Publié par Laisser un commentaire

Les Journées AVEM 2019 se penchent sur les défis de l’électro-mobilité


Les Journées AVEM 2019 se penchent sur les défis de l’électro-mobilité

Les Journées AVEM de l’électro-mobilité se sont déroulées les 26 et 27 septembre à Cagnes-sur-Mer. L’édition 2019 était placée sous le signe des défis actuels et futurs que les différents acteurs de la mobilité électrique doivent relever pour que celle-ci atteigne son plein essor et apporte une contribution majeure à la lutte contre le réchauffement climatique. Les échanges durant ces deux jours furent particulièrement riches et nous rendrons compte des principaux temps forts en deux articles, journée par journée.
Hôte de la manifestation, c’est le Maire de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre, qui ouvrit les débats. Spécialiste du sujet, l’auteur du « Livre Vert sur les infrastructures de recharge » se félicita du chemin parcouru depuis la publication de son rapport et de voir que tous les constructeurs automobiles ont pris aujourd’hui le parti de l’électro-mobilité alors qu’on en doutait il y a quelques années. Pour lui, il s’agit d’une voie essentielle pour lutter contre la pollution générer par les moteurs thermiques, responsable de 48 000 morts/an en France. Raison de plus pour accélérer le mouvement, en particulier sur le déploiement de bornes de recharge.

L’AVERE dresse le bilan du déploiement des infrastructures de charge

Alors que pratiquement tout le monde est aujourd’hui convaincu que la mobilité électrique constitue une solution non seulement pour la décarbonation des transports mais également pour la qualité de vie dans nos villes, le Président de l’AVERE France estime que l’heure n’est plus à la question du pourquoi, mais du comment accélérer. Joseph Beretta a livré à l’assistance les derniers chiffres sur le déploiement des bornes en France. On compte aujourd’hui 240 000 points de charge dont 28 000 sont accessibles au public. Si certaines régions sont encore en retard, les zones blanches ont pratiquement disparues alors qu’elles étaient encore nombreuses il y a trois ans.
Des progrès notables mais insuffisants pour atteindre les objectifs fixés dans le plan stratégique de filière qui vise, à l’horizon 2022, 100 000 points de charge et 1 million de véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Un coup d’accélérateur est donc nécessaire en veillant tout particulièrement à la qualité de service des réseaux de bornes ouvertes au public ainsi qu’à l’harmonisation de l’information donnée aux consommateurs, en particulier sur les tarifs. Ceci est particulièrement vrai pour les déplacements en itinérance qui doivent être favorisés par la multiplication de bornes de charge rapide et ultra-rapide, à condition qu’elles soient bien positionnées et que leur tarification soit claire.

L’Union européenne en soutien de la mobilité électrique

Depuis plusieurs années, l’Union européenne apporte un soutien actif au développement de la mobilité électrique et en particulier au déploiement de réseaux de bornes de charge rapide. Le Conseiller du Directeur de la DG Move, a même révélé que le budget consacré aux réseaux de Transport et d’Energie était l’un des plus importants de l’Union européenne. Helmut Morsi a retracé l’historique des différentes aides accordées qui, après s’être focalisées sur l’innovation et le financement de projets pilotes, se concentrent désormais sur des projets plus aboutis avec l’objectif de faciliter le passage au marché. Un passage qui nécessite une bonne compréhension des besoins des clients.
Si les budgets pour favoriser le développement de la mobilité durable devraient augmenter de manière significative dans les prochaines années puisque la Présidente de la future Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fait de la lutte contre le réchauffement climatique l’une des grandes priorités de son mandat, l’Europe va tout de même demander au secteur privé de s’impliquer davantage dans le financement des projets aidés. Des projets qui concerneront notamment le déploiement d’infrastructures de charge ultra-rapide, le développement d’une industrie européenne dans le domaine des batteries de véhicules électriques, mais aussi d’autres carburants alternatifs comme l’hydrogène.

La stratégie des constructeurs face aux nouvelles normes

L’Union européenne favorise également de développement de la mobilité électrique avec sa réglementation. Ainsi, les nouvelles normes applicables dès 2022 imposant, sous peines de lourdes amendes, des réductions drastiques des émissions de CO2 de l’ensemble des véhicules vendus par un constructeur ont obligé toutes les marques à se lancer dans la production de véhicules électriques. Dans la table ronde consacrée aux défis industriels, Laurent Meillaud, journaliste spécialisé dans l’automobile et les nouvelles technologies, a donné les grandes lignes de l’évolution de la stratégie des constructeurs avant qu’une représentante de Toyota l’illustre de manière concrète en présentant l’évolution de la politique de la marque japonaise.
Responsable des affaires gouvernementales et industrielles chez Toyota Motor Europe, Sophie Glémet a ainsi indiqué que si le constructeur qui a longtemps misé sur l »hybride n’avait pas l’intention d’abandonné cette technologie hybride qui est aujourd’hui plébiscitée par ses clients, il a par contre décidé d’accélérer de 5 ans son programme de production de véhicules zéro émission avec pour objectif en 2025 de produire 1 million de ce type de véhicules, qu’ils soient électriques à batteries ou à hydrogène. Les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 puis de Paris en 2024, pour lesquels Toyota est partenaire, constitueront une belle vitrine technologique pour les nouveaux véhicules électriques et hydrogène de la marque.

L’Hydrogène comme solution alternative

Après les défis industriels, les défis technologiques firent l’objet d’une nouvelle table ronde avec une technologie au cœur des débats : l’hydrogène. Une solution qui peut être une alternative pour aller vers une mobilité propre. Elle est déjà une réalité pour la flotte de taxis parisiens Hype qui va encore se renforcer avec 600 Toyota Mirai dès l’an prochain, mais aussi sur certaines lignes de bus comme à Pau ou encore pour le transport ferroviaire. Helmut Morsi a d’ailleurs indiqué que l’Union européenne souhaitait accompagner le développement de cette technologie sur laquelle la France est en avance notamment avec un grand projet mené dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes avec le soutien de l’Europe.
EDF a également de grandes ambitions dans ce domaine où elle s’intéresse principalement à la production d’hydrogène décarbonée. Une production qu’elle souhaite réaliser au plus près des territoires au sein desquels elle entend également mener des expérimentations d’usages. Ainsi, Patrick Guibbolini, Directeur du Développement Territorial, présenta deux projets menés avec la Métropole Nice Côte d’Azur. Le premier vise à utiliser l’hydrogène pour une ligne complète de bus ainsi que pour une flotte de véhicules s’occupant de la voirie ou de l’enlèvement des ordures ménagères. Le second concerne le Marché d’intérêt National avec l’implantation d’une station de recharge hydrogène pour alimenter des véhicules de livraisons des fruits et légumes, mais aussi des engins techniques qui pourraient basculer à l’hydrogène.

