Publié par Laisser un commentaire

Renault : 20 ans de recharge induction et d’autopartage free floating


Renault : 20 ans de recharge induction et d’autopartage free floating

Alors que la mode est à la petite mobilité (trottinettes et vélos électriques) partagée free floating avec géolocalisation, et que la recharge par induction semble n’être une réalité que pour quelques privilégiés, le Losange peut compter sur une expérience d’une vingtaine d’années dans ces domaines et comparer la situation d’aujourd’hui à celle de la fin des années 1990. Autres lieux, autre vague électromobile. Laissons-nous porter un peu par les flots d’un récit.

Carpe Diem à Saint-Pierre

C’est à Saint-Pierre, en région parisienne, que Renault a proposé entre octobre 1997 et juillet 1999 son service d’autopartage Carpe Diem avec, dans un premier thon temps en demandant de rapporter après usage les véhicules dans l’une des 5 stations ouvertes pour l’occasion. Afin de garnir ces dernières équipées au sole sol de platines pour la recharge par induction : une flotte de 50 Clio électriques. Puis finalement 9 stations au total réserveront une centaine de places dont plus de la moitié pour le ravitaillement sans contact en énergie. Les citadines branchées à courant à ondulation disposaient alors de la géolocalisation GPS qui permettait aux utilisateurs de les retrouver hors de ces sites où elles pouvaient désormais être abandonnées dans des limites définies.

Raz de marée sur Carpe Diem ?

Si l’abonnement au service Carpe Diem était gratuit, la facturation pouvait être perçue comme dissuasive : 30 francs les 30 premières minutes (30 à 35 francs le quart d’heure au lancement), puis 2 francs (3 francs fin 1997) par minute supplémentaire (tarifs divisés par 2 le soir et les week-ends). Prendre le taxi revenait moins cher s’il s’agissait de rejoindre un lieu de rendez-vous et revenir plusieurs heures après en conservant une Clio électrique sur toute la durée du déplacement. Pas de quoi provoquer un raz de marée d’intérêt sur Carpe Diem. Et ce en dépit d’avoir atteint l’objectif fixé à plus de 500 inscrits au service au milieu de l’année 1998. Dans un article intitulé « Les Clio électriques ‘gadgets’ d’Yvelines », le quotidien Libération révélait alors que plus de 400 d’entre eux étaient des collaborateurs Renault, dont une centaine travaillant au Technocentre de Saint-Pierre.

Avant l’heure ?

Le canard libérateur mettait en perspective le coût estimé de Carpe Diem face au réseau d’autobus de la ville nouvelle de Saint-Pierre : 25 millions de francs pour 520 abonnés pas souvent utilisateurs, contre 81 millions pour des transports en commun qui prenaient annuellement en charge alors 5 millions d’usagers. Un an plus tard, Renault mettait un terme à l’expérience en communiquant quelques chiffres : En 18 mois, Carpe Diem a accueilli 800 inscrits qui ont parcouru au total plus de 350.000 kilomètres en 25.000 courses. Le Losange envisageait alors une deuxième étape en installant Carpe Diem dans différentes grandes villes à travers la planète.

Sympa notre poisson d’avril ?

« Praxitèle » : c’est le nom d’un sculpteur de la Grèce antique. Mais c’est aussi la véritable désignation du service d’autopartage free floating que Renault a bien expérimenté dans les Yvelines à partir du 16 octobre 1997. Une cinquantaine de Clio électriques ont été transformées pour la recharge par induction et ont bien été équipées de la géolocalisation GPS. C’est la Compagnie générale française de transports et d’entreprises (CGFTE), aujourd’hui fondue chez Veolia, qui exploitait le service. En cours de route, Dassault Electronique, partenaire industriel de Praxitèle, a mis en place un système de paiement par carte magnétique (Praxicarte).

Recharge par induction manquante

Plus de 20 ans après l’expérimentation Praxitèle, la recharge par induction manque toujours à l’autopartage qui est désormais en plein développement. Heureusement pour leur équilibre financier, les opérateurs impliqués dans ce type de service accueillent bien plus d’abonnés que Renault à la fin des années 1990. Quoi qu’il en soit, le constructeur aura eu raison trop tôt. A l’époque il était très difficile pour un automobiliste d’envisager de se séparer de sa propre voiture personnelle pour avoir recours au besoin à un véhicule de location. Surtout si l’habitude n’apparaissait pas immédiatement comme très économique. Désormais ce sont les appareils nomades qui occupent l’esprit, et les jeunes générations se détachent progressivement de l’idée de posséder, pour se déplacer de temps en temps, un véhicule pesant plus ou moins 1 tonne.

