobile, peut-il être aussi affirmatif en prétendant que le prix des voitures électriques baissera forcément après 2021 ? Il s’appuie sur le durcissement des normes européennes d’émissions carbonées qui, si elles ne sont pas atteintes à cette échéance, placera les constructeurs sous le coup de lourdes amendes. Pour être dans les clous, ils n’auront d’autre choix que de vendre de façon massive des voitures électriques. Si les contraintes imposées par l’UE n’étaient pas atteintes, il reviendrait bien moins chers aux industriels de rogner sur leurs marges, voire même de vendre ces modèles à perte, que de régler les lourdes amendes prévues par l’institution.

Batteries auto-réparatrices

BMZ rapporte que « des chercheurs de l’université de Tokyo ont mis au point un matériau permettant de produire des batteries auto-réparatrices. Ces recherches devraient non seulement améliorer de manière significative la durée de vie, mais également la capacité énergétique des batteries ». Ce scénario se jouerait, non pas au sein de cellules lithium-ion, mais avec la chimie sodium.

Avancée majeure sur les batteries métal-air

Bien que dotée d’une capacité de stockage énergétique 10 fois supérieure au lithium-ion, la chimie métal-air semblait n’avoir que peu d’avenir pour la mobilité électrique. En cause, une libération rapide d’oxygène qui endommage l’anode. En employant du plastique comme barrière dans des cellules potassium-air, le problème semble en passe d’être résolu. Une autre raison de s’intéresser à cette technologie de batterie : un coût beaucoup plus faible pour les produire.

Processus de dégradation des batteries lithium

On sait que les cellules lithium perdent de leur capacité avec le temps qui passe et le nombre de cycle de recharge/décharge. En cause, la formation de microstructures sur les électrodes. BMZ met en avant les travaux de l’équipe HZB et de partenaires chinois qui ont documenté pour la première fois et en détail le processus de dégradation des électrodes au lithium. Pour y parvenir, ils ont exploité la technique d’imagerie tomographie 3D utilisant le rayonnement synchrotron.

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Dunja et Thomas, de fidèles engagés au Vendée énergie Tour


Dunja et Thomas, de fidèles engagés au Vendée énergie Tour

A quoi reconnaît-on un événement très bien organisé et parfaitement en adéquation avec les attentes du public ciblé ? Par son pourcentage de participants qui reviennent chaque année, se déplaçant parfois de loin. Concernant le Vendée énergie Tour, dont la 6e édition proposée par le SyDEV se déroulera la semaine prochaine, du 3 au 8 juin 2019, Dunja Weiss et Thomas Igler sont parmi les plus fidèles électromobiliens qui s’inscrivent au fameux rallye des ambassadeurs. Ils programment leurs visites, dans le département de la Vendée qu’ils affectionnent, en fonction des dates de la manifestation. En 2019, les organisateurs les attendent pour la 5e année consécutive, avec beaucoup de joie et d’amitié, 2 mots qui figurent en gras dans le dictionnaire du VET.

Tesla Model S rouge

Au fil du temps, les nombreux fidèles du Vendée énergie Tour – organisateurs comme participants professionnels et particuliers -, se sont habitués à la Tesla Model S rouge immatriculée en Allemagne qui permet d’identifier tout de suite Dunja Weiss et Thomas Igler. Mais il y a eu un avant, et il y a déjà un après ! « Nous avons commencé en avril 2013 avec une Smart électrique, suivie d’une Nissan Leaf et de la Tesla Model S. Depuis, nous avons ajouté à la liste une BMW i3 et une Tesla Model 3 », énumère Dunja Weiss, pour l’Avem. Ce n’est pas tout ! « Thomas a aussi un vélo électrique, et moi j’ai équipé mon vélo ordinaire d’une batterie et d’un moteur électrique. J’ai également un petit gyropode Segway », complète-t-elle. « Vous voyez, nous sommes très électrifiés ! », s’amuse-t-elle à souligner.

Les raisons d’un choix

« Nous avons choisi de rouler en véhicules électriques pour éviter les particules fines et l’oxyde azote. De plus, c’est beaucoup plus agréable de circuler sans bruit ni vibration », explique Dunja Weiss. « Nous aimons beaucoup faire du tourisme en voiture électrique. Nous avons dû nous adapter un peu : nos premières modèles n’avaient pas suffisamment d’autonomie pour aller jusqu’en Vendée. Nous y passons nos vacances depuis 1992. Une année, nous avons vécu des vacances électriques en Forêt-Noire », se remémore-t-elle, en précisant que Thomas et elle possèdent depuis 2015 la fameuse Tesla Model S rouge.

Réseaux de recharge : France versus Allemagne

« Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment de grandes différences entre les réseaux de recharge en Allemagne et ceux en France », témoigne Dunja Weiss. Elle détaille : « L’itinérance fonctionne très bien dans les 2 pays. Dans le vôtre, les bornes de recharge rapide ont été installées plus tôt le long des autoroutes, en particulier avec le réseau Corri-Door de Sodetrel devenu Izivia. Chez nous, ça a été plus long à venir ». Notre interlocutrice note toutefois une différence majeure qui gomme outre-Rhin la fameuse crainte de la panne de batterie : « En Allemagne, les bornes rapides sont souvent groupées par 2 et plus. Ainsi avec le réseau EnbW, par exemple. Les installations sont préparées pour une augmentation de la puissance de recharge à 170 et même 350 kW ». Autre spécificité, « dans les régions rurales françaises, le réseau est optimisé pour la Renault Zoé, avec beaucoup de bornes Type 2. En Allemagne sont installées de plus en plus de bornes rapides DC », rapporte notre interlocutrice.

