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Une première station hydrogène réservée à des bus inaugurée en France


Une première station hydrogène réservée à des bus inaugurée en France

C’est au dépôt du réseau d’autobus Tadao de Lens-Béthune, qui dépend du Syndicat mixte des transports Artois-Gohelle, qu’a été inaugurée cette station H2 installée pour alimenter 6 bus électriques 12 mètres à pile hydrogène. Egalement présentés pour la première fois à cette occasion, ces engins assureront, dès la fin du présent été 2019, le service de la Bulle 6, entre Auchel et Bruay-la-Buissière, dans le Pas-de-Calais. Cette ligne deviendra alors la première de France à exploiter des bus H2, coiffant de peu le projet de l’agglomération de Pau (64), où un modèle 18 mètres articulé Van Hool à pile hydrogène entrera en fonction au plus tard en décembre. A moins que, avec des calendriers aussi proches et de possibles petits retards, l’on puisse considérer que les jeux ne sont pas totalement faits !

Safra Businova

Avec un tel nom, on imagine facilement que le Safra Businova est un bus fabriqué dans un pays d’Europe de l’Est, tiens, en République tchèque, au hasard ! Ben non, tout faux ! Créée en 1955 dans le Tarn, la Société albigeoise de fabrication et réparation automobile (Safra) a présenté en 2011 son Businova. Ce modèle doit alors, en partie, son originalité à sa grande baie vitrée arrière. Aujourd’hui, ce bus, qui existe en 3 longueurs – 9,5 / 10,6 / 12 mètres -, s’inscrit résolument dans la palette des véhicules lourds routiers de transport en commun durable. Son constructeur propose 3 architectures de groupes motopropulseurs électriques : à batterie de traction uniquement ; électrique avec prolongateur d’autonomie thermique fonctionnant éventuellement au gaz naturel (hydride série, hybride rechargeable) ; électrique à pile hydrogène. C’est ce dernier modèle qui a été choisi par le Syndicat mixte des transports Artois-Gohelle, hissant Safra au rang de premier constructeur français de bus alimentés à l’hydrogène.

300 km d’autonomie

L’adaptation au gaz H2 du Safra Businova électrique n’est pas sans rappeler celle des Renault Kangoo Z.E. par Symbio. Ce qui est finalement justifié, puisque c’est cette entreprise, devenue filiale du groupe Michelin en février 2019, qui a fourni la pile à combustible de 30 kW. Comme avec l’utilitaire du Losange, Safra a conservé toute l’architecture d’origine de son Businova 100% électrique, y compris le pack lithium-ion d’une capacité énergétique de 132 kWh et le moteur de 250 kW. Pour alimenter la PAC, 4 réservoirs placés sur le toit et capables de stocker au total 28 kilos d’hydrogène sous une pression de 350 bar. Ainsi équipé, ce modèle dispose d’une autonomie de 300 kilomètres (sans doute le double, à la louche, du rayon d’action initial). Implantée dans le centre de remisage et de maintenance Tadao d’Houdain, la station d’avitaillement H2 a été conçue par GNVert, filiale d’Engie. Temps pour faire le plein en énergie : 15 minutes pour l’hydrogène + 6 heures pour la batterie via connecteur Combo CCS.

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Mobilité électrique. L’Alliance investit dans The Mobility House


Mobilité électrique. L’Alliance investit dans The Mobility House

C’est par l’intermédiaire d’Alliance Ventures, son fonds de capital-risque, que l’Alliance RenaultNissanMitsubishi investit dans The Mobility House. Installée en Allemagne, en Suisse et en Californie, dans la Silicon Valley, cette entreprise technologique propose, entre autres, « une plateforme pour l’intégration des batteries des véhicules au réseau électrique grâce à des solutions intelligentes de chargement, d’énergie et de stockage », peut-on lire dans un communiqué de presse émis hier, jeudi 27 juin 2019. Le regroupement de constructeurs justifie ainsi son action : « Cet investissement s’inscrit dans sa stratégie en faveur des startups à la pointe des technologies automobiles de nouvelle génération ».

V2G

Pour les membres de l’Alliance, The Mobility House n’est pas une structure inconnue. Ils ont déjà noué par le passé différents partenariats, en particulier dans le V2G (Vehicle-to-Grid / De la voiture au réseau électrique). Ainsi Nissan, avec sa Leaf, première voiture électrique officiellement homologuée outre-Rhin pour intégrer les architectures des réseaux intelligents, participe à un projet pilote développé à Hagen, sur le site du fournisseur d’énergie Enervie. La supervision du démonstrateur est assurée grâce aux technologies intelligentes mises au point par The Mobility House. En collaboration avec le Groupe Renault, l’entreprise technologique poursuit un programme de mise sur le marché du plus grand système européen de stockage stationnaire d’énergie, à partir de batteries de véhicules électriques. « Cet écosystème énergétique intelligent va contribuer à faire de l’île portugaise de Porto Santo, près de Madère, la première ‘île intelligente’ au monde », commente le service de communication de l’Alliance.

