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Toyota électrifie les JO de Tokyo


Toyota électrifie les JO de Tokyo

L’organisation logistique autour de Jeux Olympiques peut être la création de beaucoup d’émissions de part tous les déplacements nécessaires. Toyota en tant que partenaire mondial de l’événement a décidé de mettre la barre haut en termes d’exigence de réduction de CO2 et s’engage à déployer une flotte à 90% électrique et vise le plus faible taux d’émissions jamais atteint aux Jeux. Toyota proposera différentes solutions de mobilité dans le prisme de ses trois grands axes : mobilité pour tous, le développement durable et l’aide à l’organisation des transports.

Ce ne sont pas moins de 3 700 véhicules qui circuleront autour de Tokyo pour les déplacements liés cet événement mondial. Entre les différents sites, ce seront des bus à hydrogène ainsi que l’hybride rechargeable Mirai dont, selon leurs calculs, le taux moyen de CO2 rejeté devrait rester inférieur à 80g/km.

Certains véhicules seront spécialement conçus ou revisités pour répondre aux besoins particuliers des JO. Nous avons notamment remarqué l’Accessible People Mover et l’autobus Sora qui seront équipés pour le transport de personnes à mobilité réduite en permettant de soulever un passager jusqu’à son siège, ou équipés à l’arrière d’une rampe d’accès pour les personnes en fauteuil roulant ; ou encore avec des chariots élévateurs.

C’est pour sûr l’occasion pour Toyota de mettre en avant ses avancées technologiques avec notamment l’intelligence artificielle intégrée. Mais également la conduite autonome avec la voiture électrique à batterie Concept-i qui sera mise en avant lors du relais de la flamme olympique en tant que voiture ouvreuse.

300 dispositifs de mobilité personnelle seront déployés pour conduite debout et assise. Toyota cherche à adapter certains de ces dispositifs pour les personnes à mobilité réduite notamment pour fauteuils roulants. Des robots seront présents sur les sites pour soutenir les organisateurs de l’événement.

Toyota sera aussi partenaire des JO de Paris 2024, avec l’innovation qu’ils apportent dans le domaine de l’électro-mobilité on peut espérer de nouveaux véhicules spécialement pour cet événement.

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« Vous ne payez que ce que vous roulez», John Honoré nous parle de l’offre BRS


« Vous ne payez que ce que vous roulez», John Honoré nous parle de l’offre BRS

A moins d’un mois du lancement des Journées AVEM, notre adhérent et partenaire de l’événement, Borne Recharge Service, représenté par son dirigeant John Honoré nous a accordé une interview dans lequel il se confie entre autre sur les projets de développement à l’étranger pour BRS et sur son avis sur le droit à la prise.

Vous proposez un service pour entreprises et pour copropriétés, quelles peuvent-être les complexités de ces deux types d’installations ?

Dans une copropriété, il faut tenir compte de l’état général des installations électriques. Le décret dit du droit à la prise nous impose un raccordement aux parties communes en aval des installations électriques générales. Si celles-ci sont par trop vétustes il n’est pas dans notre intérêt de courir le moindre risque, pas plus que dans celui des copropriétaires, et cela nous oblige à équiper à nos frais l’immeuble d’installation plus récentes. Mais ceci n’est qu’une infime partie des immeubles. Plus généralement, nous soumettons au SDC (syndicat des copropriétaires) des installations évolutives en fonction des demandes. Personne en France n’a réellement une idée du taux de pénétration du véhicule électrique en France, nous pourrions donc avoir plusieurs demandes mais étalées dans le temps. Actuellement la vaste majorité des demandes est unitaire dans un immeuble, il faut donc répondre à ses demandes sans frais pour le SDC (et les autres copropriétaires) tout en prenant en compte le fait que cela va évoluer, mais quand reste la grande question. La plus grande difficulté est de se faire connaître en France auprès des Syndics et SDC et de combattre les interprétations douteuses des textes de loi. Pas plus tard qu’hier d’ailleurs, un syndic a imposé un raccordement de la borne au compteur personnel (2ème S/S – 4ème étage), ce qui interdit tout bénéfice de la prime Advenir ou du CITE puisque la demande est contraire aux lois. Nous expliquons inlassablement depuis 7 ans quels sont les textes et lois qui régissent cette activité. Mais avec près de 500 copropriétés équipées nous avons déjà une bonne base partout en France.

Ensuite, il faut être juste en termes de prix, quand je parle de « juste », il faut que nous gagnions notre vie et que les copropriétaires ne se sentent pas lésés. Nos forfaits sont au plus près de la réalité du travail effectué, nous avons été les premiers à offrir le déménagement dans nos contrats de services car quand vous êtes locataires, il n’y a pas de raison d’avoir à régler deux fois une installation.
En entreprise, c’est très différent, le marché est plus simple et plus compliqué : je veux recharger vite mais je ne sais pas combien de VE je vais avoir, je ne sais pas si je dois faire payer mes salariés ou si j’offre la recharge. Le plus simple reste la phrase suivante « j’ai acheté un VE et je veux recharger en 2 heures ». La phrase est limpide et nous répondons à la demande. Ce qu’aiment les entreprises chez BRS, c’est que nous faisons l’avance des primes Advenir, ils ne règlent que le « net à payer ». Nous disposons de références nationales (multi-sites) plutôt agréables. Nos clients « entreprise » deviennent souvent des prescripteurs.

Vous vous êtes engagés dans un appel au gouvernement pour la modification du droit à la prise, pourquoi ? Quels sont les problèmes que vous identifiez dans les textes actuels ?

Il existe des incohérences car selon la loi il n’est pas autorisé d’installer une borne de plus de 4KW dans un immeuble d’avant 2017, mais c’est toléré par Advenir qui subventionne ces installations. Il est toujours étonnant de voir que chacun interprète les textes de lois à sa façon. Une clarification nous semble donc nécessaire pour une bonne tenue du marché. Ce n’est pas pour nous que nous le faisons mais pour l’avenir du réseau électrique (dont chacun d’entre nous supporte le développement via ses factures).

Par ailleurs, nous sommes forts satisfaits de ce que nous entrevoyons de la loi LOME qui réduirait le temps de 6 mois à 3 mois. 6 mois est le temps pendant lequel un SDC peut s’opposer à une demande individuelle d’installation d’une borne de recharge. Souvent le SDC et le Syndic demande un passage en AG, ce qui peut encore allonger le délai. En le réduisant à 3 mois, nous collons au plus proche de la réalité qu’est la livraison d’un VE et pouvons être plus réactif. Combien de personnes en France n’ont pas franchi le pas parce que le délai est trop long et qu’ils changent de voiture maintenant, se rabattant ainsi sur de l’essence ? Personne ne le sait. Mais attention, il faudra continuer à expliquer, comme le font l’AVERE France et l’AVEM, nous-mêmes et nos confères que cette demande ne nécessite pas un passage en AG mais une simple information à l’AG.