Renault et l’autopartage

Renault a développé, souvent en partenariat, plusieurs formules d’autopartage avec sa Zoé qui est en quelque sorte une descendante directe de la Clio électrique apparue au milieu des années 1990. Ainsi, sous la désignation Renault Mobility, la citadine branchée est proposée dans différentes villes de France, aussi bien à l’échelle d’une agglomération qu’en hébergement chez Ikea ou dans des hôtels, par exemple. Et ce, avec des tarifs (à partir de 7 euros de l’heure en journée) qui peuvent apparaître attractifs suivant l’utilisation. A Paris, Renault a ouvert en 2018 avec le loueur Ada le service d’autopartage Moov’in Paris en répondant, comme d’autres opérateurs, à la mairie de Paris qui souhaitait trouver une issue au départ de Bolloré dans l’aventure Autolib.

Autopartage tous azimuts

Avec l’opérateur espagnol Ferrovial, Renault a d’abord placé 500 Zoé à Madrid sous l’enseigne d’autopartage Zity qui vient tout juste de s’étendre à la Capitale française. Malte, Palerme (Italie), Oslo (Norvège), Amsterdam (Pays-Bas), etc. : La Renault Zoé a largement dépassé les frontières de l’Hexagone pour s’offrir en autopartage sous les couleurs de différents opérateurs. Elle est aussi fortement connue par la plateforme Clem’ qui recense des formes très variées d’autopartage, en particulier au niveau de communes, groupes d’entreprises, résidences diverses et habitats sociaux, sans oublier l’échange Pair-à-Pair (P2P).

Quelques articles d’époques sur le service Praxitèle :
Les Clio électriques ‘gadgets’ d’Yvelines Libération)
Praxitèle : le libre service automobile (Autonews)
Saint-Quentin-en-Yvelines teste la voiture electrique (Les Echos)

Publié par Laisser un commentaire

BYD présente une batterie révolutionnaire sans risque d’incendie


BYD présente une batterie révolutionnaire sans risque d’incendie

Selon le constructeur chinois, qui a présenté dans une vidéo de plus de 50 minutes sa nouveauté, les batteries à lames accumuleraient les avantages, dont une élévation très maîtrisée de la température en cas d’endommagement d’une cellule, et une réduction substantielle de la taille des packs pour une même capacité énergétique. Un nouveau projet utopique ou lointain ? Pas du tout a priori, puisque BYD assure que sa future berline électrique Han en sera équipée. Et elle serait commercialisée dès le mois de juin prochain.

Lames

Baptisés « Blade Battery » (batterie à lame), les nouveaux accumulateurs mis au point par BYD sont de type LFP (lithium-fer-phosphate). Ils ont cependant comme particularité de se présenter sous la forme de longues lames qui sont physiquement disposées en parallèle dans une structure où elles n’ont pas besoin d’être soudées ou fixées définitivement. Leurs extrémités sont façonnées à la fois pour leur bon maintien à l’intérieur du pack et assurer leur connectique. Ce qui facilite les opérations d’assemblage et de retrait des cellules qui peuvent, à la limite, se manipuler aussi simplement que des pièces de Lego.

Test de l’œuf

Afin de démontrer la supériorité de ses nouvelles batteries, BYD a soumis à un test de perforation par un gros clou 3 types de cellules lithium : NMC (nickel-manganèse-cobalt), LFP cubique classique, et LFP à lames. Un œuf cru est disposé au-dessus, afin d’illustrer les dégâts potentiellement causés. Percée, la première gonfle immédiatement et expulse un produit gazeux. Le tout finit pas exploser et atteindre une température d’environ 500° C. L’œuf a disparu dans l’emballement thermique. La cellule LFP classique s’en sort mieux. Un gonflement se produit également, suivi de l’émission de fumée. En revanche pas d’explosion ni de flammes. L’œuf est cuit, brièvement soumis à des températures comprises entre 200 et 400° C.

L’auriez-vous cru ?