Le Vendée énergie Tour…

Comment avez-vous connu le Vendée énergie Tour ? A cette question, Dunja Weiss répond : « En préparant nos premières vacances en Vendée avec la Tesla, Thomas a passé beaucoup de temps à rechercher comment recharger la voiture afin d’arriver jusque-là. C’est comme ça qu’il a eu connaissance de cet événement programmé en même temps que notre séjour. Voilà le point le départ de notre participation au Vendée énergie Tour ». « Nous y sommes fidèles car nous aimons beaucoup le concept, le programme varié, et nous nous sommes faits des amis parmi les participants habitués. Ca nous fait vraiment plaisir de les revoir. Et en plus, nous sommes amoureux de la Vendée », n’hésite-t-elle pas à mettre en avant.

…un événement important pour la mobilité électrique

« Le Vendée énergie Tour a un rôle majeur pour le développement de la mobilité électrique. Dans les premières années, par exemple, un tel événement était très important pour présenter au public les voitures électriques et leurs infrastructures de recharge », estime Dunja Weiss. « Maintenant, on pense que rouler électrique devient normal. Et ce grâce à l’augmentation de l’autonomie sur les nouveaux modèles branchés, en combinaison avec le développement des bornes rapides. L’électromobilité va donc s’intensifier, rendant peut-être moins indispensables à l’avenir les manifestations pour motiver les automobilistes à passer à ces véhicules », évalue-t-elle.

Des arrêts dans les petites localités côtières ?

Une suggestion pour toucher plus de monde encore avec le Vendée énergie Tour ? « L’année dernière, sur l’île d’Yeu, nous avons observé que d’aller à la rencontre des gens sur les parkings et autres lieux peuplés avec quelques voitures électriques intéressantes permet d’entrer spontanément en contact avec de nombreuses personnes intéressées par l’électromobilité. Ce serait peut-être bien de le faire davantage dans les petites localités côtières », imagine Dunja Weiss. Pour le mot de la fin, notre interlocutrice tient à dire : « J’admire Pascal Houssard, DG du SyDEV, pour son dévouement à l’électromobilité et toutes ses bonnes idées pour le Vendée énergie Tour ».

L’Avem et moi-même remercions vivement Dunja Weiss pour sa disponibilité, ainsi que son compagnon Thomas Igler pour sa sélection de superbes photos qui nous permettent d’illustrer avantageusement le présent article.

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BMW et Micro préparent une trottinette électrique pour septembre 2019


BMW et Micro préparent une trottinette électrique pour septembre 2019

Surfant sur la vague de la mobilité douce, BMW Lifestyle propose déjà à son catalogue quelques modèles de vélos classiques, et, en collaboration avec Micro, une trottinette non motorisée pour ados et adultes (BMW City Scooter ; Prix = 200,00 euros), et un modèle évolutif pour enfants de moins de 12 ans (BMW Kids Scooter ; Prix = 120,00 euros) se transformant, d’un trotteur, en patinette à 3 roues. En septembre prochain, c’est une trottinette électrique, le BMW E-Scooter, qui sera ajoutée à cette gamme, dans le cadre d’une intensification de la collaboration entre le constructeur à l’hélice et Micro Mobility Systems AG. Ce nouveau petit véhicule sera disponible sur Internet, mais aussi dans certaines concessions de la marque, dès septembre prochain. Pour lui aussi, le prix est connu : 799 euros.

Tendance à suivre

« Une nouvelle tendance se dessine cette année dans le monde de la mobilité électrique : les trottinettes électriques. C’est une forme intelligente de transport pour le quotidien, et c’est la raison pour laquelle BMW Lifestyle élargira à partir de septembre 2019 sa gamme d’engins compacts urbains pour les jeunes et les moins jeunes », indique BMW dans un communiqué de presse daté du 23 mai 2019. La collaboration entre Micro Mobility Systems et le groupe BMW a démarré avec la trottinette non motorisée BMW City Scooter. Un nouveau pas est franchi en passant à un modèle électrique, sans toutefois nuire à la possibilité d’embarquer un peu partout avec soi le BMW E-Scooter.

12 kilomètres d’autonomie

Peu de caractéristiques ont à ce jour été communiquées par les 2 parties, juste les données les plus importantes : une autonomie jusqu’à 12 kilomètres, 20 km/h de vitesse maximale, et une discrète chaîne de propulsion composée d’une batterie lithium-ion dissimulée dans le repose-pieds et d’un moteur d’une puissance de 150 W à l’abri de la roue arrière. Repliable très facilement, cette trottinette électrique avouera au grand jour ses origines grâce à un ostensible marquage sur la potence, indiquant dans une couleur claire « Micro for BMW » sur le noir mat qui recouvre quasiment tout l’engin. Cette présentation aide également à faire ressortir le traditionnel sigle à l’hélice, et en particulier ses parties bleues.

9 kilos

Sur la balance, la trottinette électrique BMW E-Scooter pèse 9 kilos. Au niveau des dispositifs de sécurité obligatoire pour une utilisation dans l’espace public, elle est équipée de 2 systèmes de freinage séparés, et de feux avant et arrière intégrés. La batterie se recharge complètement en 2 heures au maximum. Cet engin est parfait pour passer du coffre d’une BMW i3 jusqu’à train, avant d’être exploité pour rejoindre le bureau où elle ne prendra que très peu de place.

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L’Opel Corsa-e se dévoile


L’Opel Corsa-e se dévoile

Lors du Mondial de l’Automobile 2016, Opel avait fait sensation à Paris en présentant l’Opel Ampera-e, une voiture électrique qui à l’époque disposait de plusieurs longueurs d’avance sur la concurrence, notamment avec son autonomie annoncée de près de 500 km. Malheureusement, suite à la cession de la marque au groupe PSA par General Motors, cette version européenne de la Chevrolet Bolt ne vit jamais le jour et la marque à l’éclair resta longtemps en retrait dans le domaine de l’électrification de ses modèles.
Aujourd’hui, Opel passe enfin à l’électrique et elle a choisi de le faire avec le modèle le plus diffusé de la marque : l’Opel Corsa dont plus de 13,6 millions d’unités ont été produites depuis son lancement en 1982. Pour la sixième génération de ce best-seller absolu, Opel proposera pour la première fois une version électrique dont elle a dévoilé les principales caractéristiques la semaine dernière, avant une présentation officielle au grand public lors du prochain salon de Francfort.