De quelle façon votre business model est-il avantageux pour les clients ?

Le prix de l’installation est connu, c’est un forfait. Le prix du contrat de services est connu car il est fixe. Et nos clients ne règlent que ce qu’ils roulent. Avec votre véhicule thermique, si vous roulez 10000Km par an, vous faites des pleins pour 10000Km par an. Nous partons de ce principe en gérant les remboursements de consommation électrique au kWh et centime d’euros près. Vous ne payez que ce que vous roulez. Comme je le disais également, une partie du marché n’est pas fait de copropriétaire mais de locataires. Pour ces derniers, notre contrat de services inclut un « déménagement » car nous effectuons une seconde installation dans l’immeuble de destination (moyennant tout de même 90 euros de frais de dossier). 8 de nos clients ont déjà bénéficié d’un déménagement ce qui a enchanté le locataire et le propriétaire car ce dernier a « hérité » de l’installation et a pu relouer en indiquant « pré-équipé pour véhicule électrique ».
Depuis 7 ans, nous avons baissé nos prix de l’ordre de 20% et notre contrat de services de 18%. Nous espérons continuer à développer BRS pour continuer à baisser nos tarifs.

Vous étendez le projet dans d’autres pays, comment les compareriez-vous le marché français à vos nouveaux marchés ?

En France, nous poursuivons notre développement commercial sous l’autorité de Stéphane d’Arbaumont qui est le président de BRS.
Quand nous avons créé Borne Recharge Service Grèce (www.brs-greece.gr), la vaste majorité de nos amis et confrères se sont demandée ce que nous allions faire là-bas hormis trouver le soleil. Aujourd’hui, BRS Grèce commercialise des bornes tous les jours et continue à se développer principalement auprès des entreprises et des chaines hôtelières. Le marché de la copropriété est encore naissant, mais cela viendra.

En Chine où nous avons exporté notre technologie, nous avons trouvé un accueil technique et commercial intéressant, ce qui explique notre partenariat avec un industriel chinois et la création de BRS China. Nos bornes sont produites en Chine, nous ne le cachons pas mais cela nous a permis de réduire indéniablement les coûts de fabrication. Ils ont vendu un certain nombre de bornes, mais je ne saurais vous dire combien. La difficulté pour nos partenaires chinois est de commercialiser une technologie européenne face à des fabricants chinois. Pour vous donner une idée, une borne qui vaut aux alentours de 500/600 euros en Europe est commercialisée par nos concurrents chinois sur le marché chinois aux alentours de 200 euros, voire moins. La compétition est donc rude mais nous misons sur la qualité et non pas sur la quantité. Le marché chinois se développe correctement et nous prenons part à ce développement via des partenariats avec de grands groupes immobiliers. A ce jour, un grand nombre de bornes a été commercialisé mais principalement en voirie, le marché résidentiel sans être naissant n’est pas mature et est très loin de l’être. C’est un marché en très forte croissance sur lequel nous sommes et nous resterons.
D’autres aventures territoriales nous attendent mais je ne vous dirais pas où aujourd’hui.

Vous travaillez aussi avec Electric 55 charging sur des projets de gestions de bornes, d’où est née cette collaboration ?

Romain Vincent (fondateur d’E55C) est un surdoué (en tout cas pour moi). L’avenir nous dira si c’est le plus grand visionnaire de la recharge en voirie ou un aventurier. Personnellement, j’ai eu la chance de le rencontrer très tôt, nous nous sommes bien entendus et nous sommes complémentaires. BRS intervient dans les copropriétés et les entreprises, E55C intervient sur l’espace public avec un modèle innovant. Nous étions faits pour nous entendre et collaborer. Je l’apprécie et suis souvent étonné par ses capacités d’innovation. Il s’est entouré d’une équipe pour laquelle j’ai un immense respect et je suis certain qu’il a le même respect pour BRS. Si vous passez par St Tropez, vous pourriez nous trouver autour d’un verre de rhum que nous essayons de partager le plus souvent possible en train de débattre ardemment sur les axes de développement et les solutions techniques à apporter, souvent au détriment de nos vies de famille respectives mais ne le dites pas à nos épouses.

Vous participez de nouveau aux Journées AVEM, qu’attendez-vous de cette nouvelle édition ?

Les journées de l’AVEM sont un événement incontournable en France issues d’une longue tradition d’événements. L’AVEM a toujours été très active sous les différentes présidences successives. Jean-Paul Faure a accéléré le mouvement en réétudiant ce que devaient être cet événement. Il ne s’agit pas d’un panel de spécialistes parlant entre eux et comparant leurs approches. Il s’agit d’un événement ouvert au public avec des opérationnels de la recharge répondant aux questions que chacun se pose. C’est un exercice facile et compliqué, car vous vous retrouvez à nouveau avec des novices qui vous posent les questions de base et auxquels il faut bien soit répondre, soit s’interroger sur le pourquoi de votre réponse. C’est donc un événement participatif auquel nous sommes attachés et fiers de participer. Nous essayons d’entrainer le plus de monde possible dans notre sillage pour faire grandir cet événement. Et puis toute l’équipe de l’AVEM est quand même sympathique et professionnelle, ce qui ne gâche rien.

Donc ce que nous attendons, un public encore plus nombreux, des questions encore plus pointues et une participation massive de nos confrères qu’il est toujours plaisant de rencontrer et des constructeurs automobiles. Comme nous le disons toujours, c’est tous ensemble que nous réussirons, aucun de nous ne réussira seul, que nous soyons des particuliers, des installateurs de bornes, des fabricants, des constructeurs automobiles, des syndics ou des associations.

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Jechangemavoiture.gouv.fr, le site du gouvernement pour inciter les français à rouler plus propre


Jechangemavoiture.gouv.fr, le site du gouvernement pour inciter les français à rouler plus propre

Cet été, le ministère de la Transition écologique et solidaire a lancé un nouveau site internet : www.jechangemavoiture.gouv.fr destiné à inciter les particuliers à changer de voiture et à opter pour un véhicule plus respectueux de l’environnement. Le site met notamment en lumière les économies susceptibles d’être réalisées avec un véhicule plus propre et notamment électrique.
Pour évaluer l’ampleur de ces économies, le site invite tout d’abord à réaliser une simulation soit à partir de votre propre véhicule actuel, soit à partir d’un type de véhicule. Pour vous inciter à vous tourner vers la mobilité électrique, le site ne se contente pas d’estimer vos gains potentiels. Il donne également des informations précises sur les nombreuses aides à l’achat, qu’elles viennent de l’Etat ou des collectivités territoriales. Enfin, le site fait également la promotion des modes de déplacements alternatifs respectueux de l’environnement.