Avec la cellule LFP en forme de lame, l’œuf restera cru, car une fois percée, elle ne dégagera jamais plus d’une température supérieure à 60° C en pic, le plus souvent restreinte en dessous des 30° C. Pas de déformation ni de fumée. En outre, contrairement aux éléments NMC et LFP cubique classique, celui développé pour BYD conserve sa tension de fonctionnement, au moins pendant les dizaines de secondes que dure la séquence. Membre de l’Académie chinoise des sciences et professeur à l’Université Tsinghua, le professeur Ouyang Minggao explique par la longueur de la lame une dissipation optimale de la chaleur et une perforation qui peut ne pas endommager à tous les coups la cellule de façon vitale (même si ça aurait pu se produire en perçant quelques centimètres plus loin).

BYD Han

Dotée d’une autonomie d’environ 450 kilomètres, la berline BYD Han sera la première voiture électrique au monde à être équipée de cette nouvelle batterie LFP à lames. Moins cher de 30%, avec une densité énergétique supérieure de 50%, le pack devrait permettre de réaliser de l’ordre de 1,2 million de kilomètres sur sa durée de vie. La Han existera en 2 ou 4 roues motrices avec un groupe motopropulseur 100% électrique, et sera déclinée en version hybride rechargeable embarquant alors un bloc essence turbo 4 cylindres 2 litres.

Publié par Laisser un commentaire

Images de l’avion électrique X-57 Maxwell de la Nasa


Images de l’avion électrique X-57 Maxwell de la Nasa

Depuis 2014, la Nasa poursuit le projet X-57 qui vise à diminuer la dépendance aux carburants fossiles et les nuisances sonores des vols aériens ainsi qu’à améliorer les performances des appareils. L’organisme américain a choisi de transformer pour cela, à des fins d’expérimentation, un bimoteur léger Tecnam P2006T. Le quadriplace a reçu une nouvelle aile haute en fibre de carbone équipée de 2 moteurs électriques (un à chaque extrémité) de croisière pour faire avancer l’avion et de 12 plus petits (6 par côté) fixés en bordure avant (bord d’attaque). Ces derniers sont utilisés pour les phases de décollage et d’atterrissage avec la possibilité de les faire fonctionner indépendamment les uns des autres afin de maîtriser la consommation de l’électricité stockée dans des batteries.

Configuration finale

Les 3 images conceptuelles communiquées par la Nasa figent l’appareil en configuration finale (Modification IV ou Mod IV) dans 3 situations : à l’arrêt devant un hangar du centre de recherche aéronautique Armstrong installé à Edwards, en Californie ; en fin de phase de décollage ; un vol de croisière. Différence essentielle entre les 2 derniers visuels ? Les 12 petits moteurs électriques sont encore en fonctionnement en fin de prise d’altitude, alors qu’ils sont à l’arrêt ensuite, les pales des hélices étant repliées dans les nacelles afin de réduire la traînée.

Préserver l’énergie

En fin de vol, « les moteurs se réactiveront et utiliseront la force centrifuge pour faire tourner les pales afin de fournir la portance nécessaire pour l’atterrissage », commente la Nasa. Toujours avec l’idée de maîtriser la consommation d’énergie, le X-57 Maxwell est porté par « une aile mince et longue, conçue pour augmenter l’efficacité en réduisant la traînée en vol, et des moteurs de croisière électriques avec des hélices de cinq pieds de diamètre sur les extrémités des ailes, pour récupérer l’énergie qui serait autrement perdue dans les tourbillons des extrémités des ailes », détaille l’agence gouvernementale américaine.

Démonstrateur pilotable

La Nasa dispose depuis le 2 octobre 2019 d’un exemplaire pilotable de son X-57 qualifié de « Maxwell » en hommage au mathématicien et physicien James Clerk Maxwell. Ce scientifique britannique est reconnu pour ses nombreux travaux qui ont permis de grandes avancées dans les domaines de l’électromagnétisme, de l’électricité et de l’induction. Il faudra encore quelques années à la Nasa pour que son appareil soit capable d’embarquer 4 personnes sur des distances intéressantes. C’est sur les capacités des moteurs électriques ainsi que sur la densité énergétique des batteries que des progrès importants sont encore attendus.