Une plateforme commune avec la Peugeot e-208

Sans surprise, économies d’échelle obligent, l’Opel Corsa-e repose sur la plateforme multi-énergies CMP développée par PSA et déjà utilisée pour la Peugeot e-208 dont elle sera un peu la cousine germaine. La voiture sera ainsi équipée d’un moteur électrique délivrant une puissance de 100 kW (136 ch) avec 260 Nm de couple. De quoi lui donner une grande réactivité et de belles accélérations. L’Opel Corsa-e est en effet capable de passer de 0 à 50 km/h en 2,8 secondes et d’atteindre les 100 km/h en 8,1 secondes avec une vitesse de pointe de 150 km/h.
Des performances dignes d’une sportive pour cette citadine qui, outre sa réactivité, se démarque par son agilité et son dynamisme. Un dynamisme et une réactivité qui seront poussés à leur paroxysme si le conducteur décide d’activer le mode « Sport ». L’autonomie du véhicule n’en sera pas pour autant trop obérée, même si celle-ci pourra être augmentée de manière significative en passant sur le mode « Eco ».

330 km d’autonomie

L’autonomie annoncée de l’Opel Corsa-e est de 330 km en cycle WLTP. Suffisant pour permettre une utilisation au quotidien sans concession. Une autonomie atteinte grâce à une batterie d’une capacité énergétique de 50 kWh, dont la marque indique qu’il suffit de 30 minutes pour la recharger à 80%. Une batterie qui bénéficie d’une garantie durant huit ans.
L’Opel Corsa-e est par ailleurs dotée de toutes les options de chargement : câble ou borne de recharge rapide avec notamment une prise Combo CCS susceptible d’encaisser une charge rapide de 100 kW. L’état de la charge peut être vérifié en temps réel via l’application « My Opel », ce qui permet d’optimiser à tout moment les périodes de recharge et les coûts.

Des équipements pour renforcer la sécurité et rester connecté

L’Opel Corsa-e se distingue aussi par des équipements et des systèmes d’aide à la conduite que l’on retrouve généralement sur des voitures plus onéreuses. Il s’agit notamment des phares matriciels adaptatifs IntelliLux LED, sans éblouissement, qui s’adaptent en permanence à la circulation et à l’environnement. La nouvelle Corsa inaugure également une aide en cas de présence dans l’angle mort, un régulateur de vitesse adaptatif et un système de surveillance latérale. Des nouveautés qui viennent s’ajouter à des systèmes de freinage d’urgence et d’aide au stationnement.
A son bord, le conducteur et les passagers pourront rester totalement connectés et profiter de nouveaux systèmes d’info-divertissement. Les « Multimedia Navi » avec écran tactile de 7 ou 10 pouces offrent de plus le nouveau service télématique « Opel Connect » qui intègre des fonctions utiles permettant de voyager en toute sérénité. Un service offrant par exemple la « Live Navigation » avec une info-trafic en temps réel ainsi qu’une connexion directe avec assistance routière et appel d’urgence.

Une voiture agile à l’allure sportive

Côté style, l’Opel Corsa-e se distingue par le traitement sportif de sa ligne qui accentue son caractère dynamique. Elle conserve pourtant les dimensions extérieures des générations précédentes. Avec une longueur de 4,06 mètres, la Corsa reste une cinq places particulièrement agile et bien agencée. Par contre, sa ligne de pavillon l’assimile cette fois à un coupé, car elle est 4,8 cm plus basse que le modèle de 5ème génération, sans que cela nuise à la garde au toit.
Le conducteur est installé 2,8 cm plus bas et sa tenue de route doit beaucoup à ce centre de gravité placé plus bas. Un positionnement qui rend son comportement particulièrement dynamique et qui, selon la marque, participe au plaisir que l’on prend à son volant. Enfin, l’habitacle est résolument moderne avec une planche de bord totalement numérique. Il peut même en option devenir luxueux lorsqu’il est doté de sièges en cuir.

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100 fourgons électriques StreetScooter à pile hydrogène pour DHL


100 fourgons électriques StreetScooter à pile hydrogène pour DHL

C’est en marge du Green Tech Festival qui s’est tenu à Berlin (Allemagne), du 23 au 25 mai derniers, qu’une commande a été signée par DHL pour 100 fourgons électriques H2 Panel Van conçus par StreetScooter, en collaboration avec Ford, sur la base commune du Work XL. Cette flotte devra progressivement être livrée sur les exercices 2020 et 2021. Le projet est financé par le ministère fédéral allemand des Transports et de l’Infrastructure numérique, via son programme national d’innovation pour la technologie de l’hydrogène et des piles à combustible. Il n’est pas envisagé actuellement de proposer ce véhicule hors de ce cadre.

Prolongateur d’autonomie

Le StreetScooter H2 Panel Van est un fourgon d’une capacité d’embarquement jusqu’à 10 m3 qui sera exploité exclusivement par DHL pour la livraison express du dernier kilomètre en milieu urbain. Il s’agit d’un utilitaire électrique équipé d’un moteur d’une puissance de 122 kW alimenté au départ par une batterie lithium-ion d’une capacité énergétique de 40 kWh. En prolongateur d’autonomie, une pile à combustible d’une puissance de 26 kW qui reçoit l’hydrogène d’un réservoir de 6 kilos sous pression à 700 bars. Grâce à cette architecture, l’autonomie de cet engin, doté d’une vitesse maximale de 120 km/h, peut s’étendre à 500 kilomètres. Selon le constructeur et DHL, chacun des exemplaires du H2 Panel Van devrait permettre d’éviter annuellement l’émission de 8 tonnes de CO2 et la consommation de 3.100 litres de gazole.