Echange de commentaires

Président d’Alliance Ventures, François Dossa explique qua sa structure « met à disposition des membres de l’Alliance l’écosystème d’open innovation devant leur permettre de construire la mobilité du futur ». Concernant The Mobility House, il précise que le savoir-faire de cette entreprise « dans les domaines de la mobilité électrique et de la transition énergétique contribuera à concrétiser l’engagement de l’Alliance en faveur des véhicules zéro émission et participera à la réalisation de notre ambition : façonner la mobilité de demain ». Fondateur et président directeur général de The Mobility House, Thomas Raffeiner se réjouit : « Alliance Ventures est un investisseur idéal pour The Mobility House ». Il détaille : « Nos collaborations antérieures ont démontré l’adéquation de nos visions et de nos compétences. Nous sommes ravis de pouvoir développer de nouveaux projets ensemble, au service de notre ambition commune en faveur d’un avenir énergétique durable ».

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Des abattements pour les salariés utilisant une voiture électrique


Des abattements pour les salariés utilisant une voiture électrique

Régulièrement, lors de nos interviews, des chefs d’entreprises nous indiquaient les difficultés qu’ils rencontrent à favoriser l’usage des voitures électriques par leurs collaborateurs. Mise à disposition de VE et/ou d’un moyen d’en recharger les batteries, reventes directes aux salariés lors renouvellement du parc, etc. Tout n’est pas résolu, mais l’arrêté du 21 mai 2019, qui modifie l’article 3 de l’arrêté du 10 décembre 2002 relatif à l’évaluation des avantages en nature en vue du calcul des cotisations de sécurité sociale, va dans le bon sens et répond à certaines attentes fortes.

L’article 3…

Signé à l’époque par le ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées, Jean-François Mattei, et celui des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, François Fillon, l’arrêté du 10 décembre 2002, stipulait, à travers son article 3 : « Lorsque l’employeur met à la disposition permanente du travailleur salarié ou assimilé un véhicule, l’avantage en nature constitué par l’utilisation privée du véhicule est évalué, sur option de l’employeur, sur la base des dépenses réellement engagées ou sur la base d’un forfait annuel estimé en pourcentage du coût d’achat du véhicule ou du coût global annuel comprenant la location, l’entretien et l’assurance du véhicule en location ou en location avec option d’achat, toutes taxes comprises ». Le texte précise que les frais de carburant peuvent également entrer dans ce cadre.

…est modifié concernant le cas des VE

L’ajout concernant les véhicules électrique est ainsi rédigé : « Pour un véhicule mis à disposition durant une période comprise entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2022 fonctionnant exclusivement au moyen de l’énergie électrique, les dépenses mentionnées ci-dessus ne tiennent pas compte des frais d’électricité engagés par l’employeur pour la recharge du véhicule et sont évaluées après application d’un abattement de 50% dans la limite de 1.800 euros par an ». En clair, les salariés qui disposent d’un véhicule électrique fourni par l’employeur bénéficient d’un abattement dans le calcul des avantages en nature pouvant atteindre 1.800 euros. Le nouvel arrêté précise que la valeur de cette déduction sera éventuellement reprécisée par un nouveau texte applicable aux véhicules mis à disposition à compter du 1er janvier 2023. Elle devra tenir compte de « la différence de coût entre un véhicule électrique et un véhicule thermique équivalent à cette date ».

On oublie la recharge

L’avantage constitué par la fourniture de l’énergie électrique est réduit à zéro par le texte daté du 21 mai 2019 et officiellement publié le 12 juin dernier. Aussi bien dans le cas des véhicules électriques mis à disposition des collaborateurs par l’employeur lorsqu’ils sont utilisés à des fins non professionnels, que dans celui où ce dernier autorise ses salariés à recharger les batteries de leurs propres VE à partir des bornes installées sur le site de l’entreprise. Cette mesure, qui fait l’objet d’un ajout – le nouvel article 3 bis – dans l’arrêté de 2002 précise la période sur laquelle elle porte : entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2022.

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90 chargeurs ultrarapides 350 kW à fournir par Efacec à Allego


90 chargeurs ultrarapides 350 kW à fournir par Efacec à Allego

Avec un siège installé à Arnhem, aux Pays-Bas, Allego exploite déjà plusieurs milliers de points de recharge, principalement en Allemagne et au Benelux. L’entreprise développe actuellement un réseau de recharge ultrarapide à travers l’Europe : Mega-E. C’est probablement dans ce cadre qu’Efacec va fournir sur 2 ans 90 chargeurs ultrarapides HV350, le modèle le plus puissant de la société portugaise. Cette dernière a tout récemment émis un communiqué de presse révélant qu’elle installera ce matériel en Europe centrale, plus précisément en Allemagne et aux Pays-Bas.

Mega-E

Le document n’indique pas explicitement que les 90 bornes que va livrer et installer Efacec sont incluses dans le programme de développement du maillage Mega-E (Metropolitan Greaters Areas – Electric). Mais le visuel semble cependant confirmer notre intuition. Pour rappel, la feuille de route pour ce réseau prévoit d’équiper les zones urbaines européennes de 20 pays avec 322 chargeurs ultrarapides et 39 stations multimodales. L’entreprise portugaise ne sera vraisemblablement pas la seule à fournir ses solutions de recharge. Elle précise toutefois être : « le principal fournisseur de chargeurs pour véhicules électriques d’Allego ». Ce qui laisse supposer de nouvelles commandes au bénéfice d’Efacec pour poursuivre le déploiement.

