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La Suisse se lance dans la mobilité utilitaire hydrogène avec Hyundai


La Suisse se lance dans la mobilité utilitaire hydrogène avec Hyundai

Au centre du système, l’ouverture programmée fin 2019 pour le plus important site de production commerciale d’hydrogène en Suisse. Détenue à parts égales par Alpiq et H2 Energy, c’est la société Hydrospider qui doit construire sur le site de la centrale hydroélectrique de Gösgen un système d’une puissance installée de 2 MW. Il servira dès sa mise en service à l’avitaillement d’une cinquantaine de camions électriques à pile hydrogène.

Source renouvelable

« Les camions électriques à hydrogène joueront un rôle clé dans la décarbonisation du transport de marchandises, à condition que l’hydrogène soit produit à l’aide de sources d’énergie renouvelables », assure le service de communication de H2 Energy. La demande de construction du système de production d’hydrogène, à intégrer à la centrale hydroélectrique de Gösgen, a été publiée tout récemment (24 juillet 2019), par la municipalité de Niedergösgen. Il sera installé sur la rive gauche du canal de l’Aar. Les porteurs du projet souhaitent mettre en avant « leur rôle clé dans l’introduction de la mobilité électrique à hydrogène en Suisse ».

1.600 camions Hyundai

Association regroupant les principaux pétroliers présents en Suisse (Avia, Shell, Tamoil), des entreprises du transport, de la logistique, de l’industrie et de la grande distribution (Coop, Migros), H2 Energy a de bonnes raisons pour se positionner de la sorte. En avril dernier, elle a signé un partenariat avec Hyundai pour la création d’une coentreprise. Baptisée « Hyundai Hydrogen Mobility », elle a pour mission de louer aux entreprises – membres en priorité -, à horizon 2025 et dès la présente année 2019, 1.600 camions alimentés à l’hydrogène que le constructeur coréen s’apprête à produire. Cette flotte circulera en Suisse, mais aussi dans les pays limitrophes. Des partenariats sont déjà envisagés avec les Etats-Unis.

400 km d’autonomie

Dotés d’une autonomie d’environ 400 kilomètres permise par la capacité de 8 réservoirs, les véhicules sont de type porteurs 4×2 18 tonnes ou tracteurs routiers pour des ensembles de 34 tonnes. Ils embarquent 2 piles hydrogène mises en parallèle pour une puissance de 190 kW. Les 50 camions qui seront avitaillés à la centrale de Gösgen font partie de ce lot. Le pari de H2 Energy repose en partie sur l’augmentation progressive de l’écotaxe sur les poids lourds fonctionnant au gazole. Cette taxe, qui a permis aux entreprises suisses du transport d’optimiser leurs rotations, les encourage plus que jamais à se tourner vers des énergies alternatives moins nocives pour l’environnement et la santé publique. En mai dernier, les transporteurs membres de H2 Energy réunissaient une flotte de plus de 4.000 utilitaires lourds.

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La gamme électrique de Kia booste ses ventes en Europe


La gamme électrique de Kia booste ses ventes en Europe

Notre adhérent Kia Motors France nous informe qu’ils ont clôturé leur meilleur semestre de l’histoire en Europe avec une croissance de 1,6 % par rapport au premier semestre 2018. Une bonne nouvelle due en partie à leur transition vers des modèles électriques comme la gamme Kia Niro disponible en hybride, hybride rechargeable et 100% électrique. Cette gamme a en effet observé une croissance de 38% ce semestre pour atteindre 31 133 unités vendues.

Kia possède aussi d’autres modèles électrifiés et compte bien étendre son catalogue : e-soul, optima hybride rechargeable, sportage ecoDynamics+

Emilio Herrera, COO de Kia Motors Europe s’est exprimé sur les raisons de ce succès :
« Nous proposons un choix de modèles plus large que tout autre constructeur et ce, sur un plus grand nombre de segments, aidés en cela par le lancement des modèles de la nouvelle famille Ceed et de toute une série de modèles hybrides, électriques et hautes performances. Notre portefeuille s’étoffera davantage au cours du deuxième semestre 2019 avec l’arrivée de notre nouveau crossover compact Kia XCeed et de nouveaux modèles hybrides rechargeables. »

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CEP fournit et exploite des vélos-stations électriques pour Q-Park


CEP fournit et exploite des vélos-stations électriques pour Q-Park

Grande première pour l’adhérent de l’Avem Clean Energy Planet : l’exploitation de vélosstations électriques pour le compte d’une entreprise tierce. Une collaboration qui devrait s’étendre rapidement. La startup installée à Biot, dans les Alpes-Maritimes, poursuit aussi le déploiement de ses structures en Haute-Savoie, et vient d’équiper de vélos à assistance électrique une agence toulonnaise de la Caisse d’épargne.

Q-Park Toulon

C’est dans 4 parkings de l’enseigne Q-Park à Toulon que Clean Energy Planet a mis en place une solution de location libre-service de vélos classiques ou à assistance électrique. Les stations seront bien sûr accessibles aux abonnés de ces parcs de stationnement, mais aussi aux touristes qui souhaiteraient visiter la ville. « Pour Clean Energy Planet, ces premiers déploiements signés avec Q-Park marquent aussi ses débuts en tant qu’exploitant. Pour le compte du groupe néerlandais, CEP assurera la gestion, la maintenance, la promotion et la commercialisation du service auprès des usagers », commente le service de communication de la jeune entreprise française.