Une simulation simple à réaliser

Dès l’accueil, le site vous invite à procéder à une simulation en rentrant quelques indications, plus ou moins détaillées selon vos souhaits, sur le nombre de kilomètres que vous parcourez durant l’année ainsi que sur vos habitudes de conduite. A partir de ces données, le site calcule le budget annuel de carburant ou de recharge, ainsi que les économies réalisables en cas de changement de véhicule. Des économies qui tiennent compte du coût d’usage annuel intégrant tous les autres postes de dépenses : achat, assurance et entretien.
Cinq catégories de véhicules sont analysées : les véhicules électriques, hybrides et hybrides rechargeables ainsi que les véhicules à moteur thermique bénéficiant d’une vignette Crit’Air 1 et 2. Pour chacune de ces catégories, le site indique le coût total de possession, aussi bien pour un véhicule neuf que d’occasion. L’utilisateur peut ainsi comparer les différentes technologies et choisir la plus appropriée en fonction de ses besoins et de son budget.

Des informations détaillées sur les nombreuses aides

Les calculs réalisés tiennent compte du bonus écologique mis en place au niveau national, mais le site donne, le plus souvent par des liens vers les sites ad-hoc, des informations sur les autres aides que vous seriez susceptibles d’obtenir. Des aides nationales comme la prime à la conversion dont le dispositif vient d’évoluer. Si les critères d’attribution ont été durcis depuis le 1er août, cette prime à la conversion peut s’élever jusqu’à 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique et même être doublée pour les 20% des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent de nombreux kilomètres chaque jour pour se rendre à leur travail.
Le site propose également, région par région, un panorama complet des différentes aides à l’acquisition d’un véhicule plus propre et plus performant Ces aides sont attribuées par de nombreuses collectivités territoriales, le plus souvent des régions ou des métropoles mais aussi parfois des départements et des villes. Des aides non négligeables puisqu’elles peuvent atteindre jusqu’à 6 000 euros pour la Métropole du Grand Paris ou 5 000 euros pour la Métropole Aix-Marseille Provence ou le département des Bouches-du-Rhône.

Une promotion des modes de déplacement alternatifs

Si le gouvernement se mobilise pour que les français changent de voiture et abandonnent les véhicules les plus polluants, il a aussi conscience que l’utilisation d’une voiture personnelle ne constitue pas toujours le mode de déplacement le plus approprié. A partir d’un certain nombre de constats sur la saturation du trafic qui paralyse régulièrement les grandes agglomérations ; l’impact sur la santé de la pollution l’air mais aussi l’évolution de la mobilité dans la société avec notamment le développement du covoiturage, le site fait également la promotion des transports alternatifs et du report modal.
En fonction des types de trajets effectués, il met en lumière les avantages de chacun de ces modes de transport, y compris la marche qui s’avère souvent très bénéfique pour la santé. Pour les trajets supérieurs au kilomètre et inférieurs à 10 km, les modes doux comme la trottinette, le vélo et le VAE peuvent prendre le relais. Au-delà, les transports en commun constituent souvent une solution pertinente, et peu émettrice de gaz à effet de serre lorsqu’on sait qu’un tramway émet 62 fois moins de CO2 qu’une voiture.

Une porte d’entrée vers un futur portail du véhicule électrique

Le site jechangemavoiture.gouv.fr doit également devenir à terme une porte d’entrée pour le Portail du Véhicule électrique appelé de ses vœux en décembre dernier par Elisabeth Borne et également annoncé en février par le Président de la République, Emmanuel Macron, lorsqu’il avait dévoilé devant les constructeurs automobiles son plan pour développer la mobilité électrique.
Opéré par l’AVERE-France avec le concours de la filière électromobile et de nombreuses collectivités territoriales, cet outil d’information pédagogique a pour objectif de lever un certain nombre de freins au développement de la mobilité électrique. Ce portail devra être à même de répondre aux interrogations des français sur tous les sujets liés au véhicule électrique, depuis les différents modèles disponibles sur le marché jusqu’aux questions relatives aux infrastructures de recharge, en passant par les différents dispositifs d’aide mis en place, aussi bien dans le domaine de l’installation de bornes de recharge à domicile ou en copropriété que dans celui de l’acquisition d’un véhicule.

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La cartographie des IRVE en région SUD grâce au site geomobinn.fr


La cartographie des IRVE en région SUD grâce au site geomobinn.fr

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du site https://www.geomobinn.fr/

Gilles Voiron,ingénieur d’étude mobilité au laboratoire CNRS ESPACE et cartographe, nous parle aujourd’hui des avantages de ce site pour les utilisateurs. Le site a été lancé suite aux résultats de l’étude CATIMINI afin de rendre ces résultats disponibles au public. Pour rappel le but étant d’évaluer la capacité de chaque commune de la région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur à intégrer la mobilité électrique.

Vous avez présenté votre étude lors des Journées AVEM 2018 en septembre dernier (article sur le sujet ), comment a évolué le projet en un an ?

L’étude s’est terminée en décembre dernier et suite aux retours positifs lors des différentes présentations, nous avons souhaité rendre cette étude plus accessible et communiquer au mieux grâce à un site internet. C’est chose faite avec le site geomobinn.fr tourné vers des études géographiques sur les mobilités innovantes. On retrouve l’intégralité de l’étude CATIMINI, ainsi que des cartes interactives, des analyses sur les immatriculations de VE, et également des outils comme le websimulateur, permettant de s’approprier la méthodologie de l’étude CATIMINI basée sur un système expert pour la mobilité électrique à batterie mais également hydrogène.

Comment fonctionne le simulateur ?

Librement et gratuitement, l’utilisateur peut évaluer le potentiel d’adhésion d’un territoire type à la mobilité électrique à batterie ou hydrogène. Pour cela, il rentrera dans le simulateur les valeurs des composantes nécessaires au système expert (nombre de PDC, kilométrage quotidien moyen dans le territoire, contrainte réglementaire, etc.). Il obtiendra les 5 scores évaluant le potentiel du territoire (les scores des 4 grandes composantes, puis le score global). L’intérêt est également de visualiser instantanément par des curseurs, les différentes évolutions du potentiel selon les paramètres définis.