Quels connecteurs ?

Parmi les informations manquantes sur cette opération, les types de connecteurs qui seront montés sur les chargeurs HV350 installés pour Allego. La documentation officielle diffusée par Efacec sur ce matériel indique qu’ils sont équipés par défaut pour la recharge Combo CCS et, en option, pour celle au standard CHAdeMO. Quoi qu’il en soit, ces bornes ultrarapides constituent, selon son fabricant, « le système de recharge le plus puissant, sûr, robuste, durable, stable et respectueux de l’environnement ». Il assure que ce chargeur est « le premier à recevoir un câble refroidi certifié pour la recharge à 350 kW ». Une puissance qui se traduit par une trentaine de kilomètres d’autonomie retrouvée à la minute. Un rapport très approximatif, puisque, afin de protéger les batteries, la courbe d’énergie délivrée sur la durée n’est pas linéaire.

Export

Dans son communiqué, Efacec se réjouit que sa production soit principalement destinée à l’exportation, « vers des marchés exigeants et sophistiqués tels que les Etats-Unis et l’Europe ». Plus précisément, « les chargeurs d’Efacec sont actuellement présents dans 45 pays, du nord au sud (de la Laponie à l’Afrique du Sud) et d’ouest en est (d’Hawaï à l’Australie) ». L’entreprise perçoit son partenariat avec Allego comme « stratégique » pour son développement et impératif pour « fournir les produits les meilleurs et les plus modernes conformément aux spécifications demandées par nos clients ».

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Lightyear One : Une réplique solaire à la Tesla Model S


Lightyear One : Une réplique solaire à la Tesla Model S

En développant ses voitures électriques Tesla, Elon Musk voulait faire dans le beau, l’efficace, le sobre et l’original. Différents constructeurs, déjà bien installés avec une gamme thermique particulièrement émissive, et qui ont voulu le concurrencer, ont oublié ces 4 ingrédients principaux qui expliquent le succès de la marque de Palo Alto. Chez Lightyear, en revanche, ces 4 éléments sont tous bien présents. Ce qui fait de la berline survoltée One une véritable partenaire de jeu à la Model S. Le constructeur basé à Helmond, aux Pays-Bas, va cependant déjà devoir se faire un nom, et aller à l’encontre d’idées reçues tenaces, notamment au sujet d’une production solaire embarquée qui apporte une bonne partie de l’autonomie du séduisant engin.

45 jours de mobilité solaire à Paris

Sur son site Internet, Lightyear propose à chaque visiteur de découvrir l’impact de la production solaire du véhicule pour une utilisation locale. Une application permet ainsi d’indiquer un lieu, et d’ensuite observer quelques informations personnalisées. Ainsi, pour un électromobilien en région parisienne, l’engin aura une production moyenne journalière de 718 Wh en hiver et de 3.229 Wh en été, pour une autonomie respective estimée à 8 et 36 kilomètres tirée uniquement de l’énergie du Soleil. Au mieux, le rayon d’action pourrait même dépasser les 60 km. Lightyear a calculé que, pour 20.000 km parcourus par an avec sa One, 46 jours d’utilisation sont permis grâce aux 5 m2 de panneaux photovoltaïques qui recouvrent le toit, le capot et le hayon de la voiture.

Recharge même en partie à l’ombre

« Contrairement aux panneaux solaires conventionnels, nos cellules fonctionnent de manière indépendante. Cela signifie que même si une partie du toit, du capot est à l’ombre, les autres cellules continuent à capter efficacement l’énergie solaire. Nos cellules solaires fournissent environ 20% d’énergie de plus que les cellules traditionnelles », détaille le service de communication de Lightyear. Avec seulement quelques dizaines de kilomètres d’autonomie électrique, des propriétaires de véhicules hybrides rechargeables arrivent à se servir peu du bloc thermique. Il leur serait possible, avec la Lightyear One, de rouler régulièrement sur la seule énergie produite par les panneaux solaires. En outre cette architecture permettrait de jour, selon le constructeur, de rejoindre un site à l’abri de tout danger, en cas de panne sèche de la batterie, à 15-20 km/h, grâce à l’énergie produite en temps réel par les cellules photovoltaïques.

8,3 kWh/100 km

La production solaire du véhicule influe sur l’autonomie calculée selon le cycle mixte WLTP. Elle est estimée à 725 kilomètres, pour une consommation de 8,3 kWh aux 100 km. Qui dit mieux pour une berline de plus de 5 mètres de long (5,06 m, contre 4,97 pour la Tesla Model S) et de presque 2 de large (1,90 m, contre 1,96) ? Lightyear affirme que le rayon d’action peut même dépasser les 800 km réels dans les zones particulièrement ensoleillées. Et sans perte d’efficacité de production d’énergie en cas de températures élevées. Concernant la recharge de la batterie, dont ni la capacité ni la chimie n’ont été communiquées, la Lightyear One a été conçue pour exploiter un maximum de possibilités, depuis le branchement sur une prise domestique jusqu’au raccordement à une borne rapide. Le constructeur compare le kilométrage potentiellement retrouvé en une heure : 12 km avec les panneaux exposés au Soleil, 35 km sur une prise domestique renforcée en 16 A, 209 km sur une borne accélérée 22 kW AC, et 570 km avec un chargeur rapide à 60 kW de puissance.