Publié par Laisser un commentaire

Stations de recharge solaire EbikePort pour vélos électriques


Stations de recharge solaire EbikePort pour vélos électriques

Installée à Limoges (87), la jeune entreprise a fait le choix du Made in France pour produire ses stations de recharge conçues pour les collectivités, universités, grandes entreprises privées et publiques, centres-commerciaux, campings, résidences, etc. Elles peuvent accueillir de 6 à 24 vélos à assistance électrique et alimenter en autoconsommation par la même occasion un bâtiment situé à proximité. Equipées de panneaux photovoltaïques, ces infrastructures éco-responsables peuvent recevoir de nombreuses options.

Casiers

Sous une structure obtenue avec du bois des forêts limousines posé sur des barres soudées dans l’atelier d’EbikePort, des casiers verrouillés permettent de sécuriser la recharge de batteries de vélos et trottinettes électriques, fauteuils roulants, téléphones et ordinateurs portables, et autres appareils nomades. Pour une utilisation autonome, c’est-à-dire sans raccordement au réseau national, des panneaux solaires assemblés en Vendée aux Herbiers, fournissent l’énergie qui sera stockée dans des batteries et restituée via des onduleurs provenant de Châtellerault (86). Les écrans publicitaires qui équipent l’EbikePort sont fournis par une entreprise de La Rochelle (17). A noter que les supports pour maintenir les vélos sont aussi réalisés au Nord de Limoges, chez notre nouvel adhérent. A la place du bois, la jeune entreprise propose aussi un matériau issu de briques alimentaires recyclées.

En location

Pilotable à distance et sans travaux de génie civile, l’EbikePort peut être mis en service un peu n’importe où. Ainsi dans un parc naturel, au bord d’une piste cyclable, etc. Une borne WiFi, un défibrillateur dans un coffret chauffant et un système de surveillance par caméra complètent l’équipement de la station. Dans son scénario d’utilisation, l’entreprise limougeaude a prévu la gratuité de recharge pour les cyclistes branchés et autres utilisateurs. La station serait louée aux professionnels, mais un affichage publicitaire numérique permet de réduire le coût grâce aux annonceurs. L’écran permettrait aussi de diffuser des informations locales dont la météo et un aperçu sur les manifestations à venir.

Mobilité durable

Avec sa station de recharge, EbikePort souhaite booster et participer au développement d’une mobilité durable et plus douce. Et ce, en proposant du matériel fiable et convaincant, avec un coût le plus léger possible pour ceux qui l’exploiteront. Le recours à des partenaires français pour réaliser les stations devraient convaincre nombre d’établissements publics et privés à s’engager plus avant dans cette voie en accordant leur confiance à EbikePort.

Publié par Laisser un commentaire

Coronavirus : Light + Building hébergé par le Battery Experts Forum


Coronavirus : Light + Building hébergé par le Battery Experts Forum

Salon biennal de conception architecturale et de technologie principalement axé sur les domaines de l’éclairage, de l’électrotechnique, de l’automatisation des bâtiments et des logiciels de génie civil, Light + Building devait cette année célébrer ses 20 ans du 8 au 13 mars dernier à Francfort (Allemagne). La progression du coronavirus a rendu nécessaire son report. Il est désormais programmé du 27 septembre au 2 octobre prochains, s’adossant au Forum des experts de la batterie organisé par BMZ. Pour l’occasion, et il s’agit d’une première pour ces 2 événements, les billets valables pour l’un le seront aussi pour l’autre gratuitement.

Des synergies uniques

« Nous avons suivi attentivement la situation entourant le coronavirus et avons décidé qu’il fallait que Light + Building soit retardé. Nous nous réjouissons à l’idée d’apporter notre contribution en le tenant en même temps que le Forum des experts de la batterie 2020. Le fait d’avoir les deux événements en même temps créera des synergies uniques. Les solutions de stockage d’énergie et de batteries mobiles sont des sujets importants lors des deux événements, et elles se compléteront bien », commente Christian Adamczyk, directeur du marketing et porte-parole des relations publiques de BMZ.

Battery Experts Forum

Le Forum des experts de la batterie est devenu au fil des ans le rendez-vous incontournable de toute l’industrie, nécessitant l’agrandissement de sa surface d’exposition en raison de la forte demande des professionnels qui le fréquentent. Du 28 septembre au 1er octobre 2020, dans le centre des congrès et le hall 6.0 du terrain de la Messe Frankfurt, ce sont plus de 5.000 participants et près de 200 exposants internationaux qui sont attendus. « De nombreuses expositions du premier semestre ont été annulées, dont de nombreux événements professionnels pour le marché des batteries », souligne BMZ dans son communiqué.