Le site est désormais disponible, est-il utilisé par les collectivités / métropoles souhaitant améliorer leur coefficient ?

Nous avons présenté l’étude à la région PACA, ainsi qu’à d’autres collectivités territoriales, qui étaient séduites par l’approche transversale de l’étude (et pas uniquement basée sur les infrastructures de recharge) ainsi que l’aspect spatial permettant de « comparer » les différentes communes. Le simulateur permet également d’évaluer les effets de nouveaux scénarios, notamment sur la variable « contrainte réglementaire » (instauration du stationnement gratuit pour les VE, de réduction de tarif aux péages comme par exemple les 80% de réduction sur le réseau ATMB entre Macon et le tunnel du Mont-Blanc, etc).

Comment cette étude / site peut bénéficier aux électromobilistes ?

En discutant avec les collectivités et différentes organisations, nous nous sommes rendus compte que ces organisations disposent de peu d’information concernant les immatriculations de VE à l’échelle communale. Il paraît essentiel d’établir un lien entre les installations d’infrastructures de recharges pour véhicules électriques (IRVE), et les immatriculations de véhicules électriques, pour que la localisation des IRVE soit en adéquation avec le nombre de VE en circulation, son évolution dans le territoire et les besoins localisés des usages. Nous nous rendons disponibles auprès des collectivités et des entreprises pour établir des études afin d’améliorer l’utilisation des IRVE pour les électromobilistes.

Avez-vous été démarché pour développer votre projet sur d’autres régions et départements ?

L’étude étant reproductible à différentes échelles, des régions aux communautés de pays, nous sommes en relation avec des collectivités relevant de ces différents niveaux territoriaux. Notamment, une grande région souhaiterait tester différents scénarios, en particulier sur les IRVE (nombre et puissance) et de contrainte réglementaire environnementale à mettre en place.


L’étude CATIMINI étant terminée, vous travaillez désormais sur l’analyse des immatriculations de voitures et une nouvelle étude appelée MODESTE, pouvez-vous nous parler de ces projets ?

Nous avons souhaité analyser la correspondance entre le potentiel d’électromobilité des communes de la région PACA donné par le modèle CATIMINI (relatif au territoire national) et les immatriculations de VE de 2016 à 2018.
Les immatriculations observées valident parfaitement le potentiel estimé par le modèle pour les villes centres et les villes isolées de PACA. Le modèle CATIMINI surestime légèrement le potentiel des zones rurales de PACA, et sous-estime les villes de banlieue de PACA, ce qui révèlent des spécificités locales dont les aménageurs et gestionnaires doivent tenir compte. (les typologies rural, banlieue, ville centre et ville isolée proviennent de la base de données Unités Urbaines de l’INSEE, pour toutes les communes de France). Il sera intéressant d’analyser les résultats avec les dernières immatriculations du premier semestre 2019, ainsi que comparer les résultats avec d’autres régions.

La précision de notre base de données sur les immatriculations permet de faire des analyses très fines à l’échelle des communes, et également de dissocier les immatriculations des particuliers (personne physique) ainsi que les immatriculations des personnes morales (administrations, collectivités locales, entreprises, associations, …). Par exemple, il convient de noter qu’à l’échelle nationale, les immatriculations de VE des particuliers ont stagné entre 2016 et 2018 (1,28% en 2016 et 1,31% en 2018). L’augmentation des immatriculations depuis 2016 s’explique grâce aux immatriculations des personnes morales.

Par ailleurs, en analysant les immatriculations de VE selon les classifications de la base de données Unités Urbaines de l’INSEE, on constate que les VE ont du mal à pénétrer les villes centres, au contraire des villes de type banlieue (que ce soit pour les particuliers ou les « personnes morales »), et de type rural (mais uniquement pour les particuliers).

Le projet MObilité DEcarbonée : un Système TErritorialisé (MODESTE) se propose de caractériser des profils territoriaux pour la mobilité d’entreprises (véhicules individuels, légers ou lourds) et la mobilité lourde (transports de marchandises ou de passagers) à plusieurs échelles (régionale, intercommunale et locale), pour définir la propension globale des territoires à accueillir des innovations de mobilité à faibles émissions (électrique batterie, électrique hydrogène et bio-GNV), et d’en évaluer les impacts environnementaux locaux, en termes d’émissions de CO2 et de polluants atmosphériques locaux réglementaires.

L’étude sera conduite sur la commune du Grau-du-Roi, en prenant en compte ses interactions avec les espaces avoisinants (dont les zones portuaires de Marseille-Fos-sur-Mer et de Sète ; l’axe méditerranéen français), et sera reproductible à d’autres territoires.

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Volkswagen se prépare à entrer dans une nouvelle ère


Volkswagen se prépare à entrer dans une nouvelle ère

Dans quelques jours au Salon de Francfort, Volkswagen ouvrira un nouveau chapitre de son histoire en dévoilant l’ID.3, sa première voiture depuis que la firme de Wolfsburg s’est engagée résolument dans la voie de l’électrification de ses modèles avec pour ambition de rendre les véhicules électriques accessibles et attractifs. Volkswagen se prépare à entrer dans une nouvelle ère qui sera marquée par un repositionnement de la marque qui souhaite se tourner vers les jeunes en étant plus moderne. Une orientation qui se traduira notamment par l’adoption d’un nouveau design dont la présentation accompagnera le lancement de l’ID.3.
Avant de séduire le grand public, le constructeur allemand entend convertir ses salariés à la mobilité électrique. Pour y parvenir, elle a commencé à déployer de nombreuses bornes de recharge sur l’ensemble de ses sites de production. Pour Volkswagen, l’infrastructure de charge représente un facteur crucial dans le déploiement rapide de l’électromobilité en Allemagne et dans toute l’Europe. Raison pour laquelle le groupe a lancé l’installation de 36 000 points de charge pour les véhicules électriques.

Un repositionnement de la marque

La conséquence logique de la grande offensive de Volkswagen dans l’électrique, avec près de 70 nouveaux modèles prévus au cours des 10 prochaines années, est un repositionnement de la marque qui va devenir nettement plus jeune, plus numérique et donc plus moderne. L’IAA de Francfort constituera une étape clé dans cette réorientation stratégique dont les résultats seront particulièrement visibles avec la présentation de l’ID.3 et du nouveau design de la marque qui aura pour slogan « New Volkswagen ».
Tout comme la Coccinelle et la Golf par le passé, l’ID.3 ouvrira une nouvelle ère pour Volkswagen : électrique et entièrement connectée, avec un bilan carbone neutre. Lancée il y a presque quatre an, la transformation stratégique, assortie de décisions audacieuses dans pratiquement tous ses domaines d’activités, s’affichera aux yeux de tous dans le nouveau design de la marque que ses dirigeants sont impatients de présenter au grand public. Une présentation du « New Volkswagen » qu’ils annoncent « puissante, fraîche, positive et attractive ».