L’efficience sous des lignes italiennes

« Lightyear One a été conçue pour faire plus que de simplement attirer le regard. Nous n’avons rien pris pour acquis, et avons réévalué chaque composant de la voiture. En conséquence, son design italien n’est pas seulement joli. Chaque détail est conçu pour améliorer l’efficacité et la sécurité », souligne le jeune constructeur. L’engin bénéficierait du meilleur coefficient aérodynamique (valeur non précisée) de toutes les voitures actuellement commercialisées. La forme en goutte d’eau, et le carénage des roues arrière, toujours très efficaces, témoignent au moins d’une attention poussée sur ce sujet. L’emploi de l’aluminium et de la fibre de carbone ont permis de serrer le poids (valeur non précisée) du véhicule.

5 adultes et pas mal de place pour les bagages

Un terrain sur lequel Lightyear ne cherche pas à suivre Tesla, c’est celui de la performance de la motorisation (un moteur indépendant dans chaque roue, pour traquer les pertes d’énergie). L’exercice du 0 à 100 km/h est réalisé en 10 secondes, contre 4,3 s pour la Model S 100D. « La performance, pour nous, signifie liberté d’évolution sur les routes », confirme le constructeur. Une liberté qui tient compte de la recharge solaire pouvant gommer les détours par les bornes de ravitaillement en électricité. A bord de la longue berline néerlandaise, 5 personnes peuvent prendre place, leurs bagages bénéficiant d’un généreux volume de 780 litres, à comparer au 895 l de la Model S.

149.000 euros

Lightyear indique que le prix de sa One démarre à 149.000 euros TTC (hors bonus). A l’heure à laquelle nous mettons en ligne le présent article, 408 des 500 exemplaires de la « Pioneer Edition » sont toujours disponibles. Il est même proposé de choisir le numéro de son propre exemplaire. Les premières livraisons sont prévues pour le début 2021. Mais entrer dans ce cercle exige de verser rapidement tout de même 119.000 euros. Il est plus prudent, mais moins militant, d’attendre les exemplaires suivants. Il n’est demandé que 19.000 euros pour une livraison à partir du milieu de l’année 2021, et seulement 4.000 euros quand il n’est pas trop frustrant d’attendre 2022. Une formule de location à 1.879 euros par mois est également prévue.

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Kia : une vente de 38 véhicules électriques à SAP Labs France


Kia : une vente de 38 véhicules électriques à SAP Labs France

Kia Motors France vient d’annoncer la commande de 38 véhicules 100% électrique par la SAP Labs France, l’entité de recherche et de support technique du Groupe SAP, leader mondial du marché des applications d’entreprise. SAP Labs France emploie près de 400 personnes réparties sur 3 sites : Mougins – Sophia Antipolis, Paris et Caen. Selon une politique mise en place par le groupe SAP pour attirer les meilleurs talents, la plupart de ces salariés bénéficient d’une voiture de fonction qu’ils peuvent également utiliser à titre privé.
Sous l’impulsion de son Président Hanno Klausmeier, SAP Labs France est devenue l’une des entreprises les plus vertueuses en matière d’électrification de sa flotte de véhicules de fonction puisque, d’ores et déjà, près de 60% d’entre elles sont 100% électrique. Les 38 Kia e-Niro et e-Soul, dont 23 ont déjà été livrés au siège de Sophia Antipolis alors que d’autres vagues de livraisons sont prévues dans les prochains mois sur les sites de Caen et Paris, viennent amplifier cette vague verte qui n’est pas près de retomber.

SAP Labs France : une conversion à l’électrique exemplaire

En effet, depuis le 1er janvier lorsqu’ils renouvellent leurs voitures de fonction, les collaborateurs de SAP Labs France doivent désormais obligatoirement choisir une voiture électrique disposant au minimum d’une autonomie de 300 km sur autoroute. Les deux véhicules électriques proposés par Kia remplissent cette condition et font une entrée en force au sein de la flotte de l’entreprise où l’on trouve également bon nombre de Tesla Model S et Model 3, de Jaguar I-Pace ainsi que quelques Kona Electric.
L’objectif de cette politique est d’atteindre une neutralité carbone de l’entreprise à l’horizon 2025. Sa mise en œuvre a été progressive. Elle débuta en 2014 avec des premières incitations financières à opter pour des voitures de fonction électriques. Au fur et à mesure que le parc de véhicules électriques s’étoffa, SAP Labs France augmenta également le nombre de bornes de recharge mises gratuitement à disposition de ses salariés. On en compte aujourd’hui 26 sur le site de Mougins dont plusieurs bornes de charge rapide. Un logiciel a même été développé pour superviser et optimiser les recharges sur l’ensemble des sites et même au domicile de certains salariés.