Permis B

Avec des dimensions (L x l x h = 5,98 x 2,06 x 2,77 m) qui l’apparentent au Renault Master Z.E. (entre les versions L2H2 et L3H2 ; respectivement 5,55 x 2,07 x 2,50 m et 6,20 x 2,07 x 2,55 m ; pour 10,8 et 13 m3 de volume de chargement), le H2 Panel Van est le premier utilitaire électrique de ce format à être équipé d’un prolongateur d’autonomie à pile hydrogène. Bien que ses 800 kilos de charge utile (contre 1.056 et 975 kg pour les Master Z.E. L2H2 et L3H2) alourdissent ce nouveau modèle StreetScooter à un peu plus de 4,2 tonnes de poids maximal autorisé, il peut être conduit avec un permis B, conformément à l’exception accordée dans certains pays européens pour les modèles équipés de batteries de traction.

Record

PDG de DHL Express Germany, Markus Reckling commente ainsi l’opération : « Cette nouvelle fourgonnette s’inscrit dans les vastes objectifs environnementaux du groupe. Avec le H2 Panel Van, DHL Express devient le premier fournisseur de services express pour la logistique du dernier kilomètre, en nombre de véhicules électriques à pile à combustible. Ceci souligne notre aspiration à être, non seulement le fournisseur le plus rapide et le plus fiable du marché, mais également le plus engagé pour le climat ».

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ABB fournira des chargeurs ultrarapides pour des stations scandinaves


ABB fournira des chargeurs ultrarapides pour des stations scandinaves

L’opérateur danois Clever et l’énergéticien E.ON sont associés dans une entreprise de développement de la recharge rapide en Europe. Regroupés dans la coentreprise Powered by E.ON Drive & Clever, ils poursuivent un projet de créer un réseau de 48 stations pour le ravitaillement des batteries des véhicules électriques. Ces sites devraient être implantés sur les autoroutes de Norvège, de Suède et du Danemark, afin de favoriser la mobilité électrique pour de longues distances. La toute première station vient d’être mise en service dans ce dernier pays, à Fredericia.

8 stations pour fin 2020…

« Aujourd’hui marque l’inauguration d’un nouveau concept de bornes de recharge pour véhicules électriques à Fredericia, au Danemark. C’est un autre exemple de la volonté d’ABB d’écrire le futur de la mobilité », commente notre adhérent dans un communiqué de presse émis en date du 27 mai 2019. D’ici la fin 2020, 7 autres stations devraient être ouvertes, « capables de faire retrouver 200 kilomètres d’autonomie en seulement huit minutes », souligne le concepteur en solutions de recharge (super/ultra)rapide.

…mais 48 au final

Les implantations des 48 stations de Powered by E.ON Drive & Clever ont été étudiées pour relier entre elles les grandes villes des 3 pays scandinaves, selon un programme intégré au mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) de la Commission européenne. Le financement des 28 sites à ouvrir au Danemark et en Suède entre dans ce cadre. En revanche, les 20 stations pour la Norvège en sont exclues. Leur déploiement en donc supporté par la coentreprise.

Une mobilité électrique qui avance à grands pas

L’électromobilité avance à grands pas en Scandinavie. La Norvège est un cas d’école au niveau mondial, avec 57% de modèles électriques parmi les voitures neuves vendues sur le territoire depuis le début de l’année. A échéance 2030 : le gouvernement suédois a fixé un objectif de réduction de 70% des émissions nationales de gaz à effet de serre dans le secteur des transports ; le Danemark espère passer intégralement à la mobilité à zéro émission. L’initiative de Powered by E.ON Drive & Clever soutient ces ambitieux programmes.

Des stations d’un nouveau genre

Située au centre du Danemark, la station de Fredericia donne une idée de l’architecture que les 48 sites adopteront sans doute. Des 2 côtés, une travée avec des bornes de recharge ; entre elles un coin repos verdoyant et arboré avec des bancs pour, par exemple, déguster une boisson disponible dans une boutique à proximité. Powered by E.ON Drive & Clever espère apporter aux électromobiliens un espace de sérénité en attendant la fin du ravitaillement en énergie de leurs voitures branchées. « Nos nouveaux sites de recharge en Scandinavie offrent aux conducteurs de véhicules électriques une pause brève et significative dans un ensemble à l’architecture innovante, avec un coin de nature, et à la pointe de la technologie de recharge ABB », confirme Mathias Wiecher, directeur général de la coentreprise.

De l’avis d’ABB

Responsable des activités mondiales d’ABB pour l’infrastructure de charge des véhicules électriques, Frank Muehlon commente : « ABB est particulièrement fier de fournir des chargeurs de forte puissance pour ce concept de stations de recharge inspirant, développé par la coentreprise Powered by E.ON et Clever ». Il poursuit : « Notre technologie de recharge haute puissance, associée à une connexion réseau simple et normalisée, fait, des déplacements sur de longues distances, une réalité pour les conducteurs de véhicules électriques d’aujourd’hui et de demain. Observer cette nouvelle technologie intégrée dans cet environnement attrayant est vraiment le signe d’un avenir prometteur pour l’électromobilité en Scandinavie et au-delà ».

De 150 à 350 kW

« Conçus pour répondre aux exigences d’une société de plus en plus durable, les chargeurs> Terra HP d’ABB ont la capacité de répondre aux besoins de recharge des véhicules électriques actuels et de la prochaine génération. Une borne équipée pour la connexion d’un seul véhicule peut recharger à 150 kW (375 A) en courant continu le pack d’une voiture sous une tension de 400 V », explique le service de communication d’ABB. « L’ajout de la technologie de partage dynamique de l’alimentation en courant continu permet à une borne double de recharger simultanément deux véhicules électriques, jusqu’à 350 kW et 500 A, tout en optimisant de manière dynamique la connexion au réseau et la fourniture de puissance aux véhicules », complète-t-il.