Un partenariat appelé à s’étendre

Clean Energy Planet se réjouit de préciser que ce partenariat avec un leader du stationnement en Europe est « appelé à s’étendre à d’autres parkings du groupe ». Les 4 vélosstations électriques ouvertes à Toulon constituent une expérimentation qui, si elle se révèle concluante pour Q-Park, débouchera sur un déploiement en France de cette location libre-service de vélos classiques et assistés, mais aussi dans d’autres pays d’Europe. Le potentiel est particulièrement important, puisque le groupe néerlandais exploite plus de 3.500 espaces de stationnement en Europe. Il est même l’opérateur le plus important dans ce domaine en Belgique, Irlande, Suède, Finlande et aux Pays-Bas. Il occupe la deuxième place en France, Norvège et au Danemark.

Tarifs préférentiels pour les abonnées

Dans les 4 parkings Q-Park de Toulon, il est possible de choisir entre des vélos classiques et des VAE. Trois formules de location sont proposées, dont 2 avec abonnement. Pour ces dernières, et concernant les vélos à assistance électrique, le premier quart d’heure est offert. La tarification diffère ensuite, selon l’offre souscrite. Pour les abonnés au seul service de location de VAE (10 euros par mois), l’heure entamée est facturée 1,5 euro. Ceux qui bénéficient de la formule parking QPark + VAE (abonnement = 30 euros l’année) règlent 1 euro pour la première heure, puis 2 euros par tranche supplémentaire de 60 minutes entamée.

Grille pour les non abonnés

Pour les non abonnés, le service est facturé 2 euros la première heure, puis 1,5 euro par tranche supplémentaire de 30 minutes jusqu’à 4 heures, et 4 euros au-delà toutes les périodes de 30 minutes en plus. Pour une journée complète, préférez la formule Tourisme à 25 euros les 8 heures, bien plus économique. Elle existe aussi pour une demi-journée, moins convaincante avec son tarif de 15 euros pour 4 heures.

Caisse d’épargne

Restons à Toulon avec l’installation par Clean Energy Planet d’une vélostation avec 4 vélos à assistance électrique à l’agence La Baume de la Caisse d’épargne. Là aussi il s’agit d’une première étape qui vise à évaluer l’intérêt des collaborateurs vis-à-vis du service pour les trajets domicile-agence et les déplacements professionnels. Cheffe de projet logistique au sein de cet établissement bancaire, Joëlle Roberto commente cette solution alternative à l’utilisation d’une voiture particulière : « C’est un concept qui a énormément intéressé la Caisse d’épargne dans le domaine de la RSE. Le site de la Baume étant assez isolé, cela va beaucoup intéresser les agents entre midi et deux ».

Exploitation personnelle possible

L’agence La Baume de la Caisse d’épargne met également à disposition sa flotte de vélos à assistance électrique pour les besoins privés de ses agents. Ainsi pour des prêts sur le week-end. « Pour les assurances, on est en train de régler quelques petits détails pour modifier nos contrats groupe. Comme cela n’a jamais été fait avant, cela fera un cas d’école pour les autres agences », souligne Joëlle Roberto. Si l’expérimentation est concluante, le déploiement à d’autres agences ne sera cependant pas toujours facile ou possible. « Dans certains parkings privés, le stationnement des vélos est interdit », déplore la cheffe de projet logistique. « Une aberration alors même que le développement de la petite reine fait partie des axes prioritaires de la loi Lom », tient à signaler le service de communication de Clean Energy Planet.

Haute-Savoie

Après Les Gets et Val-d’Isère, Clean Energy Planet a équipé 3 nouvelles stations de haute montagne de son matériel. A Combloux, une vélostation avec 5 vélos à assistance électrique a été ouverte pour les habitants et les touristes, à proximité de l’Office de tourisme. Baptisé MBLib’, le service est accessible dès l’âge de 15 ans, après inscription via le site combloux.cc/mbliblocation. Après 30 minutes d’utilisation gratuite, il est facturé 1 euro par tranche supplémentaire de 30 minutes jusqu’à 5 heures d’utilisation. Au-delà, le tarif grimpe à 2,5 euros par période. Des formules à la demi-journée et à la journée sont proposées, contre respectivement 7 et 27 euros.

Haltes techniques

Deux attaches supplémentaires sont à disposition des personnes qui souhaitent recharger leur VAE à Combloux. Pour les agents municipaux, une station équipée d’une trottinette électrique a été installée. A Cordon et Contamines-Monjoie, ce sont de simples stations qui ont été déployées par Clean Energy Planet, offrant une solution de recharge et de stationnement sécurisé aux cyclotouristes de passage. Sur le second site, l’infrastructure intègre en plus un dispositif de gonflage pour les pneus ainsi qu’un atelier mobile permettant aux cyclistes de réaliser des réparations mineures.

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Nouvelle formation pour déployer des offres IRVE dans son entreprise


Nouvelle formation pour déployer des offres IRVE dans son entreprise

Notre adhérent, Blue2beGreen forme et coach des entreprises notamment dans le domaine de la mobilité et des IRVE. C’est l’un des rares organisme de formation indépendant possédant une vraie expertise sur la question.

Le bureau de conseil vient de lancer une nouvelle formation professionnelle continue unique en France délivrant une attestation intitulée : ‘’ Savoir Déployer une OFFRE d’IRVE dans mon Entreprise’’.
Celle-ci est notamment destinée aux « intrapreneurs » qui souhaitent créer et développer une offre labélisée par le programme ADVENIR au sein de leur entreprise.