Publié par Laisser un commentaire

Volkswagen lance sa production de batteries


Volkswagen lance sa production de batteries

A l’instar de bon nombre de constructeurs européens, le Groupe Volkswagen est désormais engagé dans la production massive de véhicules électriques puisqu’il prévoit de lancer près de 70 nouveaux modèles électriques au cours des dix prochaines années. Or aujourd’hui, alors que la batterie représente près de 40% de la valeur d’une voiture électrique, la production de cellules de batteries est totalement dominée par des entreprises chinoises et coréennes. Volkswagen a décidé de s’affranchir en partie de cette dépendance et de s’approprier progressivement le savoir-faire dans ce domaine.
Dans la mise en place de cette politique, le groupe allemand a posé un premier jalon lundi en inaugurant, dans son centre d’excellence de Salzgitter en Basse-Saxe, une ligne pilote de production de cellules de batteries. Sur le même site, débutera l’an prochain la construction d’une giga-usine qui entrera en production à l’horizon 2023-2024. Une usine construite en partenariat avec le producteur suédois de batteries Northvolt.

Une ligne pilote pour développer des technologies innovantes

Avec sa ligne pilote destinée à la production de cellules de batteries en série limité, le Groupe Volkswagen veut poser les bases du développement, du test et de la production de technologies de cellules de batteries en Allemagne. Dans un premier temps la firme de Wolfsburg va investir plus de 100 millions pour étudier toutes les étapes de la production de cellules de batteries, de la production d’électrodes au conditionnement des cellules en passant par l’introduction d’électrolytes. Près de 300 experts participeront au développement et à l’expérimentation de technologies innovantes en matière de production de batteries.
Pour Stefan Sommer, membre du Directoire du Groupe en charge de l’Approvisionnement « Le regroupement du développement, du test et de l’expérimentation de la production de cellules de batteries à Salzgitter marque une nouvelle étape de l’offensive électrique du Groupe Volkswagen. En rassemblant tout le savoir-faire sur ce site, nous œuvrons à l’avancement de nos propres activités de développement de cellules de batteries en tant que composante clé de l’électrification, à l’établissement de nouvelles normes et à une évolution rapide vers la production en série ».

Une giga-usine en 2023-2024

Une production en série qui débutera en 2023-2024 sur le site de Salzgitter où le groupe va lancer dès l’an prochain la construction d’une giga-usine de 200 000 m2, représentant un investissement de 900 millions d’euros ainsi que la création de près de 700 emplois. Conçue avec une production annuelle initiale de 16 GWh, cette usine ne suffira pas à répondre à l’ensemble de la demande des différentes marques du groupe mais devrait leur permettre de couvrir à peu près un dixième de leurs besoins en Europe.
Le Groupe estime en effet ses besoins à plus de 150 GWh par en Europe et autant en Asie à partir de 2025. Si dans un premier temps les batteries produites à Salzgitter utiliseront la technologie classique lithium-ion, Volkswagen compte poursuivre ses recherches pour concevoir une batterie à électrolytes solides. Une technologie qui offre plus d’autonomie et un temps de charge raccourci. Dans leur projet d’Airbus des batteries, les pouvoirs publics européens misent d’ailleurs clairement sur cette nouvelle génération de batteries pour rattraper le retard technologique et industriel pris sur les pays asiatiques.

Un joint-venture avec Northvolt

Pour bâtir et exploiter cette giga-usine, Volkswagen s’appuiera sur un partenariat avec la firme suédoise Northvolt dans laquelle il a pris au préalable une participation de 20%. Un joint-venture à parts égales a été créé entre les deux entreprises. Fondée en 2016 pour favoriser la transition européenne vers un futur décarboné, Northvolt est un fournisseur de systèmes et de cellules de batteries durables et de haute qualité. Depuis sa création, l’entreprise a rapidement progressé dans sa mission qui consiste à produire la batterie lithium-ion la plus écologique au monde, assortie d’une empreinte minimale en CO2 et d’un taux de recyclage exceptionnel.
Ce partenariat avec Northvolt permettra au Groupe Volkswagen d’augmenter ses capacités de production de cellules de batteries, ce qui lui donnera la possibilité d’élargir notablement sa gamme de véhicules électriques. Il visera également à optimiser le processus de production de ces cellules en réduisant notamment l’utilisation de matières premières rares et en consolidant son savoir-faire en matière de recyclage des systèmes de batteries. Avec l’intégration du secteur d’activité des cellules de batteries, qui vient s’ajouter à ceux concernant la production de l’électronique de puissance, des moteurs électriques et des systèmes de batteries, Volkswagen a désormais l’ambition de devenir l’un des principaux fabricants mondiaux de composants destinés à l’électro-mobilité.

Le recyclage des batteries à l’étude

Outre l’ouverture de la ligne pilote de production de cellules de batteries, Volkswagen prévoit également en 2020, le démarrage d’une ligne pilote de recyclage des batteries. Pour que la mobilité électrique soit véritablement durable, la question du recyclage des batteries est essentielle et le constructeur allemand ne compte pas l’éluder. Il souhaite notamment développer la récupération de matières premières rares. A cet effet, les batteries en fin de vie seront réduites à l’état de poudre constituée de cobalt, de lithium, de nickel ou de manganèse qui pourront ensuite, une fois séparés, entrer dans la composition de nouvelles batteries. Volkswagen estime que 53% de ce qui constitue une batterie peut être recyclé aujourd’hui et compte atteindre jusqu’à 72% lorsque l’usine de Salzgitter aura atteint sa capacité de traitement maximale.
Le Groupe travaille également sur une autre façon de résoudre le problème en donnant une seconde vie aux batteries des véhicules électriques. La solution préconisée est de les utiliser pour développer des super-chargeurs. En effet si, au bout de 8 ou 10 ans, les batteries ne répondent plus aux exigences de performances d’une voiture électrique, elles peuvent encore fonctionner de 70 à 80% de leur capacité, ce qui est amplement suffisant pour alimenter des stations de recharge. Volkswagen se positionne sur ce créneau et a dévoilé récemment un chargeur rapide composé de batteries de seconde vie. Un super chargeur qui pourrait atteindre jusqu’à 360 kWh et recharger jusqu’à 4 véhicules simultanément.