A distance

Ce matériel est compatible avec la solution numérique ABB Ability qui le dote d’une connectivité Web. A destination des opérateurs des réseaux, cette dernière permet d’effectuer un certain nombre d’opérations à distance, dont la surveillance des bornes, et la configuration des points de recharge. Ceci, en particulier au bénéfice des utilisateurs électromobiliens dont les problèmes seront la plupart du temps résolus sans intervention physique sur place.

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Salon de l’écomobilité du Pradet (15-16 juin 2019)


Salon de l’écomobilité du Pradet (15-16 juin 2019)

Après une première édition réussie en mai 2018, le salon de l’électromobilité organisé par la commune du Pradet est reconduit en juin 2019, avec une ouverture plus large et une belle montée en puissance qui confirment l’implication du maire Hervé Stassinos, et de Hubert Falco, président de la métropole Toulon Provence Méditerranée, pour la mobilité durable.

Le salon évolue

Pour une première édition consacrée à la mobilité électrique, recevoir 3.000 visiteurs livre une double information. Tout d’abord qu’il existe sur le territoire de réelles attentes de nombreux habitants concernant le sujet, et aussi que la formule choisie par les organisateurs est bonne. A l’origine de cet événement, Hervé Stassinos se réjouit d’annoncer : « Cette année, le salon évolue et sera dédié à l’écomobilité dans son ensemble ». Afin d’accueillir davantage d’exposants et de visiteurs, l’événement investira les 3.000 m2 du parc Cravéro, avec 1.000 m2 réservés aux animations pour les enfants. Le vaste cadre sera divisé en 5 zones respectivement consacrées aux voitures, deux-roues, trottinettes et overboards, innovation, et services qui répondent à l’élargissement du salon du Pradet. Différentes zones d’essais des véhicules seront aménagées.

Particuliers et professionnels

Les acteurs majeurs de la mobilité durable savent qu’ils doivent convaincre et intéresser aussi bien les particuliers que les professionnels. En outre ils doivent permettre aux clients potentiels de rencontrer les différents constructeurs, revendeurs et prestataires d’une mobilité de demain qui sera d’autant plus douce qu’elle fera une belle part à la marche et aux déplacements avec de petits engins susceptibles de faire oublier souvent la voiture individuelle. « Tous les moyens de transport seront représentés à cette occasion : voitures électriques, hydrogènes ou hybrides rechargeables, vélos, glisse urbaine (trottinette et overboard électriques) et mobilité partagée (covoiturage et transports en commun) », promettent les organisateurs du salon.

Un public appelé à s’élargir également

En préambule à l’ouverture de la manifestation, samedi 15 juin, les organisateurs proposent au public de rejoindre le parc Cravéro du Pradet depuis l’université de Toulon, en empruntant un parcours cyclable avec son propre vélo, overboard et sa trottinette. Une pause est programmée au stade Sainte-Marguerite de La Garde. Pour y participer, il est important de remplir un formulaire disponible sur le site salon-emobility.fr. De par sa situation géographique, le salon de l’écomobilité du Pradet accueillera toujours plus de visiteurs au fur et à mesure du développement de sa notoriété. Situé à 10 minutes de Toulon et à peine plus de Hyères, l’événement se déroulera aussi à moins de 60 minutes de Brigoles, Marseille, Fréjus et Saint-Tropez.

L’engagement de la commune…

« Innovation et développement durable sont deux marqueurs essentiels du projet de territoire de la Ville du Pradet orienté autour du concept de ‘SmartCity’. Labélisée ‘Territoire à énergie positive pour la croissance verte’ en 2016, la commune du Pradet s’engage activement dans la promotion de l’écomobilité. En encourageant ce type d’alternatives, nous contribuons à préserver notre cadre de vie et notre environnement », souligne Hervé Stassinos.

…et celle de la métropole TPM

« Ecomobilité, mobilités alternatives, durables, nouvelles technologies… Autant de terminologies qui annoncent un futur désormais tourné vers une véritable révolution des mobilités ! Dans ce contexte, et dans le cadre de nos compétences en matière de transports et d’environnement, la Métropole TPM se positionne en tant qu’acteur majeur d’une mobilité durable sur son territoire », commente Hubert Falco. « Parmi les actions concrètes engagées par la Métropole, 43% de la flotte du réseau Mistral roulera à l’énergie propre d’ici 2020 ; en effet, 136 bus seront, hybrides, électriques ou au gaz. Par ailleurs, un réseau élargi de bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides est actuellement en cours de développement. Un objectif : l’installation par Symielec Var d’environ 150 bornes doubles d’ici 2021 sur l’ensemble du territoire ! Et ce n’est qu’un début. L’écomobilité gagne du terrain ! Notre Maison de la Mobilité TPM, prochainement inaugurée à Toulon, au cœur de la Métropole, en sera témoin. Sa mission : sensibiliser et accompagner le grand public dans l’appropriation de cette mobilité, peu polluante et respectueuse de notre environnement », liste le président de la métropole.

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EVS 32 : Total affiche ses ambitions dans l’électrique


EVS 32 : Total affiche ses ambitions dans l’électrique

Total a profité du symposium EVS32, qui s’est déroulé du 19 au 22 mai à Lyon, pour afficher ses ambitions dans l’électrique. A l’instar de bon nombre de ses concurrents européens qui anticipent la baisse de leurs revenus tirés des énergies fossiles dans les années à venir, le groupe pétrolier français a engagé une diversification dans le monde de l’électrique. Une politique visant à trouver des relais de croissance, mais aussi à redorer son image auprès du grand public, notamment en investissant dans une électricité verte et en favorisant le développement des énergies renouvelables.
Après avoir racheté Direct Energie pour se positionner comme un véritable fournisseur d’électricité, Total s’intéresse de très près à la mobilité électrique dans son ensemble. Avec sa filiale SAFT, il entend jouer un rôle majeur dans la constitution de l’Airbus des batteries, appelée de leurs vœux par les gouvernements français et allemands tout en bénéficiant du soutien de l’Union européenne. Lors d’EVS 32, le groupe pétrolier a montré qu’il souhaitait également devenir un acteur important dans la recharge des véhicules électriques. Un rôle qu’il entend jouer en déployant une offre globale.