L’offre électrique compétitive de Kia

Le fait que Kia soit déjà parvenue à séduire 38 collaborateurs de SAP Labs France démontre que son offre de véhicules électriques est aujourd’hui très compétitive. Pour Hanno Klausmeier le choix d’une flotte Kia a été une évidence : « J’ai tout naturellement étudié le marché des véhicules électriques pour n’en retirer que les véhicules disponibles, proposant une conduite agréable, un habitacle spacieux et surtout une grande autonomie. Le Kia e-Niro est une excellente voiture dotée d’une grande autonomie. Son prix est également très compétitif et son design plait. Les collaborateurs qui ont choisi de rouler en e-Niro comme en e-Soul sont ravis, et moi aussi par la même occasion ».
De son côté, le Directeur Général de Kia Motors France, Marc Heidrich, a déclaré : « Nous sommes très honorés de la confiance accordée par SAP Labs France car elle témoigne de la pertinence de notre offre de constructeur généraliste, et plus encore de notre avance technologique en matière de véhicules électriques. A travers cette commande, nous constatons que les entreprises nous ouvrent davantage leur car policy qu’auparavant, en raison de notre gamme unique qu’il s’agisse des moteurs conventionnels comme des motorisations alternatives ».

Le Kia e-Niro plébiscité

L’e-Niro représente la quasi-totalité de la commande passée par SAP Labs France. Il faut dire qu’il dispose de solides arguments à faire valoir. Doté, dans sa version la plus performante, d’une batterie d’une capacité énergétique de 64 kWh qui lui procure une autonomie de 485 km en cycle WLTP, il peut assurer sans problème la plupart des déplacements des collaborateurs de SAP, d’autant plus qu’il accepte la charge rapide et que, raccordé à une borne de 100 kW, il ne faut que 42 minutes pour recharger sa batterie à 80%.
Avec ses proportions idéales et son extrême commodité, il répond également parfaitement à toutes les sollicitations d’un usage familial, ce qui est important pour les salariés de SAP qui ont la possibilité d’utiliser leur voiture de fonction à titre privé. Disposant de toute une série de système d’aides à la conduite, c’est par ailleurs un véhicule très sûr au sein duquel le confort à bord n’a pas été oublié, de même que toutes les fonctions d’infos-divertissement accessibles à partir d’un écran numérique de 8 pouces.

Le Kia e-Soul a aussi des atouts pour séduire

Le Kia e-Soul a pour l’instant fait l’objet de beaucoup moins de commandes de la part de SAP Labs France. Il faut dire qu’il n’est disponible que depuis le mois de mai, et encore au compte-gouttes sur le marché Français. Pourtant, il possède également beaucoup d’atouts et nul doute qu’au fur et à mesure du renouvellement de la flotte de SAP Labs France, ce modèle y trouvera progressivement sa place.
Le Kia e-Soul offre en effet une très large autonomie (452 km en cycle WLTP dans sa version avec une batterie de 64 kWh) et est taillé pour les longs trajets, tandis que son moteur d’une puissance de 150 kW (204 ch) autorise quelques accélérations spectaculaires, surtout lorsque le mode Sport est activé. Plus petit que l’e-Niro, il est aussi très agréable à conduire et son centre gravité abaissé lui garantit une bonne stabilité. Son design a par ailleurs ses partisans, d’autant plus que tout en conservant l’aspect ludique de l’ancienne génération, le restylage extérieur lui confère un caractère plus futuriste et innovant.

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Après un accident mortel, Nashville vire les trottinettes électriques


Après un accident mortel, Nashville vire les trottinettes électriques

L’édile américain était déjà bien remonté contre les 7 opérateurs qui mettaient à disposition, sur le territoire, des trottinettes électriques. En date du 23 mai dernier, il leur avait fait part d’un certain nombre d’observations négatives : la pollution visuelle de la flotte, les violations aux règles de stationnement, l’incivilité des utilisateurs, etc. Et surtout le coût à la charge de la collectivité, et donc des administrés, pour un surcroît de travail des agents assurant la sécurité des habitants et visiteurs. David Briley avait laissé à Jump, Bird, Lime, Gotcha,Lyft, et autres compagnies, un mois pour réagir. Mais le douloureux événement a précipité de quelques jours la décision.

Utilisateur alcoolisé

Reconnu responsable d’une collision avec une voiture, Brady Gaulke, 26 ans, pilotait sa trottinette électrique alors qu’il était en état d’ébriété (2 fois la limite légal). Dans le choc, il a perdu la vie. Avec jusqu’à 4.000 de ces engins dans les rues, pour une population d’environ 670.000 âmes réparties sur un territoire de 1.367 km2, soit une densité de 489 habitant au km2 à comparer aux 21.067 Parisiens qui s’entassent dans le même espace, les autorités de Nashville se sont senti dépassées par la déferlante. Comme d’autres à travers le monde, et notamment en France, à Lyon, Bordeaux et Paris, où le phénomène a été pas mal médiatisé également.

Disparition définitive ?

Nombre de personnes déplorent la décision du maire de Nashville de stopper l’expérimentation des services free-floating de location de trottinettes électriques, arguant qu’un accident mortel impliquant un automobiliste ne mène jamais à l’interdiction de circulation des voitures particulières. David Briley n’a cependant pas verrouillé complètement le territoire à ces engins qui semblent devoir jouer un rôle majeur dans la mobilité durable urbaine. S’ils réinvestissent la ville, ce sera selon les règles du jeu édictées par l’élu. « Si ces dispositifs reviennent dans le futur, ce sera après un processus public, selon nos conditions, avec une surveillance stricte du parc, de la sécurité et de l’accessibilité », prévient-il dans son nouveau courrier daté du 21 juin dernier.