Publié par Laisser un commentaire

Volvo signe avec ChargeGuru et Zeplug pour faciliter la recharge


Volvo signe avec ChargeGuru et Zeplug pour faciliter la recharge

Afin de simplifier la recharge des voitures hybrides rechargeables et des futurs modèles électriques choisis dans sa gamme par ses clients, Volvo Car France s’associe à ChargeGuru, expert de l’installation de bornes de recharge, et à Zeplug, spécialiste de la question dans les copropriétés. La nouvelle offre, baptisée « Solution de recharge Volvo », est déjà disponible, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises.

Bientôt une Volvo 100% électrique

Alors que le constructeur d’origine suédoise a annoncé lever le voile le 16 octobre prochain sur sa première voiture équipée d’un GMP 100% électrique, et que les ventes de ses modèles hybrides rechargeables progressent, sa division Volvo Car France cherche à séduire davantage les automobilistes en leur facilitant l’accès à la recharge. « En France, la motorisation hybride rechargeable représente au premier semestre 2019 respectivement 65% des ventes du SUV XC90, 34% des ventes du SUV XC60 et 24% des ventes du break V60 », illustre le service de communication.

A chaque projet sa solution de recharge clé en main

L’offre clé en main nouvellement proposée par Volvo Car France comprend une borne de recharge, son installation par un électricien qualifié et l’accompagnement complet du projet par des conseillers spécialisés. Elle a été pensée pour répondre à tous les besoins liés à la recharge à domicile ou en entreprise. Diverses formules avec une tarification appropriée sont au catalogue : standard à prix forfaitaire avec borne de recharge Schneider Electric fabriquée en France, solution sur-mesure, établie suite à un diagnostic technique complet et gratuit. Ces propositions sont disponibles sur tout le territoire de France métropolitaine, à partir de 1.149 euros TTC pour une solution standard en maison, et 599 euros pour une installation en copropriété.

En ligne et dans les concessions

« Les installations réalisées dans le cadre de la Solution de recharge Volvo sont éligibles à toutes les subventions applicables sans aucune démarche administrative pour les clients », souligne Volvo Car France. La division précise que les produits estampillés « Solution de recharge Volvo », sont proposés sur sa plateforme Web volvocars.com/fr et dans les concessions. En ligne, les automobilistes intéressés trouveront aussi des fiches pratiques et un simulateur du temps de recharge. Suivant la situation du client, sa commande et son projet seront immédiatement pris en charge par l’entité concernée, ChargeGuru ou Zeplug.

Scénario

Une fois la demande bien dispatchée, un scénario de prise en charge se met en place : définition du besoin, intervention d’un électricien qualifié, demande de subventions ou encore commande d’un câble de recharge. « Nous avons construit la Solution de recharge Volvo autour de nos clients et de leurs besoins. Il était important pour nous que ce service soit complet, adapté à chaque profil utilisateur et totalement intégré au parcours client des modèles hybrides rechargeables Volvo ; c’est pourquoi nous nous sommes associés aux meilleurs du secteur ChargeGuru et Zeplug. Comme à son habitude, Volvo Cars a pour objectif de simplifier la vie de ses clients. Et, c’est guidés par cet objectif que nous avons imaginé la solution de recharge la plus complète du marché pour tous nos clients », commente Patricia Michellier, directrice des services de Volvo Car France.

ChargeGuru et Zeplug

ChargeGuru et Zeplug ne sont pas des entités concurrentes ou mises en parallèle sans raison. Leur lien, Nicolas Banchet, cofondateur de la première, et directeur général de la seconde. Si Zeplug est désormais plus largement identifié comme un des acteurs de la recharge en copropriété, ChargeGuru est sans doute moins connu. Il se présente comme « une plateforme dédiée à l’installation de solutions de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables ». Particularité : « ChargeGuru innove dans ce secteur avec un parcours client simple et digital, et des solutions clé en main pour répondre à tous les besoins de ses clients particuliers et professionnels ». A noter que le matériel électrique installé par l’entreprise « provient uniquement de fabricants européens reconnus ». Concernant le volet installation, ChargeGuru s’appuie sur un réseau de professionnels repartis partout en France et sélectionnés pour leur expertise et la qualité de leurs interventions.

Le mot de Nicolas Banchet

« Nous sommes ravis de la signature de ce partenariat et très honorés de pouvoir accompagner Volvo Car France et ses Clients dans leur transition vers la mobilité électrique. Avec Zeplug et ChargeGuru, nous sommes en mesure d’apporter une solution adaptée à la situation de chaque client, qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un particulier habitant en pavillon ou en copropriété. Et dans le cadre de ce partenariat, l’offre de service de Zeplug et ChargeGuru est proposée dans un parcours client inédit, totalement intégré au parcours Volvo Car France, pour que l’expérience soit la plus simple et la plus intuitive possible », détaille le dirigeant des 2 entités.

A visiter : www.volvocars.com/fr/achat/construire-votre-projet/accessoires/recharge

Publié par Laisser un commentaire

Le Vaucluse prêt à accueillir la mobilité électrique


Le Vaucluse prêt à accueillir la mobilité électrique

Syndicat de l’énergie du Vaucluse, le SEV84 est en train d’achever le déploiement de son réseau de recharge pour véhicules électriques (dont vélo à assistance) et hybrides rechargeables commencé au début de la présente année 2019. Une arrivée tardive, si l’on compare avec des départements pionniers comme la Vendée ou le Morbihan. Le point positif, c’est que la superficie des zones blanches de la recharge se réduit toujours un peu plus. Une seule borne rapide, mais des stations qui comptent 2 bornes accélérées pour 4 points de recharge. De quoi réduire les risques de devoir repartir ailleurs à cause d’un matériel défectueux, mais aussi ouvrir le matériel aux vélos à assistance électrique. Chargé d’opérations pour le SEV84, Pascal Grosjean nous en dit plus sur le maillage Vauclus’Elec.