Blue2beGreen a été créé dans le Nord mais forme désormais dans toute la France. Les stages se déroulent généralement entre 1 et 5 jours et délivrent des certifications allant de basic à experts. La formation est reconnue par QUALIFELEC et agréé AFNOR. Blue2beGreen est un organisme de formation labélisé EV-Ready.

Vous êtes intéressés par ces formations ? Les inscriptions sont ouvertes pour les sessions de Septembre à Décembre un peu partout en France.

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Fisker embellit la bouille de son SUV électrique et communique le prix


Fisker embellit la bouille de son SUV électrique et communique le prix

Fisker Inc. cherche à répliquer à la prochaine sortie du Tesla Model Y, déclinaison SUV de la Model 3. Depuis le début de l’année, des visuels sont progressivement diffusés sur des points de carrosserie. Jusqu’à présent, il s’agissait de représentations numériques. Ainsi avec la face avant aux reflets d’alu brossé. Désormais, les photos représentent un exemplaire réel, roulant ou pas.

Commercialisation en 2021

Le dernier visuel de la face avant n’apporte pas forcément beaucoup de nouveau par rapport à la communication officielle de Fisker Inc. en mai dernier, mais l’engin est servi par une peinture en rouge métallisé qui le met mieux en valeur. Le teaser qui circule depuis quelques jours complète une série qui va progressivement présenter toute la voiture avant la fin de la présente année 2019 a priori, intérieur compris. On y trouve aussi une vue récente, en mauvaise définition, sur la partie arrière de ce SUV électrique qui devrait être commercialisé, au mieux, en 2021, outre-Atlantique.

L’équivalent de 35.900 euros

Une nouvelle information très intéressante a été communiquée : Le prix. Il débuterait à moins de 40.000 dollars TTC pour les Etats-Unis, soit environ 35.900 euros. Il n’est cependant pas sûr que le SUV électrique de Fisker soit commercialisé en France, et même en Europe. S’il l’était, ce ne serait probablement pas en 2021. Et à quel prix sur notre territoire ? Difficile de connaître le pourcentage qui sera alors applicable au titre des taxes douanières (10% aujourd’hui pour les voitures neuves importées des Etas-Unis) : le sujet est bouillant !

Matériaux recyclés

Fisker indique que l’intérieur de son futur engin, réalisé avec des matériaux recyclés, « est incroyablement spacieux pour un modèle de son segment ». Le constructeur ambitionne d’en faire « le SUV le plus durable au monde ». Commentaire facile et à ignorer, ou véritable programme à l’œuvre ? Dans ce dernier cas, cela sous-entendrait que Fisker mettra les moyens pour une production totalement décarbonée ou presque, peu polluante, avec une politique stricte sur la provenance de certains matériaux, dont ceux qui entreront dans la fabrication de ses batteries.

80 kWh

Fisker cherchant à grignoter le gâteau de Tesla sur le marché des SUV compacts, son futur véhicule électrique devrait être équipé, dans sa version d’entrée de gamme, d’une batterie de 80 kWh de capacité énergétique. De quoi le doter d’une autonomie exploitable d’environ 450 kilomètres, tout comme le Tesla Model Y. Prix proches, autonomie similaire, attractivité des lignes que l’on imagine réelles pour les 2 modèles de SUV électrique : Qu’est-ce qui décidera un automobiliste pour l’un ou l’autre ?

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LMX Bikes, une start-up prête à prendre son envol


LMX Bikes, une start-up prête à prendre son envol

Fabricant de motos électriques et de VTTAE ultra légers, LMX Bikes a fait de la philosophie de Colin Chapman « Light is right » (La légèreté est la solution) son credo. Le fondateur de l’écurie Lotus avait révolutionné la Formule Un en étant le premier ingénieur à appliquer les principes aéronautiques à l’automobile, dont principalement la recherche de la légèreté. L’équipe de LMX Bikes a également retenu deux autres principes de base inspirés par Colin Chapman : « Rajoutez de la puissance et vous irez plus vite en ligne droite, enlevez du poids et vous irez plus vite partout ! » et « Il faut considérer le coût du véhicule, sa simplicité, sa sécurité et son entretien ».
Des principes appliqués à la lettre lors de la fabrication de ses deux premiers modèles destinés à la pratique de l’enduro : une moto électrique extrêmement maniable et un VTT à Assistance Electrique surpuissant. Avec ces deux modèles très innovants, la start-up iséroise créée par deux jeunes ingénieurs, Lucas Suteau et Adam Mercier, est prête à prendre son envol pour se faire une place de choix sur le marché des VTTAE et des motos de freeride électriques.

LMX 161-H, une moto ultra légère

Le premier produit homologué de LMX Bikes est une moto électrique ultra légère. La LMX 161-H (H pour homologuée) a été conçue pour une pratique de l’enduro facile, accessible et simplifiée. Avec un poids plume de 45 kg, c’est la moto de freeride la plus légère du marché et elle est deux fois plus légère que son équivalent thermique. La LMX 161-H est un hybride entre un VTT de descente et une moto d’enduro tout terrain. On n’a jamais été aussi proche de l’expression motarde : « Cette moto est un vrai vélo ». Sa maniabilité offre des sensations de pilotage et la vitesse d’un VTT de descente, mais avec des performances moteurs comparables à celles d’une moto 85cc de cross pour les sections roulantes et les montées.
Le moteur central de type Brushless dispose d’une puissance en crête de 6.3 kW avec un couple de 20 Nm. Il est alimenté par une batterie Samsung, composée de 160 cellules lithium-ion, d’une capacité énergétique de 1,75 kWh procurant une autonomie tout terrain comprise entre 45 et 70 km. La batterie amovible se remplace facilement et se recharge complètement en 3 heures. Deux modes de conduite sont disponibles : Economy et Boost. Limitée par l’homologation L1e-B (scooter 50cc/Mobylette), la vitesse maximale est de 45 km/h.