Vers des stations-services multi-énergies

Premier pilier de cette stratégie, ses stations-services vont progressivement se transformer en stations multi-énergies. D’ores déjà, le groupe prévoit de constituer d’ici 2022 un réseau de près de 300 stations maillant pratiquement tout le territoire de l’Europe occidentale, avec une station tous les 150 km. Des stations au sein desquels les utilisateurs de véhicules électriques auront accès à 1 000 points de charge haute puissance avec des bornes délivrant jusqu’à 175 kW de puissance.
Des stations accessibles aux utilisateurs privés disposant de cartes de mobilité électronique ou de cartes bancaire via une application mobile, ainsi qu’aux utilisateurs professionnels disposant de la carte Total Multi-Energies. Une carte commercialisée par Total Fleet qui facilite la gestion de flottes avec la simplification de la facturation quelle que soit l’énergie choisie. Total Fleet leur propose notamment des solutions « packagées » afin de répondre à tous leurs besoins : un service payant sur le lieu de travail, au domicile des employés, ainsi qu’un vaste accès à 75 000 bornes de recharge publiques à travers l’Europe.

Le déploiement d’une offre globale

L’offre de Total en matière de recharge des véhicules électrique se veut véritablement globale. Elle propose tout un éventail de solutions s’adressant aussi bien aux entreprises, qu’aux collectivités et aux particuliers. Pour ces derniers, elle concerne aussi bien les zones privées, avec notamment un service de recharge à domicile avec des services supplémentaires de mobilité électrique, que les zones publiques. Dans les environnements privés accessibles aux employés, visiteurs ou clients, Total propose un service de facturation adapté aux besoins des différents utilisateurs et ouverts à plusieurs systèmes de paiement.
L’offre couvre également les réseaux automobiles avec un service spécialement conçu pour répondre aux spécifications des fabricants. Total vise également les collectivités territoriales avec, là encore, une offre sur-mesure afin de leur permettre de proposer un service de recharge public qui soutienne le développement de la mobilité électrique sur leur territoire. A noter que les offres de facturation de la recharge peuvent aussi s’accompagner de solutions proposées par différentes filiales du groupe. Des solutions concernant notamment l’approvisionnement en énergie avec Total Direct Energie ou la réalisation de points de charge alimentés grâce aux panneaux photovoltaïques développés par Total Solar.

Une gamme complète de bornes de recharge

Les solutions de recharge pour véhicules électriques commercialisées par Total comprennent aussi la fourniture des bornes de recharge. Total EV Charge propose ainsi une large gamme de bornes de recharge intelligentes répondant à tous les besoins : bornes semi-accélérée (7kW AC) ou accélérée (22kW AC ou 24 kW DC). Des bornes conçues et fabriquées en France, en configuration murale ou sur pied, qui s’intègrent facilement, aussi bien en voirie que sur les parkings d’entreprise ou en copropriétés.
Ces bornes peuvent être connectées à des outils de gestion. Une plateforme web permet ainsi aux opérateurs de superviser et d’exploiter au mieux leurs parcs de bornes (supervision des infrastructures, pilotage des sessions de recharge, rapports de consommation, optimisation de la gestion d’énergie,…).La mise en œuvre de services spécifiques permet également la gestion des accès utilisateurs ou la facturation et le paiement du service de recharge.

Avec Saft, Total veut jouer un rôle moteur dans les batteries

Outre la recharge des véhicules, il existe un autre domaine de la mobilité électrique sur lequel Total souhaite imprimer sa marque. Ce domaine concerne les batteries des véhicules électriques où sa filiale Saft sera à la manœuvre. Au départ, le groupe pétrolier a racheté cette entreprise pour se développer dans le stockage stationnaire afin d’améliorer la rentabilité de ses fermes solaires et éoliennes. Entreprise centenaire au savoir-faire éprouvé, Saft concentre aujourd’hui ses efforts de R&D sur la batterie du futur, dite lithium-ion solide, dont les performances en termes de densité énergétique, de coût et de sécurité pourraient ouvrir de nouvelles perspectives.
Saft ambitionne d’ailleurs d’être l’un des piliers de la constitution de l’Airbus des batteries qui doit permettre à l’Europe de ne plus être totalement dépendant des pays asiatiques pour son approvisionnement en batteries. Des batteries qui constituent un élément clé des véhicules électriques. Si Saft veut jouer à fond la carte de l’Europe, elle ne néglige cependant pas le marché asiatique comme le montre la signature récente d’un accord avec Tianneng Energy Technology portant sur la création d’une coentreprise visant à développer la fabrication et la vente de cellules, de modules et de packs lithium-ion pour la Chine et les marchés internationaux.

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Les robustes trottinettes électriques de Globe 3T produites en France


Les robustes trottinettes électriques de Globe 3T produites en France

Installée à Maclas dans la Loire, l’entreprise Globe 3T a été créée en 2010 afin de produire des trottinettes tout-terrain de descente et de loisirs. A la suite d’un virage pas forcément évident à amorcer, l’équipe dirigeante a fait le choix de décliner à l’électrique tous ses modèles au catalogue. Gérant fondateur, Didier Panel raconte pour l’Avem l’histoire passionnante de son entreprise.

Stations ouvertes en été

« En 2010, nos trottinettes de descente apparaissaient déjà comme des engins plus accessibles et moins techniques que les vélos permettant de pratiquer la descente. Notre première clientèle était principalement constituée des professionnels des stations de montagne ouvertes aussi en périodes estivales », se souvient Didier Panel. « Aujourd’hui, nos premières réalisations sont obsolètes. Avec un poids de 27 kilos, résultant d’un robuste cadre en acier, des roues empruntées aux petites motos et d’une fourche de cyclomoteur, difficile de les embarquer sur des remontées mécaniques », explique-t-il. « Les modèles actuels, avec un cadre en aluminium que nous avons appris à construire de façon aussi robuste, pèsent désormais entre 12 et 15 kilos », met-il en perspective.