Aux Etats-Unis en 2021 ?

Le groupe international d’origine allemande, fabricant majeur de systèmes de batteries lithium-ion, s’attend déjà à une nouvelle augmentation des chiffres en 2021. Les organisateurs du Forum des experts de la batterie réfléchissent à le déplacer pour la première fois aux Etats-Unis où BMZ compte une succursale, comme c’est également le cas en France, en Pologne, au Japon et en Chine. Pour rappel, le catalogue en batteries et assimilées de l’entreprise concerne une très large palette d’exploitations, depuis les véhicules électriques jusqu’aux systèmes de stockage d’énergie, en passant par les outils électroportatifs comme les taille-haies, perceuses et tournevis électriques sans fil. En raison du Coronavirus, BMZ a accéléré sa production d’équipements médicaux.

Publié par Laisser un commentaire

Recharge gratuite pour le personnel soignant avec MobilyGreen


Recharge gratuite pour le personnel soignant avec MobilyGreen

Il y a quelques jours, le président du groupe Renault, Jean-Dominique Senard, annonçait sur l’antenne de RTL, « réfléchir à prêter 300 Zoé pour le personnel médical, pour qu’il puisse se déplacer plus facilement ». Une proposition qui, si elle se concrétise, pourra être complétée avec celle de MobilyGreen. Basé près de Toulouse (31), à Montaigut-sur-Save, cet adhérent à l’Avem est installateur-conseil en infrastructures de recharge pour véhicules électriques et hybrides rechargeables, mais aussi opérateur de mobilité. D’où la légitimité de sa proposition.

Recharge gratuite

« La direction de MobilyGreen a décidé d’octroyer la gratuité totale pour les recharges des véhicules électriques de toutes les personnes directement impliquées dans la lutte contre le Coronavirus Covid-19. C’est le moins que nous puissions faire en remerciement de leur dévouement sans limite », peut-on lire dans un communiqué diffusé hier. L’entreprise précise que tout le personnel soignant, sans exception, bénéficie de cette mesure, citant une liste non exhaustive : « médecins, infirmiers-ères, urgentistes, pompiers, etc. ».

20.000 points de recharge accessibles en France

MobilyGreen ajoute que « cette gratuité est effective depuis le 16 mars 2020 et durera jusqu’à la fin de la période de confinement ». Au total, ce sont plus de 20.000 points de recharge ouverts dans l’Hexagone qui deviennent ainsi gratuitement disponibles pour tout un secteur qui s’active sans relâche à combattre le coronavirus. « Cette gratuité concerne les recharges sur l’ensemble des bornes de tous les opérateurs français, accessibles grâce à la carte MobilyPass », assure l’adhérent à l’Avem.

Modalités

Pour bénéficier de cette gratuité pour la recharge des véhicules électriques, MobilyGreen a prévu un scénario sans stress, à exécuter « au plus tard dans les 30 jours suivant la fin de la période de confinement ». Il prévoit d’adresser à l’entreprise 5 documents : un justificatif permettant d’établir votre affiliation au personnel médical (carte professionnelle, attestation de l’employeur, etc.), une copie de votre carte nationale d’identité et de la carte grise de la voiture électrique utilisée pendant la période, le numéro de votre carte MobilyPass, un relevé d’identité bancaire afin d’effectuer le virement de remboursement. Envoie des justificatifs et renseignements complémentaires à support@mobilygreen.atlassian.net.

300+200

De son côté Renault a déjà fourni 200 Zoé à la Croix-Rouge suisse. Jean-Dominique Senard souhaite, par ces 2 actions en direction du personnel médical, placer son entreprise « dans un monde où la solidarité aura démontré sa force ». Comme beaucoup, il met en avant une suite possible à l’actuelle crise sanitaire : « un monde de plus grande bienveillance et de plus grande attention aux personnes [qui] va naître dans un capitalisme français et européen ».

Publié par Laisser un commentaire

Entreprises : Délai pour bénéficier des 6.000 euros de bonus


Entreprises : Délai pour bénéficier des 6.000 euros de bonus

Depuis le 1er janvier 2020, le bonus accordé aux professionnels pour l’achat d’une voiture particulière ou d’un utilitaire électrique est descendu de 6.000 à 3.000 euros, selon les dispositions du décret du 30 décembre 2019 relatif aux aides à l’acquisition ou à la location des véhicules propres.