LMX 64, un VTTAE qui révolutionne la pratique de l’enduro

L’autre produit phare de LMX Bikes est un VTTAE conçu : « Pour s’entraîner facilement en Enduro, pour aller découvrir de nouveaux singles track (pistes étroites où on ne peut passer que un par un), pour continuer à rouler sur les chemins où la moto n’est plus autorisée ». Le LMX 64 est 5 fois plus puissant que les autres VTTAE du marché. Il est équipé d’un moteur d’une puissance de 1,5 kW (2,5 kW en crête) alimenté par une batterie amovible Samsung d’une capacité de 850 Wh). De quoi procurer une autonomie comprise entre 40 et 100 km de roulage.
Le LMX 64 incarne une nouvelle pratique de l’enduro VTT. Léger, tout-terrain et puissant, il est aussi bien à l’aise en ville sur les pavés qu’en pleine nature sur les chemins escarpés. Sa principale innovation réside dans sa transmission à double roue libre avec deux chaînes indépendantes, une pour le pédalage et l’autre pour le moteur. Une technologie, brevetée et validée depuis 2017, qui limite l’usure et les risques de casse de la chaîne de pédalage. Par ailleurs, un accélérateur au guidon permet à tout moment de mettre un « coup de gaz » pour passer un obstacle ou repartir en côte. Avec ce surcroit de puissance, c’est la fin des séances de portage dans les sections raides à la montée.

Le LMX 64 en cours d’homologation

LMX Bikes a décidé de se lancer dans le processus d’homologation pour son LMX 64 dans la catégorie L1E-B, celle pour les VTTAE dont la vitesse est supérieure à 25 km/h. Avec cette homologation, le LMX 64-H pourra être utilisé partout en Europe, avec un permis voiture ou un Brevet de Sécurité Routière à partir de 14 ans, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités d’usage comme de l’enduro en ville ou sur toutes les routes ouvertes à la circulation. La décision d’homologuer le LMX 64 a été prise pour répondre aux souhaits des clients, mais aussi pour tenir compte de l’évolution des pratiques.
La tendance actuelle est de voir les VTTistes confirmés en vouloir beaucoup plus. Pour cela, ils débrident ou demandent aux magasins de débrider leur VTTAE. Ce faisant, ils deviennent hors la loi tout en réduisant fortement la durée de vie des transmissions. En effet, les chaînes cassent régulièrement car elles n’ont pas été conçues pour recevoir autant de puissance. Non seulement la double chaîne de transmission du LMX 64 réduit grandement ce risque mais l’homologation apportent également de la sécurité aux clients et aux revendeurs.

Des essais très concluants

Deux membres de l’équipe de l’AVEM présente à Val d’Isère, Tiphaine Leurent (Secrétaire Générale) et Mark Nitters (Conseiller Technique) ont eu l’occasion de tester les deux modèles fabriqués par LMX Bikes, sur l’un des parcours en pleine nature mis en place par les organisateurs du salon du véhicule électrique. Des essais qui, d’après leur retour, se sont révélés très concluants. Les deux compères ont particulièrement été emballés par le LMX 64 dont ils ont apprécié la faculté à gravir sans difficulté les pentes les plus raides.
Tiphaine Leurent a beaucoup aimé sa maniabilité ainsi que sa puissance avec un bel angle de braquage. Même si elle a davantage utilisé l’assistance au pédalage que la poignée d’accélération, le LMX 64 s’est révélé très agréable à utiliser. Pour Mark Nitters qui a beaucoup joué de la poignée d’accélération : « La sensation du vélo avec la poignée n’a rien à voir avec un VAE habituel. On ne dépend plus uniquement du capteur de pression sur les pédales et on ajoute de la puissance quand on en a besoin, ce qui ne correspond pas toujours au moment où il est possible de mettre de la force sur les pédales ». Pour lui, cet engin délivre 100% de plaisir, même sur les montées les plus difficiles qu’il n’aurait jamais pu gravir avec un VTTAE traditionnel.

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Quand la voiture électrique gêne, on la dézingue comme on peut !


Quand la voiture électrique gêne, on la dézingue comme on peut !

Ceux qui disposent d’une boîte de messagerie Internet bien active et ont un carnet d’adresse très rempli reçoivent en général régulièrement des messages à lire et réexpédier en une chaîne d’informations qui se voudraient fiables et indépendantes. Si certains dénoncent des faits reconnus, justifiés et notables, d’autres, en revanche, sont au mieux très discutables, quand ils ne sont pas tout simplement un tissu de mensonges et de propagandes diverses. Entre les propos racistes et politiques d’un côté, et les mignons petits animaux, blagues ou recettes de grands-mères de l’autre, les messages dénigrant la mobilité électrique se font de plus en plus nombreux. Sous le titre « C’est ça l’écologie ? », est actuellement diffusé un court texte accusateur agrémenté de photos. L’ensemble voudrait mettre dans les esprits que les voitures électriques ont régulièrement recours à des groupes électrogènes pour recharger les batteries. « Merci de diffuser car vous ne verrez jamais cela à la télévision », conclut le document électronique. Comme si l’exception était une règle générale, comme s’il n’y avait pas en balance des modes bien plus vertueux que la moyenne pour recharger les batteries, comme si la voiture électrique était d’abord une volonté des écologistes, ou comme si, au contraire, elle ne devrait pas les intéresser !