2 opérateurs au maximum

Avec la volonté de réduire le nombre de trottinettes électriques en circulation sur son territoire, le maire de Nashville propose comme première condition de limiter à 1 ou 2 le nombre d’opérateurs proposant dans la ville ces engins en location free-floating. Pour être sélectionnés, ils devront être en mesure de démontrer qu’ils pourront assurer leur service selon les instructions qui leur seront présentées. Cet épisode pourrait avoir une résonnance aux Etats-Unis, bien au-delà des frontières du Tennessee.

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Un Nissan e-NV200 glacier équipé d’une alimentation portable


Un Nissan e-NV200 glacier équipé d’une alimentation portable

En collaborant avec le glacier Mackie’s of Scotland, Nissan a sans doute trouvé le meilleur partenaire pour présenter à la fois, lors de la Journée de l’air pur au Royaume-Uni, jeudi 20 juin dernier, 2 solutions vertueuses pour l’environnement : un camion glacier localement sans émission, et une unité portable d’alimentation en électricité qui exploite des batteries de traction en seconde vie.

Des camionnettes polluantes

Pour attirer les clients, les camionnettes des glaciers doivent se faire remarquer et faire rêver. Pour cela, en plus d’un air musical connu, reproduit le plus souvent façon boîte à musique avec force crépitements à travers des haut-parleurs, les véhicules sont conçus sur des bases qui ramènent à l’enfance. Ce sont finalement souvent des engins hors d’âge qui assurent ce commerce ambulant, avec un taux élevé de gaz polluants et à effet de serre. Le moteur diesel peut servir à conserver les glaces sous une température négative très basse, et ce, en dépit des fréquentes ouvertures des portes coiffant les congélateurs. « Ces moteurs sont critiqués pour produire des émissions nocives, notamment des suies, lorsqu’ils tournent au ralenti. Certaines villes du Royaume-Uni cherchent désormais à interdire ces véhicules et/ou à imposer des amendes pour leur exploitation », commente Nissan.

Mackie’s of Scotland

A l’origine, ferme laitière fondée en 1912 sur le territoire écossais, Mackie’s of Scotland s’est diversifié dans la fabrication de crèmes glacées et de confiserie. Nissan ne pouvait sans doute pas faire le meilleur choix de glacier pour présenter son utilitaire électrique adapté. L’entreprise mène depuis des années une politique pour éliminer sa dépendance au carbone, en alimentant son activité en énergie provenant de sources solaires et éoliennes, mais aussi de la biomasse. « Nous avons déjà réduit les énergies fossiles grâce aux énergies renouvelables. Nous exportons maintenant 4,5 fois plus d’énergie vers le réseau national que nous n’en consommons », se réjouit d’annoncer Karin Hayhow, responsable marketing chez Mackie’s of Scotland. Elle ajoute, au sujet du e-NV200 glacier : « Nous sommes ravis d’avoir collaboré avec Nissan sur ce projet, car il complète parfaitement notre volonté de devenir autonomes en matière d’énergie renouvelable, et de débarrasser nos tournées des habituels rejets carbone, du ciel à la boule [NDLR : de glace] ». A noter que les produits de l’entreprise sont exempts d’ingrédients artificiels, composés principalement de crème et de lait frais.

Le fourgon

Equipé de sa désormais classique batterie lithium-ion d’une capacité énergétique de 40 kWh, le Nissan e-NV200 glacier dispose d’environ 200 kilomètres d’autonomie pour effectuer sa tournée. Son chargeur bidirectionnel est un vrai plus pour Mackie’s of Scotland qui pourra donc imaginer une architecture V2G en convertissant tous ses camions avec le modèle d’utilitaire électrique du constructeur japonais. Sa conception a été menée avec l’idée de placer le commerçant, non plus derrière un comptoir surélevé monté sur l’engin, mais à l’extérieur, au contact direct de la clientèle, pour davantage de convivialité. Le règlement des produits peut-être réalisé par carte de paiement sans contact ou via un smartphone, grâce à un panneau dédié installé sur le véhicule. Le fourgon abandonne les haut-parleurs. Pour prévenir les gourmands, le personnel dispose d’un bouton qui envoie un tweet de localisation via l’application de géocodage What3Words.

Energy ROAM

ROAM, c’est un bloc portable d’alimentation en électricité conçu par Nissan pour les applications professionnelles et de loisirs. Il exploite des cellules lithium-ion en seconde vie, récupérées sur les premières Leaf. Commercialisé dans le courant de la présente année 2019, il dispose d’une capacité de stockage de 700 Wh et d’une puissance maximale de 1 kW. Sur le e-NV200 glacier, 2 blocs ROAM ont été installés, portant à 1,4 kWh la capacité énergétique. Habituellement rechargeables à partir d’une prise domestique en une heure, ses batteries sont ici régénérées à partir de panneaux solaires installés sur le toit de la camionnette. Une recharge complète peut être réalisée en 2 à 4 heures. Ce dispositif sert à alimenter tous les équipements de froid embarqués, y compris l’appareil des glaces à l’italienne, le tiroir congélateur, le réfrigérateur à boissons, et le distributeur automatique.