Un nouveau design axé sur le digital

L’objectif de ce nouveau design est de créer une nouvelle expérience à 360° moderne et fascinante. Pour Klaus Bischoff, Responsable design de Volkswagen : « Ce nouveau design de marque reflète un type de mobilité qui fait naturellement partie de la vie des gens ». Fidèle à son slogan « digital first », il sera non seulement plus audacieux et plus coloré, mais aussi plus axé sur le digital. Le langage visuel de la marque sera très différent de celui qui était projeté par Volkswagen jusque-là.
Le constructeur souhaite mettre davantage l’accent sur le point du vue du client et raconter des histoires authentiques qui ne seront pas centrées uniquement sur la voiture, mais sur la vie des personnes et sur les expériences de mobilité. Pour symboliser cette transformation, la marque adoptera un nouveau logo qui sera également dévoilé à Francfort. Un logo annoncé comme plus moderne, plus clair et plus simple. Il sera réduit à ses éléments essentiels et présenté avec un nouveau design bidimensionnel plat, qui permettra un usage plus flexible et sera extrêmement identifiable dans les médias numériques.

Des bornes de recharge sur les différents sites de production

Avant de conquérir le grand public avec ses futurs modèles, Volkswagen souhaite d’abord convertir ses salariés à la mobilité électrique. Dans cette optique, elle a lancé un vaste programme d’installation de bornes de recharge dans l’ensemble de ses sites de production. Composé de 60 bornes, le premier centre de charge vient ainsi d’être inauguré dans l’usine de Volkswagen Group Components située à Braunschweig.
4 000 bornes de recharge seront progressivement implantées sur les 10 sites allemands de Volkswagen qui compte investir plus de 250 millions d’euros dans le déploiement d’infrastructures de charge dans l’ensemble de ses usines européennes. Pour Thomas Ulbrich, Membre du directoire de la marque en charge de l’électromobilité, « La présence d’installation de charge adéquates sur le lieu de travail est un élément important de notre offensive électrique. A l’avenir, les salariés pourront facilement charger leur véhicule électrique pendant qu’ils seront au travail et nous sommes en train de montrer qu’il est possible de réussir une transition progressive vers l’électromobilité ».

Un investissement massif dans les infrastructures de recharge

L’attention apportée par le groupe Volkswagen à l’installation de bornes de recharge ne se limite pas à ses sites de production. Le constructeur estime en effet que la qualité de l’infrastructure de charge jouera un rôle décisif dans la percée rapide de la mobilité électrique. Il considère que charger un véhicule électrique doit devenir aussi facile que de recharger son smartphone. Pour y parvenir, il convient à la fois de multiplier des stations de charge dans les espaces publics et d’instaurer des règles simples concernant l’installation de Wallbox privées.
En matière de stations de charge publique, le groupe entend montrer l’exemple et lancer un signal fort en installant 36 000 points de charge en Europe d’ici à 2025. Par ailleurs, avec le service « We Charge », ses clients auront bientôt accès à plus de 100 000 points de charge. Sous l’égide d’Ionity, Volkswagen a également jeté les bases d’un réseau de charge rapide pour les longs trajets sur autoroute. 400 stations de charge rapide, avec près de 2 400 points de charge, seront ainsi installées d’ici 2020 le long des principales routes et autoroutes d’Europe.

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Hyundai se lance dans la recharge solaire avec sa Sonota hybride


Hyundai se lance dans la recharge solaire avec sa Sonota hybride

Selon le service de communication du constructeur, le toit solaire composé de panneaux en silicium serait capable, à raison d’au moins 6 heures d’exposition au Soleil, de recharger chaque jour entre 30 et 60% de la batterie. De quoi parcourir environ 1.300 kilomètres chaque année (soit 3,6 km par jour) avec cette seule source d’énergie. Pour Hyundai, il s’agit d’un premier pas : « Si le système de toit solaire ne joue aujourd’hui qu’un rôle de soutien, il ouvre de nouvelles perspectives et pourrait à terme permettre aux véhicules de s’affranchir totalement des combustibles fossiles ».

Hyundai Sonota

Connaissez-vous la Hyundai Sonota ? Non ! Ce ne serait pas vraiment étonnant puisque cette berline familiale apparue en 1985 a longtemps été réservée à la Corée du Sud. Le nouveau modèle en version hybride sera lancé en 2020 et circulera aussi en Amérique du Nord. Il n’est pas prévu à ce jour qu’elle soit proposée en Europe. En plus du toit solaire, la Sonota hybride, rechargeable ou non, proposera, également en nouveautés, une fonction clé numérique via une application smartphone dédiée, et une transmission à commande active (ASC). Raison d’être de cette dernière : des changements de rapports à la fois plus rapides et plus doux permis par un système qui contrôle à chaque instant la vitesse de rotation du bloc thermique et de la transmission.

GMP

Hyundai n’a pas encore communiqué toutes les caractéristiques techniques de sa future Sonota hybride. On sait cependant déjà que le groupe motopropulseur sera composé d’un bloc essence 4 cylindres à injection directe de 2 litres de cylindrée, couplé avec un moteur électrique 38 kW. Rien cependant sur la capacité énergétique de la batterie qui sera donc en partie alimentée par le toit solaire. Le modèle actuel embarque un chiche pack 1,76 kWh, et sa déclinaison rechargeable un ensemble 9,8 kWh la dotant d’une autonomie d’un peu plus de 40 kilomètres en mode électrique avec un moteur dont la puissance a été portée à 50 kW. Cette version PHEV recevra très certainement aussi le toit solaire (information non précisée à ce jour par Hyundai).

Mobilité durable

« La technologie du toit solaire illustre parfaitement la volonté de Hyundai d’œuvrer en faveur d’une mobilité propre. Elle permet à nos clients de contribuer activement à la réduction des émissions polluantes. A terme, nous envisageons d’étendre l’application de cette technologie, actuellement réservée aux véhicules électrifiés, aux véhicules à moteur à combustion interne », assure Heui Won Yang, vice-président chez Hyundai Motor Group. Une affirmation qui demande à être développée. S’il s’agit simplement pour les modèles essence et diesel non hybridés de maintenir le niveau de charge de la batterie accessoire 12 V, faudrait-il s’attendre à la disparition ou à un downsizing de l’alternateur ?