Tours de présentation

Ce message Internet, transmis par un farouche opposant à la voiture électrique, est agrémenté de 3 photos dont on ne discutera pas la réalité… apparente. Sur la première, on observe des Jaguar i-Pace en recharge sur des bornes mobiles a priori reliées à un groupe électrogène monté sur un camion. En commentaire qui se voudrait accablant : « Photo prise pendant une promo de véhicules électriques. Le groupe électrogène, dans le camion, consomme 150 litres de gasoil par heure ». Ce chiffre pourrait apparaître élevé, mais il est cohérent. Pour confirmation, le site Web de la Compagnie générale de location estime qu’un bloc diesel capable de sortir 2.000 kVA engloutit 408 litres par heure à 100% de charge. A noter qu’il existe des groupes hybrides huile végétale recyclée/solaire plus adaptés dans ce contexte.

L’enquête de 20 Minutes

Rien, sur la photo, ne permet d’indiquer le modèle précis de groupe ici utilisé par Jaguar. C’est ce qui a motivé le quotidien gratuit 20 Minutes à mener une enquête. Dans un article illustré d’une photo similaire barré du mot « Trompeur », la rédaction explique que l’appareil fourni par la société britannique Film & TV Services (FTVS), spécialisée dans les services d’alimentation et d’éclairage pour l’industrie du film et de la télévision, est le plus souvent alimenté avec un produit moins émissif, le GTL, un carburant liquide obtenu à partir de gaz naturel. L’entreprise affirme en outre que la consommation de 150 litres par heure, maximale pour le groupe mis à disposition de Jaguar, n’a jamais eu à fonctionner à plein régime pour recharger la flotte de 28 i-Pace au cours d’une tournée de promotion.

Un manque criant en bornes de recharge

L’utilisation d’un puissant groupe électrogène dans le cadre d’essais presse ou réservés aux clients et prospects n’est pas du tout spécifique à Jaguar. Elle n’est pas davantage secrète, même si les constructeurs essayent de se faire discrets pour éviter justement qu’elle soit récupérée par des détracteurs de la mobilité électrique pour appuyer leurs discours négatifs. Des journalistes de la presse spécialisée en automobile ont souligné cette pratique exceptionnelle des constructeurs en voitures à batteries de traction. Plus que d’exploiter une telle scène pour dénigrer les véhicules électriques, ils en profitaient pour mettre en avant l’absence d’un réseau de recharge suffisant pour accompagner le développement de la mobilité branché. Ils ont bien raison, et c’est le message essentiel à retenir de cette vue.

Dépannage…

Sur la deuxième photo, on distingue un groupe électrogène de puissance et dimensions bien plus modestes, embarqué dans une remorque bâchée. Immobilisé sur un accotement d’une route traversant une forêt, il recharge une BMW i3 immatriculée en Allemagne (Munich). On imagine aisément que la citadine branchée est en panne d’énergie. On retrouve ce visuel en illustration d’un billet publié en octobre 2017 sur le site LeLombrik.net. A une époque, le constructeur à l’hélice avait imaginé et ouvert un discret service de dépannage afin de régénérer suffisamment les batteries des i3 pour arriver jusqu’à une borne de recharge compatible. Est-ce une telle opération qui a été fixée sur cette photo, ou le recours à l’appareil d’une connaissance ?

…possible aussi sans groupe électrogène

Quoi qu’il en soit, dépanner une voiture électrique avec un groupe thermique est pratique. Mais c’est aussi une image, en quelque sorte, dépassée. Des batteries de traction en seconde vie sont déjà exploitées pour cela. Une illustration concrète de cette avancée est désormais fonctionnelle, avec l’EP Tender qui a évolué d’une remorque embarquant un bloc thermique à une nouvelle génération formée d’éléments lithium-ion. En outre, quelques constructeurs ou groupes indépendants ont déjà communiqué sur la possibilité de recharger partiellement les batteries de voitures électriques avec celles d’autres VE disposant d’un bon niveau d’énergie. Des étudiants de l’université d’Eindhoven ont ainsi présenté Stella Era, un véhicule électrique solaire qui peut se faire borne de recharge mobile au besoin.

Des Tesla de Police rechargées avec un groupe diesel ?

Sur la dernière photo, il semble qu’une Tesla en livrée de police soit en recharge sur un groupe électrogène. « C’est faux ! », affirme le site Hoax.net qui pulvérise régulièrement les fausses informations. Le visuel témoigne surtout que la police municipale de Zaventem, une commune néerlandophone de Belgique, poursuit sa politique de verdissement de la flotte de ses engins, débutée en 2007 avec une Toyota Prius. Si le câble de recharge de la berline américaine électrique semble se diriger tout droit vers un groupe électrogène, en réalité, il est connecté à une borne que le gros appareil masque et que l’on peut découvrir avec une vidéo réalisée par RTL Info en août 2018.