Dérogation habituelle et…

Classiquement dans un tel cas de figure en France, une dérogation permettait de conserver la prime maximale pour les VE commandés en 2019 mais livrés en 2020, avant le 31 mars. Du fait du confinement, des retards étaient devenus incontournables dans les plannings de remise des clés pour nombre des véhicules concernés. Avec pour conséquence de ne plus pouvoir bénéficier des 6.000 euros du bonus gouvernemental. Le Conseil national des professions de l’automobile, qui représente en France la 5e branche économique avec 140.000 entreprises de proximité pour 500.000 emplois non délocalisables, a alerté sur cette situation, dès le 16 mars dernier, les services du ministère de la Transition écologique et solidaire.

…et nouveau report

Le CNPA a été entendu et un report a été accordé jusqu’au 14 juin 2020 inclus, signifié dans un courrier daté du 22 mars et adressé par la DGEC (direction générale de l’Energie et du Climat) qui dépend du ministère. Pour résumer, les entreprises qui ont commandé en 2019 une voiture particulière ou un utilitaire électrique léger bénéficieront toujours du bonus de 6.000 euros dès lors que la livraison et la facturation du véhicule seront effectuées avant le 15 juin prochain.

Commentaire du CNPA

« Le CNPA se félicite de ce report, qui constituait une demande forte des entreprises du commerce et des services de l’automobile. Celles-ci subissent depuis de le début de la crise sanitaire une chute d’activité sans précédent, avec des pertes économiques associées considérables. Il était ainsi nécessaire de prévoir un assouplissement de certaines dispositions réglementaires afin de rassurer les entreprises en cette période de crise et ne pas engendrer de coûts et des complexités supplémentaires », se réjouit l’organisme.

Publié par Laisser un commentaire

Recharge sur lampadaires : Siemens dévoile son avenue électrique


Recharge sur lampadaires : Siemens dévoile son avenue électrique

Dans le Grand Londres, plus précisément à Westminster, l’avenue Sutherland (W9) est équipée de 24 candélabres avec borne de recharge sur toute sa longueur d’environ 1 kilomètre. C’est la première voie résidentielle du Royaume-Uni entièrement convertie de la sorte au bénéfice des résidents. Fruit d’une collaboration entre Siemens, Ubitricity, et le conseil municipal de Westminster, et symboliquement baptisée « Avenue électrique », elle participe au programme qui vise à doter le territoire de 1.000 points de recharge d’ici la fin de la présente année 2020. Le même service sera prochainement disponible dans 2 voies adjacentes.

Constat

L’équipement des lampadaires en borne de recharge fait suite à une enquête menée par Siemens. En conclusion, un constat : « Plus d’un tiers (36%) des automobilistes britanniques prévoyaient d’acheter un véhicule hybride rechargeable ou électrique comme prochaine voiture, mais 2 personnes sur 5 (40%) étaient arrêtées dans leur démarche par le manque d’infrastructure de recharge ». Le quartier abrite au moins plus du double de VE que les autres, en augmentation de 40% en 2019. Le conseil municipal table sur 8.000 voitures électriques d’ici 2025 (2.115 au dernier recensement). Enfin, « les données montrent que 80% des automobilistes du centre de Londres pensent qu’il est ‘très important’ que la qualité de l’air soit améliorée, et 83% sont devenus plus préoccupés par leur empreinte carbone au cours des 5 dernières années ».

296 lampadaires équipés

Avec un total de 296 points de recharge sur lampadaires, dont les 24 de l’avenue électrique, Westminster est la commune qui compte le plus de PDR sur son territoire. Ils font partie d’un vaste programme poursuivi par Siemens et Ubitricity afin de couvrir Londres avec 1.300 installations pour le ravitaillement en électricité des VE. Ce déploiement est soutenu de manière significative par la feuille de route Go Ultra Low Cities mise en place par le maire de Londres afin d’améliorer la qualité de l’air sur son territoire. « Dans une ville qui souffre de l’une des pires pollutions atmosphériques du pays, nous devons soutenir autant que possible le passage aux technologies vertes. L’avenue électrique W9 nous donne un aperçu de l’avenir des rues de Westminster, où nous espérons fournir l’infrastructure dont nos résidents ont besoin pour passer à des transports plus propres et plus écologiques », a commenté Andrew Smith, membre du cabinet du conseil municipal pour l’environnement et les autoroutes.