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Les gaz d’échappement responsables de DMLA ?


Les gaz d’échappement responsables de DMLA ?

C’est en tout cas ce qu’ont cherché à démontrer les auteurs d’une étude d’observation qui se base sur des données du système d’assurance maladie de Taiwan concernant la période 2000-2010. L’enquête a porté sur une population de 39.819 résidents de plus de 50 ans non touchés par la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Au final, 1.442 d’entre eux ont développé cette maladie. Un constat qui s’ajoute à ceux qui pointent la pollution atmosphérique causée par les transports dans les troubles respiratoires et cardiovasculaires.

DMLA

Difficile de passer en France à travers les mailles de la campagne de sensibilisation à la DMLA. Cette maladie résulte du vieillissement, prématuré ou non, de la zone centrale de la rétine (macula). Première cause de cécité des plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge toucherait dans l’Hexagone environ 1,3 million de personnes. Ils subiraient, de façon plus ou moins marquée, différents symptômes parfois véritablement invalidants : déformation des images et des lignes droites, diminution de l’acuité visuelle dans la partie centrale du champ de vision avec difficulté à percevoir les détails, gêne en vision nocturne et notamment pour conduire, sensation de taches sombres ou d’éblouissements, modification de la perception des couleurs, baisse de la sensibilité aux contrastes, difficultés pour lire, etc.

NO2 + CO

Publiée sur le site du Journal of Investigative Medicine, l’étude s’est plus particulièrement intéressée au rôle du dioxyde d’azote et du monoxyde de carbone provenant des gaz d’échappement dans l’apparition précoce de DMLA. La population étudiée se répartissait à peu près selon 3 catégories d’exposition : zones fortement, modérément ou peu urbanisées. Dans leurs conclusions, les chercheurs taïwanais ont pris en compte différents critères tels que l’âge, le sexe, le niveau de revenus et la présence d’autres maladies. Selon eux, les individus les plus exposés au dioxyde d’azote (plus de 9825,5 ppb) étaient près de 2 fois (91%) plus nombreux à risquer de développer une DMLA que ceux soumis au niveau le plus bas (moins de 6563,2 ppb). Idem pour le monoxyde de carbone, avec un facteur de 84% (valeurs aux extrêmes : plus de 297,1 ppm contre moins de 195,7 ppm).

Première

Il est probable que cette étude soit la première à chercher à faire un lien entre dégénérescence maculaire liée à l’âge et pollution atmosphérique due aux transports. Ses conclusions devront donc être complétées et/ou contredites par d’autres investigations. En attendant, les chercheurs taïwanais estiment que, la rétine dépendant du système nerveux central, sa vulnérabilité aux produits chimiques est évidente, et plausible celle au dioxyde d’azote et au monoxyde de carbone. Une nouvelle bonne raison de réduire l’usage des véhicules à moteur thermique au profit de toutes solutions plus douces pour l’environnement et la santé publique, dont la gamme très étendue des engins électriques.

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Les électriques rivalisent d’élégance à Pebble Beach


Les électriques rivalisent d’élégance à Pebble Beach

Organisé en Californie sur le mythique parcours de Golf de Pebble Beach, le plus célèbre concours d’élégance automobile rassemble chaque année au mois d’août les amateurs de voitures anciennes et les collectionneurs du monde entier. En marge de ce concours, de nombreux constructeurs de véhicules électriques ont pris l’habitude de venir y présenter de nouveaux modèles ou des concept-cars qui, en termes d’élégance, n’ont pas grand-chose à envier aux voitures qui participent au concours.
L’édition 2019 n’a pas échappé à cette règle avec la présentation de voitures luxueuses et puissantes qui incarne une certaine vision du futur de l’automobile haut de gamme. Ainsi, Lotus Cars a dévoilé sa première Hypercar électrique, l’Evija, qui doit être commercialisée l’an prochain. Avec la SC1, Karma Automotive a présenté un concept-car futuriste, tandis que Drako Motors est venu avec une supercar électrique conçue principalement pour la course. Enfin, Genesis a fait admirer son concept de citadine électrique premium, la Mint Concept, dont l’habitacle est baigné par la lumière.

Première sortie pour la Lotus Evija

Dévoilée courant juillet, la Lotus Evija a fait sa première apparition publique lors du concours d’élégance de Pebble Beach. Depuis que la marque britannique a été rachetée par le chinois Geely, c’est le premier modèle qui sort de ses ateliers de design. Les principes de Colin Chapman, le fondateur de Lotus, qui veillait à traquer le poids superflu ont été un peu laissés de côté pour privilégier clairement la puissance, au point de présenter l’Evija comme la voiture de production la plus puissante au monde.
Propulsée par 4 moteurs électriques développant une puissance totale de 2 000 chevaux avec un couple de 1 700 Nm, la Lotus Evija est capable d’accélérations foudroyantes lui permettant de passer du 0 au 100 km/h en moins de 3 secondes et d’atteindre les 300 km/h en 9 secondes. La marque prévoit la production de 130 exemplaires qui seront livrés à partir de l’an prochain. Malgré son prix exorbitant (près de 2 millions d’euros), la Lotus Evija semble répondre à une certaine demande puisque de nombreuses commandes auraient été enregistrées suite à sa présentation à Pebble Beach, au point d’avoir quasiment déjà atteint le quota d’exemplaires réservés au marché nord-américain.

Karma SC1: une vision du futur

Fisker Automotive est une autre marque rachetée par un groupe chinois qui lui donne une nouvelle vie. Toujours basée en Californie et désormais dénommée Karma Automotive, elle était présente à Pebble Beach avec un concept-car qui n’est à priori pas destiné à donner naissance à une voiture de série, mais plutôt à préfigurer le futur de la marque. Un futur qui sera électrique si l’on en juge par cette Karma SC1 100% électrique, même si le constructeur est resté très discret sur les caractéristiques techniques de son groupe motopropulseur.
Karma a plutôt mis en avant le style de la voiture marqué par un design épuré et des portes en élytre qui, après leur ouverture, découvre un intérieur futuriste bourré de technologies. Le conducteur et son passager ont chacun un écran à leur disposition donnant notamment accès à un système d’infotainment très développé et compatible 5G, ainsi qu’à un système de communication « humanisé » ayant largement recours à l’intelligence artificielle capable, si elle détecte que le conducteur somnole ou perd la route de vue, de prendre le contrôle du véhicule qui devient autonome.