Vision Nissan de la mobilité

« Ce projet illustre parfaitement la stratégie de mobilité intelligente de Nissan, mettant à profit plus de dix ans d’expérience dans le domaine des véhicules électriques et des progrès de la technologie des batteries afin de créer des solutions plus propres pour une alimentation toujours mobile, conformément aux attentes des clients », commente le constructeur. « Ce concept est un démonstrateur pratique de tout l’écosystème électrique de Nissan, qui associe une propulsion sans émissions d’un véhicule, un stockage sur batteries en seconde vie, et une production d’énergie solaire renouvelable », poursuit le service de communication de Nissan. Quant au Energy ROAM, il constitue « un bloc d’alimentation portable offrant une solution propre et durable pour disposer d’électricité lors de déplacements ».

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Domino’s teste la livraison avec un véhicule autonome électrique Nuro


Domino’s teste la livraison avec un véhicule autonome électrique Nuro

Installée en Californie, Nuro développe un petit engin électrique autonome dont une des exploitations recherchées est la livraison de diverses marchandises dans un rayon de quelques kilomètres autour d’un point de collecte. Des tests en situations réelles ont déjà été effectués dès 2018, notamment avec l’enseigne américaine de grande distribution Kroger. L’aventure du quadricycle robot se poursuit désormais avec Domino’s Pizza, à travers une première expérimentation lancée à Houston, au Texas.

Une aubaine pour Nuro

L’équipe de la startup américaine ne cache pas sa satisfaction d’avoir conclu un partenariat avec un géant mondial de la restauration livrée, entrevoyant une large ouverture pour son engin. « Nous voyons une opportunité incroyable d’apporter la technologie autonome de Nuro aux clients de Domino’s », confirme le service de communication de la jeune entreprise fondée en 2016. Ce sont environ 3 millions de pizzas qui sont vendues chaque jour par cette enseigne à travers son réseau de 16.000 magasins. « L’association avec Domino’s marque une étape importante dans notre parcours pour devenir le partenaire de livraison autonome de choix pour les détaillants de toutes sortes », commente le service de communication de Nuro. Il assure que l’exploitation de son engin éponyme « rendra la livraison de pizzas encore plus abordable, accessible et agréable ».

Electrique pour raison économique…

Nuro communique principalement sur ses partenariats, sur le design de son engin autonome, sur la sécurité d’exploitation, mais pas, ou très peu, sur le groupe motopropulseur qui anime l’engin. On se doute qu’il est électrique, mais il faut pas mal chercher pour en avoir la confirmation. Ainsi dans le document intitulé « Delivering Safety : Nuro’s Approach » (« Assurer la sécurité : L’approche de Nuro »). Chimie, capacité énergétique de la batterie de traction, recharge, disposition du pack, etc. : Ces différents points qui ont leur importance manquent. C’est déjà le gain financier potentiel d’exploitation qui est mis en avant. « Comme il est électrique et entièrement autonome, notre véhicule peut répondre aux différents besoins de la vie à un prix abordable », peut-on lire dans le rapport de tout de même 33 pages.

…et environnementale

Concernant le volet environnemental, Nuro explique : « Nous avons choisi de développer un véhicule entièrement électrique au lieu d’opter pour une solution hybride ou conventionnelle, en raison de l’efficacité énergétique supplémentaire et des avantages pour l’environnement liés à l’alimentation par batterie. Chacun de ces véhicules à zéro émission remplacera potentiellement des centaines de trajets effectués par des voitures de tourisme conventionnelles. L’électricité qui alimente nos véhicules peut provenir de sources très diverses, y compris d’origines renouvelables ». La startup souligne également la réduction des nuisances sonores permise par son robot de livraison autonome dont la vitesse est bridée à 40 km/h.

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Les véhicules électriques en salon à Val d’Isère


Les véhicules électriques en salon à Val d’Isère

La 5ème édition du Salon du Véhicule Electrique et Hybride de Val d’Isère se déroulera du 11 au 14 juillet. Au fil des ans la manifestation est devenue un rendez-vous incontournable des professionnels de la mobilité verte, sous toutes ses formes. Pour faire face à ce succès, le salon s’agrandira encore cette année puisque la surface d’exposition passera de 15 000 à 20 000 m2. Deux villages distincts sont prévus avec d’un côté les deux-roues et de l’autre les constructeurs automobiles, tandis que trois pôles regrouperont les start-ups du secteur, les outils dédiés à la mobilité électrique et les véhicules de compétition ou de prestige.
Le Salon est également un beau succès populaire avec plus de 15 000 visiteurs attendus. Le public apprécie particulièrement de pouvoir découvrir chaque année les nombreuses nouveautés proposées par les constructeurs et surtout de pouvoir tester ces différents véhicules électriques dans le cadre idyllique de la station de Val d’Isère, située aux portes du Parc National de la Vanoise.