58 bornes de recharge

Si le réseau Vauclus’Elec ne se déploie que sur l’exercice 2019, Pascal Grosjean tient à signaler que « le projet a démarré il y a quelques années » avec, entre autres, « le lancement des appels d’offres et le choix des entreprises » pour fournir le matériel et mener à bien les travaux. Il chiffre : « Le maillage compte 26 stations avec chacune 2 bornes 22 kW AC, soit 52 bornes auxquelles s’ajoutent 5 autres bornes accélérées isolées et une borne rapide. A ce jour, 45 ont déjà été mises en service, et le reste le sera avant la fin de l’année. La première a été inaugurée en février dernier, à Saint-Romain-en-Viennois ». Il précise : « Chaque borne AC est montée avec 2 connecteurs : T2 et prise 16 A utilisable pour les vélos ».

Pour les VAE aussi

Le département est en effet traversé par diverses pistes cyclables. « Nous travaillons en ce moment sur la Via Venaissia Carpentras-Jonquières avec du matériel pour recharger les vélos », ajoute-t-il. Le département accueille aussi en partie la véloroute « Autour du Luberon » : un circuit d’environ 260 kilomètres. Elle passe entre autres par Apt. « Nous avons déjà 2 bornes dans cette ville, mais nous allons en ajouter 2 autres, toujours avec des prises exploitables pour les vélos », commente Pascal Grosjean.

1 seule borne rapide

Le réseau Vauclus’Elec ne compte qu’une seule borne rapide. Pourquoi ce choix qui exclut une part de plus en plus large de véhicules électriques à forte autonomie et susceptibles d’avoir à se ravitailler en énergie lors de longs déplacements ? « Pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que notre département se compose principalement d’une multitude de petites communes avec des centres anciens qui connaissent des difficultés de stationnement. Ensuite parce que le raccordement nécessite une puissance importante au tarif jaune, ce que nous ne pouvons nous permettre, et la pose d’un coûteux coffret », répond Pascal Grosjean. Et des bornes rapides avec stockage d’énergie permettant un abonnement électrique plus abordable ? « Nous avons envisagé cette solution, mais ce que nous avons vu n’était pas concluant », témoigne-t-il.

Avec ou sans abonnement

Un dépliant a été diffusé qui indique la grille tarifaire du service Vauclus’Elec pour les bornes 22 kW. Pour un utilisateur occasionnel qui pourra accéder au maillage sans abonnement, en réglant les recharges via carte bancaire sans contact ou avec son téléphone mobile, le coût de connexion est de 3 euros TTC (4 euros pour la borne rapide…) qui incluent 1 heure (…15 minutes) de connexion. Au-delà, la minute supplémentaire est facturée 0,025 (0,070 pour la borne rapide) euro avec un plafond à 17 euros par session. Les usagers réguliers du réseau auront tout intérêt à s’abonner, contre 12 euros TTC à l’année. Tout d’abord parce que le coût de connexion est divisé par 2 (1,50 ou 2 euros respectivement pour les bornes accélérées et la borne rapide). Ensuite parce que la tranche 21h00-7h00 sera gratuite pour eux (uniquement pour les bornes accélérées). « Parmi nos abonnés, nous comptons pas mal de personnes résidant en dehors du Vaucluse », souligne Pascal Grosjean. « Quand j’arrive près des bornes je perçois la satisfaction des habitants qui se sentent rassurés et davantage prêts à acquérir une voiture électrique », se réjouit-il.

Le SEV84 s’ouvre aux VE

« Nous disposons déjà d’une Renault Zoé que j’utilise régulièrement. La conduite d’une voiture électrique est franchement agréable », apprécie le chargé d’opérations du syndicat vauclusien. « Nous pensons investir dans un nouvel exemplaire, peut-être une Nissan Leaf », complète notre interlocuteur qui a profité d’un événement programmé dans le département pour essayer d’autres modèles de véhicules électriques. « Je participais au Ventoux electric Tour organisé par Vega et le Leaf France Café. J’ai pu essayer une Tesla Model 3. Auparavant j’avais déjà pu tester un Peugeot Partner électrique », rapporte-t-il. « Il faisait un peu froid avec une pluie glacée dimanche dernier mais l’ambiance était bonne », nous confie-t-il.

22 VE

Parmi les organisateurs de l’événement, Sébastien Gall, du Leaf France Café, nous a transmis quelques chiffres : « 22 VE dont une 2 CV et une Méhari électriques construites par Méhari Loisirs Technologie, et 40 participants dont 7 enfants ». « J’ai effectivement vu ces quadricycles réalisés en Ardèche, mais aussi des Hyundai Ioniq et Kona, ou encore un Nissan e-NV200 transformé en camping-car », se rappelle Pascal Grosjean. Sur place, il a apprécié le petit déjeuner servi par un pâtissier du village, « avec des viennoiseries et de la charcuterie ». Les bornes du SEV84 ont-elles servi à ce rallye ? « Non, pas vraiment, car le circuit ne faisait qu’environ 55 km. Il y avait bien sûr un fort dénivelé, d’environ 1.900 m, mais le retour était en descente, permettant une importante recharge régénérative », justifie-t-il.

Dans l’un des groupes au Ventoux electric Tour

« Les concurrents avaient été divisés en 2 groupes, l’un partant de Velleron, et le second de l’autre côté du Ventoux, depuis Malaucène. La météo n’étant pas bonne au sommet, nous nous sommes regroupés pour le pique-nique à Bédoin, où le temps etait plus clément », résume notre interlocuteur. « Tout s’est déroulé selon le timing prévu à quelques minutes près, mais une tempête nous a accueilli au sommet (on n’y voyait pas à 30 m !), nous obligeant à redescendre pour le pique-nique final, initialement prévu au Chalet Reynard où BMW avait par ailleurs décidé de présenter sa série 1 », confirme Sébastien Gall.

Publié par Laisser un commentaire

Ligne de Chaine s’engage sur les territoires


Ligne de Chaine s’engage sur les territoires

Notre adhérent, l’organisme de Formation LIGNE DE CHAINE, spécialisé dans les formations dédiées à la commercialisation et la maintenance des véhicules électriques, renforce ses compétences dans l’aménagement et l’attractivité des territoires.