Drako GTE: une flèche électrique

Autre marque implantée en Californie, Drako Motors a profité du rendez-vous de Pebble Beach pour lever le voile sur son nouveau modèle : la Drako GTE. Un coupé 4 portes / 4 places taillé pour la course avec des performances assez exceptionnelles. Ce bolide rouge doté de 4 moteurs électriques est déjà capable d’atteindre les 330 km/h mais le constructeur annonce que la prochaine génération de ce roadster pourra flirter avec les 400 km/h. Alimentés par une batterie d’une capacité de 90 kWh, les moteurs développent une puissance cumulée de 1 200 chevaux avec un couple de 8 800 Nm.
Un système électronique assure la gestion de l’ensemble, répartissant le couple et la puissance aux quatre roues selon le profil de la route. A l’intérieur, une série de commutateurs permet de gérer différents aspects de la conduite. Outre la répartition de la puissance, l’intensité du couple ou de la régénération, le conducteur peut ainsi choisir entre les 6 modes de conduite à sa disposition. Côté performances, la Drako GTE pourra rivaliser avec le futur Tesla Roadster mais l’ambition de la marque reste plus limitée puisqu’elle compte limiter sa production à 25 exemplaires qui coûteront tout de même plus d’un million d’euros.

Mint Concept de Genesis : une citadine raffinée

Elégante et raffinée, la Mint Concept de Genesis sera plus abordable si elle se transforme un jour en voiture de série, ce qui pourrait être le cas à l’horizon 2022. Déjà présentée au dernier salon de New York, elle a encore attiré l’attention sur les fairways du golf de Pebble Beach. La Mint Concept est une citadine 100% électrique aussi luxueuse que les autres modèles de la marque positionnée sur le haut de gamme, qui est l’équivalent pour Hyundai de ce que Lexus, Infiniti et Acura représente respectivement pour Toyota, Nissan et Honda.
Avec la Mint Concept, les designers de la marque coréenne ont conçu une voiture biplace ne possédant pas de coffre et dont on accède à la partie arrière via un système de portes s’ouvrant vers le haut. Fidèle à la tradition coréenne « d’embrasser l’espace vide », les designers ont veillé à utiliser chaque centimètre cube d’un habitacle baigné par la lumière grâce à une grande surface vitrée. Confortable pour deux, il renforce l’impression de luxe de la Genesis Mint Concept et a été conçu pour être agréable en ayant recours à des textiles légers, du cuir cognac et à des fenêtres sans meneaux.

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Plaidoyer de Sono Motors pour des batteries lithium-ion moins sales


Plaidoyer de Sono Motors pour des batteries lithium-ion moins sales

Le constructeur de la Sion, cette voiture électrique à carrosserie solaire a priori livrable dès le second semestre 2020, a choisi un style original pour donner son point de vue sur les polémiques qui visent à torpiller les packs lithium-ion de ces véhicules : faire parler la batterie elle-même. Son courrier débute ainsi : « Je pense qu’il est temps pour moi de dire quelques mots. Car récemment, mon nom a beaucoup figuré dans les médias du monde entier ». Cette communication d’environ 2.500 caractères a été adressée aux inscrits à la lettre d’informations de Sono Motors. Avec, en prime, des visuels des composants qui seront assemblés en Allemagne, la citadine branchée étant, elle, construite en Suède, dans une unité de production alimentée à 100% en énergies renouvelables.

Innovation ?

Le premier paragraphe met face à face les 2 visions qui s’opposent au sujet des batteries lithium : « Une des plus grandes innovations du siècle dernier [à exploiter] comme un changeur de jeu pour les systèmes de mobilité et d’énergie à venir », contre « Un escroc, exploitant les précieuses ressources de la planète tout en détruisant des paysages par l’exploitation minière et en ignorant des conditions de travail inhumaines ». Un résumé que personne ne contestera, sympathisants comme détracteurs de la mobilité électrique.

Et les appareils nomades ?

En réponse à cette polémique, Sono Motors rappelle que la batterie lithium-ion fait « partie de [notre] quotidien depuis longtemps », citant les smartphones et les ordinateurs portables. C’est aussi pour la startup allemande l’occasion de rappeler que le développement de ces accumulateurs « a toujours été tributaire des demandes de la société ». Pour les appareils nomades de communication, il s’agit aussi de bénéficier de « plus de puissance, plus de rapidité, et plus d’autonomie ». Pas plus ni moins que « pour l’électromobilité, où certains pensent que plus la capacité est grande, mieux c’est ».

Appel à la mobilisation

Sono Motors prend soin de préciser son souhait de rassembler plutôt que de diviser : « Nous sommes tous dans le même bateau ». L’entreprise appelle chacun à apprécier « les ressources que notre planète nous fournit en les utilisant judicieusement ». Ce qui passe, entre autres, par l’amélioration de « la situation des personnes qui vivent et travaillent dans les régions minières ». Pour une saine filière de la batterie lithium, la startup invite chacun à agir. Comment ? En dénonçant auprès du public les points noirs de la fabrication des cellules de cette chimie, et en pesant sur les politiques et les industriels concernés.

Réduction des émissions

Le message s’achève par la mise en avant de l’utilité des batteries lithium, via les véhicules électriques, pour « réduire les émissions dans nos villes et dans le monde en contribuant à la transition énergétique en tant que stockage des énergies renouvelables ». L’occasion pour Sono Motors de rappeler la seconde vie de ces accumulateurs, pour une exploitation optimisée des ressources entrant dans leur composition et/ou permettant leur fabrication. Un lien permet de prolonger cette sensibilisation sur le site du constructeur.

Matières premières

En suivant cette invitation, on trouve différentes informations concernant les matières premières qui entrent dans la composition des batteries NMC : lithium, nickel, manganèse, cobalt, graphite, cuivre et aluminium, entre autres. Un paragraphe est dédié aux points noirs de l’extraction du lithium (Consommation élevée d’eau « qui pose un problème majeur aux habitants et aux animaux » des régions concernés) et du cobalt (« L’extraction a lieu avec des méthodes simples et non industrielles dans les mines où règnent des conditions de travail inhumaines »).

L’engagement de Sono Motors

A la suite de ce paragraphe, Sono Motors assure : « Nous nous considérons comme responsables des efforts visant à améliorer la chaîne d’approvisionnement et avons donc intégré la protection de l’environnement et la justice sociale dans nos directives d’achat ». Concrètement : « Cela inclut l’obligation pour nos fournisseurs et nos partenaires contractuels de défendre les droits de l’homme, d’exclure la discrimination, de lutter contre le travail forcé ou punitif ou le travail des enfants et de réduire au maximum l’impact de leurs actions sur la nature et l’environnement ».