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La Mobilité Durable : une ambition forte pour Saint-Tropez


La Mobilité Durable : une ambition forte pour Saint-Tropez

La Ville de Saint Tropez et l’association cinquième élément organisent la première édition des Rencontres Internationales de la Mobilité Durable qui se dérouleront du 20 au 24 septembre prochain. L’événement, accessible gratuitement au public, se déroulera au port de Saint-Tropez. L’ambition est de présenter aux tropéziens des alternatives pour les déplacements maritimes, terrestres et aériens et de leur proposer des essais.

Parallèlement des conférences professionnelles seront organisées avec l’interventions de grands groupes comme Airbus mais aussi de petits entrepreneurs innovants dans le domaine. Les start-ups innovantes présentes auront l’occasion de présenter leur projet lors de pitchs le dernier jour.
Les rencontres se clôtureront sur une conférence de Luc Ferry: « La Mobilité, l’automobile entre liberté et asservissement ».

Nathalie Vincent, présidente de l’association le cinquième élément rappelle l’initiative derrière la création de ce projet : « Nos objectifs sont de présenter les modalités de transports durables et l’état de l’art dans ces domaines, de permettre à chacun de tester, essayer, de rencontrer tous les acteurs de ce secteur, d’écouter chacun, de rassembler les idées … »

Une ambition aussi pour la ville de Saint-Tropez et de son maire Jean-Pierre Tuveri de montrer son engagement pour la mobilité durable, qu’il matérialise par le renouvellement électrique du parc communal et de ses transports en commun. Il déclare : « Face à ces enjeux d’avenir, la Ville de Saint-Tropez souhaite être un acteur engagé et parmi les pionniers en la matière sur notre territoire. Il est important de rappeler que l’enjeu de mobilité durable nécessite d’adapter et de diversifier les solutions de déplacements. »

Les Rencontres Internationales de la Mobilité Durable n’est pas le premier évènement du genre mis en place par la ville. En effet en 2009 et en 2010, Saint-Tropez avait déjà développé un Salon des Energies Renouvelables et des Véhicules Electriques. L’année dernière, la ville avait aussi montré son ambition dans ce domaine en accueillant la deuxième édition de l’Hydrocontest, concours étudiant dédié à l’efficience énergétique mais aussi son engagement dans la réduction de la pollution maritime en recevant l’Energy Observer.

Lien vers le site événement pour plus d’information : https://rimd.saint-tropez.fr/

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Ils participent à l’Eco Grand Prix d’Alès (30) pour l’ACOze (Vidéo)


Ils participent à l’Eco Grand Prix d’Alès (30) pour l’ACOze (Vidéo)

« Ils », ce sont 2 figures bien connues des épreuves en véhicules électriques : Robert Morandeira, alias Bob66, et Thierry Bertin. Tous les 2 membres de l’ACOze, ils ont eu pour mission de porter les couleurs de leur association à l’épreuve d’Alès pour cet événement organisé par un autre habitué du genre : Rafael de Mestre. Les 12 heures de conduite de nuit intégraient les Rencontres internationales des véhicules écologiques, à cheval sur les jeudi 4 et vendredi 5 juillet 2019. « Les Rive D’Alès, c’est aussi un énorme rassemblement qui a lieu depuis 2010 et dont le parrain n’est autre que S.A.S le Prince Albert II de Monaco, ouvrant encore l’édition 2019 », met en avant Robert Morandeira. Ce dernier témoigne pour nos lecteurs du vécu émotionnel et des résultats du solide et sympathique équipage.

En Zoé

Nul besoin de posséder les plus puissants modèles de véhicules électriques pour participer à l’une ou plusieurs des épreuves proposées dans le calendrier de l’Eco Grand Prix. A côté des Kia e-Niro et e-Soul, BMW i3 et Jaguar i-Pace, on dénombrait autant de Renault Zoé que de Tesla Model S sur la ligne de départ, jeudi 4 juillet dernier, à 20 heures. « Je récupère peu à peu de ma nuit sans sommeil et j’entends encore le bruit de mes pneus à la sortie des nombreux virages du circuit. Je me souviens encore de la chaleur pesante de cette très longue nuit d’été qui m’attendait. Un peu de stress avant le feu vert de 20 heures où j’allais vivre une bonne expérience que je n’oublierai jamais », se rappelle Robert Morandeira, heureux d’avoir participé à ce challenge, et en même temps satisfait que la tension puisse retomber.

Seulement 2 pilotes

Ne comptant, comme à son habitude, ni son temps, ni son argent, afin de vivre un événement exceptionnel, Bob66 avait inscrit sa propre Renault Zoé, confiant le copilotage à un autre expert de l’éco-conduite en VE : Thierry Bertin, dont le nom est d’ordinaire associé à un autre modèle de voiture électrique : le Kia Soul EV. « Passer une nuit à contrôler la vitesse, la consommation, les deux rétros pour les dépassements à droite et à gauche des Tesla allemandes, communiquer avec mon copilote Thierry et lutter contre le sommeil, c’est vraiment très épuisant », rapporte le fondateur et président d’honneur de L’Ame66, membre de l’Avem. « Les autres teams avaient 3, 4 et jusqu’à 5 copilotes : L’ACOze l’a fait avec 2 pilotes », souligne notre interlocuteur avec une légitime satisfaction. « J’espère que Thierry et moi avons donné une bonne image de notre association », s’inquiète-t-il encore pourtant.