« Concernant les véhicules terrestres individuels ou collectifs, nous pouvons aujourd’hui nous réjouir de voir une mutation industrielle et commerciale déjà bien entamée et inéluctable. Les différents acteurs (constructeurs, vendeurs, loueurs et réparateurs) ont intégré cette notion de mobilité-durable et de réduction des émissions de gaz polluants.
Il est maintenant l’heure d’inscrire cette nouvelle mobilité dans des éco-systèmes complets intégrant la production d’énergies propres et locales, l’auto-consommation d’une partie de ces énergies, le changement de certains automatismes de déplacement ou habitudes de travail. Tout cela dans l’unique but d’améliorer les conditions de vie sur un territoire donné, augmenter son attractivité, créer un cercle vertueux mêlant écologie, économie et bien-être. »
indique Ligne de Chaine.

Sur Valmeinier

Depuis presque 12 mois, LIGNE DE CHAINE préparait cette nouvelle branche d’activité afin de proposer des services concrets, basés sur l’expérience du terrain et tournés vers la Formation Professionnelle des acteurs concernés.

Ainsi, c’est l’Office de Tourisme de VALMEINIER, une Station de montagne en Savoie qui sera le premier à faire confiance aux consultants et formateurs de LIGNE DE CHAINE. La démarche sera double : une partie concernera le fonctionnement interne de l’Office de Tourisme, l’autre partie sera dédiée aux utilisateurs des infrastructures de la station (locaux et visiteurs) :

Au sein de L’Office de Tourisme de VALMEINIER cette démarche s’inscrit dans le cadre de la Responsabilité Sociale et Environnementale des Entreprises, et a pour objectifs :

– d’améliorer les modes de déplacement des équipes au travers de leurs tâches au quotidien en établissant un plan de déplacement plus respectueux de l’environnement ;
– de mettre en place une politique d’amélioration des conditions de travail des équipes en tenant compte de l’activité saisonnière de leur planning et visant à réduire les coûts (en temps et en énergie) liés aux déplacements et améliorer les rendements des équipes par une plus grande motivation du personnel (horaires mieux adaptés, télétravail, Pro bono de l’entreprise, planification des tâches de travail, management circulaire et de projet, etc.)

Au niveau des infrastructures de la station, afin de faciliter la mobilité des individus et d’augmenter l’attractivité du territoire, il sera nécessaire :

– d’analyser le feedback des usagers : Dans le cadre de la démarche Qualité Tourisme, le questionnaire-qualité proposé aux visiteurs sera enrichi sur l’expérience Utilisateur de la station au travers de questions visant à appréhender les modes de déplacement
– de proposer un nouvel écosystème : réflexion autour d’un plan de déplacement dans la station en lien avec la société gestionnaire des transports en station : réseau navettes et l’ensemble des acteurs économiques.
-d’agrémenter l’offre touristique d’un mode d’accessibilité optimisé : prise en compte du respect de l’environnement, création d’un tourisme utilisant une mobilité éco-responsable

A la fin de 2020, le bilan de cette mise en transition écologique pourra être étendu aux services de la SEMVAL et de l’ensemble des services de la Mairie mais aussi faire partie d’un grand plan d’électro-mobilité pouvant toucher l’ensemble des acteurs socio-économique.

Pendant toute la durée de ce partenariat, LIGNE DE CHAINE se donnera pour objectif de créer des programmes de formation spécifiques aux enjeux décrits ci-dessus afin d’améliorer les compétences des acteurs concernés. Le but n’est pas d’instaurer un écosystème en utilisant des moyens externalisés, mais que les usagers d’un territoire puissent devenir eux-mêmes les constructeurs de leur transition écologique et économique.

Présent également aux Journées AVEM

Ligne de Chaine est notre partenaire pour les Journées AVEM qui débutent demain à Cagnes-sur-Mer, ils animeront deux ateliers sur le sujet des « plans de mobilité » et « le VAE pour les solutions de déplacement pendulaires ».
Dernière chance pour s’inscrire : https://www.journees-avem.fr/

Publié par Laisser un commentaire

Un concept de SUV électrifié présenté par Mitsubishi à Tokyo


Un concept de SUV électrifié présenté par Mitsubishi à Tokyo

Le salon automobile de Tokyo, au Japon, ouvrira ses portes du 24 octobre au 4 novembre 2019. Cet événement offrira à nouveau son cadre à la découverte de nouveaux modèles en première mondiale. C’est le cas pour Mitsubishi qui lèvera le voile sur un concept de SUV déroutant. Une photo de l’arrière de l’engin a été adressée aux médias par le constructeur, sans informations précises sur ses caractéristiques techniques. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le véhicule s’annonce très étonnant dans son design. Mais pas seulement…

Drive your ambition

« Drive your ambition » : C’est en se référant à ce slogan que Mitsubishi souhaite attirer l’attention sur son prototype de crossover branché. « Ce concept de SUV compact hybride rechargeable représente parfaitement les valeurs véhiculées par le slogan Mitsubishi Motors Corporation (MMC) », assure le constructeur dans un succinct communiqué de presse émis en date du lundi 23 septembre 2019. « Il rassemble l’expertise et la technologie de la marque au service de l’électrification et de la transmission intégrale », peut-on lire ensuite dans le document. Pour mieux comprendre le rapprochement entre l’engin et une phrase qui sert de fil conducteur au constructeur, Mitsubishi propose une rapide explication de texte : « Le slogan ‘Drive your Ambition’ combine la motivation personnelle avec une envie d’aller de l’avant, auxquelles s’ajoute le reflet d’un dialogue constant entre la marque et ses clients ».

Un SUV 4×4 déroutant

A quelques semaines de la présentation d’un nouveau modèle, nombre de constructeurs ont pris l’habitude de semer des indices pour faire naître et entretenir l’attente. Ainsi avec Mitsubishi qui nous donne ici quelques pièces très déroutantes de son nouveau puzzle. D’abord avec un visuel difficile à interpréter. Nous avons donc joint le service de communication de MMC. « Il s’agit de l’arrière du concept », nous a-t-il été répondu. D’autres éléments vont être nécessaires pour comprendre ce qui est représenté sur la photo. Ensuite, c’est la présentation de la chaîne de traction qui étonne. Ce « SUV électrique » serait animé par « un petit groupe motopropulseur hybride rechargeable (PHEV) plus léger », couplé à « une transmission intégrale électrique ». S’agirait-il d’un véhicule électrique équipé d’un prolongateur d’autonomie thermique ? Une configuration également connu sous la dénomination « hybride série ». Sans doute que non !