Travail de stagiaire

« En 2013, j’ai demandé à une stagiaire d’étudier tous les textes de réglementation qui pouvaient concerner les trottinettes électriques. C’était trop compliqué, alors j’ai abandonné à cette époque », révèle Didier Panel. « Finalement, pour ma fille, qui fait du cheval et voulait une trottinette électrique afin de se rendre au centre équestre, j’ai imaginé un premier modèle. On peut dire que j’ai fait mes armes sur lui. De nouveaux associés arrivés en 2015 m’ont convaincu de me diriger dans cette voie. C’était le bon moment. On a décliné en versions électriques toutes les trottinettes que nous avions alors à notre catalogue », détaille notre interlocuteur.

Batterie dans un sac à dos…

Solution toujours proposée aujourd’hui, les premières trottinettes électriques construites par Globe 3T était équipées d’un moteur alimenté par une batterie supportée dans un sac à dos par le pilote. Pourquoi une architecture aussi étonnante ? « Comparativement à un vélo à assistance électrique où l’action de pédaler permet d’avoir une bonne autonomie avec une batteries d’une taille relativement réduite, sur une trottinette, le pack est plus imposant. Il pèse entre 3,2 et 5,3 kilos, pour une autonomie de 30 à 50 kilomètres. Difficile d’en trouver à des dimensions qui correspondent à nos besoins. La fixer, par exemple, à l’avant du cadre, aurait donné à nos trottinettes un look de cyclomoteur. La solution la plus rapide et la moins coûteuse a été de trouver un sac à dos qui permette de transporter le pack. Cette année, nous avons opté pour un sac davantage adapté », répond Didier Panel.

…et dans la plateforme

« Après 1 an et demi d’études, nous proposons désormais des trottinettes électriques dont la batterie est intégrée dans la plateforme plancher. Réalisé en France par une entreprise d’Antibes (06), avec des cellules Panasonic, le pack est enfermé dans un cadre étanche en alu dont l’épaisseur des parois est de 5 mm. D’où un centre de gravité très bas. Avec l’électrification, le poids total des trottinettes électriques est de 26 kilos en moyenne. Cette implantation est donc la plus pertinente », assure le gérant fondateur de Globe 3T. « Un de nos clients qui s’était constitué une flotte de trottinettes électriques en 2016, alors que n’existait seulement que la solution avec batterie dans le sac à dos, a renouvelé tout son parc avec des modèles à pack intégré », illustre-t-il. « En 2019, sur 300 machines déjà vendues, 100 avaient la batterie dans la plateforme. Nous vendons d’ailleurs principalement des trottinettes électriques désormais. Sur 500 à 600 machines que nous diffusons par an, seulement 200, environ, ne sont pas électriques », chiffre notre adhérent.

Clientèle

« Pour nos modèles non motorisés, nos principaux clients sont toujours les stations de ski. S’y ajoutent des particuliers mushers, ou des professionnels qui les emploient en initiation à cette pratique du traîneau à neige tiré par des chiens. On retrouve des mushers qui achètent des trottinettes électriques pour entraîner les chiens à faire de la distance, sans être attelés », souligne Didier Panel. « Mais 95% de nos clients pour ces engins électriques sont des professionnels des loisirs, qui proposent de découvrir le patrimoine local ou de suivre avec un guidage GPS des parcours au tracé prédéfini. L’UCPA, par exemple, compte dans ses programmes des activités avec nos machines », ajoute-t-il.

Utilitaires

« Nos trottinettes électriques commencent à être exploitées comme des utilitaires pour des besoins professionnels », se réjouit notre interlocuteur. « L’entreprise Colas Rail, par exemple, en a acquis quelques exemplaires pour le déplacement sur de grands chantiers. Nous avons d’autres projets de cet ordre. Ainsi avec la police municipale qui juge nos trottinettes électriques bien adaptées à tous les types de terrain », révèle-t-il. Pour conclure, Didier Panel témoigne de l’effervescence de son entreprise : « Nous sommes toujours dans l’innovation, avec au minimum une nouveauté par an, et nous sommes réputés pour assurer un service de qualité ».

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La vision de l’électro-mobilité par Plugsurfing : interview de son fondateur


La vision de l’électro-mobilité par Plugsurfing : interview de son fondateur

Nous avons interviewé Jacob Van Zonneveld, co- fondateur de l’entreprise Plugsurfing, adhérente de l’AVEM, un des leaders innovants facilitant l’accès aux réseaux de bornes de recharge en Europe, lors du salon EVS32 qui s’est terminé hier. Créé en 2012, l’entreprise a démarré en Allemagne et s’est vite développée à travers l’Europe. Jacob Van Zonneveld a partagé avec nous son expérience au sein de Plugsurfing et sa vision de l’électro-mobilité dans les années futures.

Comment l’idée de Plugsurfing vous est venue ?

L’idée est venue parce que nous voulions conduire nos voitures électriques. A la base, nous voulions juste circuler autour de Berlin et à l’époque nous avions besoin de 4 cartes de recharge pour accéder aux bornes. Sur le territoire allemand nous avions besoin de 70 cartes, avec différents abonnements, c’est beaucoup trop pour nous conducteur, ce n’était pas possible. On a donc créé Plugsurfing afin de faciliter l’accès aux bornes de recharge de différents réseaux. Aujourd’hui, Plugsurfing intègre 250 réseaux de recharge à travers l’Europe. C’est une bonne solution pour les conducteurs, mais c’est aussi une bonne solution pour les opérateurs de bornes de recharge qui, à travers l’application, rendent accessible leurs bornes aux conducteurs. Les constructeurs automobiles aussi y voient un avantage : à partir de 2020 ils vont devoir vendre plus de véhicules électriques suite aux nouvelles lois européennes, et chez les concessionnaires, les vendeurs vont devoir faire face aux questions des clients, la principale étant : comment je recharge ma voiture ?