Une batterie étudiée en conséquence

Sono Motors cherche également à agir directement sur la batterie (et son environnement) embarquée dans la Sion. « Afin de conserver les ressources, nous utilisons une chimie cellulaire à teneur réduite en cobalt et un puissant système de refroidissement par liquide pour une utilisation efficace et une durée de vie maximale », commente le service de communication de la startup qui précise que la plage optimale de température pour le fonctionnement des cellules lithium-ion NMC est de 15 à 35° C. Le dispositif à liquide caloporteur qui équipe la Sion permet au pack de s’y maintenir, ce qui garantit « des performances de recharge constamment élevées, même après plusieurs processus de recharges rapides ».

35 kWh

Pour une capacité énergétique de 35 kWh, le pack monté sur la Sono Sion comprend, réparties en 16 modules, 192 cellules lithium-ion prismatiques NMC. Chacune d’elles a une capacité d’environ 185 Wh, sous une tension nominale de 3,65 volts. Le pôle positif de cette batterie est composé de nickel, manganèse et cobalt, dans un rapport de 6/2/2 qui illustre bien la volonté de réduire la place de ce dernier minerai.

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Eurocka, un spécialiste du scooter qui étend son offre électrique


Eurocka, un spécialiste du scooter qui étend son offre électrique

Implantée en région parisienne depuis une quinzaine d’année, à Bobigny, Eurocka est une marque française qui conçoit, fabrique, importe et distribue des scooters thermiques et électriques. Avec plus de 200 unités vendues chaque mois à des professionnels et à des particuliers dans la France entière, elle a pris le chemin de la mobilité branchée en 2018, avec un premier modèle en équivalent 50 cm3, le CKA Express, destiné aux professionnels de la restauration et de la livraison. L’engin a été décliné pour les particuliers en 2 places.

Atouts

Globalement, l’entreprise s’appuie sur ses nombreux atouts pour envisager l’avenir. Pionnier de l’importation et de la fabrication de deux-roues motorisés asiatiques, Eurocka a fait le choix de « cultiver le charme de la différence dès sa création en 2006, mettant l’accent sur la qualité et le service, améliorant jour après jour son image de marque et gagnant la confiance des distributeurs professionnels et la satisfaction des utilisateurs finaux ». Si le succès est au rendez-vous, c’est en particulier parce que cet adhérent de l’Avem est à l’écoute du marché et des exigences des utilisateurs de scooters, s’attachant à étoffer une gamme d’engins adaptés au besoin du moment et proposés à des prix abordables.

Connexions mondiales

Pour pouvoir rayonner sur les marchés américains et d’Europe de l’Ouest, entre autres, Eurocka mise sur la qualité de réalisations de ces véhicules. Ses exigences sont satisfaites grâce à des partenaires qui disposent en Chine de moyens à la pointe, parmi lesquels une chaîne de production ultramoderne, un centre de recherche et développement, et une équipe d’ingénieurs et de techniciens dédiés à la conception des véhicules badgés du sigle de l’entreprise française. « Certifié ISO 2001 et EEC Euro4 depuis juin 2017, nous n’avons de cesse d’investir sur le long terme en améliorant au fil des ans la qualité de nos produits conformément à des cahiers des charges de plus en plus rigoureux », explique le service de communication d’Eurocka.

Accueil et services

Sur le marché français, depuis son site de Bobigny, Eurocka s’active à proposer une palette complète de services qui s’appuient sur « un accueil humain et chaleureux, des techniciens spécialisés, un SAV capable de répondre à vos attentes sous 48 heures, plus de 3.000 références de pièces détachées disponibles, une hotline technique à disposition 6 jours sur 7, l’authenticité d’une garantie et d’une conformité européenne sur tous les produits distribués ». Petite précision d’Eurocka : « Tous nos produits sans exception sont montés et testés en nos locaux de Bobigny avant d’être mis en circulation sur le marché français ». L’entreprise reste ouverte à l’arrivée de nouveaux partenaires commerciaux, en particulier en France.

Feuille de route 2018-2022

C’est un véritable virage qui a été amorcé en 2018 chez Eurocka ! Avec des objectifs radicaux pour les prochaines années. Conjointement au développement de nouveaux véhicules électriques, l’entreprise souhaite réduire de façon très importante les ventes de ses scooters thermiques. Dès l’année prochaine, 60% des engins achetés seraient électriques. En 2022, cette part passerait même au-dessus des 90%. Un programme qui passe par le développement du réseau, mais aussi en affirmant une certaine identité. « Notre différence : Nos produits sont conçus avec des pièces de qualité d’origine équipant les grandes marques, un design attractif et novateur sachant se démarquer de l’ensemble du marché, Eurocka est aussi précurseur dans la technologie des feux 100% led, nos modèles possèdent un équipement de série complet ainsi qu’un large choix de coloris très tendance (noir mat, or ….) », illustre l’entreprise qui compte plusieurs modèles de scooters électriques à son catalogue.

Le pro CKA Express

Equipé d’une batterie amovible lithium-ion LG dotée d’une durée de vie supérieure à 600 cycles de décharge/recharge, en alimentation d’un moteur d’une puissance de 1.500 W, ce scooter électrique équivalent 50 cm3 (vitesse max = 45 km/h) dispose d’une autonomie comprise dans une fourchette de 45-70 km. Pesant 68 kg à vide, il supporte une charge maximale de 150 kg. Conçu pour les professionnels de la livraison, il peut recevoir différents modèles de top-cases. D’autres options sont proposées : système d’alarme, démarrage sans clef, et GPS de localisation du scooter. De bonnes affaires sont à réaliser en ce moment, avec des prix qui démarrent à 1.599 euros pour le modèle à 1 place et à 1.999 pour celui pouvant embarquer 2 personnes.

Pour les particuliers

Actuellement diffusé à partir d’un prix réduit de 1.599 euros, la déclinaison CKA Slide pour les particuliers. Ce modèle équipé d’un moteur de 1.200 W accueille dans la même gamme un scooteur électrique plus puissant : le CKA E-Wave Euro 4 (1.699 euros) qui reçoit un appareil de 2.000 W. L’offre est complétée avec les Eurocka C1 et C1S. Le tout (9 références) est à retrouver sur le catalogue en ligne disponible à partir du site Internet dont l’adresse est indiquée ci-dessous en un lien cliquable.