Sur tous les terrains et par tous les temps

Mitsubishi révèle que le cahier des charges de cet engin mentionnait un « SUV électrique capable de procurer un plaisir de conduite incomparable et d’inspirer confiance sur tous les terrains, par tous les temps ». Il est question d’offrir à ses utilisateurs « un nouveau type d’expérience de conduite ». Et celle-ci se voudrait « à la fois rassurante et sécurisante pour les trajets urbains, tout en permettant à tous types de conducteurs d’aller plus loin en toute confiance sur les terrains difficiles et hors des sentiers battus lors d’activités de loisir en extérieur ». Ce teaser a atteint son objectif : Nous rendre impatients d’en découvrir davantage sur ce véhicule encore très mystérieux.

Publié par Laisser un commentaire

173 Kia Niro hybrides rechargeables pour Mobilib’ avec Ubeeqo


173 Kia Niro hybrides rechargeables pour Mobilib’ avec Ubeeqo

Ubeeqo est l’un des opérateurs choisis par la mairie de Paris pour assurer le service d’autopartage Mobilib’. En mai dernier, l’entreprise proposait déjà, avec ou sans abonnement, des Toyota Yaris, Auris et Citroën Berlingo. Une flotte de 173 Kia Niro hybrides rechargeables va rejoindre un parc de citadines, compactes, familiales, à motorisation hybride (rechargeable ou non), électrique et thermique, qui s’étoffe progressivement. « Nous sommes particulièrement fiers qu’Ubeeqo ait porté son choix sur notre marque et sur le Kia Niro hybride rechargeable, dans le cadre de la mise en place du service Mobilib’ », salue Marc Hedrich, directeur général de Kia Motors France.

Mobilib’

Pour la mairie qui a mis en place son nouveau programme après une décision prise en octobre 2018 par le conseil de Paris, Mobilib’ se définit comme un service d’autopartage en boucle. « Vous ramenez le véhicule au point de départ après utilisation sur un point fixe et réservé », précise la collectivité. Des opérateurs retenus, Ubeeqo se place comme le principal, avec 850 places de stationnement octroyées. Marque de Europcar Mobility Group, Ubeeqo est une solide structure présente dans 7 pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Irlande et Royaume-Uni). A Paris, l’opérateur affiche une grille tarifaire qui s’échelonne de 4 à 29 euros, respectivement pour une heure et une journée, dépendant aussi de la catégorie du véhicule.

58 km d’autonomie électrique

Garantie 7 ans ou 150.000 kilomètres, la batterie lithium-ion polymère de 8,9 kWh de capacité énergétique dote le Kia Niro hybride rechargeable de 58 km d’autonomie électrique selon le cycle mixte NEDC 2.0. D’une puissance combinée de 104 kW, la motorisation se compose d’un bloc à 4 cylindres (1,6 litre de cylindrée, 77 kW) à injection directe d’essence, couplé à un moteur électrique 44,5 kW. Le tout est piloté par une boîte de vitesses à double embrayage DCT 6. Cette architecture permet à l’engin d’afficher une empreinte carbone très limitée : 29 grammes de CO2 par kilomètre, pour une consommation mixte de 1,3 litre aux 100 km. Si les entrepreneurs se tournent de plus en plus vers des modèles hybrides rechargeables, et en particulier le Kia Niro, c’est aussi parce qu’il bénéficie d’une exonération totale de la taxe sur les véhicules de société.

Le DG de Kia Motors France commente

« Le Kia Niro hybride rechargeable est une solution idéale qui allie faible consommation voire zéro émission, selon qu’il s’agisse de trajets longs ou courts, grâce à son ingénieuse technologie hybride rechargeable et à son autonomie en tout électrique de 58 km. Nous sommes ravis de pouvoir voir cette flotte dans les rues de la capitale dès à présent. Nous savons à quel point la mairie de Paris est sensible à l’utilisation de véhicules à faibles émissions et nous répondons tout à fait à cette exigence. A travers cette nouvelle commande, nous constatons que l’attrait de notre gamme ECO Dynamics, et son succès grandissant auprès des entreprises comme des particuliers, nous positionne encore davantage parmi les marques automobiles les plus avancées en matière de réduction des émissions », commente Marc Hedrich.

Publié par Laisser un commentaire

Enedis accompagne la Métropole Nice Côte d’Azur dans sa transition énergétique


Enedis accompagne la Métropole Nice Côte d’Azur dans sa transition énergétique

La Métropole Nice Côte d’Azur s’est résolument engagée dans la transition énergétique. Son Plan Climat Energie Territorial 2019-2025 doit lui permettre de s’inscrire dans la trajectoire neutralité carbone à l’horizon 2050. Pour y parvenir, l’un des 3 piliers de ce plan concerne la mobilité et différentes actions sont envisagées pour réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre. Des actions concernant les transports collectifs avec le développement d’un réseau de tramway et le déploiement progressif d’une flotte de bus électriques, mais aussi le transport individuel avec différentes mesures pour inciter ses habitants à aller vers la mobilité électrique.
Dans ces différentes actions, la Métropole peut compter sur le soutien d’Enedis. Le gestionnaire du réseau d’électricité a d’ailleurs signé l’an dernier avec elle un contrat de concession de longue durée portant sur l’ensemble de son territoire. Une convention qui prévoit un programme d’investissements ambitieux, tout en s’inscrivant pleinement dans l’évolution souhaitée par la collectivité concédante en matière de transition énergétique. Ainsi, Enedis accompagnera la Métropole dans le développement des infrastructures de charge accessibles au public, dans la mise en service de bus électriques ou dans l’électrification des quais du Port de Nice.

Le déploiement de bornes de recharge

Avec près de 800 points de charge accessibles au public, le département des Alpes-Maritimes est l’un des deux départements français (hors Paris) disposant le plus de points de charge. Son taux d’équipement s’élève à 72 points de charge pour 100 000 habitants, ce qui est très supérieur à la moyenne nationale (42 points de charge pour 100 000 habitants) et en augmentation de 47 % sur une année. C’est dans la Métropole Nice Côte d’Azur que l’impulsion avait été donnée avec les bornes installées lors de la création du service d’autopartage Auto Bleue. Des bornes qui étaient en partie accessibles aux azuréens pour recharger leur propre véhicule électrique
Avec la fin d’Auto Bleue, qui a cédé sa place à des opérateurs de mobilité comme Renault Mobility, le réseau de bornes est désormais géré par Izivia sous l’enseigne « Prises de Nice ». Aux bornes historiques de charge normale viennent progressivement s’ajouter des bornes de charge accélérée permettant une charge jusqu’à 22 kW, ainsi que quelques bornes de charge rapide permettant une charge à 43 kW. Non seulement, Enedis accompagne la Métropole dans la mise à niveau du réseau mais est également directement impliqué dans l’installation, sur plusieurs années, de 15 nouvelles bornes par an.