Découverte et essais des dernières voitures électriques

Rayon nouveautés, l’an dernier la Jaguar I-Pace a été la vedette incontestée du salon. Jaguar sera de nouveau présent avec Land Rover qui avait déployé les grands moyens pour démontrer les capacités tout terrain de ses modèles hybrides rechargeables. Comme lors des premières éditions, les projecteurs devraient se braquer cette année sur le stand de Tesla où la Model 3 devrait trôner aux côtés des Model S et Model X. Hyundai devrait aussi attirer l’attention avec son Kona electric. Si le public n’aura pas encore la possibilité de l’essayer, il pourra probablement découvrir la Nouvelle Zoé sur le stand Renault, ainsi que l’ID. 3 sur celui de Volkswagen.
Hormis ces deux modèles qui ont déjà été dévoilés mais dont la commercialisation n’est pas encore lancée, les visiteurs du salon auront le loisir de tester un grand nombre de voitures électriques. C’est d’ailleurs l’un des principaux atouts du salon, d’autant plus que ces essais s’effectuent dans un cadre somptueux, sur la route qui traverse la station et qui mène aux premiers lacets du col de l’Iseran.

Un terrain de jeu idéal pour les VTTAE

Le Salon de Val d’Isère accorde également une très large place aux Vélos à Assistance Electrique et en particulier aux VTTAE. Il faut dire que ces derniers trouvent un terrain de jeu idéal au sein de la station. Les visiteurs ont ainsi l’occasion de tester les derniers VTT électriques sur plusieurs circuits en pleine nature, empruntant des kilomètres de pistes sécurisées. La pratique du VTTAE l’été en montagne est en pleine explosion et vient conforter la forte croissance du marché du VAE qui progresse de près de 25% par an. Un succès dont l’une des sources réside aussi dans les innovations technologiques réalisées par les différents fabricants.

Ces derniers, tout comme les équipementiers, profitent chaque année du salon pour présenter leurs dernières nouveautés. Au sein du village dédié aux deux-roues, le public pourra ainsi découvrir les derniers vélos proposés par Scott qui, après avoir lancé une gamme complète dédiée à la mobilité urbaine, s’est tourné vers les VTT à assistance électrique. Autre nouveauté avec Rossignol qui présentera un Fat Bike à deux roues motrices ainsi que deux VTT à moteur central. Très attendus également, les VTT de Moustache qui est un constructeur français qui ne produit que des vélos électriques, ou encore de Bergamont Bicycles, une marque fondée par des ingénieurs passionnés, devenue un des leaders allemands de la production de vélos.

Motos, scooters, trottinettes et solutions de micro-mobilité

En matière de deux-roues, la mobilité électrique ne se limite pas aux VAE mais concerne également les motos et les scooters. Partenaire du salon, KTM, qui a déjà pris cette direction dans le domaine du vélo, commence aussi à prendre le virage de l’électrique pour ses motos. Le constructeur présentera d’ailleurs en avant-première sur son stand le prototype de sa toute nouvelle moto électrique propre et silencieuse : la KTM X E 5. Un nouveau modèle qui vient compléter son offre électrique qui propose déjà une Freeride E-XC. Toujours en matière de motos électrique, Electric Motion sera présent avec sa nouvelle gamme comprenant une moto de randonnée et une moto trial qui pourront être essayées pour la première fois à Val d’Isère
Si les motos électriques sont encore relativement rares, les scooters électriques sont de plus en plus nombreux et commencent à s’imposer chez les opérateurs de location en libre-service ou pour les services de livraisons à domicile. Les fabricants visent aussi clairement le marché des particuliers à l’instar de Pink Mobility qui présentera son PinkMe, un scooter électrique conçu à leur intention. Enfin, le Salon de Val d’Isère est aussi l’occasion de découvrir de nombreuses solutions de micro-mobilité, souvent avec de drôles d’engins qui sortent des sentiers battus.

Des animations à foison

Comme à l’accoutumée de nombreuses animations sont organisées par l’Office du Tourisme durant le salon du véhicule électrique, dont certaines très spectaculaires comme les shows de motos trial électriques. Après Julien Perret l’an passé, c’est Christophe Bruand qui officiera plusieurs fois par jour dans l’enceinte du Salon. Plusieurs fois champion de France de moto trial et 3ème au championnat du monde 2018 dans la catégorie Electric, Christophe Bruand est notamment le premier coureur à poser un backflip avec une moto électrique. Spectacle assuré également, cette fois au centre de la station, avec le show des pilotes de Ride the World avec leurs motos électriques FMX, le 11 juillet.

Coté vélo, pour les initiés, des randonnées VTTAE seront organisées tous les jours, avec même une nocturne le 12 juillet. Le même jour dans la matinée, les courageux pourront quant à eux s’attaquer à la montée du col de l’Iseran en e-bike. Ceux qui se contentent d’être spectateurs pourront assister, le 13 juillet, au passage et au ravitaillement des vélos solaires du The Sun Trip qui ne mettent pas le cap sur la Chine comme l’an dernier mais qui devront tout de même, en faisant le Tour de la Région Auvergne Rhône Alpes, parcourir près de 1 500 Km en se coltinant des dénivelées positives qui pourraient dépasser les 35 000 mètres pour les plus audacieux. Une sacrée performance, même avec l’aide de l’énergie solaire.