Perception faussée

Tous les partenaires engagés pour le développement du maillage dans le Grand Londres espèrent que les automobilistes vont changer leur opinion à son sujet. Ils sont nombreux à penser actuellement « qu’il n’y a que 100 à 200 points de recharge pour véhicules électriques à Londres, ce qui représente moins de 10% des installations réellement disponibles et mises en place par Siemens ». Près d’un tiers imaginent même qu’il n’y a pas de points de recharge pour véhicules électriques près de leur domicile ou de leur lieu de travail.

Publié par Laisser un commentaire

La pollution aux particules favoriserait la propagation du Coronavirus


La pollution aux particules favoriserait la propagation du Coronavirus

C’est ce qui ressort d’un document de 6 pages publié par la Société italienne de médecine environnementale. C’est la comparaison entre les chiffres de propagation du Covid-19 dans le Nord de l’Italie et les taux de pollution sur les mêmes territoires aux mêmes moments qui permet aux auteurs, chercheurs des universités de Bari, Bologne, Milan et Trieste, d’imaginer un tel lien.

PM2,5

Ce n’est pas la première fois que la pollution aux particules est pointée dans la propagation de maladies, notamment causées par des virus. Celles de diamètre inférieur à 2,5 microns (PM2,5) sont les plus dangereuses car pénétrant plus profondément dans les voies pulmonaires. Ces poussières seraient également responsables de former un support maintenant actif plus longtemps dans l’air le Covid-19. Voilà pourquoi, dans leurs conclusions, les chercheurs italiens appellent « à des mesures restrictives pour contenir la pollution ».

A suivre

Pour l’heure, les auteurs du rapport souhaitent poursuivre leurs investigations, avant d’être plus catégoriques et d’affirmer que la présence de particules dans l’air joue véritablement un effet boost sur la pandémie. Si tel était le cas, les rues des grandes villes ne seraient pas les seules à être dangereuses et justifier le confinement : les quais et couloirs des métros et assimilés le seraient également quand les dispositifs d’extraction des particules ne sont pas suffisamment efficaces.

Plaidoyer

Les travaux des chercheurs italiens forment un véritable plaidoyer pour le développement de la mobilité douce, mais aussi des dispositifs d’aspiration des particules contenus dans l’air, qu’ils soient intégrés ou non à des véhicules. Ainsi le système de filtration conçu expérimentalement par Mann+Hummel en équipement de StreetScooter du groupe Deutsche Post DHL, celui de Tallano (Tamic) qui récupère les microparticules émises par les systèmes de freinage à disque, et l’aspirateur imaginé par l’entreprise britannique Pollution Solution qui permet de nettoyer à 99% l’air au bord des routes et des rues, éliminant les particules de PM1 à PM10.

Publié par Laisser un commentaire

Première borne de recharge rapide en Tunisie avec Total


Première borne de recharge rapide en Tunisie avec Total

Contrairement au programme européen du pétrolier qui vise à implanter des bornes ultrarapides espacées d’environ 150 kilomètres le long des grands axes routiers, en Tunisie il s’agit davantage de favoriser la proximité afin de ravitailler en énergie les véhicules électriques. C’est pourquoi la borne pilote installée à la station-service Total sur la route de la Marsa GP9, en banlieue de Tunis, n’est dotée que d’une puissance de 40 kW.

Taillée pour le BYD T3

Dans cette aventure, Total Tunisie a choisi comme partenaire Hélios Cars, filiale du groupe de concessionnaires Al Badr, et diffuseur exclusif pour la Tunisie des véhicules électriques construits par le chinois BYD. Un exemplaire du minibus T3, au look très proche du Nissan e-NV200, était d’ailleurs présenté en même temps. Il est doté d’une batterie de 50 kWh de capacité énergétique, rechargeable via connecteur Combo à une puissance de 40 kW au maximum, la même que la borne pilote inaugurée le mercredi 11 mars 2020.

8 ou 9 bornes dans un premier temps

La première vague d’installation de bornes rapides dans les stations-service tunisiennes de Total a pour objectif de couvrir le Grand Tunis avec 4 à 5 IRVE puis l’axe depuis la Capitale vers le Sahel avec 4 autres. Les partenaires n’ont pas communiqué sur les caractéristiques précises de la borne dotées de 2 points de recharge.