Passages de volant et incertitudes

« J’ai vu les tours défiler, les gouttes couler sur mon visage, le Soleil se coucher lentement, le ciel s’obscurcir mais pas la température baisser : ouvrir les vitres ou mettre la clim ? Va pour la vitre à moitié ouverte », se souvient encore Robert Morandeira. « Après 3h50 de conduite, je m’arrête juste avant le stop de 30 minutes obligatoire. On décide de charger de 25 jusqu’à 80%, Thierry prend le volant », relate-t-il. « Je tente de dormir, mais je me contenterai seulement d’un peu de repos. Je pensais à mon copilote, à ma Zoé, je n’étais pas tranquille ! », révèle-t-il. « Thierry me passe le volant après avoir fait une seconde charge à 80% pour boucler les 4 dernières heures de course. Je n’ai pas vraiment mangé, juste bu un café, et avalé une banane et des fruits secs. Je débranche ma wallbox VE-Tronic et pars, casque serré sur la tête, vers l’inconnu. Vais-je être capable de terminer cette aventure ? », s’est-il interrogé en cours d’épreuve. « Des tours, des virages bruyants, sans oublier le clignotant pour dépasser afin d’éviter des pénalités. Je bois quelques gorgées d’eau mais pas trop : à presque 70 ans la prostate peut ordonner un arrêt obligatoire au stand », retient encore Robert Morandeira.

Il a mis la gomme !!!

« Enfin la nuit s’éloigne et la piste devient plus nette. Derrière la colline, je guette l’arrivée du Soleil qui m’accompagnera jusqu’au dernier tour. Longue nuit noire d’un rêve que les yeux de ma belle Zoé illuminaient. Merci à mon ange gardien qui guidait mon volant et m’inondait de parfums de café pour me garder éveillé », se confond-il en reconnaissance. « Par téléphone, Thierry me renseigne sur les positions des concurrents. Estimant que mon autonomie me permettait de dépasser 2 autres Zoé, j’ai mis la gomme. Je devrais plutôt dire : ‘J’ai enlevé la gomme’. Car mes pneus ont vraiment souffert », épilogue notre interlocuteur. « Nous avons parcouru 545 kilomètres en 215 tours », se réjouit-il. « Officiellement, il n’y avait pas de classement, mais nous avons reçu un diplôme mentionnant notre performance », apprécie-t-il. « Les Kia e-Niro et e-Soul, disposant de davantage d’autonomie, ont chargé moins longtemps que nous. Les Tesla, avec des chargeurs performants, ont réalisé plus de tours. Mais nous avons la satisfaction d’avoir fait mieux que des concurrents en BMW I3, Jaguar i-Pace et de 2 Zoé », savoure-t-il.

Rive

Le fondateur de L’Ame66 a tout de même pu apprécier l’organisation des Rencontres internationales des véhicules écologiques qui offraient leur cadre à l’épreuve d’Alès de l’Eco Grand Prix. « C’est un rendez-vous incontournable pour les professionnels et acteurs publics. Les conférences et essais des derniers véhicules électriques et des prototypes sont très suivis », tient-il a faire remarquer. « Plus de 700 décideurs publics et privés sont venus au pôle mécanique animer des stands et informer sur une très large palette d’engins électriques, depuis un tracteur pour vignerons jusqu’aux trottinettes, en passant par les conversions de modèles thermiques. Parmi les curiosités pour ces dernières, une Citroën 2 CV jaune ‘007’ et une Austin Mini », fait-il remonter.

Rencontres

« Cet événement est une belle occasion de rencontrer les politiques engagés dans le développement durable et la mobilité décarbonée », souligne Robert Morandeira. Il détaille : « Le ministre de Rugy faisait une de ses dernières apparitions officielles. Notre présidente d’Occitanie, Carole Delga, était également présente : j’ai eu le plaisir de discuter avec elle et de la remercier de son sponsoring pour l’événement R.E.V.E.R. J’ai échangé aussi avec notre députée européenne Karima Delli, une belle connaissance vendéenne, Alain Leboeuf, grand défenseur de notre cause, la charmante Dominique Serra, organisatrice du rallye Aïcha des Gazelles, et son complice dans cette aventure marocaine, Fabien Lagier ».

Electrique Clique

« Personnellement j’ai vécu une expérience très riche en émotions, stress, fatigue et rencontres intéressantes », résume Robert Morandeira. Il invite les lecteurs de l’Avem à se diriger sur la chaîne Youtube baptisée « Electrique Clique » où différentes vidéos rendront compte de différents événements branchés vécus par ses créateurs dont notre interlocuteur fait partie, avec Bob Pressoir. Nous vous proposons ici celle de la participation de l’équipage Morandeira-Bertin à l’Eco Grand Prix. Notre précieux interlocuteur tient à remercier : « Alain Revault, président de l’ACOze, de nous avoir permis cette aventure, et Jean-Luc Coupez pour le stand Blue2BGreen, sans oublier 2ni qui nous a ouvert les portes de sa maison et alimenté nos véhicules. Merci à 2 autres membres bien connus qui sont venus de Toulouse et de Lunel : Christophe et Jean-Jacques. J’allais oublier le coucou surprise de Séb du Leaf France Café qui est venu de loin ». Bob66 conclut : « A bientôt, pour d’autres aventures ».