Vers une flotte de bus électriques

Pour décarboner progressivement son réseau de transport collectif, la Métropole Nice Côte d’Azur a d’abord misé sur le tramway qui est un mode de transport totalement décarbonné. D’ici la fin de l’année, trois lignes seront totalement en service et Enedis est intervenu afin que le réseau électrique supporte sans encombre les appels de puissance à la fois aux terminus mais également aux abords de chaque stations puisque les lignes 2 et 3 utilisent une technologie de recharge innovante par le sol, à chaque station lors de la descente et la montée des voyageurs.
Après le tramway, le passage à l’électrique concerne désormais les bus avec, dans un premiers temps d’ici quelques semaines, la mise en service d’une ligne entièrement desservie par des bus électriques. Une ligne emblématique puisque c’est désormais la seule ligne passant par la Promenade des Anglais. Là encore, Enedis est intervenu pour permettre la recharge de ces bus. Une recharge en bout de ligne par biberonnage durant 5 à 10 minutes. Une adaptation des installations électriques a été nécessaire, avec un renforcement de la puissance et des raccordements, pour pouvoir installer les mats de charge sur lesquels les bus vont puiser l’énergie. Ensuite, d’ici 4 ou 5 ans, la Métropole envisage de convertir à l’électrique l’essentiel de sa flotte de bus.

L’électrification des quais du Port de Nice

A l’instar d’autres villes de la Région Sud comme Marseille et Toulon, Nice s’est aussi engagée dans l’électrification des quais de son port afin de réduire son empreinte carbone et de lutter contre la pollution de l’air. Encore une fois, Enedis est intervenu pour l’aider à mener cette politique qui n’est pas simple à mettre en place. La Métropole réclamant une puissance électrique de 1,8 MVA pour alimenter en électricité les navires de Corsica Ferries qui assurent la desserte de la Corse à partir de Nice.
Par chance, avec les travaux réalisés récemment pour l’arrivée au Port de la ligne 2 du tramway, Enedis dispose de la puissance nécessaire pour alimenter les navires à quais. Pour autant, tous les problèmes ne sont pas encore résolus pour venir à bout d’un tel projet car l’alimentation de navires de cette taille pose de multiples problèmes et qu’il s’avère indispensable de procéder au préalable à une harmonisation des pratiques d’électrification des différents ports français ou, au minimum de ceux du bassin méditerranéen.

Les expérimentations de Nice Smart Valley

Enedis et la Métropole sont également partenaires sur le démonstrateur français du projet européen InterFlex : Nice Smart Valley. Une expérimentation visant à tester de nouveaux modes de gestion du système électrique local pour faciliter l’intégration du photovoltaïque, des nouveaux usages énergétiques et de la mobilité électrique. Un projet qui arrive à son terme à la fin de l’année et dont Bernard Mouret, le Directeur Régional Côte d’Azur d’Enedis a dressé un premier bilan il y a quelques jours.
Durant 3 ans, de nombreuses expérimentations ont été menées dans différentes communes de la Métropole. La plupart d’entre elles étaient destinées à tester différentes types de flexibilités permettant de moduler, à la hausse ou à la baisse, la puissance soutirée ou injectée sur le réseau par un utilisateur raccordé à ce réseau. Ainsi, au sein de la technopole urbaine de Nice Méridia, une étude a été lancée par EDF sur l’utilisation des batteries de véhicules électriques comme source de stockage ou d’alimentation d’un bâtiment. Lors d’un besoin de flexibilité sur le réseau local, l’alimentation en énergie du bâtiment est assurée par la batterie du véhicule et non par le réseau. La batterie est quant à elle rechargée e dehors des périodes de contrainte du réseau, de préférence au moment où l’énergie est la moins chère. Du « Vehicle to Home », doublé de « smart charging ».

Publié par Laisser un commentaire

La Honda e de série présentée à Francfort


La Honda e de série présentée à Francfort

Le salon international de l’automobile de Francfort fermera ses portes dimanche. Si plus que jamais, en raison de l’absence de nombreuses marques étrangères, le salon a fait la part belle cette année aux constructeurs allemands, Honda s’est tout de même mise en évidence. Il faut dire que dans une manifestation marquée cette année par la mobilité électrique, la firme japonaise avait choisi l’IAA de Francfort pour présenter officiellement la Honda e de série. Deux ans après avoir présenté une version concept-car à ce même salon, puis un prototype lors du dernier salon de Genève, Honda lance aujourd’hui la commercialisation de sa citadine électrique dont les premières livraisons doivent intervenir au début de l’été prochain.
La Honda e est conçue pour répondre aux besoins d’une clientèle urbaine recherchant une petite voiture élégante à l’allure sportive. Une citadine très connectée qui sera disponible en France à partir de 29 060 € (bonus écologique déduit). Même si elle a recueilli plus de 40 000 demandes d’information depuis la présentation à Genève de la version prototype, elle aura fort à faire pour s’imposer sur un créneau qui devient de plus en plus concurrentiel avec, outre la deuxième génération de la Renault Zoé, l’arrivée sur le marché de la Volkswagen ID.3, de la Peugeot e208, de l’Opel Corsa-e ou de la Mini Cooper SE.

Une voiture conçue pour la ville

Pour séduire la clientèle urbaine, Honda a développé une voiture avec pour mots d’ordre : simplicité de conception et fonctionnalité. Le constructeur a aussi souhaité offrir avec sa citadine une dynamique de conduite exceptionnelle. Pour cela, la Honda e est équipée d’un moteur électrique disponible avec deux niveaux de puissance (100 ou 113kW), délivrant un couple impressionnant de 315 Nm. Sur la route, la voiture offre une expérience de conduite agréable et dynamique. Son moteur puissant entraînant les roues arrière procure une sensation sportive, avec une accélération permettant de passer de 0 à 100 km/h en 8 secondes environ.
Un moteur alimenté par une batterie d’une capacité énergétique de 35,5 kWh offrant une autonomie de l’ordre de 220 km. Une performance inférieure à la concurrence, mais qui reste suffisante pour les déplacements urbains au quotidien. Par ailleurs, le constructeur indique que la capacité de charge rapide de la Honda e permet de recharger 80% de la batterie en 30 minutes. De quoi pouvoir envisager sereinement quelques escapades en dehors des villes.