Quels sont vos prochains développements ?

On est actif en France, on travaille avec Corri-Door et Gireve et nous développons en ce moment d’autres partenariats avec des opérateurs de bornes en France. Nous sommes focalisés pour le moment sur Europe, il y a déjà beaucoup de choses à faire, on a le plus grand réseau en Europe, c’est un marché complexe avec beaucoup de fournisseurs et on a besoin de regrouper tout cela, c’est notre priorité.

Quelle est la valeur ajoutée de Plugsurfing?

On porte beaucoup d’attention sur la qualité de notre Data : depuis l’application, le client peut voir en temps réel quelle borne est disponible. Imaginez que vous n’ayez pas cette information, vous risquez de conduire jusqu’à un point de recharge qui est en fait déjà occupé par une autre voiture pour un temps indéterminé. Egalement, on se spécialise sur les procédures de paiements, pas seulement du côté du client mais aussi de l’opérateur de borne, on a automatisé nos procédures de paiements. Pour le B2B, les responsables de flottes apprécient beaucoup que le service et l’application que nous avons développés soient organisés de manière claire et simple.

Votre stratégie actuelle de monétisation est un paiement à la consommation, voudriez-vous passer sur un système d’abonnement avec avantages ?

Plugsurfing a en effet un paiement à la consommation, nous nous focalisons sur la transparence car le prix est différent selon le type de borne et sa localisation ; c’est important pour le conducteur de savoir ce qu’il va payer. Avec Opel et Jaguar on a lancé un abonnement de 10 euros par mois en Europe avec un prix fixe au kWh. La principale différence avec le système de paiement à la consommation est qu’il y a des disparités entre opérateurs de bornes et il est difficile d’avoir une vision claire de l’offre. Alors qu’avec cet abonnement, le client sait toujours ce qu’il va payer. Surtout pour calculer le « TCO » (coût total de possession), c’est alors plus facile pour les entreprises de calculer le coût total à l’année. Bientôt cela ressemblera plus à un système de paiement comme les services de streaming bien connus, mais le marché n’est pas encore assez mature pour cela.

Comment travaillez-vous avec les entreprises ?

Le cœur de notre métier est en fait le B2B, entre 50 et 70% selon le pays. Beaucoup d’entreprises rencontrent les mêmes soucis que les particuliers pour les voitures de fonctions de leurs employés : comment je recharge leurs voitures ? Où se trouvent les bornes de recharge ? Les entreprises viennent à nous car nous pouvons gérer le remboursement de la recharge à la maison. Nous voulons faciliter le déploiement de flottes de véhicules électriques d’entreprises.

Vous avez un réseau de plus de 100 000 bornes, quels sont vos objectifs pour 2020 et 2030 ?

Nous souhaitons intégrer tous les points de charge bien sûr, pour qu’ils soient plus facilement accessibles pour le conducteur.
Pour 2020, notre objectif est d’ouvrir l’accès à 300 000 points de charge, c’est un nombre assez modeste car il va y avoir un investissement massif dans ces infrastructures.
Pour 2030, on pense atteindre 5 millions de bornes de recharge en Europe. Actuellement nous représentons 5% du total de l’infrastructure, mais les chiffres vont vraiment exploser. Aujourd’hui 2 à 3% des voitures seulement sont électriques donc le potentiel est énorme. Le diesel est doucement en train d’être banni pareil pour l’essence, et l’alternative est l’électrique pour la production et l’innovation. L’électrique est en train de gagner ! Je ne serai pas étonné si dans 10 ans nous avons 100 millions de voitures électriques en Europe.

J’ai aussi vu que vous travaillez avec certains constructeurs automobiles si bien que si demain je vais chez mon concessionnaire et que j’achète une voiture électrique ils m’offriront la clé Plugsurfing ; comment travaillez-vous avec les concessionnaires sur ces partenariats et allez-vous les développer ?

Quand un client est intéressé pour acheter une voiture électrique il va en général auprès de son concessionnaire local, puis il pose des questions. Depuis quelques années, les concessionnaires et leurs employés ont besoin d’être aidés pour avoir plus de connaissances sur les voitures électriques : ce qui est différent par rapport à une voiture thermique, comment cela impact le quotidien de son utilisateur,… Et le principal impact c’est la manière de recharger son véhicule en dehors de chez soi. Il y a beaucoup de bornes mais le client ne sait pas forcement où elles sont, quelles sont les modalités de paiement, les tarifs etc. Nous communiquons cette information avec les concessionnaires et cela inclut notre solution avec la clé Plugsurfing.

Y-a-t-il un projet pour Plugsurfing qui arrive et que vous voulez partager avec nos lecteurs ?

On travaille sur beaucoup de projets, il y a beaucoup d’innovation dans cette industrie. On travaille sur les fonctionnalités de « Plug & Charge », aujourd’hui on utilise la clé ou l’application mais dans le futur on pourrait imaginer que la borne identifie automatiquement le client juste par le branchement à la borne, cela rend le chargement beaucoup plus facile pour le conducteur car cela réduit les étapes de la recharge. Aussi, nous voulons aussi intégrer sur les interfaces des voitures comme sur la Tesla S Sentry, qui a une interface dans la voiture connectée à internet, et le conducteur pourrait alors avoir toute l’information sur les bornes de recharge via l’interface. Les constructeurs de voitures les plus innovants comme Tesla comprennent cela et le reste de l’industrie commence à intégrer le fait que la voiture n’est pas juste un « engin » sur quatre roues mais il devient un « ordinateur » sur quatre roues. Ils peuvent donc améliorer de manière significative l’expérience utilisateur et pour cela ils se rapprochent de nous.