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Swincar, une araignée électrique qui se joue de tous les obstacles


Swincar, une araignée électrique qui se joue de tous les obstacles

En 2015, lors de la première édition du salon du véhicule électrique de Val d’Isère, un drôle d’engin avait déjà retenu toute notre attention : le Swincar e-Spider. Un buggy léger à propulsion électrique qui, avec ses 4 roues directrices et indépendantes, semblait épouser tous les terrains en défiant les lois de la gravité et en franchissant tous les obstacles avec une étonnante facilité. Cette année, Swincar était de retour à Val d’Isère avec son araignée électrique, mais le prototype de 2015 a bien progressé et s’est mué en véhicule de série aux multiples applications.
En quatre ans, la startup implantée dans la Drôme a bien grandi et ses inventions ont récolté de nombreux prix dans des salons spécialisés comme le Salon des Inventions de Genève. Elles ont aussi fait le buzz sur les réseaux sociaux où ses vidéos ont été visionnées plusieurs dizaines de millions de fois. La famille Swincar s’est même agrandie avec l’apparition d’une version tandem permettant de partager à deux de belles balades dans des endroits quasiment inaccessibles aux autres véhicules.

Un inventeur hors du commun

C’est un homme, Pascal Rambaud, est à l’origine de Swincar. Architecte de formation, il est passionné par l’alpinisme et s’est d’abord dirigé vers l’expertise de risques naturels en montagne. Mais c’est au travers de son attirance pour les sports mécaniques qu’il est devenu inventeur. Après avoir déposé de nombreux brevets en matière de prévention des risques naturels, sa première invention dans le domaine de la mobilité fut un engin de levage qui s’utilise tout seul : le Driv’up. Un chariot élévateur qui s’est vendu à plus de 10 000 exemplaires dans le monde. Une idée venue alors qu’il faisait du karting où l’important en compétition est de trouver les bons réglages. Des réglages nécessitant de soulever le kart, ce qui était impossible tout seul avant l’apparition du Driv’up.
Mais la grande invention de Pascal Rambaud est sans conteste le Swincar e-Spider dont il a eu l’intuition en cherchant à concilier les avantages des deux roues et des quatre roues. Son idée de génie est d’avoir conçu cette araignée électrique à partir du concept du pendule. Grâce à une cinématique et une géométrie originale, ainsi qu’à un centre de gravité particulièrement bas, le véhicule présente un équilibre naturel et procure une sensation de sécurité car la nacelle reste toujours en position horizontale.

Des facultés de franchissement impressionnantes

Les quatre bras suspendus de l’e-Spider épousent indépendamment tous les reliefs avec une amplitude incroyable. Le véhicule s’incline en virage et reste d’aplomb dans les devers, gardant les roues toujours en contact du sol même dans les passages les plus difficiles dont aucun ne lui semble infranchissable puisqu’il est en mesure de progresser dans des pentes jusqu’à 50%. Par ailleurs, son faible encombrement et sa grande polyvalence lui permettent aussi de parcourir les sous-bois, les chemins de traverse et autres lieux escarpés de la campagne.
Pesant 200 kg avec des dimensions de 2 m de long et 1,36 m de large, l’e-Spider est propulsé par un moteur électrique d’une puissance nominale de 4 kW et d’une puissance en crête supérieure à 12 kW, avec un couple maximum de 340 Nm. De quoi pouvoir atteindre une vitesse maximale de 30 km/h, ce qui est largement suffisant en tout terrain. Avec ses batteries LiFePO4 4 kWh intégrées au châssis, il offre une autonomie de 100 km à plat ou de 4 heures de randonnée avec 1 000 mètres de dénivelé positif.

De multiples applications

L’extrême polyvalence de l’e-Spider donne naissance à de multiples applications dans de nombreux domaines. Tout d’abord dans celui des loisirs puisqu’il permet de belles balades seul ou en groupes dans des terrains escarpés, avec une approche silencieuse de la faune sauvage. Les principaux clients de Swincar sont d’ailleurs des centres de loisirs, des parcs d’aventures ou des resorts hôteliers. L’e-Spider est également utilisé dans l’agriculture où il est particulièrement utile dans les vignes en coteaux et sur les terrains montagneux. L’e-Spider dispose d’ailleurs d’une homologation MAGA (Machine Agricole Automotrice) depuis juillet 2017, ce qui lui permet d’évoluer sur les voies publiques en France.
L’e-Spider est également utilisé pour remplir certaines missions de services publics et de sécurité. L’armée a même déjà eu l’occasion de le tester. Il offre aussi une alternative aux handicapés. Ses commandes simples regroupées autour du volant, ainsi que son accès facile permettent en effet aux personnes à mobilité réduite de découvrir ou de redécouvrir les joies de la nature et de l’autonomie.

Une société en plein développement

Ces multiples utilisations ouvrent de belles perspectives de développement à Swincar. La société dont le siège est situé près de Montélimar a déjà vendu plus de 250 exemplaires de son e-Spider, fabriqués dans son usine implantée à proximité de Valence. L’équipe s’est renforcée avec l’arrivée auprès de Pascal Rambaud d’un Directeur opérationnel, Eric Mercier, qui possède une expérience de direction industrielle et de direction générale au sein d’un grand groupe au sein duquel il a encadré des équipes internationales.
Il est chargé de structurer et de développer Swincar qui a signé plusieurs contrats de distribution en Europe et dans le monde, notamment au Moyen-Orient, en Chine et aux Etats-Unis. Pour financer sa croissance et continuer à améliorer l’e-Spider, la startup a déjà pu compter sur une levée de fonds de 1 million d’euros en 2017. Une croissance qui passe également par la création de nouveaux modèles comme ce tandem lancé en janvier 2019 et présenté au salon de Val d’Isère. Une version drone est même aussi en cours de développement.