Une citadine à l’allure sportive

Honda mise beaucoup sur le look de sa citadine pour séduire le grand public. Un look moderne même s’il s’inspire de la première Honda Civic qui, dans les années 70, a donné ses premières lettres de noblesse au constructeur japonais. Le profil de la voiture se distingue par ses contours fluides et élégants, avec des poignées de portières affleurantes qui renforcent son allure épurée. Une allure accentuée par un système de caméras latérales compactes qui remplacent les rétroviseurs traditionnels, une première sur le segment des citadines. Une technologie qui apporte aussi des avantages en termes de sécurité, d’aérodynamique et de raffinement.
Inspirée des principes architecturaux japonais et en particulier du concept esthétique du « Ma » faisant la part belle aux espaces ouverts, l’intérieur de la voiture se distingue par un vaste tableau de bord panoramique à cinq écrans s’intégrant dans un habitacle moderne propice à la relaxation, habillé de matières délicates et contemporaines. La zone la plus large du tableau de bord numérique est occupée par deux écrans tactiles de 12,3 pouces sur lesquels s’affichent les données et images du système d’infodivertissement offrant un large éventail d’applications et de services connectés.

Services connectés et intelligence artificielle à bord

Pour coller au mieux au mode de vie urbain de la clientèle ciblée, la Honda e offre en effet un grand nombre de services connectés accessibles non seulement via l’interface de l’écran tactile, mais également en utilisant les commandes vocales du Honda Personnal Assistant. Une fonctionnalité d’intelligence artificielle intuitive qui, au moyen d’une compréhension contextuelle unique, crée des conversations naturelles et donne accès à une multitude de services en ligne. Grâce à l’apprentissage automatique, la compréhension de la voix des utilisateurs s’améliore au fil du temps afin de leur donner des réponses de plus en plus précises.
Les propriétaires d’une Honda e pourront également rester connectés à distance à leur véhicule, via leur smartphone ; grâce à l’application My Honda +. Lancé en 2017, ce service mobile vient d’être actualisé pour offrir une gamme étendue de fonctionnalités et une navigation plus facile vers le rapport de l’état du véhicule, la climatisation à distance ou la géolocalisation. En outre, il donne accès à des fonctionnalités spécifiques aux véhicules électriques comme le contrôle du niveau de charge de la batterie et de l’autonomie, tandis que les résultats de recherche concernant les bornes de recharge peuvent être envoyés à la voiture à partir d’un appareil mobile.

Des solutions maison pour la recharge

Si les performances en termes d’autonomie de la Honda e sont relativement modestes, le constructeur propose toute une gamme de solutions de charge pour les véhicules électriques. Présentées en détail au salon de Francfort, ces solutions ont été développées dans l’optique de procurer aux propriétaires de véhicules électriques des infrastructures de charge adaptées en milieu urbain et hors milieu urbain. Honda va ainsi lancer le Power Charger qui permet une charge optimale en courant alternatif. Un système permettant de recharger la batterie de la Honda e à 100% en un peu plus de 4 heures, soit un temps beaucoup plus rapide qu’au moyen d’une prise de courant classique.
En partenariat avec le spécialiste de la recharge Ubitricity, Honda a aussi développé une solution permettant aux utilisateurs de recharger leurs véhicules dans des contextes urbains. Grâce à cette technologie « made in Germany », il est possible d’installer des points de charge dans les lampadaires, tandis qu’un câble de recharge intelligent, doté d’un dispositif de compteur mobile, permet de facturer l’électricité directement sur le compte du client pour éviter d’avoir à souscrire à des abonnements auprès de plusieurs fournisseurs. Une solution déjà expérimentée à Londres.

Publié par Laisser un commentaire

Electric 55 Charging restaure les bornes Autolib’ sur Versailles


Electric 55 Charging restaure les bornes Autolib’ sur Versailles

Notre adhérent et partenaire des Journées AVEM de l’électro-mobilité Electric 55 Charging nous fait parvenir une très belle nouvelle pour leurs activités.

Jusqu’à ce jour, le service de borne de recharge pour véhicules électriques anciennement Autolib est hors service. Les bornes se dégradent et deviennent une nuisance visuelle. De plus, les places sont occupées par des véhicules thermiques. Un nombre important de facteurs négatifs que la société tropézienne ELECTRIC 55 CHARGING a voulu reprendre en main.
L’entreprise basée à Saint Tropez, a établi une offre viable et pertinente de reprise des bornes de recharge en région Parisienne. Cette offre permet de mettre à jour les points de charge : Prise type 2 standard européen, augmentation de leur puissance respective jusqu’à 22 kVA et interopérabilité totale.
Pour accéder aux bornes, l’utilisateur garde sa carte de recharge habituelle. Tous les opérateurs de mobilité et d’auto-partage qui le souhaitent peuvent accéder aux bornes de recharge e55C.

Pionnière dans cette démarche, la ville de Versailles a voulu au plus vite réactiver les bornes de recharges inutilisées depuis un an déjà. D’autre communes suivront bientôt.
Ce sont 4 points de charge réactivés depuis le mois d’août rue Vauban, rue des Chantiers et bientôt 4 autres, rue de la Bonne Aventure et avenue du Général de Gaulle que l
entreprise a remis en service.

Soutenu par le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, Electric 55 Charging invite toutes les communes souhaitant faire revivre l’un des plus grands réseaux de bornes de recharge (6.000 points de charge).
Par ailleurs, cette solution proposée par E55C est entièrement financée par l’entreprise, et permet ainsi une transition plus simple vers un avenir meilleur.

Leur COO, Quentin Ducreux Lerebours, interviendra comme animateur le jeudi 26 septembre sur le sujet « vers une uniformité des réseaux de recharge » et en tant qu’intervenant lors de la plénière du vendredi 27 septembre « le défi sociétal de la recharge : qu’attendent les clients ? »

Réservez vos places dès maintenant